Sortir de la faillite : l’exemple argentin

            (Soir 3, le 22 novembre 2011)

La façon dont l’Argentine s’est sortie de la faillite en se déclarant en cessation de paiement, en restructurant sa dette et en dévaluant sa monnaie est une leçon pour les pays d’Europe et l’Occident en général. Malheureusement, on préfère aujourd’hui appliquer aveuglément les recettes des bureaucrates du FMI et de la BCE, qui ont fait la preuve non seulement de leur inefficacité, mais surtout de leur profonde nocivité : Mourrons-nous guéris ? Ce n’est même pas sûr… Naturellement, la conjoncture internationale n’était pas du tout la même à l’époque. Mais ce n’est pas en se couchant devant les banques créancières que l’on en finira avec le surendettement et la pression des marchés. Il faut sortir du piège de la dette !

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À propos de Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 49 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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3 réponses à Sortir de la faillite : l’exemple argentin

  1. Jean LENOIR dit :

    Bonsoir,

    Bien sûr… Seul bémol, et cela a été répété deux fois, l’Argentine a bénéficié d’un contexte économique général favorable. Ensuite, l’Argentine était isolée dans les conséquences de sa maladie de la dette. Nous devons maintenant considérer, malheureusement, que la dette touche des pays qui, groupés, représentent un océan de dettes.

    Mais c’est vrai, il n’est que grand temps de considérer l’individu et non la doctriconnerie des petits cons que l’on qualifie de « grands argentiers » de ce monde.

    Journée d’élections générales en Nouvelle-Zélande, avant que de satisfaire à la démocratie électorale en tant que résident permanent…

    Jean LENOIR

  2. BA dit :

    Vendredi 25 novembre 2011 :

    Le Trésor italien au bord de la rupture.

    L’effet « Mario Monti » a fait long feu et l’Italie est de nouveau sous très forte pression pour financer sa dette. Au lendemain du sommet ayant réuni jeudi à Strasbourg le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président du Conseil italien, le Trésor transalpin a dû concéder ce vendredi un taux record de 7,81 % pour placer 8 milliards d’euros de dette à deux ans, soit plus de 3 points de pourcentage de plus que lors de l’émission réalisée le 26 octobre.

    Rome a également payé un taux record de 6,5 % pour émettre 2 milliards d’euros d’obligations à 6 mois.

    Les marchés ont sans surprise très mal réagi au résultat de ces deux adjudications. En début d’après-midi, le taux référence à 10 ans grimpait de 21 points de base, à 7,32 %.

    La différence de taux avec l’Allemagne, appelée prime de risque ou « spread », est repassée au-dessus des 500 points de base dans le sillage de l’opération pour la première fois depuis le 16 novembre. Signe de l’inquiétude des marchés, la Bourse de Milan a creusé ses pertes après cette émission et cédait 1,84 %. Sur le marché des changes, l’euro est tombé jusqu’à 1,3225 dollar, son plus bas niveau depuis début octobre.

    Outre le fait que ces taux d’emprunt sont jugés insoutenables sur la durée pour la péninsule, dont l’encours de dette atteint 1.900 milliards d’euros, soit environ 120% de son PIB, l’Italie n’a attiré qu’une demande relativement modeste des investisseurs malgré ces rémunérations très attractives. Les intervenants n’ont proposé que 11,7 milliards d’euros sur l’opération à deux ans et 3,2 milliards sur la souche à 6 mois, soit des ratios de couverture respectifs de 1,47 et 1,59.

    Pour l’heure, cela a suffi pour que le Trésor italien emprunte le maximum de 10 milliards d’euros qu’il escomptait ce vendredi, mais les marchés craignent qu’une crise de liquidité empêche à terme Rome de refinancer sa dette, même à des coûts astronomiques. Un phénomène de très mauvais augure alors que se profile lundi et mardi des adjudications à long terme.

    Dans ce contexte de tensions extrêmes, la chancelière allemande a réaffirmé jeudi son opposition aux euro-obligations, jugées par bon nombre de spécialistes comme l’une des clefs de sortie de crise. Autre piste souvent mise en avant, la monétisation des dettes par la BCE, via une création monétaire illimitée, est également au point mort. L’Allemagne et la BCE y sont en effet farouchement opposées, même si l’institution de Francfort a déjà acheté pour plus de 190 milliards d’euros d’obligations périphériques depuis le début de la crise.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111125trib000666768/le-tresor-italien-au-bord-de-la-rupture.html

  3. Louis dit :

    Dans Le Point : Argentine, la vie après la faillite

    C’était il y a exactement dix ans. Ils ont dit m… au FMI qui n’en est toujours pas revenu.

    http://www.lepoint.fr/monde/argentine-la-vie-apres-la-faillite-28-11-2011-1401387_24.php

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