"Le suicide de Dimitris Christoulas, un pharmacien grec retraité sur la place Syntagma à Athènes mercredi a fait la une des journaux grecs ce jeudi. "Je crois que les jeunes sans avenir vont prendre un jour les armes et ils pendront les traîtres de ce pays sur la Place Syntagma, comme les Italiens l’avaient fait pour Mussolini en 1945", avait écrit Christoulas dans une lettre.
Le journal Avyi a publié une illustration du célèbre tableau "Le cri" d’Edvard Munch à sa une. D’autres journaux ont publié des unes du même genre :
- « Message de désespoir avec un suicide public », a titré Ta Nea.
- «Ces gens m’ont conduit à la tombe», déclare le journal Avriani, qui a illustré son article avec des photos de l’ancien Premier ministre George Papandréou et de la chancelière allemande Angela Merkel. Sur la même page, on trouvait un autre titre évocateur : « 439.000 enfants grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté ».
- Enfin, pour Eleftheros Typos, Christoulas est « Un martyr pour la Grèce ». Le journal explique que l’homme était actif sur le plan politique. Il fustige l’ex-ministre des Finances, nouveau leader du Pasok socialiste, Venizelos Evangelos, pour avoir tenté de dissocier ce suicide de la débâcle économique grecque".
Express.be, le 5 avril 2012
Lire aussi :
La descente aux enfers de la Grèce
Olivier Delamarche : "Les Grecs n’en finissent plus de mourir"

Quand on a plus rien à perdre, on perd tout. Les technocrates feraient bien de s’en souvenir avant qu’il ne soit trop tard. Well, il est trop tard
)
Bonsoir,
La lettre dans son intégralité :
«Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou (*) a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans, (sans aucune contribution de l’État). Mon âge, ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir, prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan ».
[* Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l'armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef de gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis (30/04/1941-02/12/1942). Son nom en Grèce est synonyme de « collaborateur »].
http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/04/le-nom-du-mort.html
Les politiciens grecs ont eu de la chance… Il y aura des hommes plus jeunes pour se faire sauter au sein du parlement grec…
Jean LENOIR
Je voudrais aussi dire aux jeunes. Refusez de cotiser pour une retraite que vous n’aurez pas.
Achetez votre maison, et quand une occasion se présente de surplus convertissez-le en or.
Jean LENOIR
Elle est belle l’Europe solidaire… on en redemande.
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