Ail : plus qu’un bulbe, une bulle

Un prix multiplié par 40 en Chine depuis un an ! L’ail n’en finit plus de faire parler de lui. Après deux années de déprime soldées par une réduction des surfaces plantées, la plante aux vertus très appréciées des Chinois, premiers producteurs mondiaux, a vu son cours rebondir de façon spectaculaire. Pour ne pas dire insensée – voire suspecte. Car si sa récente rareté a fait en partie sa cherté, elle n’explique pas tout. Le virus H1N1 et la spéculation sont aussi passés par là.

Une croyance populaire chinoise veut en effet que l’ail ait des vertus anti-infectieuses. Une aubaine en ces temps de pandémie  grippale, laquelle serait à l’origine de 200 décès en Chine. A l’échelle du pays c’est une paille, me direz-vous. Pourtant des médecins traditionnels chinois ont enfoncé le clou, préconisant une consommation d’ail sans modération pour prévenir la contagion. Et des investisseurs avisés se sont engouffrés dans la brèche. A Wenzhou notamment, dans l’est du pays, région réputée pour spéculer sur tout, du charbon à l’immobilier de Dubaï. L’agence officielle Chine Nouvelle a affirmé il y a quelques jours que les hommes d’affaires de Wenzhou avaient acheté pour 4,8 millions d’euros de bulbes.

Face à l’ampleur du phénomène, un expert du Centre de prévention et de contrôle des maladies de Pékin a prévenu « de l’absence de toute preuve scientifique de l’efficacité de l’ail ou du piment contre la grippe ». Peine perdue. Des lycées stockent l’ail afin de renforcer le système immunitaire de leurs élèves, tandis qu’à l’inverse les restaurants, dissuadés par le prix, n’offrent plus à leurs clients la traditionnelle coupelle d’ail hâché à volonté.

Sur le plan international, la Chine, premier producteur et premier exportateur mondial, écrase tout. Lors de la débâcle d’il y a 2 ans, certains pays producteurs avaient jeté l’éponge pour importer massivement à bas prix. Quant à la France, protégée depuis 10 ans par une « clause de sauvegarde » de l’Union européenne, ses 22 000 tonnes d’ail produites annuellement devraient bénéficier de la bulle actuelle.

Sources : AFP, Le Monde

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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Un commentaire pour Ail : plus qu’un bulbe, une bulle

  1. pascal dit :

    oui, l’ail a un effet, réel, antiseptique, antidiabétique, hypotensif, expectorant.
    son suc contient entre autres les vitamines A,B,C , des sulfocyanates et une substance vaso-dilatatrice, l’acide nicotinique. L’allicine est éliminée par voie pulmonaire, et est responsable de la mauvaise haleine. L’élimination par voie pulmonaire explique ses vertus expectorantes et désinfectantes. Une gousse d’ail, crue, tous les 3 jours, santé assurée!
    la médecine chinoise, millénaire , n’a rien a apprendre ni à envier de l’occident! Les Egyptiens du temps des pyramides en consommaient régulièrement!
    je le fais également! pas de rhumes, pas d’états grippaux ,pas de gastro!
    tiens au fait !! saviez vous que dans le vaccin « normal « de la grippe, il y a une souche h1n1 ? si !! vérifier l’étiquette de composition, vous serez surpris lol!

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