Dupont-Aignan : « Les Européens sont devenus fous »

En complément de mon article d’hier sur le sauvetage des banques irlandaises. « Ce qui se passe est incroyable, et le silence général est incroyable ». C’est aussi mon avis. Nous renflouons des banques sans la moindre réforme ni contrepartie. Non seulement cela ne sauvera pas l’Irlande étranglée par le double carcan de l’euro cher et des plans d’austérité, mais, comme pour la Grèce, nous ne reverrons jamais les dizaines de milliards que nous « prêtons ». Bientôt viendra le tour du Portugal, de l’Espagne… puis le nôtre !

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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3 commentaires pour Dupont-Aignan : « Les Européens sont devenus fous »

  1. Laurent dit :

    Angela Merkel, la chancelière allemande, voulait faire participer les créanciers privés, notamment les banques et les fonds, au sauvetage d’un pays européen en défaut de paiement.
    Dommage qu’elle n’ait pas été suivie !

  2. fifi dit :

    La Commission européenne envisage de doubler la taille du Fonds européen de stabilité financière (FESF), actuellement doté de 750 milliards d’euros, pour faire face aux futures crises de la dette dans la zone euro… et notamment en Espagne.
    Mais jusqu’où iront ils ??

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/25/97002-20101125FILWWW00575-bruxelles-pourrait-doubler-la-taille-du-fesf.php

  3. alban dit :

    La restructuration des dettes des Etats ne pourra pas être évitée.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00301433.htm

    « La restructuration de la dette de certains pays de la zone euro actuellement en difficulté ne pourra vraisemblablement pas être évitée, juge Thomas Mayer, économiste en chef de Deutsche Bank, dans un entretien paru vendredi.
    « Il sera très difficile d’éviter (une restructuration de la dette) pour tous les pays », a déclaré l’économiste de la première banque allemande dans les colonnes du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).
    C’est ce constat, plus que les inquiétudes sur les contours d’un mécanisme de crise après 2013, qui affole les investisseurs et cause les tensions observées à l’heure actuelle sur le marché de la dette publique.
    « Les politiques disent que (le mécanisme de crise) ne doit valoir que pour la dette émise après 2013, pas celle déjà émise. Mais nous avons une crise maintenant, et je n’ai encore trouvé personne qui m’explique ce qui va se passer avec les dettes existantes », a expliqué M. Mayer. « Que va-t-il se passer avec ces titres si les programmes de consolidation ne fonctionnent pas ? », s’interroge-t-il, en référence aux mesures d’assainissement budgétaire annoncées par la Grèce, l’Irlande ou encore le Portugal.
    A propos de ce dernier, M. Mayer assure que « les marchés ont les yeux rivés principalement sur le Portugal en ce moment », s’attendant à ce que le pays, après l’Irlande dimanche dernier, soit le prochain à faire appel à l’aide de ses partenaires européens.
    Mais dans le cas de l’Espagne, dont les taux sont également soumis à de fortes tensions, « il faut faire comprendre clairement au marché que l’Espagne a des fondamentaux complètement différents », a-t-il dit.
    « La dynamique économique espagnole est supérieure à celle de l’Italie et pas plus faible que celle de la France, il faut le faire comprendre au marché ». A cette fin, « le gouvernement espagnol doit montrer par des actes que ses réformes structurelles mènent quelque part ».
    « Si l’Espagne faisait appel au fonds (d’aide européen), sur qui porteraient les prochaines inquiétudes ? Sur l’Italie ? Et peut-être plus tard sur la France. Les fondamentaux là-bas ne sont pas mirobolants, et les Français peinent à se réformer », selon lui. « Tout le monde ne peut pas s’appuyer sur l’Allemagne, sinon nous aussi nous tombons », poursuit-il dans son raisonnement.

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