Nigel Farage : « La partie est terminée »

Quand Nigel Farage, le bouillant député européen britannique, s’adresse à Herman Van Rompuy et à Manuel Barroso pour leur rappeler ce qu’est la démocratie, ces derniers ne haussent plus les épaules… et leurs visages défaits en disent long sur la faillite de l’euro.

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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12 commentaires pour Nigel Farage : « La partie est terminée »

  1. BA dit :

    Lundi 29 novembre 2010, vers 14h30 :
    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.
    Les taux d’intérêt de l’Espagne sont en train d’exploser.
    L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,561 %.

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,346 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,029 %.

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,232 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,687 %.

  2. Greex dit :

    Vous voulez rire un peu ? Ecoutez ce que Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques, a déclaré concernant l’allongement de la durée des prêts accordés à la Grèce :
    « Il s’agit d’éliminer tout doute pouvant encore subsister sur la capacité de la Grèce à rembourser sa dette ».
    C’est sûr, plus on repousse la date du remboursement (la « maturité » comme on dit en langage financier), moins on a de doutes…

  3. domino dit :

    Lagarde et Baroin tentent de rassurer sur l’Irlande et sur la France… Moi ça m’inquiète pour la France, pas vous ?

    PARIS (Reuters) – Christine Lagarde et François Baroin ont défendu lundi le plan de sauvetage européen de l’Irlande, qui prouve selon eux la détermination de l’Union à sauver l’euro.

    Interrogés au lendemain de la finalisation de ce plan d’aide de 85 milliards d’euros, les ministres français de l’Economie et du Budget ont réaffirmé que la France n’était absolument pas menacée.

    Près de sept mois après la crise grecque, l’Union européenne a présenté dimanche un vaste train de mesures destiné à arrêter la contagion de la crise irlandaise au reste de la zone euro et à rassurer les marchés sur les règles en vigueur après 2013.

    Pour Christine Lagarde, le montant du plan bouclé dimanche est suffisant « puisque ça tient l’Irlande largement à flot pendant trois années ».

    « C’est un plan qui est long, on n’est pas dans du court terme, dans des sparadraps de première urgence », a-t-elle ajouté sur RTL.

    « Vu des marchés, le fonctionnement européen est compliqué », a concédé la ministre de l’Economie. « On n’arrive pas très bien à savoir qui est le patron: est-ce que c’est la Commission européenne, le conseil ou, au sein du conseil, les dirigeants les plus importants (…) Mais là, le message est clair: nous devons nous gouverner économiquement mieux », a-t-elle estimé.

    Pour François Baroin, les mesures européennes sont « suffisantes et efficaces ». « C’est un plan important de nature à rassurer les investisseurs », a-t-il dit sur Europe 1.

    L’euro continuait d’évoluer lundi non loin de ses plus bas depuis deux mois face au dollar américain, signe que les investisseurs restent préoccupés, au-delà du cas irlandais, par les risques de contagion de la crise de la dette à d’autres pays.

    Les marchés actions, eux, étaient orientés à la hausse: vers 10h30, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris gagnait 0,79% et le Dax allemand 0,4%.

    « RACOLEUR »

    « Il faut que tout le monde, les investisseurs, entendent le message de l’Europe: nous sauverons l’euro. C’est un outil qui ne sera pas pris en otage par de la spéculation », a insisté François Baroin, au diapason avec les dirigeants allemands.

    « Nous espérons que les marchés vont se calmer et revenir à la réalité » maintenant que l’Union européenne a dévoilé ces mesures, a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, sur la radio Deutschlkandfund.

    Certains journaux ont évoqué ce week-end un risque de contagion de la crise financière irlandaise à la France.

    « J’espère que ça leur a fait vendre beaucoup de papier », s’est agacée Christine Lagarde. « Aller raconter que la France est menacée, c’est racoleur mais je ne pense pas que ce soit économiquement juste. »

    La situation financière de la France ne présente « aucun risque et aucune menace », a renchéri François Baroin mettant en avant les objectifs français « intangibles » de réduction des déficits.

    C’est une « épée de Damoclès que nous éloignons chaque jour un peu plus », s’est-il félicité.

    « Mais le plus important, ce qui solidifie la position française », a fait valoir le ministre du Budget, « c’est que nous avons une économie diversifiée, nous avons une main d’oeuvre qualifiée, nous avons un système bancaire parmi les plus solides avec les meilleurs ratios et contrairement à tous les pays aujourd’hui menacés par des secousses assez solides nous avons un taux d’épargne privée qui n’a rien à voir ».

    Interrogée sur la situation du Portugal, Christine Lagarde a dit ne pas douter de la détermination du gouvernement « à appliquer un plan rigoureux » d’austérité.

    L’Espagne est-elle la prochaine économie menacée?

    « Quand vous regardez les valorisations de risques, il y a une espèce d’aberration incroyable qui consiste à assimiler l’Espagne à la Roumanie ou au Pakistan », a-t-elle dit.

    Laure Bretton, édité par Marc Angrand

    Publié le 29/11/2010 à 11:02

  4. BA dit :

    Lundi 29 novembre 2010 :

    A propos de l’Italie :

    – Emprunt à 3 ans :

    La dernière fois que l’Italie avait lancé un emprunt à 3 ans, elle avait dû payer un taux d’intérêt de 2,32 %. Lundi 29 novembre, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de … 2,86 %.

    – Emprunt à 7 ans :

    La dernière fois que l’Italie avait lancé un emprunt à 7 ans, elle avait dû payer un taux d’intérêt de 1,78 %. Lundi 29 novembre, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de … 2,30 %.

    – Emprunt à 11 ans :

    La dernière fois que l’Italie avait lancé un emprunt à 11 ans, elle avait dû payer un taux d’intérêt de 3,89 %. Lundi 29 novembre, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de … 4,43 %.

    Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Italie se surendette.

    Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

    Regardez bien ces graphiques hallucinants :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 2 ans : 2,855 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR2:IND

  5. BA dit :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,638 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

  6. Booz endormi dit :

    Vive la solidarité européenne : les Irlandais devront payer des intérêts 1,5% à 2% plus chers que les Grecs sur les prêts généreusement accordés par l’Union européenne et le FMI…

    Mais Mme Lagarde nous le certifie : l’Europe sauvera l’Irlande, alleluia !

  7. sylvain dit :

    quand je pense qu’ils lui avaient collé une amende de 3000 euros (je crois) pour avoir osé dire en séance que personne ne connaissait Van Rompuy et qu’il avait autant de charisme qu’une serpillère humide…

    or là, personne ne bronche !

  8. BA dit :

    Mardi 30 novembre 2010, vers 22 heures 45 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,667 %.

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,503 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,974 %.

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,355 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,857 %.

  9. Walter dit :

    @domino

    d’après le big boss de la Bourse de Londres la France est la prochaine cible des marchés après la péninsule ibérique (Espagne et Portugal) :
    http://www.independent.co.uk/news/business/news/france-is-next-for-attack-by-bond-investors-2151527.html

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