Comment Goldman Sachs et Wall Street ont affamé le monde

Encore et toujours Goldman Sachs… Mais aussi Bear Stearns, AIG, Lehman Brothers, Deutsche Bank, etc. Retour sur la bulle spéculative qui a provoqué la crise alimentaire mondiale de 2008 et des émeutes de la faim dans plus de 30 pays. Frederick Kaufman, rédacteur du Harper’s Magazine, a mené l’enquête. A sa liste des responsables j’ajouterais les dirigeants de la Fed (et, dans une moindre mesure, des autres banques centrales) : c’est leur politique monétaire expansionniste qui permet la formation de bulles si dévastatrices depuis des années.

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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7 commentaires pour Comment Goldman Sachs et Wall Street ont affamé le monde

  1. BananaSplit dit :

    La corruption et la prévarication aux Etats-Unis atteignent des sommets inouïs. Comme le dit Bernie Sanders dans l’excellent discours que vous avez mis dans un de vos récents commentaires, on est en présence aujourd’hui d’une authentique république bananière.

    Qu’on en juge par la manière dont le Congrès américain s’est littéralement vendu à Wall Street et aux grandes banques :

    « Des sénateurs et représentants, chargés de veiller sur l’économie des Etats-Unis, ont reçu des millions de dollars des entreprises de Wall Street.

    Depuis 2001, huit entreprises figurant parmi les plus fragilisées par la crise ont versé 62,4 millions de dollars aux candidats au Congrès, aux candidats présidentiels et aux partis, aussi bien républicain que démocrate.

    Des sénateurs comme Barack Obama et John McCain ont reçu, à eux deux, 3,1 millions de dollars.

    Parmi les donateurs figurent les banques d’investissement :

    Bear Stearns,
    Goldman Sachs,
    Lehman Brothers,
    Merrill Lynch,
    Morgan Stanley,
    la compagnie d’assurances American International Group (AIG),
    les géants de l’hypothèque Fannie Mae et Freddie Mac. »

    « Quelques-uns des bénéficiaires les plus significatifs ont reçu des contributions de sociétés qui, à leur tour, sont bénéficiaires des fonds approuvés dans le cadre du plan gouvernemental d’aide financière connu sous son sigle anglais de TARP et voté par les membres du Congrès appartenant aux comités chargés de réglementer le secteur financier et de superviser l’efficacité de ce programme de soutien gouvernemental sans précédent.

    Au total, les membres de la commission sénatoriale sur les Activités bancaires, le Logement et les Affaires urbaines, ceux de la commission des Finances et ceux de la commission équivalente de la Chambre des représentants ont reçu 5,2 millions en provenance de sociétés privées ayant bénéficié du TARP pendant le cycle électoral 2007-2008.

    Barack Obama a recueilli au moins 4,3 millions auprès des employés de ces sociétés pour sa campagne présidentielle.

    Presque tous les membres de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants qui devaient, en février, superviser en audiences publiques la ventilation des 700 milliards du TARP approuvé dans l’urgence, ont reçu des contributions de ces entreprises financières durant le cycle électoral de 2008. « On pourrait dire que l’industrie des finances a obtenu son argent avec le soutien des membres du Congrès, disposés à tourner leurs regards dans une autre direction », a déclaré Lawrence Jacobs, directeur du Centre d’études politiques et de gouvernabilité de l’Université du Minnesota (USA). »

    « Le journaliste Matt Taibbi écrivait (dans son article de Rolling Stone) que c’est à la fin des années 90 que le gouvernement s’est vendu de manière notoire à Wall Street, lorsque « Les démocrates, lassés d’être largement distancés par les républicains en matière de collecte de fonds, ont décidé de se libérer de leur vieille dépendance vis-à-vis des syndicats et des groupes d’intérêt, pour devenir plus conciliants avec le monde des affaires.
    Wall Street a répondu en inondant Washington d’argent afin de s’acheter des alliés dans les deux partis. »

    « De 1998 à 2008, les groupes financiers ont dépensé 1,7 milliard de dollars en contributions aux campagnes fédérales et 3,4 milliards en paiements aux membres des lobbies et des groupes de pression. Ce sont autant de sages investissements ayant permis aux grands banquiers de conjurer efficacement tout encadrement parlementaire significatif de l’industrie financière. »

    Ces paragraphes sont extraits de : http://voltairenet.org/article167000.html

  2. Nath. dit :

    Les émeutes se multiplient dans le monde : Tunisie, Algérie, Chili, etc. suite à des hausses de prix sur le plan alimentaire ou énergétique ; bientôt chez nous aussi ?
    Nos politiciens vont tout faire pour que ça tienne cahin caha jusqu’à l’élection en 2012…. et ensuite, bing ! on aura droit au même traitement que les Irlandais, Grecs, Roumains (merci M. DSK pour la semaine de 60 heures), Anglais, Espagnols, Portugais, etc etc.

  3. lolo12 dit :

    Si ce reportage parait intéressant, il contient en tout cas un tas de bêtises :
    1- Le blé dont parle le journaliste ne fait pas partie des produits achetés par l’indice de Goldman Sachs
    2- Si l’année 2008 a été une année de récolte exceptionnelle, ce qui est vrai, le blé produit n’est arrivé qu’en deuxième partie d’année, au moment de la récolte. Dans la première partie de l’année, les incidents climatiques rencontrés en 2007 avaient réduits la quantité de blé disponibles et, en particulier, le blé de bonne qualité nécessaire pour faire de la farine comme le blé roux dont il est question ici. Aussi les prix de ce blé se sont envolés, alors même que les prix du blé normal, coté à Chicago, montaient beaucoup moins.
    Pour le reste, une fois que la récolte est arrivée (courant de l’été), les prix se sont effondrés!
    Je suis sûr que ces banques n’ont pas autre chose en tête que de faire de l’argent quand elles viennent sur ces marchés, mais il ne faut pas non plus raconter n’importe quoi.
    A +!

  4. ferrari dit :

    …en réponse au point n°1 de lolo12 :

    « Pour une exposition diversifiée sur un panier de matières premières agricoles (blé, maïs, soja et sucre), Goldman Sachs a émis le 15 novembre dernier un certificat 100 % quanto qui viendra à échéance le 2 novembre 2009. »

    Journal des Finances /JDF HEBDO / 08.12.2007

    lolo tu disais que Goldman ne spéculait pas sur le blé ? tiens c’est bizarre, ça correspond pile poil à la période de flambée des prix !

  5. ferrari dit :

    …en réponse au point 2 du même lolo :

    il est évident que les incidents climatiques et autres variations de production ont été pour quelque chose dans la flambée des prix en 2008, mais tout le monde sait que les spéculateurs aussi… justement parce qu’ils anticipent et amplifient les fondamentaux… à la hausse et à la baisse.

    en clair ils font plus que surfer sur les vagues… ils les font monter à des sommets

    les banques comme Goldman Sachs spéculent à mort sur toutes les matières 1ères (commodities) : pétrole, minerais, produits alimentaires etc.

    ne me raconte pas que tu es naïf à ce point

    je t’encourage à lire les Echos du 11 janvier… il y a 1 entretien avec le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’Onu (Olivier de Schutter), qui s’alarme de la hausse des prix des denrées dans le monde, en diagnostiquant « le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008″…

    « Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l’écart entre la réalité de ces stocks et l’évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd’hui le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008 ».

    « Aujourd’hui comme en 2008, il n’y a pas de problème de pénurie. Mais lorsque des informations sur des incendies en Russie, une canicule en Ukraine, des pluies trop fortes au Canada ou autres s’accumulent, certains opérateurs de marché préfèrent ne pas vendre tout de suite, tandis que les acheteurs cherchent à acheter autant que possible. Si tout le monde fait ça les prix augmentent », résume M. de Schutter.

    Il propose d’encourager les pays à reconstituer des stocks alimentaires pour « lisser les prix ».

    « Si les réserves sont gérées avec les organisations paysannes, cela protégera producteurs et consommateurs contre des prix très volatils », avance Olivier de Schutter.

    Il appelle également à imposer davantage de transparence sur les opérations de gré à gré sur les marchés des dérivés où , selon lui, « 92% des opérations se déroulent dans l’opacité ».

  6. Arverne dit :

    Le P.d.G. de Golman Sachs, ce type qui se prend pour « Dieu » lui-même (un Dieu qui affame les pauvres gens et crée des dizaines et des dizaines de millions de chômeurs sur la planète) a été augmenté : on vient de tripler son salaire !

    No comment.

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