Le tsunami et la réaction en chaîne, métaphores modernes

Les événements qui secouent actuellement la planète (révolutions arabes, catastrophes au Japon) montrent à quel point nous sommes vulnérables au moindre choc susceptible d’ébranler, voire de faire s’effondrer le pur château de cartes sur lequel est bâtie notre civilisation dite « moderne ». Depuis des années, les irresponsables qui nous gouvernent nous emmènent dans une dérive mortelle de nos finances publiques et privées au nom de la poursuite absurde, quel qu’en soit le prix, d’un niveau de croissance censé assurer notre bonheur. Refusant la réalité des cycles économiques, ils ne voient pas que cette fuite en avant ne fait que repousser, en les aggravant, des échéances qui surviendront un jour ou l’autre, sans qu’ils puissent alors en détourner le cours. Sommes-nous arrivés à ce moment de rupture ? Il est trop tôt pour l’affirmer mais on sent bien que l’équilibre précaire, le fil ténu sur lequel l’économie mondiale avance est tout près de se rompre. Que ce soit en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient ou en Asie, les ondes de choc actuelles sont comme une métaphore de ce déni du réel qui nous aveugle depuis trop longtemps. Au tsunami japonais répond celui des dollars créés à partir de rien qui déferlent sur la planète. Et la réaction en chaîne dont la menace plane sur la centrale nucléaire de Fukushima fait écho à celle qui embrase les peuples du Maghreb et du Moyen-Orient, à l’effet domino qui atteint les pays de la zone euro et, last but non least, à la monstrueuse pyramide de Ponzi dont l’ombre s’étend sur l’Occident et qui finira peut-être par précipiter dans le chaos tout le système économique et financier mondial.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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15 commentaires pour Le tsunami et la réaction en chaîne, métaphores modernes

  1. Tony dit :

    Les indicateurs financiers globaux sont en alerte rouge. La question maintenant c’est celle ci : des injections supplémentaires de liquidités vont elles réussir à soutenir encore le château de cartes ?

    Rien n’est moins sûr….

    http://www.zerohedge.com/article/we%E2%80%99ve-taken-out-all-trendlines

  2. swinger dit :

    Très bon article ! Les guignols qui nous dirigent ne savent qu’imprimer de l’argent, on se demande même pourquoi les génies de la Fed n’ont pas encore proposé à Tokyo de larguer par hélicoptères des tonnes de dollars pour éteindre l’incendie des réacteurs… ou de confectionner un sarcophage en billets verts compressés…

  3. jerome dit :

    En attendant c’est la BoJ (Bank Of Japan) qui balance des trillions de yen pour éviter aux marchés financiers une déculottée monumentale, sans ça c’était un plongeon de 16% du Nikkeï si j’ai bien compris Reuters…

    On voit bien que c’est partout la même mafia financière aux commandes ; leurs compatriotes meurent ou crèvent de faim ou de froid par dizaines de milliers (même si officiellement on minore les chiffres) mais tout ce qui leur importe aux dirigeants japs c’est que les traders continuent à se faire du gras…

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE72F00320110316

    http://www.zerohedge.com/article/nikkei-surges-boj-injects-another-%C2%A535-trillion-just-add-it-existing-%C2%A523-trillion-plunge-prot

  4. jerome dit :

    Le chiffre précis concernant la BOJ :

    55,600,000,000,000 Yen = 700 milliards de dollars !

    « That’s the total amount of money rumored to be injected by the BOJ in order to keep the Nikkei going for a whopping 4 days. According to PTI the BOJ has offered to add an additional ¥13.8 trillion today, to go with the tens of trillions already noted previously on Zero Hedge. If proven true, this would bring the total taxpayer backstop injected in just 4 days to $700 billion dollars! This whole exercise to keep the bank holiday away is starting to be just a little expensive to Joe Peasant. »

    http://www.zerohedge.com/article/%C2%A555600000000000

  5. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Les étincelles finissent par provoquer incendies et explosions, tout dépend de la nature des éléments réunis.
    Depuis des décennies des Technocrates ont voulu décréter l’évolution de la terre et leurs doctrines appliquées aux marchés et aux modes de vie. Une délétère collusion s’est établie entre les dirigeants politiques, les agents économiques pour créer des voies nouvelles imposées avec la complicité des médias noyautés.
    Les résultats ne se sont pas fait attendre : aussi bien la nature, que les masses se sont trouvées régulièrement harassées pour permettre aux minorités de contrôle de poursuivre…
    L’homme a ainsi, en deux générations, oublié qu’il n’est pas le maître de la nature. Des déséquilibres financiers aberrants ont créée des marées « noires » financières et nous sommes rendus à la croisée des chemins.

    Oui Olivier, vous avez parfaitement raison lorsque vous vous posez la question de la fin, de la fin du monde que nous avons voulu avec une obstination aveugle et orgueilleuse.

    Un homme ordinaire doit refuser ce qu’il n’admet pas ou ne comprend pas. La terre nous offre la richesse de ses énergies naturelles et nous l’avons progressivement épuisée. Mettre ainsi son rythme biologique avec celui de la planète, c’est ce que le signataire de ce commentaire expose avoir fait, même si cela peut paraître une solution personnelle et égoïste.

    J’ai quitté les zones les plus risquées de la terre pour construire un manoir (www.sasmanor.co.nz) en accord avec mon enracinement personnel profond avec ma planète.

    * le soleil apporte l’eau chaude et maintient la température de la piscine régulée naturellement (laquelle pour ne pas sortir d’une plage de 22-28°C)
    * le soleil charge aussi les éclairages et lanternes photovoltaïques extérieurs
    * l’eau remplit les citernes et est utilisée sans traitement chimique
    * les puits canadiens régulent été comme hiver l’intérieur du manoir aussi bien pour maintenir une température agréable qu’une hygrométrie confortable, par convection naturelle
    * le vent va très bientôt conduire à une production électrique de l’ordre de deux fois l’électricité consommée, et, par différence, contribue à obtenir des crédits carbone tout autant que rendre l’énergie nécessaire à la construction et aux matériaux
    * les eaux grises sont traitées naturellement et rendent à la nature une eau propre et non polluée
    * tous les produits d’entretien en amont sont issus de végétaux parfaitement naturels et n’agressent donc pas la nature
    * la terre produit fruits et légumes sans chimie, alimentée par les engrais et composts naturels produits par une ferme à vers rouges.

    Ainsi j’estime que chacun doit penser qu’il est plus fort que le consensus et que les décisions individuelles sont meilleures que la pensée universelle, laquelle n’est pas pensée mais lessivage de l’intellect (quand tout le monde pense la même chose, personne ne pense).

    A ce dernier titre nous devons nous rebeller individuellement pour ce qui est bon pour la terre. Un de mes amis américains ici, physicien nucléaire de formation et qui n’a jamais travaillé dans l’industrie nucléaire, me demandait l’autre jour de citer une action de l’humanité bonne pour la Terre, in fine. Je cherchais en vain… et il a finalement cité Sartre pour me dire que l’homme en était incapable.

    Demain j’aurais peut-être sauvé ma peau et laissé à mes enfants ce que je leur dois mais je crois aussi que la somme des initiatives individuelles peut faire reculer la soumission collective qu’on a voulu qualifier de corps social et qui n’est qu’un instrument de mort et de violence tant pour les êtres que pour la terre nourricière.

    « L’avenir ne nous appartient pas, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants » (Antoine de Saint-Exupéry). Nous avons voulu l’oublier et il n’est que trop temps que de revenir à ce postulat de la continuité de la vie.

    Bien amicalement… à la mode kiwi

    Jean LENOIR

  6. InXS dit :

    L’image du château de cartes avancée dans ce billet est bonne : En Europe et dans les pays soi disants développés on sent bien que tout ne tient plus qu’à un fil, LE FIL DE LA DETTE.

    Les surendettés empruntent de l’argent qu’ils n’ont pas pour le prêter à leurs homologues en faillite…. lesquels le prêtent à leur tour aux surendettés – les mêmes ou d’autres… c’est comme un flux en circuit fermé et ça tourne de plus en plus vite. On dirait que paradoxalement il faut que ça circule de plus en plus vite pour que tout ne s’écroule pas.

    Voyez comment les pays du G7 au bord de la banqueroute déclarent qu’il vont faire des prêts au Japon sinistré….. hallucinant !

  7. Jean LENOIR dit :

    InXS : vous avez parfaitement raison, la cavalerie de la dette …et même les huissiers sont éreintés !
    On recule l’échéance par des sommes de plus en plus hallucinantes et qui tourbillonnent de plus en plus vite.

    J’espère pour vous que vous avez « votre » solution

    Cordialement

    Jean LENOIR

  8. InXS dit :

    Oui bien entendu Mr Lenoir ! La solution je l’ai adoptée depuis longtemps :

    – de l’épargne convertie en métaux précieux : or, argent..etc pour me mettre à l’abri d’une éventuelle « réaction en chaîne » évoquée par Mr Demeulenaere
    – une petite maison dans un coin sûr et tranquille, avec assez de terrain autour pour vivre en toute autonomie moi et ma famille si d’aventure les choses venaient à vraiment mal tourner
    -un réseau amical et social de vraie entraide, rapidement mobilisable

    Evidemment ça n’est pas aussi radical que votre solution à vous en Nouvelle-Zélande… mais c’est déjà pas mal.

  9. fugu dit :

    « Faites vos jeux, rien ne va plus !
    Quand la température des réacteurs baisse, les cours de la Bourse grimpent.
    L’action de la compagnie d’électricité japonaise TEPCO, qui exploite les réacteurs nucléaires de Fukushima a regagné 18,79% vendredi (aujourd’hui 18 mars) à la Bourse de Tokyo. »

    http://lesdernieresnouvellesdumonde.blogspot.com/2011/03/japon-lueur-despoir-pour-les.html

  10. fugu dit :

    « MOX, la masse de plutonium présente dans le réacteur 3 du site nucléaire de Fukushima Dai Ichi est considérable…
    ..elle se chiffre à plusieurs centaines de kilogrammes, une catastrophe planétaire inégalée, créée par l’homme, est donc possible pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

    (…) »Face à la succession d’évènements catastrophiques d’ordres naturels qui se sont produits au Japon suite aux tremblements de terre et au-delà des drames humains il est fondamental d’aller à l’essentiel, c’est à dire à ce qui pourrait hypothéquer durablement le devenir du vivant sur une zone plus ou moins vaste, voire à l’échelle du Japon et des pays satellites ou pire, un scénario de catastrophe environnementale planétaire jamais égalé.

    Malheureusement dans le cas du site nucléaire de Fukushima, la « hiérarchie catastrophe » peut atteindre un paroxysme avec le réacteur 3 de 34 ans d’âge qui a été chargé pour la première fois en combustible MOX fourni par AREVA en août 2010. »

    FUKUSHIMA ALERTE PLUTONIUM

    Le MOX, pour « Mixed Oxydes » est un combustible hautement toxique et dangereux composé d’environ 6 à 7 % de dioxyde de plutonium récupéré en « retraitant » du combustible nucléaire usé qui est mélangé à du dioxyde d’uranium neuf appauvri. Le MOX entre plus facilement en fusion que les combustibles classiques, il est utilisé dans 20 des réacteurs du parc nucléaire français. Le problème majeur est que le plutonium du MOX est très toxique à court et à long terme. En voix aériennes, on estime qu’une quantité de l’ordre d’une dizaine de milligrammes provoque le décès d’une personne ayant inhalé en une seule fois des oxydes de plutonium. La relation dose-effet mise en évidence comporte un seuil d’apparition des tumeurs au poumon pour une dose millésimale, de plus une part importante inhalée passe des poumons au sang qui le diffuse vers d’autres organes (ganglions lymphatiques, foie, etc …), plus ou moins vite selon la taille des particules, pour aboutir aux cancers.

    Selon sa composition isotropique il est capable de contaminer des masses considérables d’eau de mer pour plus d’un siècle qui correspond au mieux, à sa demi-durée de vie et au pire, pour 240 siècles ! Le plutonium qui est produit par le coeur des réacteurs nucléaires sous l’effet du flux de neutrons, fait non seulement partie des éléments présentant une radiotoxicité très élevée, mais tous les isotopes et autres composés issus du plutonium sont aussi classés très toxiques et radioactifs.

    Le pire étant que le réacteur 3 avec 784 MW est 1,5 fois plus puissant que le réacteur 1 de 460 MW chargé avec de l’uranium enrichi, ce qui signifie que son chargement en combustible, donc en plutonium, est beaucoup plus conséquent, avec en parallèle une chaleur dégagée à l’arrêt nettement plus importante à gérer.

    Mais il y a pire que pire dans un des scénarios possibles avec le réacteur 3 de Fukushima : Le combustible MOX qui est un mélange, a un point de fusion nettement plus bas que les autres combustibles dits classiques, en conséquence, dans une configuration accidentelle comme actuellement le risque dit de criticité, c’est à dire l’enclenchement d’une réaction nucléaire en chaîne incontrôlable est beaucoup plus important. D’autres problèmes collatéraux aggravent encore la situation pour « les pompiers de services » qui se sacrifient pour éviter que la cuve ne fonde, en effet l’eau mélangée au bore qui sert à atténuer les effets d’échauffement de la radioactivité (absorbe les neutrons) est d’une efficacité moindre avec le MOX.

    Côté chiffres, ils sont effrayants, la masse de plutonium présente dans le réacteur 3 du site nucléaire de Fukushima Dai Ichi est considérable, elle se chiffre à plusieurs centaines de kilogrammes, une catastrophe planétaire inégalée, créée par l’homme, est donc possible pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

    Pendant ce temps, même en zappant pas moyen d’y échapper, sur les plateaux de télévision un tandem composé d’un monsieur qui « sait tout » appelé Eric Besson, accompagné par l’inoxydable NKM qui ne sait rien, mais qui parle beaucoup pour ne rien dire, n’évoquent évidemment pas le MOX, mais sont les rois de l’INTOX. Avec le MOX Français d’AREVA au Japon, mieux vaut actuellement adopter un profil bas ! Ce tandem irréel veut rassurer et ils ressassent à qui veut l’entendre que ce n’est pas la partie nucléaire qui a failli sur les réacteurs de la centrale de Fukushima Dai Ichi, mais les tuyaux, c’est-à-dire les systèmes de refroidissement et de secours inclus à cause du tsunami, cela est hautement inenvisageable en France, etc … Certaines problématiques des risques issues des catastrophes naturelles majeures sont par essence ingérables, en conséquence gérer une centrale atomique avec un risque zéro est donc impossible : sur ce postulat et actualité oblige, les personnes en charge de responsabilités devraient en tirer les conclusions qui s’imposent. Andréas Heumann, chercheur au CNRS a déclaré : « Le problème avec le nucléaire, c’est que cette technologie n’est pas maîtrisable, on peut arriver à garder le contrôle dans des conditions normales. Mais il y a tellement de situations anormales qui peuvent survenir ».

    http://lesdernieresnouvellesdumonde.blogspot.com/2011/03/mox-la-masse-de-plutonium-presente-dans.html

  11. Jean LENOIR dit :

    Je ne suis pas un scientifique, donc je n’ai pas d’évaluation de la situation, FUGU. La seule chose que j’ai dit à mes amis, c’est que je ne sais pas si j’utiliserai mon billet de retour le 9 mai vers la France car voler à 35 000 pieds doit comporter pour un avion l’effet du filet à plancton en mer…

    Sinon tout à fait d’accord avec vous quant aux conditions normales de fonctionnement d’une centrale nucléaire et 100% d’accord sur la potentialité extrême en conditions anormales. Maintenant, à vous lire je me demande s’il ne faut pas espérer une déflagration nucléaire …afin de diminuer les effets sur quelques semaines et non 240 siècles. Dans le premier cas on sera en état de vérifier, dans le second probablement pas.

    Cynisme opportuniste de ma part
    Bien cordialement

    Jean LENOIR

  12. Angela dit :

    Angela Merkel veut sortir au plus tôt son pays de l’énergie nucléaire

    AFP le 23/03/2011

    « La chancelière allemande Angela Merkel a signifié mercredi qu’elle voulait au plus tôt sortir du nucléaire civil, confirmant le virage amorcé après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon.

    « Plus tôt on sortira de l’énergie nucléaire, mieux ce sera », a-t-elle déclaré au cours d’une conférence financière à Francfort (ouest). Pourtant il y a quelques mois encore son gouvernement prolongeait la durée de vie des centrales du pays faisant fi de l’opinion allemande, traditionnellement opposée au nucléaire.

    Elle s’est toutefois bien gardée de fixer un calendrier précis. « La sortie du nucléaire devra se faire avec prudence » et le débat devra se dérouler sur « des bases rationnelles », a-t-elle ajouté.

    « Discuter de façon rationnelle, cela signifie qu’il ne sert à rien de fermer des centrales nucléaires si c’est pour importer de l’énergie nucléaire de chez nos voisins », a-t-elle précisé faisant allusion à la France en particulier.

    La crise nucléaire de Fukushima au Japon « est un événement qui bouleverse le monde et va le changer. Et c’est pourquoi je pense qu’il est juste d’observer une pause de réflexion » et de voir quelles sont les « leçons à tirer » d’un tel événement, a-t-elle encore dit.

    Mme Merkel a souligné qu' »il était urgent de développer l’approvisionnement énergétique du futur », jugeant que la fin de l’ère nucléaire en Allemagne ne surviendrait que quand les prix de l’électricité issue des énergies renouvelables seraient « abordables » et lorsque leurs infrastructures seraient suffisantes.

    Même entourée de précaution, la sortie du nucléaire prônée par Mme Merkel sera difficile à avaler pour les quatre géants de l’énergie allemands, EON, RWE, EnBW et Vattenfall, tous opérateurs de centrales nucléaires.

    Les quatre entreprises avaient été considérées comme les grandes gagnantes lorsque l’an dernier la coalition gouvernementale conservatrice/libérale, conformément à l’une de ses grandes promesses de campagne, avait annoncé un allongement de 12 ans en moyenne de la durée de vie des 17 réacteurs du pays.

    Mme Merkel avait alors enterré un calendrier hérité d’un précédent gouvernement social-démocrate/Verts, qui aurait vu la dernière centrale fermer aux alentours de 2020.

    Les géants de l’énergie, qui l’an dernier étaient invités à la chancellerie pour défendre leurs réacteurs, ont été pris de court par la volte-face du gouvernement.

    La semaine dernière, Mme Merkel les a ainsi déjà cueillis à froid en imposant la fermeture provisoire des sept plus anciens réacteurs du pays. Et mardi, la chancelière a confié la réflexion sur le nucléaire à un comité « éthique » où siègent des représentants des Eglises et des universitaires, mais pas le moindre représentant de l’industrie.

    Si EON et les autres font pour l’instant profil bas, pour ne pas s’aliéner une opinion publique traumatisée par les événements au Japon, et ne pas compliquer encore la tâche de Mme Merkel avant des élections régionales très importantes dimanche, ils ne sont pas désarmés pour autant.

    Le patron d’EON Johannes Teyssen a ainsi déjà fait savoir dans la presse que « à (ses) yeux, il n’était pas raisonnable de ne renoncer qu’à une partie du paquet » législatif qui prévoit certes un allongement de la vie des réacteurs, mais aussi la création d’un fonds de développement des énergies renouvelables financé par les entreprises qui exploitent de réacteurs nucléaires.

    EON comme RWE laissent par ailleurs en suspens la question d’éventuelles démarches juridiques contre la fermeture forcée de certains réacteurs. »

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=d3c3337db60eaf099b9e4fe0438984b4

  13. fugu dit :

    Réaction en chaîne et fusion partielle au réacteur n°3 !!!

    « Il est possible que la cuve contenant les barres de combustible dans le réacteur n° 3 soit endommagée. » L’information, lâchée vendredi à l’AFP par un responsable de Tepco, l’opérateur de la centrale japonaise, a de quoi inquiéter sur la situation à la centrale de Fukushima-Daiichi, dont les systèmes de refroidissement ne fonctionnent plus depuis le tsunami qui a ravagé le nord-est du Japon le 11 mars. La rupture de la cuve du réacteur n° 3 pourrait en effet déclencher une réaction en chaîne catastrophique. « On n’avait pas eu de mauvaises nouvelles depuis plusieurs jours, aujourd’hui, on en a une », lâche Jean-Jacques Dumont, commissaire de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), pressé de réagir par la presse.

    Pour l’heure, l’autorité du nucléaire refuse toutefois de commenter une information toujours non confirmée. Mais ce scénario est jugé suffisamment crédible par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) pour que ses experts aient déjà entrepris d’en évaluer l’impact en termes de rejets radioactifs. Les résultats de ces simulations devraient être publiés lundi. Plongée au coeur du pire des scénarios. Les efforts de Tepco pour refroidir les coeurs des réacteurs n° 1,2 et 3 grâce à de l’eau de mer n’ont pas été suffisants pour empêcher leur fusion, au moins partielle. « Les barres de combustible (en rouge sur le schéma), cassent et font fondre les gaines, ce qui crée un mélange en fusion, le corium, à 2 000 ° » de température, décrit Thierry Charles, directeur de la sûreté des installations. Dans cette hypothèse, le magma se dépose dans le fond de la cuve en acier et la fait fondre. Le corium s’écoule alors sur l’enceinte de confinement en béton et produit des gaz explosifs (hydrogène, oxyde de carbone) à son contact. La vapeur d’eau qui remplit l’enceinte est censée empêcher toute déflagration au contact de l’air. »

    Lepoint.fr

  14. Angela dit :

    L’Allemagne annonce l’abandon du nucléaire en 2022 et veut faire école

    « L’ Allemagne a décidé lundi d’arrêter ses derniers réacteurs atomiques en 2022 et entend montrer la voie de l’abandon de l’énergie nucléaire au reste du monde.

    « Nous sommes la première grande nation industrielle à prendre le virage vers les énergies renouvelables », a dit la chancelière Angela Merkel lors d’une conférence de presse lundi, en jugeant que l’Allemagne endossait ainsi un rôle « précurseur » dans le monde.

    Dans la nuit, le ministre de l’environenment Norbert Röttgen avait annoncé qu’au terme de sept heures de négociations, la coalition gouvernementale « s’était mise d’accord pour mettre un terme au recours à l’énergie nucléaire ».

    Et surtout, il avait livré un calendrier: d’ici à 2021, quatorze des 17 réacteurs allemands seront mis hors service. Les trois plus récents continueront de fonctionner jusqu’à fin 2022.

    Les sept plus anciens réacteurs du parc allemand, déjà déconnectés du réseau à la mi-mars dans l’attente du résultat d’un audit commandé par Mme Merkel, ne seront plus remis en service.

    Un huitième, à l’arrêt depuis des années en raison de pannes, est lui aussi condamné avec effet immédiat.

    Mme Merkel n’a toutefois pas exclu qu’en « dernier recours » l’un de ces vieux réacteurs soit mis en veille pendant deux ans avant d’être vraiment éteint, pour éviter que l’Allemagne ne se retrouve plongée dans l’obscurité en cas de pic de la consommation.

    Le gouvernement devra formaliser sa décision le 6 juin. » (…..)

    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Allemagne-le-gouvernement-annonce-l-abandon-du-nucleaire-en-2022.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.088ff51e7bd9db0e65b1931cf1fedfed.01.xml

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