La prédiction du jour

« A partir de quel moment le Système entrera-t-il dans sa phase de perte de contrôle ? Soit lorsque les obligations d’Etat occidentales ne trouveront plus suffisamment d’acheteurs du côté des pays émergents (BRIC) et que leur monétisation par les banques centrales occidentales devra cesser sauf à provoquer une hyper-inflation totalement destructrice. Ce qui conduira à des défauts étatiques en chaine. Soit lorsque le dollar US entrera dans une spirale de baisse incontrôlable, ce qui entraînera le refus des populations de plus en plus de pays, voire les Américains eux-mêmes, de continuer à l’accepter dans leurs transactions courantes ou pour leurs investissements. Ce sera la fuite devant la monnaie et des faillites de banques en chaîne. C’est alors que la hausse de l’or et de l’argent-métal prendra une allure hyperbolique que l’on ne pourra stopper qu’en les rétablissant comme pivots d’un nouveau Système monétaire aux prix qu’ils auront alors atteints. Tout cela s’étant déjà passé plusieurs fois dans l’histoire, il ne faut pas considérer que la “sophistication” de la finance actuelle permettra d’y échapper ».

Pierre Leconte, Forum monétaire de Genève, 1er avril 2011

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour La prédiction du jour

  1. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Maëlstrom vénéneux (1996), Tsunami financier (septembre 2007), Titanic (juin 2008) telles sont les images que j’ai personnellement lancées avant tout le monde et dont la dernière a d’ailleurs été relayée par AGORA New-York.
    Je ne suis pourtant qu’un homme ordinaire mais qui ne se laisse jamais impressionner (dans le sens argentique du terme) par la chimie de la communication, cette fausse machine à penser des temps modernes.
    Bien sûr nous savons tous que cela va arriver. Cela ne me fait aucunement plaisir car, à cette échelle, les dégâts collatéraux aux individus seront terribles et, hélas, le sang continuera à couler bien longtemps encore.

    Même ma détention d’actifs jaunes ne me réjouit pas car j’ai déjà, aussi, écrit qu’il n’y a pas assez d’or. Il est vrai qu’il s’agit aussi d’actifs largement sous-évalués par les manipulations malhonnêtes d’institutions financières folles et peu scrupuleuses et doté d’un sens éthique largement malhonnête et avide.

    La réévaluation des métaux précieux sera évidemment bonne pour les détenteurs anciens au sein desquels je me trouve. Mais qui peut dire avoir été heureux d’avoir eu à acheter ces effets précieux – au lieu d’investir… ?

    L’histoire nous donnera raison mais le goût (en tout cas pour ce qui me concerne) restera largement amer.

    Jean LENOIR

  2. Geraldine dit :

    (AOF / Funds) – « Dans les sciences dures, les connaissances résultent d’un processus cumulatif. Elles font avancer le développement implacable de la capacité humaine à faire plus avec moins, ce qui fait des matières premières un investissement peu intéressant à long terme. Or, au royaume de la prise de décision sociale, l’homme est stupide, incapable de tirer les enseignements de ses erreurs et de gagner en sagesse : la première crise du crédit a eu lieu à Rome en l’an 33 après J-C et les Grecs anciens ont connu une forte inflation », note Dylan Grice de SG Cross Asset Research.

    « La confiance dans la capacité des banques centrales à tirer des leçons de l’inflation passée est sans doute aussi déplacée que celle que l’on avait dans leur faculté à dégager des enseignements des phases d’expansion du crédit. L’or reste la meilleure protection contre de tels excès de confiance. »

    [……]

    « Les abus de pouvoir, les guerres et les soulèvements populaires ne sont pas l’apanage de notre époque. Au cinquième siècle avec J-C, les Hilotes dont le statut s’apparente à celui des serfs du Moyen-Âge ont tenté en vain de renverser les Spartiates. Les insurgés qui livrent aujourd’hui en Lybie une lutte sans merci contre Kadhafi pourraient connaître le même sort. Harry S. Truman déclarait autrefois : il n’y a rien de nouveau, seulement l’histoire que vous ne connaissez pas. »

    « L’histoire financière ne fait pas exception. La tendance systématique à reproduire les événements insensés du passé constitue en effet l’une des caractéristiques les plus fascinantes de notre héritage financier. Alors que le titre de la compagnie des Mers du Sud atteignait des niveaux stratosphériques, John Martins de la Martins Bank achetait le titre au prix astronomique de 500 livres sterling et se justifiait en affirmant : lorsque le reste du monde est fou, on doit l’imiter en quelque mesure. Près de trois cent ans plus tard, le P-DG de Citigroup, Chuck Prince, proférait des inepties similaires en déclarant : tant que la musique joue, il faut se lever et danser. »

    « Tacite relate ce qui a peut-être été la première crise du crédit jamais enregistrée en 33 après J.-C. Alors que l’argent faisait cruellement défaut, l’empereur Tibère contraignit par un décret sur l’usure les détenteurs de capitaux à exiger le remboursement des prêts octroyés et les emprunteurs à vendre une partie de leurs avoirs à des prix fortement décotés. C’est seulement lorsque l’empereur décida de débloquer 100 millions de sesterces pour accorder aux débiteurs en difficulté des prêts à trois ans sans intérêts (première politique de taux zéro) que la crise se résorba. »

    « La crise du crédit de 2008 n’a donc pas été la première et ne sera pas la dernière. Et pourtant, on nous racontait il y a seulement quelques années que les crises financières appartenaient au passé et que les banques centrales en avaient tiré les leçons. L’histoire montre toutefois que, dans le domaine de la prise de décision sociale, un tel niveau d’assurance est rarement garanti. L’orgueil est à l’origine de toutes les grandes tragédies financières. »

    « Qu’est donc une crise inflationniste si ce n’est une tragédie financière ? Aujourd’hui, nos banquiers centraux se montrent aussi confiants dans leur capacité à contrôler l’inflation (M. Bernanke se dit d’ailleurs 100% confiant) que dans la solidité du système financier en 2006. Pourtant, l’histoire ne semble pas leur donner raison dans la mesure où l’inflation existe pratiquement depuis la nuit des temps. Dans la comédie grecque ancienne, Aristophane écrivait en 405 avant J.-C. dans sa pièce de théâtre Les Grenouilles : les belles pièces de monnaie qui font la fierté d’Athènes ne sont jamais utilisées tandis que les méchantes pièces de bronze passent de main en main. »

    « Cette référence à la loi de Gresham précède d’environ 2000 ans la première observation qu’a pu en faire Sir Thomas Gresham à la fin du Moyen-Âge, lors de la période inflationniste du règne d’Henry VIII d’Angleterre. Dans la mesure où Aristophane avait écrit cette pièce dans les dernières années des guerres du Péloponnèse, qui avaient dû passablement distendre le budget du gouvernement, nous pouvons supposer qu’Aristophane et son public avaient déjà fait l’expérience de l’inflation. »

    « Comme pour les crises du crédit, les éléments à l’origine des crises inflationnistes ne sont pas nouveaux. Toutefois, nous ne les maîtrisons pas suffisamment pour pouvoir affirmer que ces événements ne se reproduiront plus, tout comme nous ne pouvons exclure totalement de futures crises bancaires systémiques. Pourtant, lorsque nous évoquons les épisodes inflationnistes passés, qu’il s’agisse de l’époque classique, médiévale, ou industrielle, nous retrouvons toujours les mêmes composantes désastreuses : des gouvernements sous pression financière et une émission monétaire politisée. »

    « Avec une accumulation d’engagements hors bilan qui menacent la solvabilité du secteur public dans le monde développé et des banques centrales qui ne sont guère plus que des pantins de la politique budgétaire ou des supporters béats (à l’exception de la BCE actuellement), nous ne sommes actuellement pas loin d’être de nouveau confrontés à cette configuration délétère. »

    « Se positionner contre l’ingéniosité humaine n’est pas une preuve d’intelligence. Toutefois, l’ingéniosité n’a pas force de sagesse. Et faire un pari contre la capacité humaine à gagner en intelligence… et bien, ne seriez-vous pas fous de ne pas le faire ? Avec un risque technologique moindre que celui que vous prendriez en acquérant n’importe quel élément de l’univers des matières premières, l’achat d’or reste traditionnellement la manière la plus pure et simple de faire ce pari. »

    http://www.boursorama.com/opcvm/detail-actualite-opcvm.phtml?num=821cf684fec813e088838ff63e411da6

  3. BA dit :

    Marc Touati, directeur général d’Assya Compagnie Financière, revient sur les situations comparées du Portugal, en pleine tourmente, et des autres pays périphériques de la zone euro.

    « Le Portugal va-t-il faire déborder le vase eurolandais ? »

    http://www.boursorama.com/votreinvite/interview.phtml?num=df99704e8d246a65259e23fb127962a9

  4. samson dit :

    Touati est un rigolo ….. un « économiste » qui change d’avis comme de chemises au gré des événements ! il devrait lire un peu plus et réfléchir avant de parler à tout-va devant les caméras.

  5. BA dit :

    Lundi 4 avril 2011 :

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 8,813 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 9,917 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 8,591 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

  6. Geraldine dit :

    Nouveaux records historiques ce jour pour l’or et l’argent : l’once respectivement à 1475 et à 40,5 dollars !

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