Euro : le coeur du réacteur monétaire européen est proche de la fusion

« Si vous voulez mon avis, le niveau d’eau a tellement baissé que les barres de combustible sont à sec. Nous sommes entrés dans une zone de fusion ».

 

Paul Krugman, New York Times, 1er juin 2011

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Euro : le coeur du réacteur monétaire européen est proche de la fusion

  1. BA dit :

    Mardi 7 juin 2011 :

    Moody’s : Un report d’échéance pour la Grèce constituerait sans doute un défaut.

    Un report de l’échéance de la dette par ses créanciers privés pourrait difficilement être considéré comme une démarche totalement volontaire et constituerait donc probablement un défaut, a déclaré mardi le directeur de la division « risque souverain » de Moody’s.

    Un tel report fait partie des solutions évoquées pour impliquer le secteur privé dans un nouveau plan d’aide financière à Athènes, en cours de négociation avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international.

    « On a du mal à imaginer, dans les circonstances actuelles, que cela se fasse volontairement », a déclaré Bart Oosterveld à des journalistes à Paris.

    « Notre définition du défaut implique, pour que quelque chose soit volontaire, que cela soit vraiment volontaire », a-t-il ajouté.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRP6E7G402G20110607

  2. Jean LENOIR dit :

    Heureusement on peut arroser les réacteurs avec les hélicoptères de Mister Ben… L’ennui c’est que ce n’est pas le bon « liquide »… Je blague (vous n’en doutez pas ?!)

    Jean LENOIR

    • Oui, à la place des lances à eau on a les « injections de liquidités » en direction des banques. L’analogie de Krugman est très pertinente.

      Le problème bien sûr, c’est que la BCE ne peut pas continuer ce petit jeu trop longtemps, sauf à dégrader son bilan dans des proportions alarmantes.

  3. Calogero Mira dit :

    Paul Krugman, l’Europe et l’euro? Merci.

    http://cmirafr.wordpress.com

    Twitter: CalogeroMiraFra

    Facebook et Friendfeed.com: CalogeroMira

  4. BA dit :

    Mercredi 8 juin 2011 :

    Le Crédit agricole, qui est l’une des banques étrangères les plus exposées au risque grec, s’est dit mercredi favorable à un allongement de la dette souveraine de la Grèce.

    « Si on allège la dette souveraine grecque, cela devrait bénéficier à l’économie grecque et donc bénéficier aux acteurs de l’économie grecque », a dit à Reuters Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit agricole SA, en marge d’une conférence de presse à Milan.

    « Et donc nous devrions mieux nous en porter par rapport au crédit aux particuliers et aux professionnels », a-t-il ajouté.

    Selon l’agence de notation Fitch, Crédit agricole est exposé à hauteur de 24,5 milliards d’euros au risque de dette grecque, dont 631 millions d’euros pour la seule dette souveraine de la Grèce.

    Prié de dire si la banque avait été approchée par des responsables européens pour discuter d’un allongement des échéances de la dette publique grecque, Jean-Paul Chifflet a répondu : « Pour le moment, je n’ai pas été approché ».

    « C’est dans l’air du temps. Cela devrait venir », a-t-il encore dit.

    Le Crédit agricole a redit qu’une restructuration ou une décote de la dette publique n’aurait pas d’impact majeur sur la banque.

    « Admettons qu’on ait un haircut (décote, NDLR) dans le pire des cas de 25 %, c’est 125 millions (de pertes, NDLR), a-t-il souligné. Il n’y a pas de bosse. »

    « Il y a souvent un amalgame qui est fait. Je tiens à insister sur cette différence majeure entre le risque de la dette (souveraine, NDLR) grecque, et le crédit fait aux particuliers et aux professionnels. »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/credit-agricole-favorable-a-un-allongement-de-la-dette-grecque_256800.html

    En clair :

    le patron du Crédit Agricole chie dans son froc quand il pense à la dette souveraine grecque.

  5. Jean LENOIR dit :

    Oui, mais c’est toujours le contribuable qui, in fine, paie le papier toilette…. pardon pour cette trivialité…

    Jean LENOIR

  6. BA dit :

    Mercredi 8 juin 2011 :

    L’Allemagne est POUR une restructuration de la dette grecque.

    Le ministre allemand des Finances a conditionné mercredi une aide financière supplémentaire à la Grèce à une participation accrue des créanciers privés à l’effort, par le biais d’une restructuration de la dette.

    Dans une lettre aux plus hauts responsables s’occupant de la crise de la dette, dont l’Associated Press a obtenu une copie, Wolfgang Schäuble propose d’allonger de sept ans les délais de remboursement de la dette afin de donner plus de temps à la Grèce pour réformer son économie.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=1dfd8e2e0a616ead15d58310fae3ac7d

    Le même jour, la France se déclare CONTRE une restructuration de la dette grecque.

    La France a réaffirmé mercredi, par la voix du porte-parole de son gouvernement François Baroin, son opposition à toute restructuration de la dette grecque.

    M. Baroin, qui est également ministre du Budget, était interrogé, lors de son compte-rendu hebdomadaire du Conseil des ministres, sur la proposition du ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble d’allonger de sept ans les échéances des obligations grecques en circulation.

    La ligne de la France, c’est « le refus de la restructuration de la dette grecque. Nous ne dévions pas de cette ligne », a affirmé M. Baroin.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=bf8f32af6fe5d7dbdbbea6de7c912e8e

    Conclusion :

    l’Union Européenne, c’est des Etats qui ne sont d’accord sur rien.

  7. BA dit :

    Jeudi 9 juin 2011 :

    Le PIB grec dévisse au 1er trimestre : – 5,5 % sur un an.

    L’économie grecque s’est contractée beaucoup plus qu’attendu au premier trimestre, ce qui devrait rendre encore plus douloureuses pour le pays les mesures d’austérité supplémentaires réclamées à Athènes par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

    Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de – 5,5 % sur un an sur la période janvier-mars, selon des chiffres préliminaires publiés jeudi par l’agence grecque de la statistique Elstat, soit davantage que la contraction de – 4,8 % annoncée en estimation flash.

    D’un trimestre sur l’autre, l’économie grecque affiche une croissance de 0,2 % sur les trois premiers mois de l’année, contre + 0,8 % en estimation flash.

    Pour Emilie Gay, économiste chez Capital Economics, cela augure mal des efforts de la Grèce pour atteindre les objectifs de réduction du déficit prescrits par ses bailleurs de fonds internationaux.

    « Nous prévoyons que l’économie se contractera de 5 % cette année. Pour nous, cela signifie que la Grèce ne parviendra pas à atteindre ses objectifs, comme l’an dernier », juge-t-elle.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-pib-grec-devisse-au-1er-trimestre-la-rigueur-va-peser.html

  8. BA dit :

    Jeudi 9 juin 2011 :

    Le Portugal est obligé d’emprunter à des taux records.

    Les taux des obligations portugaises à 10 ans ont dépassé ce jeudi les 10 % pour la première fois depuis la création de la zone euro, alors que les divergences au sein des instances européennes sur la Grèce font craindre des risques de contagion à d’autres pays. A 18h30, les taux à dix ans s’inscrivaient à 10,026 %, contre 9,855 % mercredi à la clôture.

    «Il y a de plus en plus de cacophonie sur la Grèce entre ceux qui prônent une restructuration et ceux qui y sont farouchement opposés, cela a pesé sur les pays fragiles de la zone euro, et en premier lieu sur le Portugal», a souligné René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a réaffirmé que son institution était toujours catégoriquement opposée à toute forme de restructuration de la dette hellénique, y compris à celle proposée par l’Allemagne.

    Berlin veut faire participer les créanciers privés, banques et fonds d’investissement, au nouveau sauvetage de la Grèce par le biais d’une restructuration «douce» qui passerait par un échange des titres en circulation contre des obligations d’une maturité allongée de sept ans.

    Mais l’institution de Francfort craint qu’une telle opération ne soit interprétée par les marchés comme «un défaut» d’Athènes et que la panique ne les gagne concernant d’autres pays en difficulté de la zone euro, le Portugal et l’Espagne notamment.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/738811/portugal-oblige-emprunter-taux-records

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