60 milliards de plus… pour sauver les Grecs ou l’euro ?

Sauver l’euro, bien sûr.  Les Grecs, eux, continueront leur descente aux enfers. Comme le dit sans détours Marc de Scitivaux à la représentante de Goldman Sachs : « Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant ! ». Il aurait pu ajouter : « Et sauver les banques »… Quand je dis les banques, je ne pense pas seulement aux banques européennes exposées à la dette souveraine grecque. Je pense aussi aux banques américaines, qui sont très nombreuses à être exposées soit directement, soit indirectement (via les CDS par lesquels leurs consoeurs européennes se sont réassurées).

Ajout du 10 juin. Je découvre que nos dirigeants ne parlent déjà plus de 60 milliards d’euros d’aide (ou plus exactement de dons, puisqu’ils ne seront jamais remboursés, hormis naturellement les intérêts dus aux banques)… mais de 120 milliards ! Les montants évoluent chaque jour, ce qui montre en passant à quel point les politiques, affolés et divisés (voir les déchirements franco-européo-allemands sur la solution de la restructuration), naviguent à vue sur la question grecque. Et au-delà.

Cerise sur le gâteau, 30 milliards d’euros sont censés provenir des banques « sur la base du volontariat » (sic). Sous la forme non pas d’un financement direct, mais d’un allongement de la maturité des sommes qui leur sont dues.

Avec tout ça, on aurait du mal à comprendre que l’euro soit actuellement si « fort » – ou cher – si on ne savait par ailleurs dans quelle impasse se trouvent les Etats-Unis et leur dollar. L’euro coule, mais moins vite que le billet vert.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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21 commentaires pour 60 milliards de plus… pour sauver les Grecs ou l’euro ?

  1. Arkos dit :

    cette fille de chez Goldman est d’une mauvaise foi incroyable : prétendre que pour aider les Grecs il faut « ralentir leur économie »…. !! en clair, baisser leurs salaires et leur pouvoir d’achat…!

    toujours ces banquiers pleins de morgue et de suffisance….leur mépris pour le peuple saute aux yeux, c’est vrai que c’est pas eux qui devront se serrer la ceinture

  2. BA dit :

    Grèce : la zone euro vers un rééchelonnement de la dette.

    Berlin, qui veut faire participer les créanciers privés au deuxième plan d’aide à Athènes, semble en voie d’avoir gain de cause.

    Bruxelles a annoncé vendredi 10 juin que la zone euro étudiait l’option d’un rééchelonnement de la dette grecque, sur une base volontaire de la part des créanciers, en précisant bien qu’il ne s’agissait pas d’une restructuration.

    « Nous avons discuté ces derniers jours d’une initiative du style de celle de Vienne », a reconnu Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. En 2009 dans la capitale autrichienne, les banques créancières de la Roumanie, alors en grave crise, s’étaient engagées en 2009 à maintenir leurs prêts arrivant à échéance.

    « Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage » de la dette, a-t-il poursuivi.

    Il a toutefois insisté sur le fait que cela s’entendait « bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit », à savoir « une restructuration de dette » susceptible de créer la panique sur les marchés.

    D’après l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel », la zone euro veut faire participer les créanciers privés de la Grèce à hauteur de 20 à 35 milliards d’euros, suivant ainsi la volonté allemande.

    Selon le magazine, les ministres des Finances européens seraient prêts à considérer un échange d’obligations contre des titres à maturité plus éloignée.

    C’est la solution prônée par le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, qui veut un allongement de sept ans des maturités pour toutes les obligations en circulation.

    La Banque centrale européenne (BCE) est catégoriquement opposée à toute action sur la dette qui s’apparenterait à un défaut de paiement, mais pourrait consentir à une solution de « rollover » qui verrait les créanciers réinvestir dans de la dette grecque quand leurs titres arrivent à maturité.

    Selon un porte-parole du ministère allemand des Finances vendredi, quelque 80 à 90 milliards d’euros de dette grecque arrivent à maturité d’ici à 2014.

    http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110610.CHA6614/grece__la_zone_euro_vers_un_reechelonnement_de_la_dette.html

  3. Jean LENOIR dit :

    Bonsoir,

    Soins palliatifs ? ou pour qui sont ces rallonges qui sifflent sur nos têtes (… petit reste de culture, petit !) ?. Trêve de plaisanterie, il faudra qu’on m’explique un jour la passivité des gouvernés par rapport à ces gabegies insensées. Tout se fait dans l’instant et sans plus de perspective que d’éteindre un incendie de forêt avec un seau d’eau.

    Si j’étais encore résident français, je chargerais mon avocat de formuler une demande reconventionnelle dans l’affaire des vedettes de Taïwan afin que ce soit les responsables, les véritables, qui payent individuellement les centaines de millions d’euros générés par la prévarication, et pas seulement. En effet j’y ajouterai les aides inconsidérées qui ne servent à rien qu’à aggraver les choses pour le système bancaire tout autant que pour l’industrie automobile. Je ne vais pas faire plaisir en écrivant cela à mon cousin, Président du Conseil de Surveillance d’une grande firme automobile – qui ne pourra faire autrement que de conduire des plans sociaux, puisque PSA, pour ne pas la nommer, annonce les lendemains qui déchantent et que les effets de manche du premier sinistre, pardon ministre, responsable de ces aides ne pourra éviter puisqu’il en est le premier responsable.

    Les soins palliatifs n’empêchent jamais la mort, et il est insensé de faire payer au peuple les erreurs des politiques, des financiers complices et des patrons. En un certain sens je comprends la révolte des grecs même si je ne l’excuse pas car ils se sont laissés faire par le passé et ont laissé faire les déviations économiques qui les ont menés au bord du trou.

    Si les dits « grands » de ce monde ne comprennent pas qu’un gigantesque livre blanc des doléances est en train de s’écrire world wide, alors tant pis pour eux.

    Amitiés aux gens sains

    Jean LENOIR

    PS cher Olivier, ce serait gentil de ne pas modérer… l’heure est trop grave

  4. BA dit :

    Comment parler du défaut de paiement de la Grèce sans prononcer le mot tabou « défaut de paiement » ?

    Réponse : il faut dire à la place « restructuration douce » !

    Samedi 11 juin 2011 :

    Grèce : Juncker pour « une restructuration douce » de la dette.

    Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a prôné samedi sur une radio allemande « une restructuration douce » de la dette grecque, avec une participation volontaire des créanciers privés, comme le demande l’Allemagne.

    « Il n’y aura pas de restructuration totale, là-dessus les gouvernements sont d’accord, l’appui de la BCE à une telle option ne pourrait être obtenu », a dit M. Juncker.

    « Il va falloir qu’il y ait une restructuration douce et volontaire », a-t-il ajouté.

    http://actu.orange.fr/une/grece-juncker-pour-une-restructuration-douce-de-la-dette_146484.html

  5. BA dit :

    Samedi 11 juin 2011 :

    Une association de banques allemandes a déclaré samedi soutenir la proposition de Berlin d’impliquer les créanciers privés dans le financement d’un deuxième plan d’aide à la Grèce, sans pour autant préciser qu’elle était en faveur de la solution d’échange de titres.

    L’Allemagne plaide pour cette participation des banques privées dans ce deuxième plan de sauvetage d’Athènes, estimé à 120 milliards d’euros, dans lequel les créanciers privés seraient invités à échanger leurs titres de dette contre des obligations à maturité plus longue (« rollover »).

    Cette solution est pourtant critiquée par la Banque centrale européenne (BCE) pour la réaction de panique qu’elle pourrait selon elle provoquer sur les marchés financiers et les agences de notation ont dit qu’elles assimileraient un tel « rollover » à un défaut.

  6. BA dit :

    Lundi 13 juin 2011 :
    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé lundi de trois crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de « B » à « CCC », et l’a assortie d’une perspective négative, considérant que le risque de défaut du pays dans les douze mois s’est encore accru, dans un communiqué.
    « La dégradation reflète notre opinion qu’il y a un risque encore plus élevé d’un ou de plusieurs défauts » de paiement, souligne l’agence, alors que le débat fait rage sur la possibilité de restructurer la dette publique de la Grèce.

    Les taux des obligations des trois Etats en faillite battent des records historiques.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

  7. BA dit :

    Aujourd’hui, trois Etats européens sont insolvables : le Portugal, l’Irlande, la Grèce.

    Nous pouvons observer les taux de leurs obligations à 3 ans, et les taux de leurs obligations à 10 ans : les courbes sont inversées !

    Pour ces trois Etats, les taux des obligations à 3 ans et à 10 ans ont battu leurs records historiques aujourd’hui. Leurs taux n’ont jamais été aussi élevés.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 12,926 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 13,490 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 26,596 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

    La zone euro va exploser.

  8. BA dit :

    Mardi 14 juin 2011 :

    Grèce : déficit budgétaire en hausse de 13 %.

    Le déficit budgétaire de la Grèce a augmenté de 13 % sur la période janvier-mai, par rapport à la période comparable de 2010, dépassant l’objectif intermédiaire fixé par le plan de sauvetage du pays, a annoncé mardi le ministère des Finances.

    Les taux des obligations des trois Etats en faillite battent des records historiques.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,754 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,381 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 26,421 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,379 %. Record historique battu.

    Les CDS de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 739 665 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    Portugal : CDS à 5 ans : 762 916 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    Grèce : CDS à 5 ans : 1 590 179 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

  9. Julie dit :

    BA dit:
    «Le déficit budgétaire de la Grèce a augmenté de 13 % sur la période janvier-mai, par rapport à la période comparable de 2010»
    C’est clair que ce pays est ‘toasté’, complètement carbonisé. Ils s’en sortiront jamais, ils aurront beau jetter 120 milliards d’euros de plus dans ce gouffre sans fond ça ne va rien changer… bon, retarder un petit peu l’inévitable faillite. Et je suis pas certaine que cette « stratégie » n’agrave pas la situation au final…

    Je suis portée à croire que la dette greque sera l’éteincelle qui fera sauter tout le reste. ( Banques, fonds de retraite, Italie, Irlande, Espagne, USA, Japon, dollar US, etc.). La soit disant « reprise », cette vessie qu’on voulait lenterne, a vécue…

    «La zone euro va exploser.»
    Je ne serais pas vraiement étonnée…
    Qui sera le premier USD ou Euro?

  10. BA dit :

    Jeudi 16 juin 2011 :

    Portugal, Irlande, Grèce : tous les records sont pulvérisés !

    Concernant ces trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 13,074 %.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,870 %.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,952 %.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,553 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 29,691 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,947 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  11. BA dit :

    Jeudi 16 juin 2011 :

    Portugal, Irlande, Grèce : les CDS de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 804 469 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    Portugal : CDS à 5 ans : 809 417 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    Grèce : CDS à 5 ans : 2 073 088 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

  12. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Le nouveau ministre des finances grecs M. Evangelos Venizeros était précédemment ministre de la Défense…
    Quelles sont ses compétences réelles ? Mater la rue? Mater la dette ?
    Dans les deux cas c’est totalement compromis. Tout viatique versé à la Grèce le sera, au surplus, à fonds plus que perdus… (les intérêts en sus)
    …Et oui, bien sûr, l’effet de domino est enclenché depuis 2007.

    Bonne après-midi

    Jean LENOIR

  13. Julie dit :

    A la fin du premier trimestre 2011, la Grèce avait emprunté 90 milliards d’euros à la BCE. La BCE a un capital de 5,3 milliards d’euros. Donc, si la dette grecque perd environs 6% de sa valeur, la BCE fait faillite. Pour amélioré les choses, la BCE prête à l’Irlande, au Portugal, à l’Espagne et à d’autres pays en voie de perdition et accepte leurs obligations comme contre partie…

    Avec les chiffres que donne BA et le bilan de la BCE, on risque pas grand chose à pariez sur une débacle de la zone euro…

  14. Jean LENOIR dit :

    Bonsoir,

    Angela et Nicolas cherchent des responsables à désigner aux yeux de l’opinion publique.
    Les vilains banquiers qui ne mettront pas « volontairement » la main à la poche seront désignés responsables de l’écroulement du chateau de cartes…. Nous y allons gaiement quoiqu’on fasse..
    Allons l’été arrive : amusons-nous.

    Jean LENOIR

  15. BA dit :

    Il y a environ un an, le jeudi 4 mars 2010, la Grèce lançait un emprunt à 10 ans. La Grèce avait dû payer un taux d’intérêt de 6,39 %.

    Ce taux d’intérêt était exorbitant : c’était 3,26 % de plus que ce que l’Allemagne payait (quand l’Allemagne lançait un emprunt à 10 ans, elle ne devait payer que 3,13 % d’intérêt).

    http://www.obliginfos.fr/2010/03/04/lemprunt-grec-a-10-ans-emis-a-63/

    L’Union Européenne et le FMI ont alors décidé d’intervenir pour sauver la Grèce. Deux mois plus tard, début mai 2010, l’Union Européenne et le FMI ont mis sur la table 750 milliards d’euros pour rassurer les investisseurs internationaux. Ils ont décidé de prêter 110 milliards d’euros à la Grèce.

    Ils ont déclaré que, grâce à ces mesures, la Grèce pourrait recommencer à emprunter sur les marchés en 2012.

    Aujourd’hui, nous pouvons faire le bilan : un désastre.

    – Les investisseurs internationaux n’ont pas du tout été rassurés.

    – Le 4 mars 2010, pour un emprunt à 10 ans, la Grèce avait dû payer un taux d’intérêt de 6,39 %. Vendredi 17 juin 2011, le taux des obligations grecques à 10 ans est de … 16,939 % !

    – La Grèce ne pourra pas revenir emprunter sur les marchés en 2012.

    – Comme la Grèce est écrasée sous des montagnes de dettes, l’Union Européenne et le FMI ont donc décidé … de lui prêter 100 milliards d’euros supplémentaires !

    – Les dettes publiques ne peuvent pas monter jusqu’au ciel : il arrive toujours un moment où tout s’effondre. Ce moment, ça s’appelle un défaut de paiement.

  16. BA dit :

    Dimanche 19 juin 2011 :

    « La faillite de la Grèce peut contaminer le Portugal et l’Irlande, et en raison de leur endettement élevé la Belgique et l’Italie, même avant l’Espagne », a prévenu le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Plus largement, la crise de la dette menace le projet européen tout entier, selon une étude publiée cette semaine par un think tank réputé à Bruxelles, le European Policy Center.

    « L’inimaginable est devenu imaginable : la sortie d’un pays de la zone euro, la fin de l’euro et même une désintégration de l’UE ne sont plus taboues », écrit le think tank.

  17. zephyr dit :

    « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse »….. c’est toujours la même histoire.

  18. BA dit :

    Lundi 20 juin 2011 :

    La zone euro a renvoyé dimanche soir la balle dans le camp de la Grèce en refusant de débloquer la cinquième tranche de l’aide à Athènes et de valider un second plan d’aide au pays tant que le Parlement grec n’aura pas voté un nouveau programme d’austérité.

    Alors que la date de ce vote n’est pas encore arrêtée, les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont réunis huit heures durant à Luxembourg, se sont donné jusqu’à début juillet pour prendre une décision sur ces deux dossiers, faute de quoi la Grèce ferait défaut sur sa dette dans les jours suivants.

    Ils ont, en revanche, d’ores et déjà clarifié la manière dont les créanciers privés seraient associés à un second plan de soutien. Il s’agira d’une participation informelle et volontaire, correspondant à ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient décidé à Berlin vendredi. « Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de définir d’ici début juillet les principaux paramètres d’une stratégie de financement pour la Grèce », peut-on lire dans un communiqué d’une page publié à l’issue de la réunion.

    « Les ministres des Finances de la zone euro sont d’avis que tout financement supplémentaire pour la Grèce sera de source publique et privée. (…) Une participation du secteur privé à un second plan d’aide à la Grèce se fera sur une base volontaire et informelle via un roll-over d’obligations grecques arrivant à maturité », est-il encore indiqué. Cette modalité est connue comme « l’initiative de Vienne », par laquelle des banques privées avaient accepté en 2009 de ne pas se désengager d’Europe centrale au plus fort de la crise.

    Après la valse-hésitation au cours de la semaine sur l’opportunité de débloquer la cinquième tranche d’aide de 12 milliards d’euros prévue dans le cadre du plan de 110 milliards approuvé en mai 2010, les ministres ont décidé de rester fermes. Ils ont de nouveau appelé à une unité politique nationale en Grèce « compte tenu de la longueur, de la magnitude et de la nature des réformes requises ».

    Surtout, ils « (ont) rappelé avec force au gouvernement grec que, d’ici la fin du mois, il doit faire en sorte que tous soient convaincus que tous les engagements pris par les autorités grecques soient remplis », selon les mots du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à la sortie de la réunion. « Vous ne pouvez pas imaginer une seconde que nous nous engagions à financer sans savoir si le gouvernement grec a endossé les obligations qui sont celles de la Grèce », a-t-il encore indiqué aux journalistes.

    Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a confirmé que les fonds ne seraient pas débloqués pour le moment, même si des discussions s’engageront entre les départements du Trésor des principaux États membres et les créanciers privés de la Grèce.

    http://www.lepoint.fr/economie/l-europe-demande-des-garanties-a-la-grece-20-06-2011-1343721_28.php

  19. BA dit :

    Il y a plus d’un an, le 25 avril 2010, Christine Lagarde avait annoncé la couleur.

    Le 25 avril 2010, Christine Lagarde avait expliqué que l’aide à la Grèce ne serait donnée qu’au compte-goutte, petit à petit. Elle avait prévenu qu’en cas de défaut de paiement de la Grèce, la France arrêterait aussitôt de verser ces aides à la Grèce.

    Lisez cet article :

    Le JDD : Qu’est-ce qui garantit le remboursement des Grecs ?

    Christine Lagarde : L’accord en cours de négociation le précisera, mais nous ne décaisserons pas l’intégralité des sommes tout de suite. Nous le ferons au fur et à mesure des besoins et en cas de défaut de paiement, nous mettrons aussitôt le pied sur la pédale du frein.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Lagarde-Solidaires-pas-complaisants-188597/

    Le cas de figure évoqué par Christine Lagarde est en train de se réaliser.

    Aujourd’hui, la Grèce est insolvable.

    Aujourd’hui, la Grèce est en défaut de paiement.

  20. EuroCrash dit :

    Merci pour cette vidéo, on y voit les défenseurs de l’oligarchie, les tueurs de débat et de réflexion économique, dans toute leur splendeur. Sylvestre, Kerdel et l’émanation de GS unis dans la même défense des intérêts d’une caste…

    La tête de Sylvestre quand il entend les mots de Scitivaux !!!

  21. Antoine dit :

    Sarkozy l’a dit : « Il faut sauver l’euro A TOUT PRIX ».

    Pauvres de nous.

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