L’Italie et l’Espagne prennent feu, l’Europe temporise

Nicolas Doze semble avoir compris l’extrême gravité de la situation. La peur a gagné toute l’Europe, mais on continue à tourner en rond : « On va continuer à acheter du temps dans une cacophonie politique absolue… L’objectif est d’acheter suffisamment de temps pour permettre aux banques et aux assureurs de prendre progressivement le large et de se mettre à l’abri des risques des pays du Sud. Quand leur survie ne sera plus menacée, alors les dettes des pays malades seront restructurées et les Etats vont prendre des paumes [pertes, NDLR] par dizaines de milliards d’euros. Ce sont les contribuables européens qui paieront ».

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour L’Italie et l’Espagne prennent feu, l’Europe temporise

  1. xavib dit :

    Ils n’y arriveront pas, ça pétera avant.

    • Oui xavib, ça « pétera » sans doute avant.

      Mais quoi qu’il en soit, les banques limiteront la casse tandis que les peuples (c’est-à-dire les contribuables ordinaires, les classes moyennes et populaires) paieront la note, et cette note sera extrêmement salée.

      Premier scénario (celui évoqué par Nicolas Doze) : Les banques s’en sortent car les dirigeants européens ont tout fait, via notamment l’achat de nouvelles dettes et de créances pourries par la BCE, pour qu’elles s’en sortent. Les contribuables passent ensuite à la caisse.

      Deuxième scénario : Le système s’écroule (restructuration de la dette d’un pays, refus des Allemands d’une monétisation plus poussée de la dette des Etats périphériques, éclatement de la zone euro, etc.). Là encore, les peuples essuient les plâtres : panique bancaire, blocage ou limitation des retraits sur dépôts, pertes sur les assurances-vie, etc.

  2. Jean LENOIR dit :

    Pas totalement convaincu… Il faudrait donner du temps au temps, mais les échéances sont là et les nouvelles dettes s’accumulent. Voyons si le Congrès américain vote une rallonge du plafond de dettes.
    Mais d’accord avec vous… pour le pratiquer : avoir un fonds de roulement légèrement négatif dans sa ou ses banques (aussi bien pour le particulier que la PME) est faire preuve d’une conduite avisée. De facto où se trouvent, en effet, les eaux calmes que rechercheraient les banquiers : quand la digue cède la boue s’étend partout…

    Bonne après-midi

    Jean LENOIR

  3. BA dit :

    Un répit était sensible mardi en milieu d’après-midi sur les marchés financiers, grâce aux interventions des autorités politiques et monétaires européennes, désireuses de calmer le jeu et d’éloigner les risques de contagion d’une crise grecque à l’Italie et l’Espagne.

    Après un lundi noir et une matinée très difficile, les marchés financiers se redressaient en milieu d’après-midi profitant de plusieurs interventions de responsables politiques et de celle, sur le terrain, de la Banque Centrale Européenne (BCE).

    Comme elle l’a déjà fait par le passé, l’institution de Francfort a acheté, selon des sources de marché, d’importantes quantités d’obligations espagnoles et italiennes pour pallier les ventes massives des investisseurs.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=3f3f6afc4ded3016816cc3b8ab2a4f75

  4. BA dit :

    L’agence de notation financière Fitch a annoncé mercredi avoir dégradé de trois crans la note souveraine de la Grèce, à CCC, contre B+ auparavant, en l’absence d’un nouveau plan d’aide « crédible et financé » de l’UE et du FMI à ce pays en proie à de graves difficultés.

    L’agence relègue ainsi la Grèce à trois crans de la note DDD, réservée aux émetteurs de dette en défaut de paiement, c’est-à-dire qui ne sont pas en mesure de rembourser leur dette.

    A l’appui de sa décision mercredi, l’agence souligne « l’absence d’un nouveau plan d’aide, intégralement financé et crédible » de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). A cela s’ajoutent de « fortes incertitudes entourant le rôle des créanciers privés » dans le plan et les perspectives macroéconomiques du pays.

    Fitch fait valoir que la Grèce a besoin d’argent pour éviter de se retrouver en faillite en 2012 et que cette urgence aurait justifié que l’UE et le FMI, ainsi que les créanciers privés, se mettent d’accord sur un nouveau plan au début du mois de juillet.

    Fitch avait déjà abaissé la note de dette de la Grèce de trois crans le 20 mai, à « B+ » contre « BB+ » auparavant, une sanction qu’Athènes avait rejetée comme ne prenant pas en compte ses engagements à intensifier les efforts de redressement économique du pays.

  5. BA dit :

    Mercredi 13 juillet 2011 :

    Trois crans de moins. C’est la sanction décidée par l’agence de notation financière Fitch, qui a dégradé sa note sur la Grèce, qui passe donc de B+ à CCC. En clair, l’agence considère maintenant qu’un défaut de paiement du pays est une « possibilité réelle ».

    Une décision jugée « incompréhensible » par le ministre des Finances grec. Plus encore que le gouvernement d’Athènes, c’est l’Europe que critique l’agence Fitch, évoquant « l’absence d’un plan crédible et dûment financé » de l’UE et du Fonds monétaire international. Les deux instances peinent en effet à se mettre d’accord sur un second programme de prêts, après un premier plan de 110 milliards d’euros adopté en mai 2010.

    Au sein même de l’Union, les dirigeants peinent à se mettre d’accord. D’abord annoncé pour vendredi, un sommet extraordinaire de la zone euro devrait se tenir la semaine prochaine. L’Allemagne avait d’abord exprimé des réticences sur la tenue d’une telle réunion, attendant d’en savoir plus sur une participation du secteur privé, avant d’en accepter le principe mercredi.

    Pour Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne et ancien Premier ministre italien, l’Europe a « lourdement échoué » à surmonter la crise de la dette. Il appelle notamment Berlin à « assumer un rôle de direction ».

    Dans une lettre ouverte, le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani, fulmine : « le spectacle que donnent les Européens face à la crise grecque est un véritable désastre ». A force de tergiverser, prévient-il, « l’Europe danse au bord du gouffre ».

    http://www.europe1.fr/Economie/La-Grece-s-enlise-dans-la-crise-628525/

  6. BA dit :

    Vendredi 15 juillet 2011 :

    Aujourd’hui, les taux des cinq Etats en faillite ont explosé.

    Les courbes sont en train d’augmenter de façon spectaculaire.

    Italie : taux des obligations à 2 ans : 4,222 %.

    Italie : taux des obligations à 3 ans : 4,794 %.

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,757 %.

    Espagne : taux des obligations à 2 ans : 4,224 %.

    Espagne : taux des obligations à 3 ans : 4,820 %.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,071 %.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 23,114 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB2YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 22,619 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 14,037 %. Record historique battu.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 19,372 %. Record historique battu.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 20,177 %. Record historique battu.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 12,680 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 33,064 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 32,671 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,578 %.

  7. BA dit :

    Dimanche 17 juillet 2011 :

    Le chef de la Bundesbank opposé aux euro-obligations pour aider Athènes.

    Le chef de la banque centrale allemande a fustigé dimanche dans la presse l’idée d’émettre des euro-obligations garanties par les Etats de la zone euro afin d’aider la Grèce, et douté de l’efficacité d’un allègement de la dette grecque dans le contexte actuel.

    « Il n’y a rien de mieux pour détruire rapidement et durablement une solide politique budgétaire qu’une garantie commune des dettes des Etats », fustige Jens Weidmann dans un entretien au journal allemand Bild am Sonntag.

    « C’est exactement ce que certains politiques et économistes proposent, avec les euro-obligations, pour résoudre les problèmes de la Grèce », précise-t-il.

    M. Weidmann estime qu’avec cette option « les contribuables européens, en particulier allemands, auront à assumer la totalité de la dette grecque », et qu' »il s’agirait d’un pas important vers une union des transferts, que l’Allemagne a jusqu’à présent écartée à juste titre ».

    Par ailleurs, selon le banquier central, « la Grèce consomme bien plus qu’elle ne produit, les comptes nationaux montrent des déficits importants » et « tant que cette situation perdurera, même un allègement de la dette n’apportera pas de véritable amélioration ».

    L’idée de créer des euro-obligations garanties par des Etats mieux notés que la Grèce par les agences d’évaluation financière, et bénéficiant de ce fait de taux d’intérêts plus bas, est avancée par certains pour répondre aux problèmes d’Athènes et à ceux des pays plongés dans une situation économique similaire.

    Alors que les Allemands rejettent catégoriquement toute option se traduisant par une augmentation des impôts, les euro-obligations entraîneraient une hausse du loyer de l’argent pour les pays qui la mettraient en place.

    Dans un sondage publié par Bild am Sonntag dimanche, 60 % des Allemands disent avoir « peu ou très peu confiance » dans la monnaie européenne, contre 54 % en décembre.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=408cad97af5db7a5d81dd7d7413561b7

  8. BA dit :

    Lundi 18 juillet 2011 :

    Zone euro : aujourd’hui, les taux des cinq Etats en faillite ont explosé.

    Les courbes sont en train d’augmenter de façon exponentielle.

    Italie : taux des obligations à 2 ans : 4,574 %.

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,970 %. Record historique battu.

    Espagne : taux des obligations à 2 ans : 4,559 %. Record historique battu.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,316 %. Record historique battu.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 20,359 %. Record historique battu.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 12,675 %.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 23,222 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 14,079 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 35,976 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 18,211 %. Record historique battu.

  9. BA dit :

    La chancelière allemande Angela Merkel a prévenu mardi qu’un sommet des dirigeants de la zone euro prévu jeudi, et consacré à l’élaboration d’une nouvelle aide pour la Grèce, n’aurait pas de résultat « spectaculaire ».

    « Quiconque veut prendre ses responsabilités politiques le sait bien : il n’y aura pas de grande avancée spectaculaire d’un coup, pas demain, pas jeudi », a déclaré la chancelière lors d’une conférence de presse avec le président russe Dmitri Medvedev.

    Il y a en Europe « un fort désir de faire un grand pas, un pas final, de préférence spectaculaire pour mettre fin à plus d’un an de spéculations et de revirements de situation », a dit la chancelière.

    « J’entends prononcer des mots comme restructuration de la dette, obligations européennes, union de transferts, et cela donne l’impression que le sujet ‘Grèce’, le sujet ‘euro’ pourront ensuite être mis de côté ».

    Mais tout en qualifiant ce désir de faire table rase d’« humain », elle a déclaré : « Je ne vais pas y céder, le gouvernement allemand ne va pas y céder ».

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-07-19/merkel-ne-s-attend-pas-un-a-resultat-spectaculaire-lors-du-sommet-de-jeudi-851982.php

  10. BA dit :

    La solidarité supranationale, soit ça existe, soit, ça n’existe pas.

    Vous rendez-vous compte que le budget européen n’est que de 1% du PIB ?

    Non mais vous vous rendez compte ?

    Cela veut dire que l’Europe est foutue.

    L’Allemagne ne paiera pas pour la Grèce.

    Voyez un peu les taux Bloomberg…

    Avis à tous les bisounours.

    Avis à Christine Lagarde.

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