Marc Faber : « Il faut laisser les pays et les banques en difficulté faire faillite, même si la solution est douloureuse »

« Cela ne me gêne pas que des assurances, des gouvernements et des banques ayant acheté des obligations de la Grèce perdent de l’argent. Si certains pays font faillite, ils entraîneront les banques avec eux. Mais laissons ces établissements faire défaut tout en protégeant les épargnants. Ce choix est nettement meilleur que de sauver les banques avec l’argent du contribuable et de se rendre compte deux années plus tard que les banquiers reçoivent des bonus record. Il faut punir les banquiers ! Le secteur financier est devenu bien trop gros par rapport à l’économie réelle. A mon avis, le secteur financier doit s’occuper de garder l’épargne des gens et de la prêter à d’autres. Les banques ne devraient pas s’occuper de trading. Est-ce que le sauvetage des banques aux Etats-Unis a apporté quelque chose à l’économie ? Non ».

Marc Faber, Le Temps, le 6 août 2011

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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4 commentaires pour Marc Faber : « Il faut laisser les pays et les banques en difficulté faire faillite, même si la solution est douloureuse »

  1. Jean LENOIR dit :

    Bien sûr Olivier,

    Ce qui est simple s’énonce clairement. Le sauvetage des banques nous mène tout droit vers un double dip et une faillite généralisée des états. J’estime au vu de vos articles et des chiffres qui circulent que, cette fois, le secteur bancaire ne pourra plus être sauvé – mais aussi, malheureusement qu’il n’y aura aucune latitude pour sauver l’épargnant, doublement asséché par la faillite des états et des banques.
    La punition ne pourra plus venir alors que de la colère de la rue. Je l’ai écrit dès 1996 car, vous le savez, j’ai la « vision » des déséquilibres et de leurs conséquences et « l’éclairage » de l’homo politicus et de l’homo predatorius : je ne sais pas quels tribunaux jugeront les politiques et les banquiers, donc, mais il faudra bien que l’irresponsabilité publique trouve une sanction qu’aucune assurance ne saurait couvrir (à l’instar de la responsabilité civile non délictueuse).
    Je le dis et je me répète, nous sommes entrés dans une ère d’effondrement (économique) cataclysmique que j’ai parfois du mal à faire saisir à mes interlocuteurs, car pas très vendeuse !
    Aux premiers craquements en 2007 tout était possible, mais maintenant, même en divisant le poids financier de l’état, l’effondrement s’accompagne de l’aspiration d’un « maelström vénéneux », pour la référence à 1996.
    Qu’un homme politique ou un banquier ose venir me tenir une argumentation qui tienne la route pour me démentir : je l’attends et de pied ferme et sans langue de bois.

    Amitiés

    Jean LENOIR

    PS j’aime ce genre d’article court et clair

  2. BA dit :

    Les banques allemandes sont très très mal.

    Mardi 16 août 2011 :

    La croissance allemande a ralenti brutalement au 2ème trimestre.

    Le produit intérieur brut allemand (PIB) n’a augmenté que de 0,1 % au deuxième trimestre par rapport au premier, selon une statistique parue mardi, soit un coup de frein plus brutal que prévu.

    L’Allemagne a donc fait à peine mieux que la France, qui a connu une croissance nulle au deuxième trimestre.

    L’annonce de cette contre-performance allemande coïncide avec une rencontre très attendue entre la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, devant se dérouler en fin d’après-midi à Paris. La réunion a pour thème la crise de la dette en zone euro.

    Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient certes un ralentissement après un début d’année tonitruant pour l’économie allemande, mais espéraient malgré tout une croissance plus élevée au deuxième trimestre, de 0,4 %.

    Au premier trimestre, la croissance s’affichait encore à 1,3 %, a indiqué l’Office fédéral des statistiques (Destatis) dans un communiqué.

    Ce chiffre a lui-même été corrigé en baisse : Destatis avait initialement annoncé une croissance de 1,5 % pour le début d’année.

    Chose inhabituelle pour un pays champion des exportations, le commerce extérieur a apporté une contribution négative au PIB allemand au printemps, c’est-à-dire que les importations ont dépassé les exportations, a relevé Destatis.

    « La consommation privée ainsi que les investissements dans le bâtiment ont aussi freiné l’économie allemande au deuxième trimestre », a encore indiqué l’Office des statistiques, sans donner plus de précisions.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e91eefb8cfd696b3dc424aeb2fa923de

  3. BA dit :

    L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Au vendredi 12 août 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 miliards d’euros.

    Les « actifs » de l’Eurosystème sont de 2073,026 milliards d’euros.

    En clair : le capital et les réserves de l’Eurosystème constituent seulement 3,93 % des « actifs » de l’Eurosystème.

    Sur ces soi-disant 2073 milliards d’euros d’ « actifs », combien de dizaines de miliards sont en réalité des actifs pourris ?

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs110816.fr.html

    Aujourd’hui, l’Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.

    Déjà, le jeudi 16 décembre 2010, les dirigeants de l’Eurosystème avaient demandé aux chefs d’Etat de le recapitaliser : les contribuables européens avaient dû payer 5 milliards d’euros pour recapitaliser l’Eurosystème.

    Contribuables, préparez-vous à payer de nouveau.

    Contribuables, préparez-vous à payer pour recapitaliser l’Eurosystème.

  4. BA dit :

    1- Le budget de l’Union Européenne.

    Les Etats-Unis d’Amérique ont un budget fédéral qui représente 25,3 % du PIB des Etats-Unis (pour l’année 2011).

    Mais en revanche, en Europe, les Etats européens riches veulent maintenir le budget de l’Union Européenne au niveau ridicule de 1 % du PIB de l’Union Européenne.

    En Europe, le jeudi 30 juin 2011, les Etats européens riches ont refusé de porter le budget de l’Union Européenne à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne.

    Conséquence : de 2014 à 2020, le budget de l’Union Européenne restera à seulement 1 % du PIB de l’Union Européenne ! C’est ridicule de parler du fédéralisme européen avec un budget européen de 1 % du PIB !

    http://www.lepoint.fr/economie/plusieurs-pays-s-elevent-contre-la-proposition-de-hausse-du-budget-de-l-ue-30-06-2011-1347999_28.php

    2- Les euro-obligations.

    Les Etats européens pauvres veulent la création d’euro-obligations, car ils sont obligés de payer un taux d’intérêt exorbitant quand ils lancent un emprunt (un emprunt à 10 ans par exemple).

    Mais en revanche, les Etats européens riches paient un taux d’intérêt très bas, de moins de 3 %, lorsqu’ils lancent un emprunt à 10 ans.

    Les Etats européens riches ne veulent pas créer d’euro-obligations, car si des euro-obligations étaient créées, ils seraient obligés d’emprunter à un taux d’intérêt bien supérieur au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.

    Le sommet franco-allemand du mardi 16 août n’avait même pas mis à son ordre du jour les euro-obligations ! Tu m’étonnes !

    Les Etats européens riches n’accepteront jamais la création d’euro-obligations. Arrêtons de croire au père Noël.

    3- Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF).

    Les Etats européens riches ne veulent pas payer pour sauver de la faillite les cinq Etats européens surendettés (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne). Les Etats européens riches ont donc refusé d’augmenter la capacité effective de prêts du FESF, qui est aujourd’hui de seulement 440 milliards d’euros !

    Dernier exemple en date : mardi 16 août, la France et l’Allemagne ont de nouveau répété que le FESF ne sera pas augmenté.

    Seulement 440 milliards d’euros de prêts pour sauver de la faillite le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, et l’Espagne ! C’est ridicule ! Tout le monde sait que ça ne suffira pas !

    Conclusion :

    – Les Etats européens riches ne veulent pas payer pour sauver de la faillite les Etats européens pauvres.

    – Il n’y a pas de solidarité entre les Etats européens riches et les Etats européens pauvres.

    – Il n’y aura jamais le fédéralisme en Europe.

    – Le fédéralisme en Europe, c’est du pipeau pour les bisounours.

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