Marc Fiorentino : « Personne ne sait, actuellement, combien valent les banques occidentales »

« Personne ne sait, actuellement, combien valent les banques occidentales. Et c’est cette incertitude qui leur vaut d’être ciblées par les marchés boursiers. Quelle est exactement l’exposition de chaque établissement aux dettes souveraines de chaque pays ? Et combien vaut cette dette, actuellement comptabilisée à 100% de sa valeur, sauf pour la dette grecque ? »

Entretien avec le Nouvel Observateur, le 18 août 2011

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Marc Fiorentino : « Personne ne sait, actuellement, combien valent les banques occidentales »

  1. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    J’ai lu l’article de Marc Fiorentino. Pourquoi 3 ans pour équilibrer les finances publiques ? Pourquoi pas tout de suite ? En ne les équilibrant pas tout de suite on fabrique encore plus de dettes et comme s’il n’y en avait pas assez.

    Pour ma part je pense que les banques européennes ne valent plus grand chose, pour celles qui sont exposées. On court tout droit vers la faillite généralisée et il ne restera plus qu’une banque décharge publique à créer pour recueillir les détritus …in fine à la charge des contribuables pendant quelque deux générations – sachant que retraites, déséquilibres sociaux, dépendance ne sont pas au programme.

    Mais Dieu quels médiocres ont pu permettre cela !

    A bas la démocratie élective des auto-proclamés meilleurs candidats.

    Jean LENOIR

  2. BA dit :

    Economie : pour Angela Merkel, les euro-obligations ne sont pas la solution.

    Les euro-obligations ne sont pas la réponse à la crise de la dette dans la zone euro, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

    «Les euro-obligations sont tout à fait la mauvaise réponse à la crise du moment», a-t-elle dit, dans un entretien à la chaîne ZDF qui doit être diffusé dimanche 21 août.

    «Elles nous amèneraient à une union de la dette, et non à une union de la stabilité».

    L’émission d’euro-obligations coûterait des milliards d’euros à l’Allemagne chaque année, selon des calculs du ministère allemand des Finances cités par l’hebdomadaire Der Spiegel.

    «La première année cela signifierait 2,5 milliards d’euros d’intérêts en plus pour le budget du ministre des Finances Wolfgang Schaüble, et la seconde année les coûts seraient deux fois plus élevés», écrit Der Spiegel dans des extraits de son enquête transmis à la presse.

    Au bout de dix ans, le coût total serait de 20 à 25 milliards d’euros, selon les calculs du ministère des Finances.

    La France et l’Allemagne sont farouchement opposées à l’idée d’émettre des emprunts pour le compte de l’ensemble de la zone euro, comme le prônent beaucoup de professionnels des marchés pour mettre un terme à la crise de la dette souveraine européenne.

    (Dépêche Reuters)

  3. BA dit :

    Mardi 16 août 2011 :

    La Grèce déposera une garantie dans les caisses de l’Etat finlandais.

    Le ministère finlandais des Finances avait annoncé mardi que la Grèce avait accepté un accord permettant de garantir le remboursement de la contribution finlandaise au prêt international de 158,6 milliards d’euros promis le 21 juillet à Athènes.

    L’accord prévoit que la Grèce dépose dans les caisses de l’Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu’elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

    Le nantissement était un préalable fixé par Helsinki pour accorder sa participation au prêt international à la Grèce.

    Lundi 22 août 2011 :

    Grèce/Finlande : Moody’s s’inquiète.

    Moody’s a déclaré lundi 22 août que des accords bilatéraux sur la mise en place de collatéraux attachés aux prêts consentis à la Grèce seraient négatifs pour la note de crédit d’Athènes et celle des autres pays aidés.

    La demande de la Finlande de voir ses prêts garantis par des actifs, condition sine qua non pour sa participation au plan d’aide à la Grèce, menace de faire tache d’huile en Europe, alors que l’Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie ont dit souhaiter à leur tour pouvoir profiter d’une telle garantie.

    « La tentative d’accord finno-grec sur un collatéral soulève des inquiétudes sur la volonté et la capacité de certains dirigeants de la zone euro à appliquer les mesures nécessaires pour préserver la stabilité de l’union monétaire européenne », juge l’agence de notation.

    « Cette réticence accentue la pression sur l’Allemagne et la France pour prendre une position de soutien plus tranchée à l’égard de la zone euro, avec des propositions plus concrètes et plus immédiates que celles dévoilées par les deux pays la semaine dernière. »

    Moody’s dit s’attendre à ce que les pays membres de la zone euro rejettent l’accord entre la Finlande et la Grèce. La recherche de tels accords risque en effet de retarder le déblocage de la tranche suivante de l’aide à Athènes et de précipiter un défaut, souligne-t-elle.

    En outre, la prolifération d’accords sur des collatéraux limiterait la disponibilité des fonds pour les futurs programmes.

    (Dépêche Reuters)

  4. BA dit :

    Lundi 22 août 2011 :

    La Banque Centrale grecque a annoncé ce week-end que les quatre plus grandes banques du pays ont donné leur accord pour prendre jusqu’à 50 millions d’euros d’obligations convertibles pour aider à recapitaliser la petite banque privée grecque Proton Bank.

    Cette dernière est pourtant soupçonnée de détournement de fonds, mais est soutenue par l’Etat grec fin d’éviter « les répercussions négatives » sur le système bancaire grec.

    Selon une source du Financial Times, l’accord précède une annonce attendue des banques du pays qui demanderont d’urgence des liquidités à la Banque Centrale grecque.

    Les quatre grandes banques grecques – National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank – font en effet face à une crise de liquidités menaçante alors qu’environ 10 milliards d’euros des dépôts du gouvernement vont être retirés auprès des banques grecques pour rembourser la dette venant à échéance dans les semaines à venir.

    National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank déploraient en avril l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros due à des retraits en série des Grecs, soit 4,5 % du total de l’argent du système bancaire du pays.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110822trib000643654/les-banques-grecques-s-entraident-pour-eviter-la-faillite.html

  5. BA dit :

    Mercredi 24 août 2011 :

    Les marchés obligataires européens ont continué à se tendre mercredi, les pays solides de la zone euro souffrant d’un recul de l’aversion pour le risque, et la Grèce souffrant des craintes pesant sur le deuxième plan de sauvetage annoncé pour le pays fin juillet.

    Du côté des pays dits périphériques – les plus fragiles de la zone euro -, les taux grecs à 10 ans continuaient à se tendre, repassant au-dessus des 17% à 17,493% contre 16,926% mardi.

    Les rendements grecs à deux ans s’inscrivaient à un niveau record à 44,025%, contre 39,607% la veille.

    Les garanties exigées par la Finlande pour venir en aide à la Grèce « fragilisent la mise en oeuvre du second plan d’aide mise en place pour ce pays et ravivent les inquiétudes des investisseurs », a souligné M. Naam.

    La semaine dernière, Helsinki a annoncé être parvenu à un accord avec Athènes au sujet de ces garanties, soulevant de vives tensions dans la zone euro.

    L’Autriche, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Slovénie ont laissé entendre qu’ils souhaitaient le même traitement de faveur. L’Allemagne reste de son côté fermement opposé au versement de toute garantie.

    Les autres rendements des pays fragiles souffraient de la cacophonie qui perdure au sein de l’Union monétaire. Le taux à 10 ans de l’Espagne montait à 4,993% contre 4,973% mardi, et celui de l’Italie à 5,032% contre 4,992%.

    (Dépêche AFP)

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 44,025 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,892 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  6. Eonia dit :

    « Personne ne sait, actuellement, combien valent les banques occidentales. »

    Les banques elles mêmes ne le savent pas, hélas….

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