Olivier Delamarche le 30 août 2011

On ne s’en lasse pas… La fin surtout : « Les banques maquillent leurs comptes ? Non…. c’est pas possible, c’est dingue ce que vous me dites !! Quand Madame Lagarde était ministre des Finances, elle nous disait que les banques n’avaient aucun problème, qu’elles allaient bien… et là aujourd’hui, maintenant qu’elle est au FMI, ça pose des problèmes, les banques ? C’est amusant. »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Olivier Delamarche le 30 août 2011

  1. BA dit :

    Qu’est-ce qu’on fait des cinq Etats insolvables de la zone euro ? Le cas le plus énorme : la Grèce. En Grèce, l’Etat est insolvable. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Deuxième question : les banques françaises sont exposées à la Grèce pour 45,268 milliards d’euros, soit 65,047 milliards de dollars. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Troisième question : en Grèce, le ministère des Finances avait commandé un rapport aux commissaires aux comptes du Parlement grec. Mercredi 31 août, ils ont rendu leur rapport : « la dette grecque est hors de contrôle. » Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110831.REU2362/la-dette-grecque-hors-de-controle-dit-une-commission-d-experts.html

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonjour BA,

    C’est pas grave …Madame Lagarde disait bien en 2008 que la crise financière ne touchait pas à l’économie réelle.
    Pour la crise grecque, à mon avis, on ne fait rien tant que les banques tiennent le choc (à mon avis, aussi, pas longtemps) et alors il ne restera plus qu’à convaincre Angela Merkel (*) d’emboîter le pas à Bernanke et d’y aller de bon coeur avec le quantitative easing à la sauce européenne.
    Pourvu qu’on tienne jusqu’aux prochaines élections, et, alors, Dieu ait pitié des élus du peuple …élus du peuple qui aura tant eu la trouille que tout se casse la gueule qu’il sera prêt à faire l’amour avec n’importe quel(le) candidat(e) qui lui débitera les sornettes qu’il a envie d’entendre ou les schémas réducteurs auxquels il a envie de croire.
    Eternel recommencement, n’est-ce pas Olivier ?

    Au prochain épisode

    Jean LENOIR

    PS (*) ultime argument auprès d’Angela, le devoir de mémoire au nom de l’Holocauste, par exemple, afin que le peuple allemand ne porte pas la responsabilité de l’Holocauste financier de la dette

    • Dédé la sardine dit :

      Il me semble bien que la Banque Centrale Européenne n’a pas attendu Angéla pour commencer à monétiser la dette des pays de l’euroland !

      C’est pas 120 ou 130 milliards de rachats de dettes grecques, portugaises, italiennes, espagnoles…??

  3. BA dit :

    Les commissaires au comptes du Parlement grec viennent de rendre leur rapport :

    « La dette grecque est hors de contrôle. »

    Maintenant, il va falloir agir.

    1- Première possibilité : le statu quo.
    On continue de faire ce qu’on a toujours fait.
    La BCE continue de racheter des obligations d’Etat grecques pour « rassurer les marchés », qui ne sont jamais rassurés.
    On continue de faire des « plans de sauvetage », qui ne sauvent jamais personne.
    On continue de faire des « Fonds de Stabilité », qui ne stabilisent jamais rien.
    On continue de faire des centaines de réunions, qui ne règlent jamais les problèmes.
    On continue d’apporter des milliards d’euros en garantie, que nous ne reverrons jamais puisque la Grèce ne peut pas rembourser ses dettes.
    Rappel : concernant le Fonds Européen de Stabilité Financière, la France s’est engagée pour un plafond de garantie de 159 milliards d’euros. Je dis bien : 159 milliards d’euros. La Grèce est incapable de rembourser : les contribuables français vont l’avoir dans le …

    2- Deuxième possibilité : l’Union des dettes.
    L’Union Européenne devient une Union des dettes. Le problème grec est réglé. Les contribuables européens paieront.

    3- Troisième possibilité : l’explosion.
    Les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie. La Grèce sort de la zone euro. La Grèce retourne à sa monnaie nationale, la drachme. La Grèce dévalue massivement pour relancer son économie.

    4- Quatrième possibilité : la privatisation de tout.
    La Grèce privatise tout, sauf la Justice, la Police et l’Armée, parce qu’il va falloir réprimer les émeutes. La dette grecque est enfin remboursée. Le chaos s’installe.

    • Dédé la sardine dit :

      Perso, je mise sur la 1) ou la 3).
      Pour la 3) il y a une variante : c’est pas la Grèce mais c’est l’Allemagne qui s’en va…

  4. BA dit :

    Recapitalisation des banques européennes : une facture à 200 milliards d’euros ?

    Mais ce débat comptable pose deux questions capitales.

    La première, c’est l’opacité persistante des bilans bancaires. En résumé, les banques européennes estiment que les dettes souveraines, inscrites pour l’essentiel dans leurs portefeuilles bancaires (banking book), seront remboursées à maturité et qu’il n’y a donc pas lieu de provisionner dès lors que le risque n’est pas « avéré ». Et quand ce dernier est « avéré », comme sur la dette grecque, les banques sont libres d’apprécier le montant de la provision à constituer avec leurs modèles internes.

    En juin 2011, plusieurs commissaires aux comptes, de plus en plus mal à l’aise avec la position des banques françaises, ont provoqué une réunion informelle avec les régulateurs pour faire le point sur cette question avant la clôture des comptes. Et, fait exceptionnel, le Bureau des standards comptables internationaux s’est publiquement ému auprès de la Commission européenne des différences de traitement comptable appliqué à la dette grecque par les banques. Alors que les « stress tests » ont perdu beaucoup de crédibilité, personne ne connaît le montant des provisions, et ne peut donc réellement évaluer la qualité d’un bilan bancaire. C’est l’une des principales raisons de la faible valorisation du secteur en Europe, qui capitalise à peine 0,7 fois l’actif net contre 2,1 fois en 2006.

    Derrière le bras-de-fer entre l’Europe et le FMI se cache également une question politique : le remboursement à maturité des dettes souveraines renvoie en effet à la crédibilité du plan de sauvetage européen à enrayer la crise grecque et sa contagion dans les autres pays surendettés. Les économistes du FMI en doutent.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20110902trib000646403/recapitalisation-des-banques-europeennes-une-facture-a-200-milliards-d-euros-.html

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