Olivier Delamarche : « Le risque systémique n’est pas encore complètement matérialisé »

A voir l’avalanche de mauvaises nouvelles d’un côté, et de déclarations surréalistes de l’autre (auront-ils un jour le courage de dire la vérité ?), je crains pourtant que le game over ne soit plus très loin… Même Goldman Sachs, dans un rapport secret de 54 pages dévoilé par le Wall Street Journal (et publié par ZeroHedge), évoque un effondrement économique global en Europe, aux Etats-Unis et en Chine !

Evidemment, tout ce qui vient de Goldman Sachs est à prendre avec des pincettes, tant est grande leur aptitude à manipuler leurs propres clients en pariant contre eux… Mais ce qu’on peut lire tous les jours dans la presse, aussi maquillé cela soit-il, est assez parlant : Les politiques ont totalement perdu le contrôle des événements, la Grande Crise est devant nous.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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5 commentaires pour Olivier Delamarche : « Le risque systémique n’est pas encore complètement matérialisé »

  1. BA dit :

    Mardi 6 septembre 2011 :

    Grèce : taux des obligations à un an : 88,485 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 52,314 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 19,815 %. Record historique battu.

    Mathieu Bruckmüller : Comment expliquez-vous la déroute des banques en Bourse ?

    Sébastien Korchia, gérant actions chez Meeschaert : La semaine dernière, une mission d’évaluation composée du FMI, de l’Union Européenne et de la BCE qui s’était rendue en Grèce pour superviser la mise en place de leur plan d’austérité a claqué la porte. Le marché se dit que le FMI pourrait arrêter de renflouer la Grèce. Pour preuve, le taux d’intérêt des obligations grecques à un an a atteint hier les 80%. A deux ans, il est à 49%. De tels chiffres suggèrent que les investisseurs parient sur un défaut quasi-certain du pays. Si cela se produit, c’est la fin de la partie. La Grèce sera en faillite et les obligations grecques ne vaudront plus rien. En conséquence, les banques européennes qui détiennent en partie de la dette grecque (dont la Société Générale, BNP Paribas et BPCE) subiront des pertes conséquentes. Elles devront donc être recapitalisées jusqu’à 200 milliards d’euros si l’on en croit le FMI. Seul hic: faire une augmentation massive de capital en période de chute des marchés boursiers n’est pas très opportun, surtout si toutes les banques se livrent de concert à cet exercice.

    Mathieu Bruckmüller : Quelle est la solution pour enrayer cette spirale à la baisse ?

    Sébastien Korchia : La décision est politique. La question qui se pose est : ne faut-il pas laisser sortir la Grèce de l’euro pour qu’elle puisse procéder à une dévaluation massive afin de s’en sortir ? Pour le marché, la solution serait que les sommes consacrées au sauvetage de la Grèce soient désormais dédiées à la recapitalisation des banques européennes. Bref, laisser la Grèce faire faillite et créer un plan de sauvetage pour les institutions financières. C’est la seule solution pour arrêter l’hémorragie. Car au final, une chute en dominos des banques serait beaucoup plus grave que la faillite de la Grèce.

    • H Ponchorion dit :

      Nous boirons le calice jusqu’à la lie. Ils ne laisserons jamais tomber leurs maitres de la finance.

      Cela finira par des nationalisations partielles des banques.

      Comme d’hab : « privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes »

      Si encore cela pouvait relancer la machine. Mais même pas.

      C’est comme si on foutait le feu à 50 milliards de billets de 500 et qu’on les emprunte à coté.

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Pour ce qui me concerne, car la crise systémique est inscrite dans les données, parce que l’effondrement cataclysmique est proche, pour la raison que ce sera quelque chose qui peut ressembler à la disparition de la civilisation Inca ou à celle de la vie sur l’Ile de Pâques, il me restera le goût amer de la pratique démocratique ayant conduit à cela.
    L’animal politique a besoin, dans nos « démocraties », pour exister, d’avancer des promesses et des mesures qui portent en elles les germes du déséquilibre, donc du pourrissement et de la destruction. Il se vend donc, à grand rempart de coups de communication, comme Colgate, Palmolive ou Dubonnet (pour les plus anciens d’entre nous DU BO, DU BON, DUBONNET ! ça vous dit quelque chose ?)…
    Ensuite, l’élu fait ou ne fait pas mais maximalise les effets en occultant les contre-effets. Tant que ça ne pète pas « tout va bien », quand ça craque on fait du n’importe quoi et « tout va bien » car il lui faut continuer à plaire à tout prix pour exister.
    Il n’est que de voir la répugnance actuelle des élus pour toute mesure douloureuse « qu’il s’agisse de la TVA Mickey, ou des taxations immobilières… » pour comprendre que c’est être incompétent que de ne pas vouloir flatter l’électorat au nom de sa propre survie (chez nous : ailleurs le mater)
    J’ai souvent imaginé que les candidats à des fonctions électives seraient triés sévèrement, pendant des semaines ou des mois, par des cabinets indépendants spécialisés. Cela éviterait à des hommes douteux, incompétents, non formés, sans réussite durable attestée, de se propulser sous les feux de la rampe pour séduire l’électorat dont la masse n’a pas vocation et la compétence globalement pour juger de la validité d’un homme ou d’une femme qui se soumet à ses suffrages. Il existe en effet un ballet dangereux, vénéneux sinon mortel, entre le candidat et l’électeur, entre l’élu et l’administré. Lorsque la fausseté de la situation apparaît nettement, la masse devient incontrôlable – ainsi que cela se passe dans de nombreux pays.
    Tout et son contraire peut arriver.

    Nous n’aimons pas ce qui se passe, nous comprenons que plus personne, même l’être le plus formé et le plus honnête ne peut plus contrôler ce qui se passe. La limite du décrochage est proche et nous savons, amplement commenté par l’actualité aéronautique, quelle en est la conséquence.

    Jean LENOIR

  3. Jean LENOIR dit :

    A la réflexion, je souhaiterais ajouter que les états n’ont pas le courage de véritablement réduire les dépenses (ou dans des laps de temps si courts) ni de réduire de manière drastique leurs effectifs et train de vie. Merci Olivier

  4. SomeOne dit :

    Encore une mauvaise nouvelle: la Slovaquie bloque le lancement du Fonds européen de stabilité financière………

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/06/la-slovaquie-bloque-le-lancement-du-fonds-europeen-de-stabilite-financiere_1568604_3214.html#xtor=AL-32280184

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