Les rumeurs les plus folles circulent

Pendant que Bernanke et Trichet broient du noir bien noir et le font savoir, des rumeurs inouïes se répandent sur les marchés et dans les médias : ici on rapporte que la Grèce ferait défaut dès ce week-end, là (cf. ci-dessous) que le G7 s’apprêterait à annoncer, ce week-end également, un quantitative easing (QE) généralisé ! En d’autres termes, la planche à billets universelle, ou, si l’on préfère, un Weimar II planétaire ! Vivement ce week-end, qu’on se repose un peu…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Les rumeurs les plus folles circulent

  1. Lionel dit :

    Vu l’état du bon Grec à 96%, la Grèce est donc a 96% de la faillite.

    L’effondrement systémique débutera à ce moment là. Une jolie façon du groupe Bilderberg de fêter le 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre avec le déclenchement des garanties CDS irrécouvrables…

    http://gold-up.blogspot.com/2011/09/le-g7-pret-lancer-leur-arme-de.html

  2. Geraldine dit :

    Tout ça avec une attaque coordonnée contre le cours de l’or, pour faire illusion…. quand je pense que la BNS a dégommé le franc suisse et que l’or a quand même baissé…..

  3. BA dit :

    Vendredi 9 septembre 2011 :

    Grèce : taux des obligations à un an : 97,964 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 56,976 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 20,555 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  4. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Nous y voilà avec un peu de retard. Si la planche à billets est lancée… alors nous allons nous trouver lessivés – pour ma part, au vu des éléments du dossier, on entrera dans une ère d’hyperstagflation.
    Regardez les files d’attente aux Etats-Unis dans les années trente, ces films qui montrent les chômeurs en file d’attente pour recevoir un bol de soupe chaude.
    Les politiques et autres administrateurs n’ont pas eu le courage de sabrer dans la dépense publique (au non de leur égoïsme de caste), eh bien voilà le résultat.

    Puisque nous arrivons au week-end, une petite histoire juste pour vous dérider :
    « Au Zimbabwe, juste avant l’hyper inflation (à la fin des années 1990) un expresso valait un dollar de là-bas. En 2009 il fallait cinq mille milliards de dollars en poche pour commander un expresso …mais il y avait belle lurette qu’on ne trouvait plus d’expresso » Le plus gros billet en circulation en 2009 était un billet de cent mille milliards de dollars pour une contrevaleur de vingt euros !

    En 2006 le taux de chômage était de 80%.

    Est-cela que nous voulons ? Vous qui êtes aux commandes, vous feriez bien de méditer aux conséquences de ce que vous allez lâchement décider.

    Amitiés

    Jean LENOIR

  5. BA dit :

    Samedi 10 septembre 2011 :

    La signification de la démission de Jürgen Stark : cette démission signifie que la France n’est plus dans le groupe des Etats européens du Nord. Cette démission signifie que la France vient de basculer dans le groupe des Etats européens périphériques.

    1- Le groupe des Etats européens du Nord était jusqu’à présent constitué des Etats du coeur de l’Europe, du Nord de l’Europe, et la France en faisait partie.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens du Nord ne veulent pas payer pour sauver les Etats européens périphériques.

    Exemple numéro 1 : jeudi 30 juin 2011, le Royaume-uni, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark et la Suède déclarent qu’ils ne veulent pas que le budget de l’Union Européenne soit porté à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne. Ils veulent que le budget de l’UE reste au niveau ridicule de 1 % du PIB de l’UE.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens du Nord ne veulent pas la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les dirigeants de la BCE originaires des Etats européens du Nord ne veulent pas que la BCE rachète les obligations des Etats européens périphériques. L’Allemand Jürgen Stark était notoirement opposé à cette action, rejoint en cela par le patron de la Bundesbank, l’Allemand Jens Weidmann, ou encore le Néerlandais Klaas Knot.

    Lisez cet article très important :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/09/04016-20110909ARTFIG00668-la-bce-se-dechire-sur-la-strategie-pour-sauver-l-euro.php

    2- Le groupe des Etats européens périphériques était jusqu’à présent constitué des cinq Etats européens en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens périphériques sont en faillite, et ils veulent que les Etats européens du Nord paient davantage pour les aider.

    Exemple numéro 1 : les Etats européens périphériques veulent que le budget de l’UE soit augmenté de façon massive.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens périphériques veulent la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les Etats européens périphériques veulent que la BCE rachète massivement leurs obligations d’Etat.

    Conclusion : la zone euro est en train de se disloquer. Les Etats européens ne sont pas d’accord entre eux. Leurs intérêts ne sont pas les mêmes. Et en plus, à l’intérieur même de la BCE, les dirigeants de la BCE ne sont pas du tout d’accord entre eux.

    Conclusion numéro 2 : samedi 10 septembre 2011, la zone euro s’est brisée en deux groupes d’Etats :
    – le groupe des Etats européens du Nord
    – et le groupe des Etats européens périphériques : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, France.

  6. Jean LENOIR dit :

    Cher BA,

    Je plébiscite votre analyse détaillée de la situation.
    Les causes sont connues. On ne veut pas s’attaquer à elles : la réduction drastique que je chiffre à 30% des dépenses publiques, en tout cas pour la France – afin d’avoir une chance d’absorber les déficits sur une autre longueur que les …Calendes grecques.
    Mais il est bien tard, pour ne pas dire clairement trop tard. A la chute de LEHMAN tout a été joué contre le bon sens, en d’autres termes à contresens.
    Les conséquences de cette folie collective, nous les avons maintenant et bien présentes.

    Bon dimanche …il nous reste le rugby !

    Jean LENOIR

  7. OneWorld dit :

    Peut-être pas pour ce week-end la faillite de la Grèce mais en tout cas l’Allemagne s’y attend:

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/10/04016-20110910ARTFIG00600-l-allemagne-se-preparerait-a-une-faillite-de-la-grece.php

  8. BA dit :

    Dimanche 11 septembre 2011 :

    Une mise en faillite bien ordonnée de la Grèce n’est plus un sujet tabou, déclare Philipp Rösler, ministre de l’Economie allemand et chef de file des libéraux du FDP, partenaire de la CDU d’Angela Merkel au sein de la coalition au pouvoir à Berlin.

    Cette prise de position intervient au lendemain de la publication par le magazine Der Spiegel d’un article disant que le ministre des Finances allemand étudiait l’impact potentiel d’un défaut de la Grèce, imaginant plusieurs scénarios dont l’abandon de l’euro par Athènes.

    Et, signe que la persistance de la crise de la dette inquiète profondément en Allemagne, l’ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer a déclaré que l’euro pourrait s’effondrer sous le poids de la crise.

    Le fait que les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 n’aient fait aucune annonce nouvelle vendredi, à part celle disant qu’ils répondaient de façon forte et coordonnée aux défis posés par le ralentissement de la croissance, par les déficits publics et les dettes souveraines, ne devrait pas dissiper les craintes existant en Allemagne et ailleurs en Europe.

    Le ministre des Finances slovaque Ivan Miklos a déclaré dimanche qu’un défaut d’un des membres de la zone euro comporterait des risques de contagion, tout en ajoutant que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait créer les conditions pour limiter ces risques.

    « Pour stabiliser l’euro, il ne peut plus y avoir de tabous. Cela doit inclure, si nécessaire, une faillite bien ordonnée de la Grèce si les instruments nécessaires à cette fin sont disponibles », déclare le ministre de l’Economie Philipp Rösler dans une tribune publiée dimanche par le journal Die Welt.

    Il demande également à ce que des sanctions automatiques soient imposées aux pays endettés n’ayant pas honoré leurs engagements.

    « Si les règles ne sont pas respectées, il faut qu’il y ait des sanctions sévères, et si ces violations se multiplient, une suspension temporaire des droits de vote au sein de Conseil des ministres de l’Union européenne ne devrait pas être un tabou. »

    La CSU, parti frère de la CDU en Bavière, également membre de la coalition au pouvoir à Berlin, veut de son côté menacer les pays trop endettés d’une éjection de la zone euro, selon un document obtenu samedi par Reuters.

    Selon le Spiegel, que la Grèce reste ou non dans la zone euro, les responsables allemands sont d’avis que le FESF jouera un rôle clef dans la gestion d’un éventuel défaut du pays.

    La magazine ajoute que le FESF devrait être équipé le plus vite possible des nouveaux pouvoirs qui avaient été définis par les dirigeants européens le 21 juillet dernier.

    Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter l’article du Spiegel, tout en disant que Berlin travaillait à la mise en place de l’accord du 21 juillet, facteur de divisions en Allemagne.

    « La situation en Europe n’a jamais été aussi sérieuse. Jusqu’à présent, je ne pensais pas que l’euro pouvait échouer, mais si les choses continuent comme cela, alors il va s’effondrer », déclare Joschka Fischer dans le journal Bild am Sonntag.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE78A05O20110911

  9. BA dit :

    Lundi 12 septembre 2011 : l’Italie a lancé un emprunt à 3 mois. L’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 1,907 %. Les taux sont en hausse : c’était 1,034 % lors de la précédente émission.

    En outre, l’Italie a lancé un emprunt à 1 an. L’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 4,153 %. Les taux sont en hausse : c’était 2,959 % lors de la précédente émission.

    Grèce : taux des obligations à un an : 117,211 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 69,551 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 23,544 %. Record historique battu.

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