L’Europe sauvée par la Chine ?

Le coup de la Chine providentielle, on nous l’a déjà fait avec la Grèce en 2010… Il en faudra un peu plus pour faire oublier les carences du nouveau « sauvetage » de l’euro !        Et quand bien même la Chine s’engagerait totalement dans cette mission de la dernière chance, qui ne voit ce que cela signifierait pour l’Europe, à tous points de vue ?

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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7 commentaires pour L’Europe sauvée par la Chine ?

  1. Geekie dit :

    Oui c’est la fin définitive de notre souveraineté, en tant que Français évidemment (c’est déjà largement foutu avec l’Europe) et en tant qu’Européens : comment va t on dire aux Chinois « votre monnaie sous évaluée ça suffit ! vos produits fabriqués à partir de l’exploitation des enfants ça suffit ! votre concurrence déloyale ça suffit ! votre dumping fiscal, environnemental, social….etc

  2. Jean LENOIR dit :

    Cebu city vendredi 6H35 du matin,

    Je n’ai pas encore pris le temps de prendre connaissance de ce qui s’est passé par le détail, à quelles compromissions, marchandages et lâchetés on s’est livré…
    Les Chinois ont aussi besoin de reculer le moment où la banque sautera.
    Si c’est comme ça qu’on est sauvé, alors c’est que les culs de jatte que nous sommes sont « sauvés » par des boiteux avec une jambe de bois, alors que l’ambulance n’a plus de carburant.

    Bonne journée

    Jean LENOIR

  3. BA dit :

    Vendredi 28 octobre 2011 :

    Fonds de soutien européen : la Chine attend des clarifications.

    La Chine a indiqué vendredi qu’elle attendait des clarifications avant de s’engager à investir dans le nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui pourrait être mis en place suite au dernier sommet européen de Bruxelles.

    « Nous devons attendre les détails techniques pour y voir clair et entreprendre des études sérieuses avant de décider d’un investissement », a déclaré le vice-ministre chinois des Finances, Zhu Guangyao, lors d’un point de presse sur le déplacement du numéro un chinois Hu Jintao au G20 de Cannes (France) la semaine prochaine.

    La zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de démultiplier la puissance de feu du FESF pour les pays en difficulté, l’Italie ou l’Espagne. Sa capacité d’intervention passerait à 1.000 milliards d’euros, contre 440 milliards.

    Pour arriver à ce résultat, un système d’assurance-crédit sera offert aux investisseurs et un fonds spécial serait adossé au Fonds monétaire international pour accueillir les contributions de pays émergents, Chine en tête.

    M. Zhu a expliqué que l’investissement dans ce nouveau mécanisme (fonds spécial) n’est pas un investissement dans le FESF lui-même, ce n’est qu’un investissement garanti par le FESF, ajoutant qu’il a été dit que les détails sur l’expansion du Fonds seraient connus fin novembre – début décembre.

    Aussi la question ne sera-t-elle pas à l’ordre du jour lors du G20 de Cannes des 3 et 4 novembre, selon le vice-ministre chinois.

    http://www.romandie.com/news/n/_Fonds_de_soutien_europeen_la_Chine_attend_des_clarifications281020111010.asp

  4. Geekie dit :

    Oui donc si je comprends bien pour toucher les milliards de la Chine c’est pas gagné. dans leur hâte les eurocrates ont joué plus vite que la musique

  5. Jean ai ras le bol dit :

    Ras le bol dit:
    C’est quand même bien nos gouvernants de droite comme de gauche qui nous ont par leurs incompétences mis dans ce cataclysme financier. Pourquoi sont ils toujours à l’abri avec les lois qui les protègent puisque ce sont eux qui les fonts.
    Il serait temps de ressortir la guillotine pour tous ces malfrats.

  6. Martin (Loire-Atlantique) dit :

    Nicolas Dupont-Aignan fustige l’argent sale de l’aide que la Chine pourrait apporter à l’Europe.

    PARIS — Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout-La-République (DLR) à la présidentielle, a fustigé dimanche la demande d’aide de la zone euro à la Chine, estimant que c’était de « l’argent sale ».

    Invité de « 12/13 dimanche » sur France 3, M. Dupont-Aignan a fait valoir que la Chine « trichait avec toutes les règles du jeu: esclavage social, pollution environnementale, copie, déficits avec la France, l’Allemagne, UE et les Etats-Unis colossaux liés à une tricherie… ».

    « Elle vient maintenant après avoir triché, nous dire +et bien nous allons vous racheter », s’est emporté le candidat pour qui « nos dirigeants sont coupables de haute trahison ».

    Il a jugé « extravagant » que le président Nicolas Sarkozy ait dit en substance jeudi soir à la télévision: « la Chine a de l’argent et bien moi je prends l’argent ».

    « Ca veut dire que quand il y a de l’argent sale on le prend », a-t-il dit expliquant que c’était cet argent était « pris sur le nivellement écologique, social par le bas ». C’est « de l’argent qui ne développe pas la Chine, qui exploite son peuple. C’est une dictature communiste ». M. Dupont-Aignan a accusé l’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin de s’être livré à un « exercice de collaboration » avec la Chine, pour avoir plaidé la cause de Pékin dans une interview au Journal du Dimanche.

    « Une fois que la Chine aura mis l’argent, est-ce que vous croyez que nous pourrons mettre en place un protectionnisme minimum pour défendre nos industries, nos emplois, nos ouvriers? », a-t-il demandé.

    Pour lui, « il faut résister, ne pas se coucher devant la Chine », ce qui signifie « pas qu’il ne faut pas nouer des partenariats » avec ce pays.

    AFP 30 octobre 2011

    • Martin,

      Dupont-Aignan a raison de s’indigner. Mais de toute façon, je crois que la Chine n’aura même pas le loisir « d’aider » l’Europe.

      Cet accord de Bruxelles censé nous avoir sauvés n’est en réalité qu’une vaste fumisterie, une entourloupe destinée à acheter encore un peu de temps – l’effet des plans de sauvetage successifs étant à chaque fois plus court…

      Garantir la dette d’aujourd’hui par la dette de demain, c’est seulement repousser le problème, en espérant que d’autres le régleront plus tard.

      On n’a pas mis un euro supplémentaire dans le FESF : les 1000 milliards d’euros, montant censé impressionner les marchés et les faire taire le plus longtemps possible, ce sont en fait les 200 milliards existants auxquels on ajoute un levier ! On a donné au fonds le statut de réhausseur de crédit…

      Comment voulez-vous que des Etats en faillite servent de garants à d’autres Etats en faillite ? A moins de monétiser massivement via la BCE, mais l’Allemagne a fermé la porte à cette solution.

      Les marchés ne seront pas dupes longtemps, d’ailleurs ils s’inquiètent déjà.

      Vous pouvez être sûr que l’Italie, l’Espagne et le Portugal (ou pourquoi pas aussi la Belgique) ne tarderont pas à être en grande difficulté. Et que le cas de la Grèce resurgira très vite – car ce ne sont pas comme on l’a dit 50% de sa dette qui ont été annulés, mais beaucoup moins.

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