Nicolas Doze : décryptage du plan Fillon

En résumé :                                                                                                                                             1. Hausse généralisée (et maquillée) des impôts mais très peu de coupes dans les dépenses (15 milliards vs 2 milliards)

2. L’inflation dépassera la croissance pendant de nombreuses années : d’où l’indexation des prestations sociales sur la seconde et non plus sur la première…

3. Le AAA de la France est mort fin décembre si on ne lève pas plus d’argent d’ici là.

Publicités

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, Finances publiques, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour Nicolas Doze : décryptage du plan Fillon

  1. Geraldine dit :

    Absolument. L’horizon est mai 2012, comme d’habitude.

  2. poupou dit :

    Ce qui est bien avec l’indexation façon Fillon c’est que l’an prochain et les années suivantes les prestations vont même être diminuées : Si l’économie tombe en « croissance négative », les prestations aussi !

  3. Jean LENOIR dit :

    Triste orfraie que cet incapable de François Fillon avec un degré d’intelligence économique proche de zéro.

    Je laisse à méditer cette déclaration au Congrès en 1860 du Président américain Abraham Lincoln :

    « Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance. Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu’ils pourraient et devraient faire eux-mêmes ».

    J’y ajouterai « Vous ne pouvez pas favoriser les lobbies de la finance et de la politique lesquels organisent la prédation généralisée ».

    C’était il y a un siècle et demie mais cela n’a pas une craquelure

    Jean LENOIR

  4. brazero dit :

    Belle citation de Lincoln mais pas adaptée du tout à ce qu’on vit aujourd’hui: de nos jours ce sont les faibles qu’il faut renforcer, et les forts qu’il faut affaiblir…… parce qu’ils sont en train de tuer les catégories moyennes et populaires !!!

  5. Jean LENOIR dit :

    Brazero,

    Mon analyse est que l’on a cocoonné la faiblesse pendant de nombreuses décennies et créé ainsi des strates lourds. Mon médecin en Nouvelle-Zélande m’a coûté hier la bagatelle de 9 € pour une consultation d’une demie-heure et j’ai eu des antibiotiques et des anti-histamiques pour 3 € 50.
    Et je vous assure que ce médecin semblait très détendue.
    Ce n’est pas le capital qu’il faut anéantir, mais bien les coûts…
    Je me suis aussi inscrit pour les élections électorales générales sur internet en 10 minutes, à pour illustrer mon propos par un autre exemple, cette nuit, recevant la confirmation par mail tournant : je n’ai eu qu’à taper sur Google « Enrolling for Elections NZ ».

    Le premier ministre NZ ne veut que de vrais emplois et diminuer les coûts de l’état… A un pays sain des finances saines et des comportements sains.

    Si vous voulez que la France ne soit plus qu’un pays à micro-crédit… continuons ainsi et tuons le capital

    Mais tout à fait d’accord avec vous pour « tuer » les prédateurs et leur faire rendre gorge – d’où ce que j’ai ajouté à la citation de Lincoln.

    Bien à vous

    Jean LENOIR

  6. BA dit :

    Mercredi 9 novembre 2011 :

    La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi en fin de matinée et perdait plus de 2 %, peu après l’envolée du taux italien à 10 ans au-delà de la barre des 7 %, atteignant 7,372 %, signe d’une défiance accrue envers le pays, malgré le départ prochain de Silvio Berlusconi.

    A 11H28 (10H28 HEC), le CAC 40 perdait 2,27% à 3072,08 points, dans un volume d’échanges de 1,111 milliard d’euros, après avoir débuté la séance dans le vert.

    Le marché parisien a basculé dans le rouge en cours de matinée et ne cessait de s’enfoncer, au rythme de la hausse du taux d’emprunt italien qui dépassait désormais 7 %, atteignant 7,372 %.

    Ce niveau « augmente certainement la perspective d’un plan d’aide » au pays, souligne Manoj Ladwa, analyste chez ETX Capital, qui ajoute toutefois que l’Italie ne joue pas encore dans la même cour que la Grèce.

    Le départ annoncé de Silvio Berlusconi n’a pas suffi à soulager les marchés, qui doutaient toujours de la capacité de l’Italie à faire face à ses engagements budgétaires et à sa dette, d’autant que le pays a promis des mesures à l’Union européenne (UE).

    « Le départ de Berlusconi était attendu mais le problème c’est que des élections anticipées sont réclamées ce qui pourrait retarder les nouvelles mesures », explique Dov Adjedj, vendeur d’actions chez Aurel BGC.

    Les valeurs financières, en première ligne de l’aggravation de la situation italienne, souffraient à l’image de BNP Paribas (-2,97% à 30,39 euros), Crédit Agricole (-1,88% à 5,05 euros) et Société Générale (-3,25% à 18,16 euros). Axa lâchait 4,26% à 10,12 euros.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

  7. François Terriez dit :

    Je viens d’écouter la dernière chronique de Nicolas Doze (grosso modo : »Les Français sont ils incultes en économie ? ») avec beaucoup d’intérêt.. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce dernier mais ses commentaires les plus récents relèvent du bon sens.. En effet, plutôt que de s’en prendre aux Français, on devrait demander des comptes aux économistes dont la majorité ne prévoyait nullement la crise de 2008 ! Nous avons remplacé nos juristes (Jean Foyer par exemple) et nos lettrés (Georges Pompidou, notamment) par des gens idolâtrant les chiffres et s’octroyant le don de prophétie au détriment de la mesure et la prudence ! Sommes-nous revenus à la France de 1789 ; un Etat pauvre dans un pays riche ??

  8. Jean LENOIR dit :

    Riche ?
    D’accord si on parle de nos musées, de nos monuments historiques et de tous les investissements d’infrastructure pour lesquels les budgets d’entretien font cruellement défaut…
    D’accord si on parle des radars automatiques… du patrimoine de bureaux de l’état…

    Mais tout cela est à crédit et je ne suis pas sûr que l’on puisse dire que la France n’est que riche que de ses dettes.

    Bonne soirée

    Jean LENOIR

  9. xavib dit :

    A peine annoncé, déjà caduc le plan Fillon… ça devient guignolesque ! Qui fait notre budget, le gouvernement français ou Bruxelles ?

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/10/bruxelles-veut-de-nouvelles-mesures-pour-reduire-le-deficit-de-la-france-en-2013_1602068_1581613.html

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s