Pour Attali, le peuple est responsable de la dette

Jacques Attali estime que la dette a été faite « de façon démocratique ». Comme l’Europe ? Comme l’euro ? C’est bien pratique, la démocratie. C’est un mot un peu pompeux dont les élites usent et abusent quand ça les arrange, mais dont, le reste du temps, elles se moquent royalement. Ici le conseiller des princes lui donne un sens très restrictif, purement formel, qui n’a plus grand chose à voir avec la définition classique : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Pour Jacques Attali, une seule chose compte s’agissant du peuple : Qu’il « rembourse » !

Addendum : une couverture de L’Express du mois de septembre…

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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26 commentaires pour Pour Attali, le peuple est responsable de la dette

  1. Geraldine dit :

    Tant qu’à faire et pour continuer dans l’hypocrisie il aurait pu nous sortir aussi ce vieux dicton populaire : Qui paie ses dettes s’enrichit… 😦 😦

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonsoir,

    C’est un scandale : un soit-disant brillant esprit ! Un visionnaire ! Un maître à penser ?
    Qu’a fait monsieur Attali pour empêcher ces dérives.
    Quand on n’a rien à dire : on se tait !

    Jean LENOIR

  3. tartine67 dit :

    oui bien sûr, que le peuple rembourse les banquiers comme lui !! ses collègues et lui n’ont que ça en tete : ramasser le plus de blé avant que tout s’effondre PAR LA FAUTE DES PEUPLES….

  4. Olivier dit :

    On est tous responsable :
    Le peuple qui demande toujours plus a des hommes politiques qui manque de courage .

  5. Jean LENOIR dit :

    Olivier,

    Je partage depuis des années votre avis (et pour l’avoir écrit il y a fort longtemps) mais ce que je reproche par-dessus tout à Attali c’est sa lâcheté, lui qui a su, si souvent, lécher les bottes du pouvoir. Et cela me révulse qu’on offre (les médias) des vitrines à des types pareils. Un rêve : qu’Attali lise ces commentaires….

    Encore je me trouve modéré et gentil dans mon appréciation.

    Jean LENOIR

  6. xavib dit :

    Démocratie ? Oligarchie plutôt… une petite élite arrogante et autosuffisante qui s’arroge prébendes et privilèges…

  7. Ping : Pour Attali, le peuple est responsable de la dette « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  8. François dit :

    Parisot présidente du MEDEF tient le même langage, le peuple est coupable de la crise : si nous avions dit « oui » en 2005 tout irait tellement mieux, on aurait le fédéralisme, encore plus de technocrates éclairés, les lumières de Bruxelles, les eurobonds, etc….
    A hurler !

  9. Greg dit :

    Il n’a pas ENTIEREMENT tort ce pourri qui s’est gave sur la bête avec tous ses amis et complices. Quand il dit que le peuple a élu et réélu des dirigeants qui ont augmenté cette dette, il a malheureusement en partie raison : rester planter a regarder des émissions débiles devant sa tele au lieu d’ouvrir des livres pour savoir ce qui se passe, voter et revoter pour les mêmes pourris qui nous envoie dans le mur et après beugler quand on y est (dans le mur) n’est pas un comportement des plus glorieux…

    J’ai passé des années à essayer de convaincre autour de moi que ce systéme était vicié et corrompu, pour me faire rire au nez et me faire traiter de fous. Et aujourd’hui les mêmes qui me riaient au nez, sont affoles et se disent indignés…

    • Geraldine dit :

      Greg :
      Quand on truque les mécanismes électifs, qu’on rend les candidatures si difficiles (500 signatures, presse aux ordres, etc.) que ce sont toujours les mêmes qui se présentent et peuvent être élus, qu’on ment sur presque tous les sujets, qu’on manipule les médias, etc. on ne peut faire porter aux peuples la responsabilité de l’échec sous prétexte qu’il a voté.

      Et même si le peuple s’enfonce dans la médiocrité au lieu de s’élever, on peut se demander qui l’entretient dans cette médiocrité… et se dire que tout médiocre et aussi peu ambitieux soit-il, le peuple ne mérite pas qu’on le trompe sur les enjeux et qu’on le mène dans le mur…

      • Greg dit :

        D’accord sur les manipulations, mais il reste qu’énormément de gens se satisfont parfaitement de se faire manipuler. Tant qu’on leur donne une situation matérielle convenable, ils s’en foutent de ce que font leurs dirigeants, et ce même si leur voisin crévent la dalle, même si ils se doutent que quelque chose ne tourne pas rond, ils ne disent rien.Ils continuent à aller s’acheter des 4×4 pour avoir une plus grosse caisse que le voisin et/ou un ecran plasma pour regarder la coupe du monde.Ils continuent à voter pour un parti qui leur permettra de payer moins d’impots ou de toucher plus d’allocs selon leur petit interet personnel.

        Par contre des qu’ils sentent qu’ils risquent d’être directement touchés de facon negative, alors la ca bouge et ca se permet de parler de grands idéaux comme la démocratie, la justice sociale, l’interet populaire etc.

        Je ne nie pas que la responsabilté première de la crise revient largement à une oligarchie qui sert ses interets avant tout et au détriment de tout, mais présenter la masse de la population comme une simple victime me parait inapropriée. Désigner des boucs émissaires, les charger de tous les maux et après tout recommencer ne ménera nulle part, à chacun d’endosser la part de responsabilité qui lui revient et qui nous a mené à la situation actuelle.

    • anti-attalien dit :

      c’est le peuple qui a décidé qu’il fallait emprunter sur les marchés avec intérêts au lieu de pratiquer les avances au Trésor ?
      c’est le peuple qui a ratifié le traité de Lisbonne ?
      c’est le peuple qui a créé ce monstre de FESF ? qui a dilapidé les milliards pour un Etat grec insolvable ?

      • Greg dit :

        C’est le peuple qui a élu ceux qui l’ont fait…

        Alors encore une fois et pour être clair, je dis que la responsabilité incombe principalement aux « élites » autoproclamées, qui ont tout fait pour favoriser l’oligarchie financiére mais que la peuple à SA PART de responsabilte, aussi petite soit-elle.

        Maintenant c’est pas une raison pour continuer a l’exploiter et s’il se rebiffe maintenant tant mieux. (mieux vaut tard que jamais)

    • kuota dit :

      Greg, tu n’est plus seul à répéter que ce système monétaire est pourri par des bankster.
      De plus en plus nous ouvrons les yeux… des petites gens comme moi prennent le clavier, prête des petits livre pédagogique, discute du sujet…. et un jour… peut être que nous aurons atteint le « 100ème singe »… celui qui déclenche une accélération rapide et fulgurante de la compréhension par tous les autres d’un mécanismes alors inconnu.

  10. BA dit :

    Mercredi 16 novembre 2011 :

    La crise de la zone euro frappe aux portes de la France.

    Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, la crise de la zone euro frappe désormais aux portes de la France, forçant la Banque centrale européenne à monter en première ligne pour freiner l’hémorragie.

    Selon des courtiers, la BCE a intensifié mercredi ses rachats de titres italiens et espagnols au lendemain d’une journée noire sur le marché obligataire, au cours de laquelle les primes de risque de la France et de plusieurs autres pays du coeur de la zone euro ont bondi à des niveaux jugés impensables il y a encore quelques jours.

    Cette intervention n’a toutefois pas permis de desserrer l’étau autour de la dette française, alors que les investisseurs voient l’Europe prendre le chemin périlleux de la récession et restent défiants face à la capacité des dirigeants du continent à prendre des décisions structurelles mettant fin à la crise.

    L’écart de rendement entre les dettes française et allemande se rapproche des 200 points de base, un niveau inconnu depuis le début des années 1990.

    La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a jugé cette évolution injustifiée et a réaffirmé que la France tiendrait ses engagements de réduction des déficits, à 4,5% du PIB en 2012, et 3% en 2013, afin de conforter sa note « triple A ».

    Elle a ajouté que Paris avait « toute confiance » dans la capacité de la BCE à assurer la stabilité de la monnaie unique. Un message à l’attention des marchés, qui espèrent que l’institution de Francfort, vue comme le seul rempart crédible à l’éclatement de la zone euro, n’hésitera pas, le moment venu, à endosser le rôle de prêteur en dernier ressort des Etats, ce à quoi s’opposent la BCE elle-même et l’Allemagne.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-crise-de-la-zone-euro-frappe-aux-portes-de-la-france-16-11-2011-1396896_240.php

  11. barbarossa dit :

    « Gouverner, c’est prévoir. » Et gouverner, c’est monter l’exemple, servir de référent au peuple.
    On est loin du compte, non ?

  12. Smaïn dit :

    aucune remise en question, Attali Monsieur je-sais-tout explique ce qu’il faut faire quand ce n’est plus à faire… annulons cette dette odieuse qu’on nous a mis sur le dos pour des années et des années !!!

  13. Guillaume dit :

    Je suis désolé mais il n’a pas complètement tort. Si pendant 30 ans la France et autres n’avaient pas constamment voté (oui, voté!) pour élire des dirigeants comptant sur l’endettement pour nous enrichir nous n’en serions pas là. Chacun a préféré jeter un voile pudique là dessus en se disant qu’avec la croissance/l’euro/les chinois (etc…) ça s’arrangerait et que nous pourrions gaiement continuer à entretenir des fonctionnaires à un salaire bien supérieur à leur productivité ou une « protection sociale » gargantuesque en s’endettant gaiement. Après on peut toujours dire que « nous n’avions pas le choix » ce qui interroge en effet les fondements de la légitimité du système démocratique occidental, mais le fait est là: le personnel politique qui a joué la carte de l’endettement avec une constance époustouflante a été élu. Et même ré-élu dans les cas de Mitterrand ou Chirac. Donc faut pas cracher dans la soupe en se disant que non, ce n’est pas de notre faute à nous…On peut pas demander la démocratie sans, en tant que citoyen, en assumer toutes les responsabilités qui vont avec.
    De même l’euro, cela a fait l’objet d’un référendum (Maastricht, 92) une majorité (certes fine, mais majorité tout de même) a voté POUR, au grand désarroi d’un Philippe Séguin par exemple…

  14. Tezza dit :

    Jacques a dit  » Il faut rembourser ».

    Désolé Jacquot, quand on peut pas on peut pas… La preuve, les Grecs. Et pour nous, où tu vas les trouver tes 1700 milliards d’euros ?

    En plus les Grecs, on doit aussi rembourser pour eux… c’est merveilleux.

  15. aviseurinternational dit :

    « La démocratie, la moins pire des dictatures » étend encore ses ailes sur le bon Peuple : http://aviseurinternational.wordpress.com/2011/11/17/la-une-de-keg-des-unes-du-17112011-a-j-171-av-sarkozy-la-censure-rapprochee/ et le privant d’informations intéressantes par absence de « Laudes » dans leur texte.

    Se rappeler quand même que le locataire de l’Elysée a fait en 5 ans 40% de la dette (en y intégrant les honoraires Attali) quand ses prédécesseurs, n’en faisaient que 30% en 12 et 14 ans. C’est vrai que le Peuple (dans sa représentativité suprème : 25% des Inscrits) a été dépensier et est fautif d’avoir élu un dépensier, économe en chef de son budget!

    Cordialement

    Aviseur

  16. BA dit :

    Jeudi 17 novembre 2011 :

    L’Espagne s’endette à 7 %, du jamais vu depuis 1997.

    L’Espagne, où se tiennent des élections législatives ce dimanche, a dû concéder un taux d’intérêt proche de 7 % pour placer ses obligations à 10 ans, dans un contexte de contagion généralisée de la zone euro.

    « C’est une tragédie nationale. Plus personne ne nous prête », a réagi sur Twitter le directeur du quotidien « El Mundo », Pedro José Ramírez, dans les minutes qui ont suivi la clôture de l’adjudication espagnole.

    Le Trésor a dû payer, jeudi 17 novembre, un taux d’intérêt moyen de 6,975 % pour émettre 3,563 milliards d’euros d’obligations à 10 ans, soit le taux le plus élevé depuis la création de l’euro. L’Espagne n’a pas placé le maximum prévu (4 milliards d’euros), certainement dans le souci de ne pas vouloir dépasser la barre psychologique des 7 %. C’est à partir de ce seuil que la Grèce, l’Irlande et le Portugal ont accédé à une aide financière internationale.

    « Le Trésor a payé 6,975 %, c’est une atrocité, le taux le plus élevé depuis 1997 ! », s’exclame Daniel Pingarrón, stratégiste chez IG Markets. Les derniers titres émis avec une maturité similaire l’ont été à un taux maximum de 5,453 %, le 20 octobre dernier.

    Juste avant l’opération, la prime de risque de l’Espagne, c’est-à-dire l’écart de taux entre les titres espagnols et allemands à 10 ans, grimpait inexorablement jusqu’à frôler les 500 points de base. Un seuil qu’elle a dépassé dans la foulée de l’émission, malgré les achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201749339423-l-espagne-s-endette-a-7-du-jamais-vu-depuis-1997-250523.php

  17. Justice dit :

    Sarkozy s’est lancé dans la chasse aux fraudeurs sociaux. Pourquoi ne commence-t-il pas par les fraudeurs légaux : les gros bonnets qui pratiquent « l’optimisation fiscale », les entreprises du CAC qui ne paient que 8% d’IS au lieu de 33%, les bénéficiaires du bouclier fiscal à qui le président justicier a fait cadeau de centaines de millions d’euros d’impots, etc. etc. ???

    Le Peuple, à qui on demande de rembourser la déesse Dette, veut la Justice et l’Equité….

  18. Geraldine dit :

    @Justice : Oui vous avez parfaitement raison, comme par exemple les Bettencourt qui avaient (ou ont?) 12 comptes bancaires cachés à l’étranger :

    « Liliane et André Bettencourt ont dissimulé pendant des décennies au fisc français l’existence de douze comptes bancaires domiciliés en Suisse et à Singapour, selon les données inédites d’un contrôle fiscal auquel Mediapart a eu accès. De nombreux virements suspects ont été opérés entre 2000 et 2008 à partir de deux comptes suisses baptisés «Sulki» et «Bora». »

    http://www.mediapart.fr/journal/france/201111/bettencourt-douze-comptes-caches-et-des-virements-suspects

  19. soldel dit :

    Le peuple peut se tromper ,ou être trompé, de toute façon c’est toujours lui qui aura le dernier mot !
    ATTALI peut courir et même très vite ,on saura le rattraper cet enflure !

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