Nigel Farage : Non à l’Europe allemande

La construction européenne avait pour ambition de contenir la puissance allemande. Or l’Allemagne tient les rênes aujourd’hui… et Angela Merkel impose aux Etats-nations des gouvernements de technocrates fantoches. Avec humour, le député britannique souligne que « comme dans un roman d’Agatha Christie, nous essayons de deviner quelle sera la prochaine personnalité liquidée »

(Parlement européen, le 16 novembre 2011)

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour Nigel Farage : Non à l’Europe allemande

  1. Jean LENOIR dit :

    Nigel Farage, le contre-pied de Jacques Attali. Lorsque l’euro, l’Europe va s’effondrer nous allons, chers amis, entrer dans des tourmentes dont nous ne pouvons pas prévoir les conséquences car elles seront menées par la foule.
    Et maintenant la foule sait et elle ne sera plus manipulée. Il est clair que la réaction sera à la mesure des erreurs épouvantables et des lâchetés des hommes politiques.
    1996 … »Pourquoi ? Alors que depuis le début des années 60 les grandes lignes de ce qui nous arrive étaient déjà connues.
    La responsabilité est collective. Si gouverner, c’est prévoir et non donner l’illusion de faire à court terme plaisir à l’électorat de demain, les responsabilités premières se situent au plan des politiques.
    Si être administré, c’est refuser tout changement, toute évolution au nom des avantages acquis dans un autre contexte, les responsabilités secondes se situent également au plan des politiques car ils n’ont pas su ou voulu expliquer le changement, ni eu le courage d’animer – préférant flatter par des mesures de circonstance qui ne créaient qu’incohérences et surcoûts sociaux à terme.
    Si la société, se plaignent les politiques, est bloquée, la raison c’est qu’ils sont eux-mêmes à l’origine des blocages. Comment peut-on avoir confiance lorsque la dynamique est absente, les promesses démagogiques intenables,, et, que l’image qui subsiste est celle d’une cuisine d’idées et de débats dont les deux objectifs principaux sont, primo lancer des nonos à l’électorat avec, hélàs, souvent, la complaisance des médias (toujours les mêmes : vous savez : la durée du mandat ramené… l’introduction d’une dose de…), deuxio couper l’herbe sous le pied à ses adversaires ?!
    Il est grand temps que l’on explique si l’on veut animer le changement, que l’on annonce la vraie couleur d’un programme exhaustif avant que d’être élu si on veut se parer de la vertu de la légitimité des urnes, car grande deviendrait la colère des frustrés d’une génération à laquelle sont toujours demandé des efforts, sans résultats ou contre-parties que la perspective de nouveaux sacrifices.
    Une société qui n’a pas de politique, n’a plus de logique d’avenir. Des politiques qui n’ont pas de vision d’avenir, de gestion et de simplification de la vie ce n’est pas logique. Ne plus savoir que descendre dans la rue pour se défendre et s’exprimer, ce n’est pas non plus logique.

    Il serait logique d’éviter que toute logique ne vienne à s’égarer dans le feu d’une terrible colère des hommes »;

    Cette partie d’éditorial date du 20 novembre 1996 – du signataire de la présente qui a préparé en toute connaissance de cause son émigration vers les terres australes. Qui peut en contester l’effroyable clarté et pertinence ? Nigel et Jacques : les deux extrémités de l’inconciliable. Nigel pourrait connaître la fin de Cicéron et Jacques le réverbère.

    Jean LENOIR

  2. Queen's dit :

    Zavez vu la tête que font la serpillère humide et l’ancien chef scout mao ? Mdrrr

  3. comodor dit :

    Bravo Super Nigel !!!
    Lui au moins a le courage de dire les choses qui fâchent.

  4. JP dit :

    Clair, net et précis.

  5. BA dit :

    Le nouveau président de la BCE, l’Italien Mario Draghi, a redit à Francfort sa fidélité à l’orthodoxie défendue par son prédécesseur, le Français Jean-Claude Trichet.

    Le rôle de la BCE est de défendre la stabilité de la monnaie, un point c’est tout, a-t-il martelé. « C’est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance, la création d’emplois et la stabilité financière », a-t-il dit.

    Pourtant, de plus en plus de dirigeants européens estiment que seule l’institution monétaire est à même de contenir la crise, en mettant beaucoup d’argent sur la table pour acheter la dette des pays en difficulté.

    La France est ainsi revenue à la charge sur ce thème, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays est de plus en plus dans le viseur des marchés, a fait de même. Sans parler des investisseurs, qui placent dorénavant tous leurs espoirs sur cette option.

    « Comme sauveur de l’Italie, mais aussi des autres pays précaires, il n’y a que la BCE », commentait l’analyste allemand Robert Halver, de Baader Bank, « c’est la seule à pouvoir lutter contre l’explosion nucléaire de la zone euro ».

    A Rome pourtant, le nouveau chef de gouvernement Mario Monti a affirmé ne « pas voir de raison de modifier » le mandat de la BCE. Il a annoncé un mini-sommet avec le président français Nicolas Sarkozy et Mme Merkel jeudi prochain à Strasbourg.

    Mais l’obstacle principal, c’est l’Allemagne, qui refuse au nom de l’indépendance de la BCE et de son rôle de garant de la stabilité des prix de la laisser s’embarquer dans cette voie.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroLa_crise_s_etend_Berlin_s_obstine_a_refuser_un_role_accru_pour_la_BCE181120111811.asp

  6. BA dit :

    Avec la crise, l’envie d’Europe des Français s’effondre.

    Sondage exclusif Atlantico / IFOP. En deux mois, le désir des Français d’aller vers davantage d’intégration européenne est passé de 51 % à 43 %. Une chute de 8 % qui exprime le décalage entre le discours des principaux dirigeants européens et ce que pensent les citoyens de l’avenir de la construction européenne.

    Atlantico : Votre étude montre qu’en septembre, 51 % des Français que vous aviez interrogés étaient « favorables à une intégration européenne renforcée avec une politique économique et budgétaire unique ». Ils ne sont désormais que 43 %. Comment expliquez-vous ce fort recul de 8 % en seulement deux mois ?

    Jérôme Fourquet (IFOP) : Nous n’étions pas habitués à des oscillations aussi fortes sur des périodes aussi courtes. La raison est d’abord contextuelle, la zone euro est complètement déstabilisée, la pression est très forte. Les annonces de sommet européen, les démissions de plusieurs dirigeants européens ou la méfiance des marchés financiers à l’égard des États contribuent chaque jour à prolonger cet état de fait.

    L’intégration européenne correspond à l’idée d’avoir des politiques économiques qui soient davantage coordonnées, avec une convergence des taux d’imposition, une lutte contre la dette et le déficit en instaurant une règle d’or commune, etc. La grande majorité des dirigeants européens y sont favorables pour sortir de la crise de l’Euro. Mais les Français interrogés semblent ne pas partager leurs vues.

    57 % des personnes interrogées souhaitent moins d’intégration européenne et plus de politiques économiques propres à chaque Etat. Cette majorité assez nette tend à montrer que le peuple ne se retrouve pas dans les propos et les thèses défendues par nos dirigeants. Pour eux, l’Etat nation est la solution. Ils ne veulent plus être dépendants de ce qui peut se passer en Grèce ou en Italie. Certains remettent même en cause la monnaie commune. Il existe bien sûr des positions intermédiaires : beaucoup, sans dire qu’ils veulent revenir au Franc, condamnent les excès d’une trop forte intégration européenne.

    Atlantico : 68 % des femmes se disent favorables à moins d’intégration européenne, contre seulement 45 % des hommes. Comment expliquer un tel écart ?

    Jérôme Fourquet : Il existe une marge énorme entre les hommes et les femmes. Sans doute parce que les femmes sont plus ancrées dans les difficultés de la vie quotidienne, plus sensibles aux questions de pouvoir d’achat. Elles sont donc beaucoup plus réfractaires à une accélération de la construction européenne.

    Atlantico : Les « jeunes » semblent également souhaiter moins d’intégration européenne que les « vieux »…

    Jérôme Fourquet : Tout à fait. C’est d’ailleurs le même clivage que nous avions observé dans notre étude commune précédente sur la question du retour au Franc. On constate que dans l’histoire de la construction européenne, par exemple au moment de Maastricht, le clivage générationnel fonctionne. Mais à l’époque de Maastricht, les jeunes générations étaient l’âme marchande de la construction européenne, elles étaient tournées vers l’avenir et croyaient davantage au « rêve européen ». Les tranches d’âge plus âgées étaient d’avantage attachées au concept traditionnel d’Etat nation. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

    Je pense que l’on explique cela plus par une réaction à la crise que par une réaction en rapport à l’Europe. Ce sont les catégories les plus fragilisées qui sont le plus favorables à un retour en arrière en matière d’intégration économique. Les catégories les plus favorisées, et qui votent davantage à droite, restent sur la ligne des dirigeants européens en poussant vers plus d’intégration.

    Atlantico : Comment expliquez-vous les divergences partisanes sur cette question européenne ?

    Jérôme Fourquet : On retrouve ici le clivage de 2005 sur le référendum constitutionnel européen entre les tenants du oui et du non. Ce clivage s’opère sur les questions qui touchent à la crise, à l’Europe, mais surtout à la nature même de notre système économique intégré et mondialisé.

    Aux extrêmes de l’échiquier politique, il y a toujours eu une très forte hostilité envers cette intégration européenne. Le Front national, et avec lui toute une frange souverainiste de notre société, était en large majorité pour le non.

    Les électeurs qui soutiennent les partis centraux, type MODEM (69%) ou EELV (53%), sont, avec une courte majorité, pour davantage d’intégration européenne. Les deux grands partis, PS et UMP, ont eux aussi une courte majorité de pour (53% et 59%). Mais cela signifie tout de même que 47% – presque la moitié – des personnes proches du Parti socialiste y sont opposées. Cela peut expliquer l’extrême difficulté de François Hollande à tenir un discours clair et cohérent sur cette question.

    Finalement, les hommes politiques qui défendent l’idée d’une intégration européenne forte, doivent prendre conscience du décalage de leurs thèses avec l’opinion de la majorité des citoyens français. Aujourd’hui, peut-être même plus qu’en 2005, l’intégration européenne est une idée complétement inaudible dans des pans entiers de notre société, notamment dans les segments qui sont les plus fragilisés par la crise.

  7. Kom'back dit :

    « l’Europe allemande »; malheureusement l’Allemagne n’a déjà pratiquement plus rien d’allemand.

  8. Jean-Marc T. dit :

    C’est la dictature germano-bruxelloise : retrait des droits de vote ou des fonds structurels aux Etats défaillants ou négligents, sanctions financières (mise à l’amende), surveillance des budgets nationaux…. tout ça pour sauver les grandes banques qui manoeuvrent en coulisses pour ne surtout pas être sanctionnées pour leurs fraudes, malversations et mises en danger de toute l’économie européenne (et même mondiale)…

  9. gamma dit :

    hallucinant.. je viens d’entendre F Namias l’analyste politique de FRANCE2 expliquer que Sarkozy qui paufine son discours de ce soir à Toulon sur la crise l’a soumis à Angela Merkel pour relecture !!! Europe allemande oui.

  10. mickey dit :

    J’apprend qu’Angela maintenant veut mettre la Grèce sous tutelle budgétaire ! Un commissaire européen avec droit de veto…

    Du délire…ça frise le coup d’Etat, ça ! le berceau historique de la démocratie privé de ses droits et de sa souveraineté….

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