La soif, la très grande soif de liquidités

Tandis que la Fed et cinq banques centrales, par une « action coordonnée », viennent encore une fois de sauver la mise de la zone euro, où près de 100 milliards de dépôts ont fui les banques françaises… il faut bien comprendre que le cancer qui se propage est directement lié aux monstrueuses dérives des systèmes bancaire et monétaire. Ci-dessous un excellent article sur ce thème de Bruno Bertez, du Blog à Lupus.

                                                                                                                                                   « Nous commencerons par trois citations. Elles sont d’origine allemande.

Merkel, le 1er décembre: ”Des liens économiques plus étroits en Europe sont la seule solution”,”Il faut reconstruire les règles européennes pour contrôler les budgets et faire en sorte que les règles soient respectées”. 

Steffen Seibert, porte parole de Merkel: ”L ‘Allemagne n’a pas des ressources financières illimitées”.

Issing,  à la radio autrichienne le 2 décembre.”Ce serait une faute absolument grave pour la BCE d’acheter des montants illimités de dettes des gouvernements européens”, ” une faute que la BCE ne commettra certainement pas.” ” Garantir la dette des pays européens serait céder le contrôle de la printing press aux politiciens et l’histoire nous enseigne ce qui arrive ensuite” ” la BCE est la seule institution qui inspire confiance”.

La position qui importe en Europe, c’est celle des Allemands. Ce sont eux qui détiennent les cordons de la bourse, ce sont eux qui ont le code de la printing press comme l’ appelle Issing.

La France peut encore tenter de jouer un rôle, mais elle ne peut plus être leader. Elle est dans le camp des demandeurs. Les choses ont basculé, la France fait partie du groupe de ceux qui doivent, qui demandent à être sauvés. C’est par pragmatisme et souci d’opportunité politique que l’Allemagne fait semblant de l’ignorer. La fragilité de la France, ce n’est pas tant son déficit budgétaire et son endettement que la situation précaire  de son système bancaire. Il est surexposé à l’Italie. Et les agences, comme les marchés intègrent le fait que la France backstoppera, garantira les dettes de son système bancaire.

Le sauvetage de l’Italie est vital pour la France. Le spread du 10 ans français sur les Bunds vient de là; les 112 points de base  tiennent compte de ce risque bancaire.

On mesure l’inadéquation de la politique suivie en France pour calmer les marchés.  Ces derniers craignent pour la santé des banques françaises et  on mène une politique d’austérité économique. Le secteur privé se trouvant  dans l’impossibilité de compenser le retrait de la demande publique, la demande va faiblir, l’activité ralentir, les risques augmenter. Heureusement, Baroin a déclaré que c’était fini, il n’y aurait pas de 3e round de mesures de réduction du déficit.

L’ennui est que les marchés, c’est-à-dire les grandes banques mondiales, connaissent parfaitement cette situation et ils savent qu’il n’a aura jamais assez d’austérité pour dégager des ressources à la hauteur du problème bancaire. Ils veulent donc autre chose. Aucun flux, aucun programme d’économies ne peut solvabiliser la masse de dettes logées dans le système européen. Le marché total du crédit de la périphérie de la zone euro représente 1,4 trillions d’euros. Une sacrée pyramide.

Les Allemands ont raison de dire que l’Allemagne n’a pas des ressources illimitées. C’est évident, il suffit d’aligner quelques chiffres. Les besoins de refinancement des gouvernements européens pour 2012 sont de 1,15 trillions d’euros. Les besoins de refinancement des banques sont de 800 milliards en chiffres ronds. Faites la somme, cela  fait  2 trillions à couvrir… alors que les marchés sont quasi gelés.

La semaine dernière, on a frôlé la catastrophe, il a fallu que la FED fournisse des liquidités, sous couvert de concertation internationale pour éviter le pire. Obama et Bernanke se sont résolus à le faire malgré l’impopularité du bail-out de l’Europe en ces périodes déjà électorales.

La levée de boucliers politiques aux Etats-Unis  a été vigoureuse, elle a, en outre, mis en cause par avance, les éventuelles interventions du FMI, financées par les Etats-Unis. Un des gouverneurs de la FED, Jeffrey Lacker, s’est publiquement indigné de cette liberté de Bernanke avec les principes de base du central banking, arguant que ce n’était pas du monétaire, mais du fiscal, et que c’était au Trésor US de prendre ses responsabilités.

Dans les crises, on sait où commencent les dérives, on ne sait jamais où elles s’arrêtent, ou combien de temps elles vont durer. En 2008, nous avons stigmatisé les choix américains affirmant qu’ils s’engageaient dans une voie dont on ne revient pas. Nous avons écrit,”ils ont brûlé leurs vaisseaux”.

De fait, ils ont mis le doigt dans l’engrenage du monétaire et le bras y est passé. En attendant le reste.

Il n’y a pas eu d’exit des politiques monétaires non conventionnelles, mais en plus il a fallu en rajouter faire un QE1, puis un QE 2, puis ici une sorte de QE3 pour prêter à l’Europe en difficulté de peur d’être contaminé, en attendant un QE 4 centré sur l’achat de titres hypothécaires peut-être avant la fin 2012.

Les médias et les politiciens cachent, ou pire, ignorent, l’ampleur des capitaux en cause. A la faveur de l’ignorance réelle ou feinte ,on croit que tout cela est gérable et sans risque. Les sommes sont énormes et elles feraient frissonner si elles étaient clairement révélées.

On comprend le souci de certains, comme Michel  Barnier, d’entretenir l’opacité.

                                                                                                                                                  Ainsi, on vient d’apprendre par Bloomberg, Bloomberg Magazine, que le 5 Décembre 2008, la FED avait dû fournir 1,2 trillions de dollars au système bancaire pour éviter la catastrophe. Regarder la presse de ce jour et les vidéos des télévisions, vous verrez que ce jour la, ce 5 décembre, tout le monde disait que tout était OK.  Au total, Bloomberg à partir des informations que l’agence a obligé la FED à fournir estime que les prêts aux banques ont représenté près de 8 trillions!  Circulez , il n’y a rien à voir!

Il faut écouter Issing, il ne nous parle pas de la tarte à la crème de l’inflation, il sait bien que le risque n’est pas la hausse des prix et salaires. Il sait bien qu’avec les capacités inemployées, le chômage etc., il n’y a aucun risque que l’inflation sous sa forme classique se manifeste. Ce qu’il craint, c’est autre chose, c’est l’absence de limites, la perte de crédibilité et, finalement, la perte de confiance dans la monnaie et l’Institution.

L’inflation des prix des biens et des services que l’on agite comme un chiffon rouge est un faux risque pour détourner l’attention du vrai problème. On agite un faux problème dont on sait qu’il n’existe pas ou qu’il est résolu et, à la faveur de l’attention ainsi détournée, on a les mains libres.

 Tant que la hausse des prix est cause de l’inflation, la situation est gérable. Mais quand l’enchainement des causes et effets s’inverse, quand c’est la perte de confiance dans la monnaie qui provoque les hausses de prix, tout change, tout bascule. L’hyperinflation, ce n’est pas l’accélération de la hausse des prix, non, c’est son changement de nature provoqué par la prise de conscience que la monnaie est pourrie.

Et ces phénomènes sont non-linéaires, non progressifs, on ne les voit pas venir. Ce ne sont pas des phénomènes économiques, ce sont des phénomènes de foule, incontrôlables lorsqu’ils se mettent en branle. Et on ne sait jamais quand ils peuvent se mettre en branle, c’est le cygne noir, l’effet papillon. Comme le dit Issing, il faut étudier l’histoire.

Que nous enseigne l’histoire? Aucune fiat money n’a résisté à l’épreuve du temps, toutes ont été débauchées, aucune n’a résisté à sa débauche. Quand le peuple prend conscience de la débauche de la monnaie, la dépense change de nature, les taux d’intérêt perdent leur signification. Il faut se débarrasser de ce papier qui brûle les doigts, qui se consume. Il faut acheter ce qui est rare, en quantité limitée, face à une offre de papier déferlante que plus personne ne peut contrôler.

Issing sait tout cela parce que c’est un économiste classique, non pollué par la modernité des apprentis sorciers et, aussi et surtout, parce qu’il est allemand. Nous ajouterons parce que c’est un économiste qui  a en vue l’intérêt général et non pas l’intérêt particulier des établissements financiers qui emploient massivement les économistes. Le fait que les économistes soient dans leur grande majorité employés et rétribués par le système bancaire est une dimension du problème qu’il faudra creuser un jour.

Depuis 25 ans, la finance fabrique du faux AAA  avec du vrai subprime. A la faveur de théories financières fumeuses et ineptes. La finance a réussi à créer une demande quasi illimitée pour des produits qu’elle a présentés comme aussi solides que la monnaie avec, en plus, une rentabilité plus  élevée.

Depuis 2008, le pot aux roses est découvert, les tapis se soulèvent de proche en proche qui révèlent tout ce que l’on avait caché en-dessous. On sait que ces produits ne sont pas triple A, qu’ils ne sont pas money-like et on veut retrouver son argent. On cherche la sortie, plus elle est encombrée,  plus on se précipite, plus on se rue. Le phénomène auquel nous assistons est très simple on cherche à se débarrasser de ces produits que l’on a vendu comme money-like, aussi sains et solides que la monnaie et on veut de la monnaie, de la vraie. De la base-money , de la bonne monnaie banque centrale, pas de la monnaie émise par  Unicredit ou Dexia. Pas de la pseudo monnaie emprunt grec ou italien.

Le système demande du cash, voila le grand secret que l’on escamote. Show me the money.

Qu’est ce que la monétisation, qu’est ce que les swaps de la FED, qu’est ce que faire grossir le bilan des banques centrales si ce n’est fournir cette base- money, cette vraie monnaie que le système demande. Quand la banque centrale se porte contrepartie des ventes d’obligations italiennes, espagnoles ou autres, que fait-t’elle donc, si ce n’est honorer la promesse que le système ne peut pas tenir, c’est-à-dire fournir du cash en contrepartie de la quasi monnaie. L’ennui, c’est que les ratios sont colossaux, pour honorer les promesses, c’est-à-dire pouvoir potentiellement  se porter contrepartie de tout ce qui est subprime, il faudrait créer une quantité de base-money considérable. Il faudrait multiplier les bilans des banques centrales par 5 ou 6!  Et encore, à ce niveau, il n’y aurait que les privilégiés du système, les initiés qui seraient servis, il n’y en aurait pas pour tout le monde.

On met en avant, pour mesurer la fragilité de la dette  d’un pays débiteur,  le fameux ratio DETTE/GDP, oubliez-le, il ne sert à rien en ces temps de crise qu’à induire en erreur. La  seule chose qui compte dans les périodes de deleveraging, c’est la masse de produits subprime qui est logée dans le système et son ratio avec la base-money contenue dans ce même système.

 A cet égard, nous apprécions la naïveté du nouveau Trichet, Draghi, qui nous dit tout de go la semaine dernière que si les Etats font ce qu’il faut en matière fiscale, la BCE fera ce qu’il faut en matière monétaire, En clair, si les politiques fiscales deviennent ”hawkish”, la politique monétaire deviendra ”dovish”. On ne peut mieux attester notre thèse, car il faut compléter et dire si les politiques fiscales provoquent la récession, nous pourrons alors avoir une justification pour créer la base-money que les banques et les marchés nous réclament. On ne peut mieux reconnaitre, même si c’est involontairement, que le GDP n’a pas vraiment d’importance, ce qui compte, c’est d’avoir le prétexte pour monétiser.

Mario Draghi : ‘Pour résoudre la crise financière, les pays de la zone euro doivent d’abord signer un accord fiscal’

 « Ce dont je crois que notre union économique et monétaire a besoin, c’est d’un nouveau contrat fiscal – une réécriture fondamentale de nos règles fiscales prenant en compte les engagements fiscaux mutuels que les gouvernements de la zone euro ont pris ensemble.

De même que nous avons un accord qui décrit l’essence de la politique monétaire – une banque centrale indépendante avec un objectif unique de maintenir la stabilité des prix – un tel arrangement fiscal pourrait englober l’essence des règles fiscales et les engagements pris par les gouvernements jusqu’à aujourd’hui, et s’assurer que ces derniers deviennent pleinement crédibles, individuellement et collectivement. »

C’est en ces termes que Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, s’est adressé ce matin pour la première fois au Parlement européen à Bruxelles pour présenter le rapport annuel de la BCE pour 2010. Il a abondé dans le sens des rumeurs les plus récentes concernant la création d’un accord fiscal, qui pourrait conduire les gouvernements européens à céder une partie de leurs prérogatives budgétaires à l’Europe. Mario Draghi a également semblé insinué que cet accord serait une condition préalable pour permettre à la BCE de venir en aide aux pays européens rencontrant de sévères difficultés de financement.

« D’autres éléments pourraient suivre, mais c’est le séquencement qui importe. Et il est primordial d’obtenir d’abord un accord fiscal commun. »

« Un nouvel accord fiscal serait le signal le plus important des gouvernements de la zone euro qu’ils s’engagent sur le chemin de l’approfondissement de l’intégration économique. »

Depuis 2002, la dette globale a cru au taux composé de 11% l’an! Elle est passée de 80 trillions à plus de 200 trillions, voilà ce qui compte. C’est cela qu’il convient de stabiliser par la création de monnaie de base pour obtenir un ratio confortable conforme aux observations du passé. Avec ses 2,8 trillions, le bilan de la FED, plus grosse banque centrale, fait un peu maigre ! Pourtant, c’est le pilier du système.

La semaine dernière, face à la crise qui menaçait de devenir manifeste, on a injecté des liquidités. La mer des liquidités montant, on a caché ceux qui se baignaient nus.

Les taux subprimes, italiens, espagnols, les taux du semi-core français se sont détendus. Les assets financiers ont grimpé. Le S&P a monté de 7%, les banques de 11%. Le CAC 40 a progressé de 11%, le Dax de 10,7%. Les spreads se sont détendus, les CDS ont reflué. Bizarrement, l’Euro n’a gagné que quelques fractions.

Ne vous y trompez pas, la vraie cause de cette euphorie, ce n’est pas l’espoir d’une solution, personne parmi le Smart Money n’y croit ; la vraie cause, c’est  la promesse de liquidités. La promesse qu’il y aura quelqu’un en face à qui on pourra vendre ses créances douteuses, son papier pourri.

Laisser le système bancaire déverser ses actifs  autrement invendables sur la Banque Centrale, sur le cœur du cœur du système est une responsabilité historique. Il n’y a pas assez de capital pour recapitaliser tout le système ?  Raison de plus pour ne pas mettre en danger le dernier ilot, le dernier rempart contre l’Aventure. La BCE sera utile quand, après le nécessaire nettoyage, après la nécessaire dépréciation, sera venu  le moment de tourner la page. La BCE  dernier ressort, oui, mais pour reconstruire, pas pour soutenir ».

Bruno Bertez, le samedi 3 décembre 2011

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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12 commentaires pour La soif, la très grande soif de liquidités

  1. maxime dit :

    Hallucinants ces chiffres de magouilles de la Federal Reserve et des banques centrales !!
    8000 MILLIARDS DE DOLLARS de « prêts » aux banques privées !!!

    Je n’en reviens pas, personne ne le savait ???

    L’auteur a raison tout çà va se terminer en hyper-inflation…. la fiat money ne vaut plus rien, c’est du green PQ si vous me passez l’expression.

  2. KABAL dit :

    Il y a quelques jours, le Crédit Agricole a été sauvé de la faillite par l’intervention de la Fed, de la BCE et de quelques grandes banques centrales dans le monde…

    Son levier (ratio dette/fonds propres) est actuellement de 66 !!!

    Voir le blog de Pierre Jovanovic : http://www.jovanovic.com/blog.htm

    Il a fallu une magouille discrète des banques centrales pour que le CA obtienne un sursis…

    http://www.zerohedge.com/news/dollar-libor-market-hints-credit-agricole-was-bank-x

    http://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2011/11/30/big-european-bank-failure-averted-what-central-banks-did-not-tell-us

    La banque a un mal fou à se procurer des liquidités (dollars) sur les marchés. Si jamais la confiance des déposants s’envole, elle finira comme Dexia – qui a elle-même réussi à survivre quelques mois de plus grâce à la complicité des banques centrales…

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-12-02/dexia-ne-survivait-que-grace-a-un-artifice-financier-881158.php

  3. BA dit :

    Lundi 5 décembre 2011 :

    Standard & Poor’s devrait annoncer lundi une mise sous surveillance avec implication négative des six pays « AAA » de la zone euro, dont la France et l’Allemagne, rapporte le Financial Times.

    D’après le quotidien, l’agence de notation a prévenu ces six pays – qui comprennent également l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas – qu’ils risquaient une dégradation dans les 90 jours.

    Un porte-parole de S&P n’a pu être joint dans l’immédiat pour faire un commentaire.

    Cette mise sous surveillance des six pays AAA de la zone euro interviendrait, si elle est avérée, le jour où Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé un accord franco-allemand « complet » sur le renforcement de la gouvernance de zone euro, passant par la rédaction d’un nouveau traité dès le mois de mars.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE7B40DX20111205

  4. Jean LENOIR dit :

    Pom, pom, pom …pom la joie brille dans nos yeux

    Jean LENOIR

  5. BA dit :

    Lundi 5 décembre 2011 :

    Le ministre de l’Economie, François Baroin, a assuré lundi que « tout était fait pour protéger les économies des Français », après que Standard and Poor’s a menacé d’abaisser la note de 15 pays de la zone euro, dont celle de la France de deux crans.
    « Tout est fait pour protéger les Français, les économies des Français, et elles seront protégées », a affirmé le ministre français, interrogée sur la chaîne de télévision France 3.

    Source : lesechos.fr

    François Baroin nous joue du pipeau.

    Sur les dix premiers mois de l’année, plus de 16 milliards d’euros supplémentaires ont été placés sur un Livret A. Un record absolu pour une collecte qui atteignait fin octobre 210 milliards.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Les-Francais-delaissent-la-bourse-pour-l-epargne-classique-430197/

    Vous avez bien lu : 210 milliards d’euros, rien que pour les Livrets A.

    Problème : en cas de crise systémique, comment l’Etat prendra-t-il en charge ces 210 milliards d’euros déposés sur les Livrets A ?

    Avec quel argent ?

    Et pour tous les autres produits d’épargne, comment l’Etat remboursera-t-il les épargnants français en cas de crise systémique ?

    Avec quel argent ?

    • Vous avez tout à fait raison, BA. L’argent logé dans ces produits d’épargne est devenu totalement fictif, virtuel… La plupart ne le reverront sans doute pas – ou alors dans une monnaie totalement dévaluée.

      Ce qui est (involontairement) drôle, c’est que le journaliste parle des livrets d’épargne comme de « placements sûrs »…

      Quant à Baroin, il est dans son rôle de ministre de l’Economie censé rassurer les Français… comme il « rassure les marchés ». Il suffit de prendre le contrepied de ses déclarations péremptoires pour être dans le vrai.

  6. Geraldine dit :

    Une petite injection de dollars et c’est reparti pour un tour!

    par Philippe Béchade

    ▪ Jamais la Bourse n’a autant ressemblé à un casino et si peu à un marché respectant certaines limites techniques reconnues (surachat ou survente) et statistiques. La Bourse de Paris outrepasse depuis 72 heures les écarts maximums historiques sur une période de cinq séances, et met en échec les outils d’investigation mathématiques visant à identifier des règles comportementales sur des séries de 10 000 séances ou plus.

    Il faut dire que l’actualité du jour se résumait surtout ce mercredi à l’annonce d’une “action coordonnée” des banques centrales. A y regarder de plus près, c’est surtout la Fed qui avance des dollars à la BCE — ainsi qu’aux autres banques centrales qui interagissent avec les principales institutions financières américaines, elles aussi à court de dollars.

    Si nous mettons de côté l’euphorie qui pourrait laisser penser que tous les problèmes du moment vont être résolus par la seule injection de nouvelles liquidités, il convient de réfléchir à la motivation primordiale de la Fed. Elle a d’abord consisté à éviter un naufrage immédiat du système bancaire. Comme cela avait failli se produire au lendemain de la liquidation de Lehman !

    Dès que la nouvelle d’une réinjection de dollars dans le système financier a été rendue publique à 14h (ce qui prouve que les banques centrales avaient bel et bien diagnostiqué un désastre bancaire imminent), tous les robots ont annulé les ordres de vente.

    La suite à lire ici :

    http://la-chronique-agora.com/une-petite-injection-de-dollars-et-reparti-pour-un-tour

  7. ACinvestment dit :

    Merci pour votre visite sur mon blog labforecast.blogspot.com
    Bravo pour la qualité de votre blog !

    A très bientôt

    PS: Ci-dessous la dernière intervention de Mr Delamarche sur BFM: http://labforecast.blogspot.com/2011/12/olivier-delamarche-illusions-de.html

  8. Merci à vous. Bravo aussi pour votre blog, on y trouve de la très bonne info.

    En ce qui concerne la vidéo d’Olivier Delamarche, je comptais justement la mettre en ligne… 🙂

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