Charles Gave : « L’euro nous mène au désastre »

                                                                                                                                                                Un grand bol d’air frais ! L’économiste libéral Charles Gave n’est pas toujours modeste, mais il met crûment en lumière l’imbécillité de l’euro et le ridicule des eurocrates et autres inconditionnels de la monnaie unique. Même Attali prend une belle claque…

Morceaux choisis :

– « Ils ont fait quelque chose de rationnel dans un asile de fous. Aujourd’hui ils nous disent : J’ai monté une usine à gaz qui va peut-être nous ruiner mais si vous la détruisez nous serons certainement tous ruinés ».

– « La démocratie est en train d’être assassinée mais tout le monde s’en fout ».

– « Faire plus de quelque chose qui ne marche pas, c’est être certain que la situation va continuer à s’aggraver ».

« La dette, c’est la fin du processus. Le début du processus, c’est l’absence de compétitivité due à l’euro ».

– « L’Europe n’entre pas en récession, elle entre en dépression ».

– « Est-ce qu’il faut sauver l’euro ? Est-ce qu’il faut sauver la peste bubonique ? Bien sûr que non ».

– Sur la monétisation de la dette : « Ce n’est pas en détruisant la monnaie que vous allez créer de la richesse ».

Ne manquez pas non plus le passage où il prévoit que l’Allemagne, avec son mercantilisme en zone fermée et la fragilité de ses banques, va faire faillite comme les autres…

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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19 commentaires pour Charles Gave : « L’euro nous mène au désastre »

  1. H Ponchorion dit :

    Excellente video merci.

    Je recommande aussi le blog de Charles Gave et son dernier article

    http://lafaillitedeletat.com/2011/12/03/noel-en-decembre/

  2. Ping : Comprendre la crise by devgrafik - Pearltrees

  3. Jean LENOIR dit :

    Personne ne semble vouloir aborder la question cruciale : et après l’effondrement cataclysmique, que se passe-t-il ?
    Et pourtant c’est pour demain.

    Jean LENOIR

  4. Martineau dit :

    L’aveuglement des peuples et des nations est incroyable. On les mène à l’abattoir et ils en redemandent (revotent toujours pour les mêmes).

    Pour le dire autrement, c’est quand même fou qu’il faille attendre de partir dans le décor et faire 3 tonneaux avant de réaliser que la direction n’était pas la bonne…

  5. Ben Iwiwi dit :

    Exactement.

    Ce MES qui était prévu pour 2013 est avancé à Janvier 2012 est la phase terminale du cancer.
    L’économie Shadock arrive à son terme car les trous sont trop gros à boucher.

    Ce MES est le stade ultime de socialisation de la dette sur le dos des états. On transfère la dette sur le dos des peuples après s’est goinfré en prêtant à 112 % sur des OAT piigs à 3 mois.

    Les spéculateurs se sont goinfrés en OAT à 3 mois à 8% sur le dos des grecs, portugais dont les notes ont été dégradées et ont été assumées par les autres pays qui ont payé pour eux…
    (c’était en aout, septembre etc où on sauvait la Grèce chaque semaine)

    Avec le MES, on passe au stade supérieur et on socialise le dettes à l’échelle européenne.
    Tout le monde de la spéculation voit ses OAT 3 mois arrivées à maturité.
    Il va falloir rembourser au prêteur la somme + les 112% d’intérêt. Mais plus personne ne veut prêter, les états sont trop dégradés.

    Donc le MES arrive pour payer la somme + les intérêts gigantesques.

    Quand le MES devra acheter des dettes pourries, il va ordonner aux états de sortir l’argent.
    (il a le droit d’ordonner à tout état de fournir telle somme, et ce dernier doit s’executer sous 7 jours. Ces MES est inattaquable juridiquement, et peut attaquer qui il veut)
    C’est la dictature technocratique.
    Un Ponzi géant et les dindons de la farce seront les peuples

    En peu de temps, tous les services publics vont disparaître :
    « Désolé les gens, on ferme les écoles car on peut pas payer les profs. il faut payer le MES en priorité, on a signé, on a plus le choix sinon c’est la cour de justice. »

    Et quand les états auront sur le dos trop de dettes pourries, on va saborder l’euro en monétisant la dette. (hyperinflation) pour remettre les compteurs à 0.

    Le mieux est d’abolir au plus vite cette ineptie qu’est l’euro.
    Chacun prendra ses pertes en dévaluant.
    Mais le marché des devises sera re-libéré, la valeur des monnaies pourra alors refléter la force des économies et donc fluctuer.

    Les pays ayant subi une forte dévaluation redeviendront compétitifs et ainsi c’est vers eux que retourneront les investissements.
    C’est ce système d’ajustement des marchés par l’ajustement des monnaies que l’on a sottement paralysé avec l’euro monnaie unique pour des économies fondamentalement différentes. (dans la force, et surtout dans les choix : france et sud sont consuméristes, allemngne et nord sont mercantilistes. Cela ne doit plus durer)

  6. BA dit :

    Vendredi 9 décembre 2011 :

    Le maintien de la Grèce, qui négocie désormais un « hair cut  » de 80 % sur sa dette, n’est même pas certain.

    http://www.latribune.fr/opinions/editos/20111209trib000670182/super-mario-priez-pour-nous.html

    1- Au début, ils disaient : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce remboursera sa dette. »

    2- Ensuite, ils ont dit : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce ne remboursera pas la totalité de sa dette, mais la Grèce remboursera presque toute sa dette. »

    3- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 21 % de leur mise. »

    4- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 50 % de leur mise. »

    5- Aujourd’hui, ils disent : « Les prêteurs vont perdre 80 % de leur mise. »

    6- Et demain ?

  7. laveritevaincra dit :

    Ces videos qui coupent la parole à tous les autres intervenants n’ont absolument aucun sens…. Si vous souhaitez suivre ce genre de débat il faut bien évidemment écouter l’émission dans son intégralité. Rien de plus facile en plus puisqu’il d’agit des expert sur BFMTV du 6 décembre.
    http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/les-experts
    Vous auriez ainsi pu apprendre que ce crétin de Gave se considère toujours toujours comme un disciple de Milton Friedman. Il faut le faire quand même, en 2011 quand on sait que c’est l’école de Chicago et les théories de ce Mass murder de Friedman qui ont détruit le monde….
    C’est écœurant de laisser la parole à ce genre de type ou à Alain Madellin, cette crapule d’ultra libéral invité sur tous les plateau en ce moment et qui vient nous faire la leçon aujourd’hui sur la crise financière et l’effondrement économique du système. C’est quand même pas ces pyromanes qui vont maintenant nous expliquer comment éteindre l’incendie!!!! Et cette vidéo qui tourne en boucle désormais sur tous les blogs et les sites alternatifs…. Réveillez vous….

    • Charles Gave est un libéral dont je ne partage évidemment pas toutes les thèses. J’ai mis en ligne ce montage vidéo – dont je ne suis pas l’auteur – parce que je le trouve très intéressant : il résume bien, avec des formules décapantes, les principaux griefs qu’on peut faire à l’euro. Le sujet ici, c’est l’euro qui nous tue à petit feu, pas les thèses de l’école de Chicago. Et l’euro, c’est tout sauf le libéralisme, c’est un mélange de dirigisme technocratique et de libéralisme dévoyé (« néolibéralisme ») qui fait le jeu des multinationales et des grandes banques.

      Que cette vidéo fasse le buzz sur les blogs et sites « alternatifs » prouve bien que beaucoup, qu’ils soient libéraux ou antilibéraux, partagent mon avis sur la question. Pour les arguments des partisans de l’euro, inutile de les réentendre, on nous en rebat les oreilles à longueur de journée dans les médias officiels : ouvrez votre poste de radio ou allumez votre télévision… Quant à votre appel à « me réveiller », je crois dénoncer assez les méfaits de la dérégulation financière et du libre-échangisme et les plans de l’oligarchie mondialiste pour ne pas être taxé d’aveuglement ou de naïveté.

    • le cretin vous repond que s’il a toujours apprecié l’economiste chez Friedman, il n’a jamais suivi le mouvement ponichiste (car je presage que..)

      C’est la technocratie qui a apporté cette crise, pas la finance. Les dettes ont été crées par les etats.point barre

      • pinochiste, pardon

      • Pierre Marchal dit :

        « C’est la technocratie qui a apporté cette crise, pas la finance. Les dettes ont été crées par les etats.point barre »

        C’est une blague… du second degré peut être ????

      • gerard dit :

        Les banksters il n’en a jamais entendu parler, Mr Gave ? 😦 😦

        C’est très bien de critiquer l’euro, je partage cet avis mais il n y a pas que ça il faudrait peut etre voir un peu + loin

  8. democradirect dit :

    “La démocratie est en train d’être assassinée mais tout le monde s’en fout”.

    A bas la merkozyctature !

    Voir:http://blogdemocratiedirecte.blogspot.com/2011/12/bas-la-merkozyctature.html

  9. GUILLARD dit :

    c’est pour la France – et certainement pour d’autres pays qui nous emboiteraient le pas – une sortie organisée de l’Euro tel qu’il est aujourd’hui et en réponse la création d’une monnaie commune ( ou l’Euro, par exemple, deviendrait alors notre monnaie commune, on reviendrait à l’ECU) avec retour aux monnaies nationales.
    Mais on n’a pas le droit de sacrifier l’industrie française et donc son économie sur l’autel d’un Euro trop cher pour notre structure économique et industrielle faisant en sorte que notre industrie perd régulièrement de sa compétitivité et donc des emplois.
    Cette sortie de l’Euro c’est une vraie dévaluation ( qui s’oppose à la déflation rampante qui se met sournoisement en place de par la volonté de Sarkozy-Merkel-Trichet) avec un plan de stabilité, comme cela a déjà été le cas dans notre longue histoire économique en France dont l’exemple qui me vient à l’esprit, le plus proche de notre situation actuelle est 1934/1936 et le Franc Poincaré que seul P. Reynaud proposait de dévaluer pour nous aligner sur les dévaluation de la £, du $, du yen ou du F. Belge.
    En théorie économique, le triangle d’incompatibilité de Mundell annonçait dès les années 60 l’échec de l’Euro.
     » Dans un contexte international, une économie ne peut pas atteindre simultanément les 3 objectifs suivants :
    – avoir un régime de change fixe.
    – disposer d’une politique monétaire autonome.
    – avoir une parfaite liberté de circulation des capitaux ( intégration financière ).
    Par contre, si l’un de ces objectifs est abandonné, les 2 autres deviennent réalisables  »
    Tout est dit sur nos problèmes actuels de l’euro, que n’a-t-on pas lu Mundell avant de voter Maastricht !
    Il nous faut retrouver de la compétitivité, c’est notre mal absolu et notre espoir.
    La BCE suit l’indice des coûts unitaires de main-d’oeuvre ( le coût du travail pour un euro de production d’un bien ). Ils ont augmenté depuis l’introduction de l’euro en 1999 de 9 % pour l’Italie, 3.5 % en France et baissé de 17.7 % en Allemagne. Cet écart est gigantesque.
    L’observation de tous les prix depuis 12 ans ( Institut de conjoncture COE-Rexecode) ont progressé de 23.7 % en France et seulement de 10.3 % en Allemagne.
    C’est une dévaluation estimée à 12/13 % du « franc » vis à vis du « DM » qui serait nécessaire. Ce jour un article fort intéressant de P. Villin dans le Fig Mag. Il indique qu’une sortie de l’euro, qu’il souhaite rapide, lui aussi, amènerait les parités suivantes : DM : 2$, FF : 1.1/1.2 $, Lire : 1.0 $ etc…

  10. Pour Charles Gave, la seule solution pour la crise financière actuelle consiste à se débarrasser dès aujourd’hui de l’euro et d’en payer la facture avant que tout le système s’écroule. Il n’y a que si la monnaie peut être contrôlée directement par chaque banque centrale, afin d’équilibrer la compétitivité de chaque pays, que l’on a une chance de sortir de la crise. L’EURO SELON CHARLES GAVE

  11. oops dit :

    L’euro n’est pas perdu pour tout le monde, en particulier pour les banques d’affaires pour lesquelles la monnaie unique a constitué l’opportunité du siècle via le trading des moyens de financement, dont témoigne la fantastique envolée des produits dérivés libelles en euros comme les dérivés de taux utilisés au quotidien par les banques et les grandes entreprises dans leurs opérations de trésorerie ou de gestion du risque. Il ne sera pas facile de se passer de ces six cents trillions de produits dérivés émis par les banques ces vingt dernières années et ce d’autant plus qu’il n’y pas vraiment d’autre alternative au dollar, comme le yuan qui est souvent cité mais mais qu’est pas prêt à endosser ce rôle tant que les marchés financiers chinois ne seront pas suffisamment libéralisés. Charles Gave qui travaille pour les banques privées le sait très bien mais tient un double discours à usage prophylactique à l’usage du grand public qui ignorent ces choses.

  12. Gilbert dit :

    « à usage prophylactique » , que voulez vous dire exactement ?

  13. un banquier dit :

    Les dérivés…je dirais même plus : 700 trillions de dollars

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