L’irrésistible retour de l’or

Superbe article de Bruno Bertez sur la dislocation en cours du système monétaire, qui a de moins en moins de collatéraux de qualité pour le soutenir. Un écroulement que les autorités ne peuvent que ralentir en créant de la monnaie. L’or physique a vraisemblablement de beaux jours devant lui …

« Le papier en général, tout papier, ne vaut que parce qu’une Autorité, une force, impose l’équivalence entre ce papier et autre chose. Il faut, pour cela soit réalisé que cette autorité en ait évidemment le désir et surtout les moyens ; les moyens, c’est l’argent pour le faire, un marché liquide pour le faire, etc.

Tout papier, toute valeur papier, repose sur cet espoir qu’il ne sera pas déçu ; cet espoir que quelqu’un assurera l’équivalence.

La mode est à considérer que la valeur d’une action est la somme actualisée à l’infini des cash flows de l’entreprise. Les cours de bourse, surtout les cours bullaires, disent à ce jour ce papier vaut tant, cela fait tant de fois les résultats, tant de fois l’EBITDA.

Est-ce que les participants des marchés se rendent compte que c’est un pari ?

Un pari sur le fait que quelqu’un de puissant croit à cette équivalence et a des poches profondément infinies pour la faire respecter, pour l’imposer. Est-ce que les marchés se rendent compte que, sur le fond, l’existence de ce quelqu’un pour imposer la règle du jeu boursier est la seule chose importante?

Nous avons connu un temps où les titres de capital en France ne valaient quasi rien, personne ne s’intéressait à la Bourse, la politique ne se fait pas à la corbeille, disait-on ; à cette époque, il n’y avait personne pour assurer l’équivalence entre le flux des cash flows infini et le cours de bourse du jour.

C’est quand le Crédit Lyonnais et la Banque de France et la Caisse des Dépôts sont rentrés dans le marché, plus tard que l’équivalence a commencé à se construire. Une société gagne beaucoup d’argent ? Oui, et après, qu’est-ce que cela peut vous faire si vous ne le touchez pas. Si les OPA n’existent pas, si le Private Equity n’existe pas, si les Buy Backs d’actions n’existent pas, si la Banque Centrale n’est pas laxiste au point de donner des crédits quasi gratuits pour financer le respect de l’équivalence, la spéculation sur l’équivalence, la loterie mise en place par la financiarisation sur l’équivalence.

Le monde financier vit dans une authentique névrose qui lui fait confondre l’ombre des choses, les papiers, avec la réalité des choses, les corps.

C’est le résultat d’un système de pouvoirs, de croyances, de formules magiques toutes aussi ridicules et stupides les unes que les autres, comme les PER, l’actualisation, les mesures du risque, les rating, etc. etc. ; une névrose gigantesque qui est en train de s’effondrer car les pouvoirs qui sont derrière pour l’entretenir et la valider sont eux mêmes en train de s’effondrer. Tout ce qu’ils savent et peuvent faire, c’est créer de la base-monnaie, faire intervenir la FED, la BOE, la BOJ et bientôt la BCE pour ralentir l’effondrement, repousser les échéances. Les peuples et les marchés se laissent prendre, ils confondent le pouvoir de retarder les échéances avec celui de résoudre les problèmes.

Autre remarque que nous livrons à votre réflexion. On a l’habitude, dans le monde névrotique de la finance, de rapporter la dette des gouvernements au PIB. Avez-vous essayé de soutenir le cours d’un emprunt avec un morceau de PIB ? Avez-vous essayé d’échanger les dettes de la Grèce contre un morceau de son PIB ? Non, évidemment, car le réel c’est ceci, on ne peut échanger la dette grecque sur un marché que contre une seule chose, du cash, de la base-monnaie. Et c’est cela le grand secret de la pression pour faire entrer en lice la BCE, la mise à disposition de base-monnaie pour honorer la quasi monnaie hyper, hyper pléthorique émise depuis plus de 20 ans. La crise est une crise du système, une crise des équivalents, une crise de fissure de la névrose instillée par la grande Experiment financière. Ce n’est pas une crise des choses en elles-mêmes. Et les gouvernements et banques centrales qui sont comme dans les asiles de fous, plus fous que les fous, ne savent rien faire d’autre face à cette délitation des équivalences que… créer de la monnaie !

Sur le marché de la dette des gouvernements, avant, dans le temps déjà ancien de 2010, on cotait un prix sur le marché. On disait le 10 ans italien vaut tant et quand on voulait vendre, quelqu’un en face assurait l’équivalence sur la base de cette valeur constatée sur le marché.

Le quelqu’un en face, c’était une banque, Unicredit, BNP, etc. A partir du moment où le système bancaire a été impaired, abîmé, dysfonctionnel, plus personne n’a assuré l’équivalence et le papier des gouvernements s’est traité à sa valeur, que j’appelle sa valeur sociale, financière, économique instantanée et non plus à sa valeur que j’appelle «d’autorité ».

La valeur d’autorité est celle qui résulte du bon fonctionnement du système, du bon respect des contrats etc. La valeur sociale est tout a fait différente, c’est la valeur qui s’établit, seule simplement par la confrontation de l’offre et de la demande de gens qui ne se connaissent pas, n’ont aucun autre intérêt que leur intérêt égoïste; Le prix constaté dans ce cas ne découle que d’un rapport direct, non médiatisé, c’est à dire sans intermédiaire entre les utilisateurs.

Il y a d’un côté des choses dont la valeur repose sur le bon fonctionnement d’un système complexe et, de l’autre, des choses dont la valeur ne dépend que d’elles-mêmes et des valeurs sociales que l’on y attache.

A votre avis, de quel côté doit-on ranger le métal jaune ?

Sa valeur dépend-t-elle du bon jeu des Pouvoirs ou au contraire du jeu des forces sociales individuelles, non biaisées, influencées seulement par leur égoïsme, leur recherche de liberté et de sécurité ?

Acheter de l’or métal, comme nous l’écrivons, depuis 12 ans, c’est faire exactement le contraire de l’achat d’or papier, c’est anticiper, parier sur la dislocation, même pas complète, du système des équivalences. C’est anticiper le retour de l’usage de la force dans les relations internationales, la prise de conscience par les peuples du fait que la monnaie est non pas actuellement un instrument de liberté, mais un instrument d’exploitation, de spoliation aussi efficace que la fameuse exploitation de Marx. Dans nos systèmes, l’exploitation par la monnaie, le crédit, l’imposition et les trucages de fausses valeurs ont remplacé l’exploitation du travail par le capital. L’extraction de la plus-value, du surproduit par la finance et les gouvernements a remplacé l’exploitation marxiste.

Un dernier mot, sur une analogie électorale. Vous savez que ceux qui ne sont pas d’accord sur les choix électoraux qui leur sont proposés peuvent voter blanc, mais que ce vote n’est pas reconnu, il est considéré comme nul. Pourquoi ? Parce que cela mettrait en péril le système, on verrait qui refuse l’offre systémique et on le mesurerait. Terrible, non! On doit rester dans le système, ne pas pouvoir être contre, en sortir.

C’est la même chose en matière financière. La dérégulation qui a permis la financiarisation, butait sur la possibilité face à l’excès de monnaie et de quasi monnaie de voter contre les papiers en achetant des vrais valeurs réelles, c’est-à-dire sur la possibilité de voter blanc, de ne choisir ni entre les actions les obligations, etc. C’est pour cela que les penseurs ont imaginé la création des assets réels, papiers, avec des commodities papiers, de l’or papier, du pétrole papier. Le trait de génie a été de créer ces papiers afin de maintenir l’argent dans le système et de pouvoir le bio-dégrader, le détruire, quand le besoin s’en faisait sentir. Ces génies n’avaient pas prévu que le système bancaire et son shadow tomberaient dans le piège et mettraient les doigts dans la confiture, c’est à dire qu’au lieu de ne jamais stocker de papier, au lieu de le disséminer, il s’exposerait lui aussi à sa dépréciation/dévalorisation !

Pour l’anecdote, certes tout le monde connait l’intérêt traditionnel des Indiens pour l’or, on connait un peu moins le réveil des Chinois, mais à mon avis, on connait encore moins le fait qu’aux Etats-Unis l’or gagne du terrain, il y a maintenant des distributeurs automatiques où l’on peut acheter des lingotins!

Quelques réflexions supplémentaires :

1. La monnaie n’est pas contrairement à ce que l’on veut nous faire croire a store of value, une réserve de valeur, c’est un tenant leurre de réserve de valeur, a proxy store of value ce qui est très différent et ……beaucoup moins sûr.

“Il y a encore des épargnants et investisseurs qui doutent de la valeur pratique de notre distinction entre l’or papier et le métal jaune. Ils disent cela n’arrive qu’aux autres : mon certificat d’or sera honoré.

Ils ne se doutent pas que peut être leur banque n’a jamais eu d’or physique en contrepartie, en couverture de leur certificat d’or.

Ils ne se doutent pas que peut être leur banque a utilisé cet or comme collatéral pour couvrir et garantir ses refinancements sur la marché de gros.

Ils ne se doutent pas que même si leur or est identifié, en cas de déconfiture de leur intermédiaire, peut être ils ne retrouveront jamais leur bien.

Nous vous conseillons la lecture du Barron’s du 17, on y apprend que les propriétaires de métaux précieux chez MF Global verront leurs avoirs amputés de 28%, le liquidateur ayant décidé de mettre en pool les actifs et de les repartir au prorata. Comme il n’y en pas assez pour tout le monde, le pool n’honorera les droits qu’à hauteur de 72%. Même si la propriété est individualisée, affectée.

Certains nous disent, mais chez soi dans un coffre, il y a le risque de se faire dévaliser, c’est vrai mais qui a dit qu’épargner, posséder un patrimoine était facile et de tout repos? Défendre son patrimoine est un vrai travail, difficile.

Un patrimoine a toujours une composante sociale, il y a toujours des risques ; sauf sur une ile déserte, mais là, il ne sert a rien. Nous ne cessons de le répéter, quand le monde entier s’appauvrit, comme c’est le cas maintenant, il ne faut pas espérer s’enrichir. Essayer de protéger ce que l’on a est déjà bien difficile.”

2. Le système à fabriquer et imposer des équivalents a bien failli sauter ces dernières semaines ; la transmission de la politique monétaire, singulièrement celle de la BCE s’étant grippée. La machine à fabriquer des liquidités ; à printer étant devenu inefficace faute de lubrifiant dans les rouages , c’est à dire faute de collatéraux.

On a beaucoup parlé des facilités de liquidités mises à la disposition des banques et du secteur financier, on a pour ainsi dire pas commenté l’autre versant, bien plus important, à savoir l’ouverture du champ des collatéraux éligibles ; Or c’est de là que venait le vrai problème, et c’est là qu’il est et sera encore longtemps.

Les banques et le shadow ne se font plus confiance à juste ou injuste titre. Au lieu de se prêter sur la base de la confiance, ils demandent des gages, des garanties c’est à dire des collatéraux. Or des collatéraux de qualité il y en a de moins en moins, à cause des dégradations de rating, à cause de la crise des govies, à cause des bêtises de gestion de MERKEL et SARKOZY sur la PSI, à cause des QE américains qui réduisent le stock de Treasuries, etc. etc.…

On pense que le stock de collatéraux global n’est plus que 5 trillions, divisé par deux en 3 ans. Le système ne peut fonctionner sans collatéraux, la demande existe et croît tandis que l’offre baisse. Il y a quelques jours, on a frôlé le corner;

Ceci a été reconnu par Draghi le 11 Décembre.

….

D’où la décision d’accepter à la BCE n’importe quoi comme collatéral du moment que les apparences sont sauvés. c’est la mesure la plus importante de ces derniers jours, personne n’en a vraiment parlé….

La machine à fabriquer des équivalents a pu repartir cahin caha, d’ou la stabilisation des marchés, fragiles, mais stabilisés!

“Les règles de collatéral concernant l’ensemble des opérations de refinancement BCE vont être allégées par la baisse de la notation minimale acceptée pour les titrisations (A vs AAA) d’une part, et par l’élargissement de la nature des titres éligibles. Par exemple, les banques centrales nationales de la zone Euro auront la possibilité d’accepter en collatéral des prêts bancaires satisfaisant à certains critères.”

Petite remarque, dans ses grandes études sur la crise de 1929, Bernanke écrit que la disparition progressive en 1931 des bons collatéraux a été un facteur décisif de l’aggravation et de la propagation de la crise, nous vous laissons le soin de retrouver les références, ce sont des lectures passionnantes.

3. L’affaire MF global est une étape terrible dans la crise de dislocation de la machine à fabriquer des équivalences. Là aussi les médias MSM sont passés à côté. Le point le plus important est que l’on s’est aperçu que les fonds, les avoirs, les collatéraux donnés par les clients de MF Global avaient disparu.

«Je ne sais tout simplement pas où se trouve l’argent. Je ne sais pas s’il y a eu des erreurs à MF Global ou si des banques et partenaires ont gardé des fonds qui auraient dû être rendus à MF Global.» L’ex-PDG de MF Global Jon Corzine à propos du milliard de dollars disparu dans la faillite de la maison de courtage

Normalement ils auraient du être protégés, cantonnés; Ils ne l’ont pas été, pourquoi?

A cause d’une pratique que l’on appelle la rehypothécation. MF Global a donné en gage, en collatéral à ses créanciers, les collatéraux de ses clients; C’est normal, c’est légal, c’est la faille, le trou béant dans la réglementation du système.

On pense que le collatéral initial d’un client est rehypothéqué en chaîne trois à quatre fois dans le système.. Le même gage est donné en garantie au moins trois fois, une sacrée pyramide, pas illégale mais condamnable, source de risque et de fragilité en chaîne;

La rehypothécation a un coup dans l’aile, normalement elle devrait sinon disparaître, du moins se réduire…

Encore une forte baisse de collatéraux disponibles dans le système.

La financiarisation a créé un monstre dont on n’aperçoit à peine, dans la crise, les contours, l’essentiel reste à découvrir.

Suivez ces affaires de collatéraux, cela ne fait que commencer.

“Le programme d’achat d’obligations de la BCE est-il vraiment gelé ? Oui et non. La BCE a acheté de la dette souveraine de pays périphériques via le SMP (Securities Market Programme) pour un montant total d’environ 210 MdEUR au 5 décembre. Elle a neutralisé cet afflux de liquidités dans le secteur bancaire en acceptant des dépôts à sept jours, opération qui absorbe les capitaux qu’elle a injectés (contrairement aux programmes d’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing ou QE) des Etats-Unis et du Royaume-Uni). Or ces reconnaissances de dette (RD) à sept jours peuvent être acceptées comme garantie par une autre composante de la BCE, son Opération de Refinancement à Long Terme (ORLT) illimitée, en vue d’obtenir des liquidités. Tant que les RD à sept jours de la BCE et la possibilité de les échanger contre des liquidités via l’ORLT seront reconduites, il n’y aura guère de différence entre le QE non neutralisé de la Fed et de la Banque d’Angleterre et celui de la BCE. La vraie différence est l’ampleur modeste du SMP : pour être à la hauteur des programmes de QE du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, un programme SMP d’environ 2.000 à 2.500 MdEUR serait nécessaire. Un tel programme constituerait une étape importante pour la BCE et un coup d’accélérateur pour les actifs à risque à travers le monde.”

source JPMORGAN DEC11

Vous avez compris au passage que l’acceptation des collatéraux pourris pas la BCE n’améliorait pas la qualité de son bilan de déjà deux trillions d’euros, vous avez aussi fait le lien avec la chute de l’euro sous les 1,30 contre dollar, bien sûr !

Attendez-vous à savoir comme disait une chroniqueuse de l’ancien temps, attendez-vous à savoir que les doutes sur la solidité de l’euro se généralisent. La BCE de Draghi devient le réceptacle des déchets toxiques atomiques de la finance. On attend la création d’un Greenpeace de la finance, dépêchez s’il vous plait.

“Pourquoi les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon déboursent-ils nettement moins que la France et l’Espagne au titre de leur dette publique alors qu’ils sont plus endettés que ces deux pays de la zone euro ? Cela n’est certainement pas lié aux plans d’austérité. Si tel était le cas, pourquoi le rendement des obligations américaines est-il aussi bas malgré l’incapacité du gouvernement fédéral à se mettre d’accord sur un programme de réduction des déficits ? De même, pourquoi les rendements espagnols sont-ils aussi élevés alors qu’un nouveau gouvernement de centre-droit a promis de renforcer encore plus l’austérité déjà mise en place par l’équipe précédente ? Il semble plus probable que le marché récompense les pays qui ont conservé la possibilité de recourir à la planche à billets, veillant donc ainsi à ce que le coupon des obligations soit payé. En règle générale, c’est un sujet d’inquiétude pour les investisseurs obligataires en raison du risque d’inflation. Cependant, les investisseurs semblent plus préoccupés par le risque que certains pays de la zone euro manquent d’euros que par le risque d’inflation dans les pays pouvant recourir à la création monétaire.”

Source JPMORGAN dec11

4. La réduction de la masse de collatéraux dans le système conduit la finance a réutiliser à grande échelle le métal jaune, l’or comme collatéral; Tiens, tiens. Encore un effort et les deux seuls vrais collatéraux recevables seront les Treasuries et l’or.

Face à la grande crise durable et fondamentale de la pénurie de collatéraux de grande qualité, l’or fait un retour dans le circuit; Un retour non remarqué car la crise des collatéraux est plus qu’un secret défense. Le retour de l’or, qui bizarrement coïncide avec des attaques renouvelées sur l’or papier et sa forte baisse, est un retour par la grande porte.

“Les collatéraux dont nous parlons sont des collatéraux professionnels de la grande machine à fabriquer des équivalences. Les passifs des bilans de la grande machine sont en monnaie, beaucoup de dettes sont en dollars donc la machine ne raisonne qu’en nominal. Face à des dettes et des passifs en dollars elle met des actifs en dollar sans se préoccuper de ce qu’il y a derrière; C’est le même raisonnement que celui qui conduit à prétendre que les USA seront toujours solvables. C’est nominal simplement.

Mais il y une fuite dans le système de la grande machine à produire des équivalences , tout ne reste pas entre professionnels il y a des utilisateurs finaux et singulièrement des pays entiers; comme la Chine. Et ces pays raisonnent non pas en nominal mais en réel comme vous et moi.

Ce sont à notre avis eux qui progressivement réduiront le produit de luxe qu’était le dollar au stade de marchandise de supermarché et se reporteront sur le vrai luxe, pas la copie, pas l’imitation, qu’est l’or.”

A ce stade il reste environ 4 à 5 trillions de collatéraux de qualité pour fabriquer des liquidités globales, c’est peu. Le stock va se réduire avec la fournée de dégradation de rating en préparation.

Ce stock selon toute vraisemblance et si les pronostics de récession en Europe se confirment, ne sera bientôt plus composé que des Treasuries US et du métal jaune. Imaginez que le doute s’installe ou même effleure les Treasuries, c’est le grand frisson, le froid dans le dos.

Pensez-vous qu’il y aura encore beaucoup de gens pour vendre l’or à découvert, casser les cours ? Non ! Mais les manipuler oui, cette fois à la hausse. »

Bruno Bertez, le 18 décembre 2011

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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8 commentaires pour L’irrésistible retour de l’or

  1. BA dit :

    Lundi 19 décembre 2011 :

    Dette : la zone euro apportera 150 milliards d’euros au FMI.

    Les pays de la zone euro se sont mis d’accord lundi pour apporter 150 milliards d’euros au Fonds monétaire international afin d’aider indirectement les pays en difficulté de l’union monétaire, a annoncé à l’AFP une source gouvernementale.

    Il y a un accord sur un montant de 150 milliards des pays de la zone euro, a déclaré cette source à l’issue d’une réunion téléphonique entre les ministres européens des Finances, se disant confiant dans la capacité de l’Europe dans son ensemble d’arriver à une contribution totale de 200 milliards d’euros.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Dette_la_zone_euro_apportera_150_milliards_d_euros_au_FMI_191220111912.asp

    1- Dans les semaines qui viennent, les Etats membres de la zone euro vont emprunter 150 milliards d’euros sur les marchés internationaux : les Etats membres de la zone euro vont donc se surendetter encore plus.

    2- Ensuite, les Etats membres de la zone euro vont prêter ces 150 milliards d’euros au FMI.

    3- Enfin, dernière étape, le FMI va voler au secours des Etats membres de la zone euro : le FMI va leur prêter ces 150 milliards d’euros.

    4- Conclusion : les Etats membres de la zone euro apportent 150 milliards d’euros au FMI, pour qu’ensuite, le FMI puisse aider les Etats membres de la zone euro en leur prêtant 150 milliards d’euros.

    Des pointures.

    Des cerveaux.

    Des génies.

    Des épées.

  2. Gibus dit :

    Un effondrement au ralenti………..c’est exactement ça.

    Tout ce qu’ils ont réussi à faire.
    Mais la fin à coup sûr sera plus brutale.

  3. laveritevaincra dit :

    Ouais c’est magique. Emprunter l’argent qu’on n’a pas, l’emprunter sur les marchés financiers ou auprès de la BCE gratuitement, puis le donner au FMI pour qu’il le reverse aux états européens. C’est fabuleux. C’est splendide, c’est hallucinant de folie. C’est la PREUVE que le système est mort. En arriver à un tel degré d’absurdité c’est à peine croyable. C’est la preuve que le Politique est esclave du pouvoir financier, la preuve que les hommes politiques se noient, ils sont totalement perdus ne savent plus quoi faire et n’ont pour seule et unique solution que de retarder l’effondrement. Toujours retarder pour éviter le chaos qu’ils ne peuvent accepter.

  4. BA dit :

    Lundi 19 décembre 2011 :

    La BCE pointe des risques accrus pour la stabilité financière.

    La Banque centrale européenne (BCE) a averti lundi que les risques pesant sur la stabilité financière de la zone euro avaient considérablement augmenté au second semestre, alimentés principalement par les craintes de contagion de la crise de la dette et par des tensions sur le marché interbancaire.

    Dans son rapport bi-annuel sur la stabilité financière, la BCE estime que dans le pire des cas, le monde pourrait retomber en récession, affaiblissant davantage des banques déjà fragiles.

    « La crise du risque souverain et son interaction avec le secteur bancaire a empiré, dans le contexte de perspectives de croissance macroéconomiques affaiblies », lit-on dans ce rapport.

    « Au final, la transmission des tensions entre souverains, entre les banques, et entre ces deux derniers s’est intensifiée pour prendre les proportions d’une crise systémique sans précédent depuis la faillite de Lehman Brothers il y a trois ans. »

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00410079-la-bce-pointe-des-risques-accrus-pour-la-stabilite-financiere-265259.php

  5. Ouijesuisutopiste dit :

    Que les Etats remboursent les dettes de tout le monde et tout ira bien! On s’en fiche à quel point l’argent est lié à l’or ou tout autres types de complexités inutiles à la bonne marche. Non ce n’est pas du communisme, c’est tout simplement inhumain, sachant que l’homme se base sur des idées propres à lui et non pas scientifiques, ca ne sert à rien de courrir après les dettes, la dette est mauvaise, elle ne doit pas être possible, elle doit être morale pas monétaire! c’est une faute de l’humanité d’avoir utilisé l’argent pour tout type de transaction dont elle n’est pas valable. On mettre encore un temps à le comprendre.

  6. catena dit :

    les Dettes ne seront pas remboursables, il faut tout remettre a plat et a zero par un nouveau Breton Woods .
    l’Or et le Silver nous permettra de bouée de sauvetage face a cette situation , bulles sur bulles c’est vraiment une farce cette économie virtuelle !

  7. Jean LENOIR dit :

    Fantastique !

    La doctriconnerie universelle des financiers tente de gommer par tous les moyens que nous courons au suicide. Et de remettre dose après dose plus de dopant dans le système – oubliant même que les overdoses mènent au collapsus cardiaque.

    Vraiment saisissant : nous vivons notre mort annoncée en direct.

    Jean LENOIR

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