Nicolas Doze : « Rien ne va en Europe »

(BFM Business, le 21 décembre 2011)

« Rien ne va avec le FESF… rien ne va avec le FMI… rien ne va avec la BCE… On passe notre temps à essayer de fabriquer la banque centrale que nous n’avons pas avec des substituts qui ne fonctionnent pas ». Et quand bien même on aurait la banque centrale dont tous les européistes rêvent et nous parlent à longueur de journée, est-ce que ça fonctionnerait mieux pour autant ? Non, bien sûr. Cela ne ferait que reculer encore les échéances. Enfin, je suis content qu’il soit fait allusion dans cette chronique au fantasme mondialiste et aux réactions populaires qu’entraînerait son éventuelle concrétisation …

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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7 commentaires pour Nicolas Doze : « Rien ne va en Europe »

  1. Geraldine dit :

    La Slovénie passe à son tour à la moulinette des agences.

    http://www.swingbourse.com/info-bourse/news.php?idnews=1291

  2. Jean LENOIR dit :

    Circulez ! Y’a rien à voir

    Joyeux Noël de fin de règne

    Jean LENOIR

  3. polo dit :

    bien vu Geraldine !!

    Joyeux Noel

  4. BA dit :

    Mercredi 21 décembre, le matin : la BCE prête 489,191 milliards d’euros aux banques privées européennes.

    Question : avec ces milliards d’euros, est-ce que les banques privées ont racheté des obligations des Etats européens ?

    Prenons deux exemples : les obligations de l’Etat espagnol, et les obligations de l’Etat italien.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 5,069 %.
    Mercredi 21 décembre : 5,275 %.
    Jeudi 22 décembre : 5,363 %.
    Vendredi 23 décembre : 5,377 %.

    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées espagnoles n’ont pas racheté des obligations de l’Etat espagnol.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 6,613 %.
    Mercredi 21 décembre : 6,788 %.
    Jeudi 22 décembre : 6,917 %.
    Vendredi 23 décembre : 6,981 %.

    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées italiennes n’ont pas racheté des obligations de l’Etat italien.

  5. BA dit :

    Mercredi 21 décembre 2011 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a alloué mercredi 489,191 milliards à 523 banques de la zone euro lors d’une opération inédite de prêt à trois ans, a-t-elle annoncé sur son site internet.

    Mardi 27 décembre 2011 :

    Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record, selon des chiffres publiés mardi, signe que les dysfonctionnements persistent sur le marché inter-bancaire.

    Les banques ont déposé 411,81 milliards d’euros auprès de la BCE entre lundi et mardi, soit un nouveau record.

    Le record jusqu’ici remontait à juin 2010, avec 384,3 milliards d’euros.

    Ce nouveau pic des dépôts sur 24 heures intervient alors que l’institution monétaire de Francfort a réalisé mercredi sa première opération de prêts sur trois ans, qui était censée apaiser les tensions des banques concernant leurs liquidités.

    L’opération a attiré une demande record de 489 milliards d’euros par 523 instituts de crédit.

    Cette tendance montre que les banques préfèrent garder leurs liquidités en surplus au cas où, plutôt que de les prêter à d’autres établissements financiers qui en auraient besoin, dans un contexte où l’évolution de la crise de la dette reste incertaine.

    Le graphique ci-dessous montre que le record historique a été pulvérisé :

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

  6. Rien ne va en Europe, parce que les institutions européennes n’ont pas atteint le niveau de maturité voulue par les marchés, c’est-à-dire, entre autres transformer la BCE en prêteur de dernier ressort pour les Etats de la zone euro. Et pourtant nous allons inéluctablement dans cette direction, dans la mesure où d’une part la FED ne peut continuer à refinancer indéfiniment les banques de la zone euro quand elles manquent de liquidités en dollars via des swaps avec la BCE, mais aussi parce que c’est le seul moyen pour faire chuter les spreads des obligations européennes qui sont actuellement définis par les marchés sur la base d’un risque crédit analysé par les agences de notation. Or si la BCE pouvait prêter à des organismes semi-publics comme la banque européenne de financement ou la caisse des dépôts, ceux-ci pourraient à leur tour prêter aux Etats endettés qui sont actuellement obligés de faire appel aux marchés pour payer leurs anciennes dettes qui sont reconduites à chaque échéance. Le remboursement définitif de l’endettement passé permettrait d’une part de se débarrasser de la dette ancienne et d’autre part de retrouver une situation d’équilibre budgétaire qui serait déjà atteinte sans le poids du refinancement de la dette dans le cas français ou italien.

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