Pierre Jovanovic présente « Le retour au standard or » d’Antal Fekete

L’or comme « extincteur de dettes » et de guerres, j’aime assez l’expression. Pour le moment le dollar a encore le dessus sur son grand rival, pour notre malheur à tous. Mais quand on voit à quelle « tour de Babel » monétaire et financière a conduit la décision prise par Nixon le 15 août 1971, il est permis d’espérer. Le rapport de forces est d’ailleurs en train de s’inverser.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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15 commentaires pour Pierre Jovanovic présente « Le retour au standard or » d’Antal Fekete

  1. Darchy dit :

    L’or est au coeur de TOUT, on s’en rend compte jour après jour. C’est bien pour ça que les banksters veulent mettre la main dessus à tout prix…. ils disent qu’il n’a aucune valeur, il est dans une bulle, qu’on a intérêt à s’en débarrasser,etc.

    La réalité ? La guerre monétaire mondiale est déjà déclarée….c’est à qui amassera le plus de lingots au meilleurs prix. Ils font chuter les cours de l’or papier pour ramasser un maximum d’or physique.

    En prévision de la dégringolade des monnaies….

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Il est maintenant clair que l’or papier est une infamie. Créez donc un marché où le réel ne représente qu’une fraction de pourcentage du physique, spéculez donc un grand coup et de temps en temps vendez donc à terme en action de concert pour empocher votre bénéfice et ramasser de l’or physique.
    Seul ennui : quelques acteurs qui se gardent bien de risquer d’être lessivés en spéculant, ramassent aussi et c’est bien pour cela que le trend de l’or reste haussier.
    L’or n’est pas à son prix. celui-ci viendra lorsque l’hyperinflation produite par des émissions monétaires insensées fera rage. Essayez donc alors de faire fonctionner un marché à terme et des produits dérivés.

    Nixon était un grand tricheur, nous en subissons maintenant les conséquences.

    Jean LENOIR

  3. BA dit :

    Vendredi 30 décembre 2011 :

    Nomura prône la création d’un nouvel ECU en cas d’éclatement de la zone euro.

    Le courtier japonais Nomura estime que le risque de rupture de la zone euro continue de croître. Trois scénarios possibles se dessineraient alors :

    – une sortie de l’Allemagne de la zone euro, option définie comme « très théorique » ;
    – une sortie limitée à des petits pays (la Grèce et le Portugal par exemple) ;
    – l’abandon de l’euro par des pays de grandes dimensions comme l’Espagne et l’Italie.

    Cette dernière variante déterminerait, selon Jens Nordvig, le rédacteur de l’étude en deux volets, « la fin de la zone euro en tant qu’aire dotée d’une devise qui fonctionne ». Dans ce cas pas si hypothétique, le retour à l’unité de compte européenne (l’ECU, pour « European Currency Unit ») aurait un impact positif pour les grands pays qui lâcheraient la monnaie unique, estime Nomura.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201817128174-nomura-prone-la-creation-d-un-nouvel-ecu-en-cas-d-eclatement-de-la-zone-euro-269188.php

  4. Geraldine dit :

    L’ECU ,un nom pour la monnaie unique proposé à l’époque par Giscard et finalement écarté car les Allemands entendaient « la vache » (Küh)….

  5. BA dit :

    Vendredi 30 décembre 2011 :

    Evolution du CAC 40 :
    Depuis un an : baisse de 16,95 %.
    Depuis 5 ans : baisse de 43,75 %.
    Depuis 10 ans : baisse de 32,52 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPCAC

    Evolution des valeurs bancaires :

    Evolution du cours de l’action BNP Paribas :
    Depuis un an : baisse de 36,25 %.
    Depuis 5 ans : baisse de 63,13 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPBNP

    Evolution du cours de l’action Natixis :
    Depuis un an : baisse de 44,46 %.
    Depuis 5 ans : baisse de 84,87 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPKN

    Evolution du cours de l’action Société Générale :
    Depuis un an : baisse de 57,22 %.
    Depuis 5 ans : baisse de 85,24 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPGLE

    Evolution du cours de l’action Crédit Agricole :
    Depuis un an : baisse de 54,12 %.
    Depuis 5 ans : baisse de 86,65 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPACA

  6. BA dit :

    Quand les anciennes monnaies de la zone euro refont surface.

    Tandis qu’économistes et banquiers planchent sur ce qui faisait figure, il y a quelques semaines encore, de scénario catastrophe, d’autres expérimentent déjà la disparition de la monnaie unique.

    Ainsi aux Pays-Bas, profitant de la tempête qui s’est abattue sur la zone euro et la vague montante d’eurosceptiques, le safari park Beekse Bergen, installé près de la ville de Tilburg, a restauré, le temps d’un week-end, l’ancien florin. Des dizaines de Néerlandais ont fait les fonds de tiroirs pour s’offrir la visite. De surcroît, au taux attractif de un euro pour un florin, alors que l’ancienne parité était de 0,45 euro. Histoire d’insister sur le sentiment général que le passage à la monnaie unique a fait valser les étiquettes.

    Mêmes causes, mêmes effets, à 2000 kilomètres de là, plein sud. Nous sommes en Galice, dans le petit village frontalier de Salvaterra de Mino. Là, l’expérience est menée à plus grande échelle et sur une plus longue période : cinquante commerçants sur 78 au total acceptent depuis début octobre le paiement en pesetas.

    L’opération se terminera le 31 décembre 2011 et devrait dépasser le million de pesetas, soit quelque 6000 euros. Une aubaine, à la veille des fêtes de Noël, qui permet aux habitants de financer les cadeaux à moindres frais et réveille une certaine nostalgie. Selon la Banque d’Espagne, l’équivalent de 1,7 milliard d’euros dort encore dans les chaumières.

    Grèce : alors que la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est vive, les drachmes refont surface.

    «Nous n’aurons bientôt plus une drachme dans nos portefeuilles.» Cette expression est courante pour les Grecs, pour dire leur crainte d’être ruinés si la crise perdure. D’actualité, cette formule relate aussi l’attachement des Grecs à leur monnaie nationale, datant de l’Antiquité et qui a vécu jusqu’en 2001.

    Aujourd’hui, la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est si vive que des drachmes se retrouvent en vente sur les marchés aux puces du centre d’Athènes et que certains ressortent billets et pièces enfouis dans leurs caves. Des commerçants affichent à nouveau, près de leurs caisses, un tableau de conversion drachme-euro.

    http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2011/12/21/04004-20111221ARTFIG00321-quand-les-anciennes-monnaies-de-la-zone-euro-refont-surface.php

  7. misstik dit :

    Bravo Pierrot !!!

  8. BA dit :

    Dimanche 1er janvier 2012 :

    Tout ça ne pourra pas durer éternellement. D’abord parce que la construction européenne s’apprête à s’effondrer sous le poids de ses propres malfaçons et que l’on s’approche chaque jour davantage du point critique où la panique financière, en avance même sur les défauts souverains, mettra de nouveau à bas le système bancaire entier, ne laissant plus que les banques centrales comme uniques institutions capables, avec le risque que le refus de la BCE conduise au réarmement forcé des banques centrales nationales, donc à l’éclatement de l’euro.

    Mais ça ne pourra pas durer non plus parce qu’on ne dépouille pas impunément les corps sociaux de leurs prérogatives souveraines, en tout cas sans s’exposer au risque que vienne un jour où ceux-ci décident de la récupérer violemment – et, un peu à la manière de ce qu’avait montré Karl Polanyi à propos des années 30, la chose peut ne pas être belle à voir…

    La laideur cependant n’est pas non plus une fatalité, car c’est aussi une opportunité historique de renverser l’ordre néolibéral qui est en train de se former dans ce bouillonnement de contradictions. Et de se débarrasser par la même occasion de tous ses desservants, ceux-là mêmes qui ont des décennies durant expliqué au bas peuple que l’ordre du monde est idéal, qu’il avait de toute façon la force d’une donnée de nature et que l’on ne saurait se rebeller contre la loi de la gravitation, qu’au demeurant la construction européenne telle qu’elle est (était…), elle aussi intouchable dans sa perfection même, était là pour notre supplément de bonheur, qu’il fallait être au choix archaïque, frileux ou xénophobe pour trouver à y redire.

    Tous ces gens, hommes politiques de gauche, de droite, experts dévoués, chroniqueurs multicartes, éditorialistes suffisants et insuffisants comme disait non sans cruauté Bourdieu, tous ces répétiteurs, voués à la pédagogie du peuple obtus, se sont trompés sur tout, et les voilà qui contemplent sidérés l’écroulement du monde dont ils ont été si longtemps les oblats. Et l’on se prend à rêver de les voir eux aussi partir par la bonde à l’occasion de la grande lessive.

    Frédéric Lordon.

    http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74705/date/2012-01-01/article/2011-vu-par-frederic-lordon-les-ingredients-du-desastre/

  9. ricardo dit :

    dommage que le bouquin soit assez mal traduit je trouve…

  10. oops dit :

    Il serait bien naïf de penser que les banquiers qui ont provoqué la crise financière ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Cela est tellement vrai que Bernanke a annoncé quelle serait sa politique monétaire en tant que Président de la FED dès 2002 devant le cercle national des économistes en déclarant qu’il serait prêt à sacrifier le dollar par la monétisation indéfinie de la dette qui correspondait à l’inflation monstrueuse des produits de dette émis par les banques grâce aux dérivés de crédit qu’il faudrait bien éponger un jour. Pourtant entre 2005 et fin 2007 il a toujours nié la gravité de la crise, donnant à penser que ces turbulences avaient un caractère passager. Depuis la création de la FED et le financement de la dette par la monnaie fiduciaire, les crises ont toujours été des étapes sur le chemin d’un plan politique que l’oligarchie mondialiste souhaite mener à bien sous la forme d’un gouvernement mondial qui doit s’édifier sur la ruine des nations. Parallèlement à la crise financière nous voyons avancer la cause de l’Empire anglo-saxon allié au lobby sioniste qui pousse ses pions sur l’échiquier international, nous menant vers une nouvelle confrontation internationale au Moyen Orient. Une fois de plus la monnaie n’est donc qu’un moyen au service d’objectifs géopolitiques, comme l’avait bien compris les Anglais avec la création de la première banque centrale à la fin du XVIIème siècle qui avait permis le financement de la Navy et de l’expansionnisme colonialiste anglais tout au long des deux siècles suivants.

    • Geraldine dit :

      Le bail de la Federal Reserve s’achève fin décembre de cette (nouvelle) année, la suite va être vraisemblablement intéressante !

  11. matbee dit :

    Réveil et prise de conscience !!

    L’être humain est ainsi fait qu’il lui faut de nombreuses preuves avant d’admettre l’existence d’une réalité fâcheuse ou d’une situation scandaleuse.

    Je crois qu’on y sera bientôt. La « soft dictature » s’est installée, « Main Street » commence à en percevoir les dangers ….

  12. L’assertion de P. Jovanovic selon laquelle tous les systèmes monétaires fondés sur la monnaie papier se sont terminées par un désastre est fausse. Il fait l’impasse sur l’expansion phénoménale de l’endettement public à partir de la fin du XVIIème siècle en Europe nécessité par le financement des guerres intestines comme la guerre de succession d’Espagne qui a ruiné la France ou le financement de l’expansion coloniale avec la rivalité entre la France et l’Angleterre. A l’époque les ressources en métal précieux comme l’or ou l’argent en provenance des pays d’Amérique du Sud ne suffisaient plus à subvenir à des besoins budgétaires en expansion permanente, d’où la nécessité d’avoir recours à des innovations financières pour perpétuer le crédit alloué par les financiers aux gouvernements, sur la base d’une rémunération convaincante du capital emprunté. Certaines expériences ont fait long feu comme celle de James Law en France, d’autres ont réussi comme la création d’un second marché de la dette à Londres permettant la préservation de la liquidité des titres de dette court terme émis par la banque d’Angleterre par leur transformation en dettes à long terme via des mécanismes de rachat de la dette contre des obligations convertibles en action (comme celles de l’East Indian Company) ou une rente perpétuelle garantie par la Banque d’Angleterre. C’est la supériorité du système anglais de refinancement de la dette long terme en dettes court terme appuyé par une fiscalité écrasante de façon à garantir le rendement des effets à court terme achetés par les investisseurs internationaux qui a été la pierre de touche dans le succès de l’entreprise coloniale anglaise et partant de sa domination maritime mondiale qui préfigurait le système de la globalisation actuelle. Les gouvernements qui sont restés dépendants des approvisionnements métalliques pour le financement de leurs dettes en ont été pour leur frais, puisque comme la France ils sont devenus des puissances secondaires ou des vassaux de l’Angleterre peu à peu dépouillés de leurs possessions coloniales comme l’Espagne.

  13. yoananda dit :

    c’est quoi un extincteur de dette ? Fekete est le seul a employer cette expression comme si tous les économistes l’utilisaient …

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