L’oligarchie des incapables

Incapables de défendre intelligemment et en priorité les intérêts de leur pays, de leurs salariés, de leurs administrés. Mais très capables dès qu’ils œuvrent (ou manœuvrent) dans leur propre intérêt, s’arrogent des privilèges et des passe-droits, se cooptent, évoluent au-dessus des lois… Le tout enrobé de beaux discours hypocrites sur la démocratie, la justice sociale, l’éthique, la modernité, etc.

(BFM Business, le 6 janvier 2012)

La phrase de Jean-François Copé, si elle a été vraiment prononcée, est très révélatrice à cet égard. A moins de 5000 euros par mois on ne peut être qu’un minable, puisque pour cette pseudo-élite le seul critère de la réussite personnelle est la capacité à s’en mettre plein les poches. Avec comme moteurs la cupidité et le mépris le plus souverain pour tous ceux qui n’appartiennent pas à la caste. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que les notions de peuple, de nation, de bien commun lui soient devenues totalement étrangères. Et que cette oligarchie politico-financière n’ait qu’une idée en tête : instaurer une « gouvernance mondiale » qui l’affranchira définitivement de ces antiques et barbares contingences, derniers obstacles sur la route d’une prédation généralisée des ressources et des richesses de la planète.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour L’oligarchie des incapables

  1. Geraldine dit :

    Bravo à l’intervieweuse de BFM : citer les banquiers pour défendre l’idée que dans l’oligarchie française il y a quand même des gens compétents !!

  2. Bob Rob dit :

    Ca dépend aussi de quel coté on se place 🙂

  3. BA dit :

    Il y a quand même des gens compétents : par exemple, les banquiers français !

    J’éclate de rire !

    Lundi 9 janvier 2012 :

    Les banques de la zone euro ont déposé 463,565 milliards d’euros au cours du week-end auprès de la Banque centrale européenne (BCE), un nouveau record.

    Le précédent record remontait à la fin de semaine dernière : les banques avaient stocké pour 455 milliards d’euros auprès de la BCE entre jeudi et vendredi.

    Depuis fin décembre, ces dépôts au jour le jour volent de record en record alors qu’ils ne sont rémunérés qu’au taux de 0,25% par la BCE, soit un montant bien plus faible que ce que les banques pourraient en tirer si elles plaçaient cette somme sur les marchés.

    Mais ils évoluaient déjà à des niveaux très élevés depuis l’été, signe que les banques de la région ne se font plus suffisamment confiance entre elles pour se prêter l’argent dont elles ont besoin pour boucler chaque jour leurs opérations, comme elles le font en temps normal, et elles préfèrent ne pas prendre de risque en plaçant leurs excédents de liquidités auprès de la BCE.

    http://www.romandie.com/news/n/BCENouveau_record_des_depots_des_banques_a_46356_mrd_EUR_ce_week_end090120121001.asp

  4. BA dit :

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 7,159 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Italie : la Bourse de Milan perd 1,67 %.

    La banque italienne UniCredit a chuté en Bourse lundi du fait de la forte décote attachée à son augmentation de capital. L’action de la première banque d’Italie par les actifs a chuté de 12,81 % à 2,286 euros pour le premier jour de sa levée de fonds.

    L’action UniCredit a fondu de plus de 37 % en trois jours la semaine dernière, lorsque la banque a annoncé que l’augmentation de capital serait proposée avec une décote de 43 %, au prix de 1,943 euro par action.

    L’indice Eurostoxx 50 du secteur bancaire a reculé de 2,2%, les investisseurs redoutant que des banques européennes ne soient dissuadées de faire appel au marché après l’expérience difficile que connaît leur concurrente italienne.

    « Le plongeon de l’action UniCredit, après l’annonce de son augmentation de capital la semaine dernière, indique qu’il est quasi impossible pour les banques européennes d’envisager l’option augmentation de capital pour trouver des capitaux frais », commente Franklin Pichard Directeur Barclays Bourse.

    L’opération d’UniCredit, qui cherche à lever 7,5 milliards d’euros, fait figure de test pour l’ensemble du secteur bancaire européen pressé par l’Autorité bancaire européenne (ABE) d’améliorer ses volumes de fonds propres.

    L’ABE exige que les banques européennes parviennent à un ratio de 9% d’ici la mi-2012 afin qu’elles soient en mesure d’encaisser le choc d’une éventuelle aggravation de la crise de la dette de la zone euro.

    (Dépêche Reuters)

  5. Jean LENOIR dit :

    Les copains et les coquins

    Jean LENOIR

  6. BA dit :

    Mardi 10 janvier 2012 :

    L’agence de notation Fitch annonce que l’Italie risque de perdre son A+.

    Il y a de fortes chances pour que la note de l’Italie, actuellement à « A+ », soit dégradée lorsque Fitch aura terminé sa revue des six pays de la zone euro que l’agence de notation a mis sous surveillance avec implication négative, a dit mardi l’un de ses responsables.

    « L’une des choses qui pourrait aider l’Italie, mais sur laquelle le pays n’a aucune prise immédiate, serait de retirer la prime liée à la crise de liquidités, une situation qui suppose la nécessité d’une protection », a déclaré David Riley, responsable mondial des notes souveraines, à des journalistes.

    « Pour l’instant ce n’est pas possible, et c’est une réelle source d’inquiétude concernant l’Italie. C’est l’une des raisons pour laquelle l’Italie est sous surveillance avec implication négative, et c’est l’une des raisons pour laquelle, lorsque nous aurons terminé la revue, il y a des des chances significatives pour que la note du pays baisse », a-t-il ajouté en marge d’un séminaire organisé par Fitch.

    Les cinq autres pays de la zone euro placés sous surveillance avec implication négative par Fitch sont la Belgique, l’Espagne, la Slovénie, l’Irlande et Chypre.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/10/fitch-annonce-que-l-italie-risque-de-perdre-son-a_1627739_1581613.html

  7. BA dit :

    Doucement vers l’abîme.

    En ce début d’année, les dix-sept pays de la zone euro cheminent plus que jamais vers l’abîme. Aucune des deux urgences ayant fait l’objet de plusieurs « sommets historiques » ces derniers mois n’ont été traitées : la Grèce se dirige vers un défaut total d’ici au mois de mars, et l’Europe n’a toujours pas mis en place de mécanisme de sauvetage crédible.

    De ce fait, alors que la crise grecque entre dans sa troisième année, la parole politique est sérieusement décrédibilisée. Il y a longtemps que les dirigeants européens ont perdu leur triple A auprès des marchés financiers ou plutôt, devrait-on dire, des épargnants qui, dans le monde entier, se demandent s’il est bien raisonnable de leur faire encore crédit.

    Comment en serait-il autrement ? Depuis plus de deux ans, les Européens répètent que le sauvetage de la Grèce est une question de survie pour la zone euro. Que le projet européen lui-même serait en ruine si l’on échouait à Athènes. Que c’en serait fini du rêve d’une Europe puissante, capable de faire jeu égal avec les autres grands blocs économiques de la planète… Or que font-ils face à l’obstacle ? Ils renâclent, tergiversent, posent des conditions, gagnent du temps, bref se montrent incapables de résoudre la crise d’un pays représentant à peine 3 % de la richesse du continent. Hier, à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une fois de plus sonné l’alarme. Mais ils ont aussi donné un sentiment d’impuissance alors que quatre signes inquiétants, en ce début d’année, montrent que la catastrophe n’est pas loin.

    Le premier, on l’a vu, est l’imminence d’un défaut grec. Le second est la montée de la défiance vis-à-vis de tous les pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne : hier, pour la première fois, des investisseurs ont prêté à des taux négatifs à Berlin, autrement dit ils ont préféré payer l’Etat allemand pour placer leurs liquidités auprès de lui plutôt que de prendre le risque de les conserver ailleurs. Le troisième est le gel des transactions entre banques, celles-ci ne se faisant plus confiance entre elles. Le quatrième est le repli sur le court terme : pour les Etats comme pour les entreprises, les horizons de prêt se raccourcissent.

    Un sursaut massif est indispensable pour éviter que tout le système financier européen ne se grippe et n’entraîne le continent dans l’abîme. Il sera vite trop tard.

    Nicolas Barré.

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201832353127-doucement-vers-l-abime-272970.php

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