L’or : arme politique du 21ème siècle

Une synthèse claire et accessible sur le rôle monétaire central de l’or, dont l’abandon et l’oubli au profit de la fiat money ont mené à l’impasse actuelle. Par Fabrice Drouin Ristori, CEO de FDR Capital, qui visiblement a lu le livre d’Antal Fekete, Le retour au standard or.

« Nous assistons aujourd’hui à un mouvement global de protestation, mais dans l’ensemble, les manifestants ne comprennent pas la cause fondamentale de cette crise et ne savent pas vers quoi concentrer leurs revendications ni comment formuler des demandes précises.

On peut blâmer les gouvernements, les banques, les Chinois, les spéculateurs, etc. mais il faut une analyse beaucoup plus fondamentale pour identifier ce qui a déclenché ce chaos financier.

Pourquoi est-il si difficile de comprendre la cause de cette crise ? Car cela nécessite une révision complète de notre connaissance réelle du système monétaire actuel.

Etudier l’histoire monétaire depuis le début du 20ème siècle permet de comprendre le mécanisme qui a causé le dérèglement du système financier mondial.

Comprendre l’histoire de la monnaie et du système monétaire :

Nous vivons aujourd’hui la fin d’un système monétaire dont l’origine date de la décision du président Américain Nixon de mettre fin au « Gold standard” en août 1971. Du jour au lendemain, la convertibilité du dollar en or a été suspendue, imposant un régime de changes flottants.

Depuis cette date, nous vivons dans un système de monnaie non convertible en or, une expérience monétaire, où la monnaie peut être créée à partir de rien. Un système dans lequel rien n’empêche les banques de créer de la monnaie à partir de l’émission de dette.

Ce système est appelé système bancaire de réserve fractionnaire ou plus simplement système de monnaie « papier ».

Il est important de comprendre que depuis cette période, l’argent est créé à partir de dette, le secteur bancaire percevant des intérêts sur la totalité de la dette émise.

En analysant ce système on réalise rapidement qu’il y a moins de monnaie en circulation que le montant total dû aux banques : l’argent en circulation est inférieur à la dette due plus les intérêts, car les banques ne créent que le capital (pas les intérêts dus), ce qui condamne automatiquement les entreprises, les gouvernements, les individus à la faillite sur le long terme si suffisamment de monnaie (via l’émission de nouvelle dette) n’est pas créée perpétuellement afin de rembourser les anciennes dettes.

L’étalon-or avait une caractéristique très importante : il imposait une discipline aux banques et aux gouvernements et rendait impossible la création d’une dette massive, sans avoir au préalable une réserve d’or correspondante.

La création monétaire était limitée à la quantité d’or qu’un pays (ou une banque) avait en réserve.

Sous un système d’étalon-or, il n’y a pas d’explosion de la quantité de monnaie en circulation, donc pas d’inflation, en conséquence de quoi les prix restent stables. Sous un système d’étalon-or, il n’y a pas d’exposition à une perte de pouvoir d’achat due à l’augmentation de la masse monétaire (inflation).

A l’inverse, si aucune limite n’est donnée à la création monétaire comme dans le système actuel, la masse monétaire explose, ce qui dévalue la valeur de la monnaie.

Un exemple simple pour comprendre l’inflation :

Considérez 1 pomme sur une table, 2 personnes avec chacune 1000 dollars sont en concurrence pour acheter cette pomme, on peut logiquement évaluer que le prix maximum de cette pomme atteindra 1000 dollars.

Donnez maintenant 10 000 dollars à ces 2 personnes. Quel prix pensez-vous que les pommes atteindront ? Le prix sera bien supérieur aux 1000 dollars de l’exemple précédent car la quantité de monnaie en circulation est plus importante. Donc le pouvoir d’achat de chaque dollar dans le cas 2 diminue car 1 dollar permet d’acheter moins de quantité de pomme dans le 2ème cas, que dans le premier cas.

L’inflation est une augmentation plus rapide de la quantité de monnaie en circulation que le nombre de produits et biens disponibles.

Ceux dont le salaire ne suit pas le taux d’inflation (ou la vitesse à laquelle la monnaie est imprimée) perdent automatiquement du pouvoir d’achat.

Le taux d’inflation réel aujourd’hui (pas le taux manipulé communiqué dans les médias grand public) se situe aux alentours de 5% par an en France.

Placer son argent dans une banque à un taux de 3% par an aujourd’hui ne permet pas de « battre » l’inflation car cela correspond en réalité à un rendement négatif de -2% (3%-5%). L’inflation détruit le pouvoir d’achat des monnaies.

La création exponentielle de la monnaie a été rendue possible avec la fin du « Gold standard ». Nous vivons dans un monde de monnaie papier, où l’argent n’est pas convertible en actifs tangibles comme l’or ou l’argent.

Rien d’étonnant donc, qu’en 40 ans de création monétaire exponentielle le monde ait contracté plus de 40 trillions de dollars de dettes, et la plus grosse bulle de crédit de l’histoire de l’humanité.

La dette totale des Etats-Unis a atteint 15 trillions de dollars. Chaque minute, la dette nationale des Etats-Unis croît de 2 millions de dollars.

Guerre contre l’or :

Depuis la fin de l’étalon-or, et en réalité depuis la création de la Réserve fédérale aux Etats-Unis, une guerre constante fait rage entre les partisans d’un système monétaire basé sur la monnaie papier et ceux partisans d’un étalon-or.

Le secteur financier a été en mesure de générer d’énormes profits grâce à ce système de monnaie papier. Ils ont dont essayé de le protéger en se battant constamment contre l’or (lobbying et manipulation du cours telle que décrite par le GATA) et en modifiant la compréhension qu’ont les gens sur les bases d’un système monétaire réellement stable.

Avez-vous déjà assisté à un cours expliquant le mécanisme de création monétaire au collège ou au lycée ? J’en doute.

Les économistes comme Milton Friedman et Keynes étaient supposés être les plus brillants esprits dans les cercles économiques, ce sont ces économistes dont les thèses sont enseignées dans les universités, or ils n’ont fait la promotion que d’un seul système monétaire dans leurs écrits : le système de monnaie papier qui s’effondre aujourd’hui.

Les systèmes de monnaie papier finissent toujours par s’effondrer, comme l’histoire l’a prouvée à chaque expérience de ce type, la valeur de la monnaie revient toujours à sa valeur intrinsèque : zéro.

Notre système de monnaie fiduciaire est responsable de tous les problèmes économiques majeurs que nous connaissons depuis la fin du standard or : inflation, pauvreté, guerres, chômage et dégradation des standards moraux.

Citons Ferdinand Lips, banquier privé et historien monétaire, auteur de Gold Wars (que je recommande vivement pour comprendre le rôle stratégique de l’or dans l’histoire) :

«Si les pays en guerre lors de la première et seconde guerre mondiale n’avaient pas abandonné l’étalon-or, la première guerre mondiale n’aurait pas duré plus de six mois, car les pays en guerre auraient épuisé tout leur or… Je soutiens que la première guerre mondiale a duré aussi longtemps parce l’étalon-or a été abandonné. Le financement du déficit a permis à la guerre de durer plus de quatre ans, de détruire l’économie, un patrimoine culturel riche et surtout de tuer des millions de jeunes soldats et de gens innocents ».

L’or : arme politique

La fin de ce système de monnaie fiduciaire est maintenant très proche. Nous avons atteint le pic de la dette : les gouvernements, les individus, les entreprises ont presque tous atteint un niveau où ils ne peuvent plus s’endetter davantage. Comme expliqué précédemment, si la dette ne peut plus être augmentée, le système financier s’effondre, la monnaie se raréfiant rendant impossible le remboursement des dettes et entraînant faillites des entreprises, individus et gouvernements.

L’écroulement de la pyramide de la dette a donc commencé, accentué par la perte de confiance progressive dans la monnaie papier et la ruée (par ceux qui comprennent le risque systémique), vers l’or ou des actifs tangibles dont la valeur n’a pas été artificiellement augmentée par la bulle du crédit.

(L’immobilier contrairement à l’opinion générale est un des secteurs qui a le plus bénéficié de l’explosion de la dette par la facilité d’accès au crédit, d’ou les prix astronomiques actuels).

Etant donné le montant faramineux de la dette mondiale, il est impossible d’apporter une solution en ajoutant encore plus de dette à cette montagne de dette.

La crise actuelle est une crise du système monétaire, elle se terminera par de l’hyper-inflation ou de l’hyper-déflation. Tout dépend des choix politiques de nos gouvernements, des milliards de dollars/euros qui seront imprimés et de la «vélocité de la monnaie» dont parle l’éminent Professeur Antal Fekete.

Dans un cas comme dans l’autre, ce système de monnaie fiduciaire finira très mal, comme toute expérience antérieure de monnaies “papier” non convertibles en actif tangible.

Le seul moyen de rétablir la stabilité du système financier est un retour à l’étalon-or, ce qui n’est pour le moment pas réellement au programme de notre classe politique (de gauche comme de droite).

Ceux qui ne possèdent pas leur « richesse » en actifs tangibles seront ruinés par l’implosion de la gigantesque bulle de la dette dans les années qui viennent. Cela est déjà arrivé par le passé (les assignats, John Law), mais cette fois nous allons en faire l’expérience sur une base mondiale, car le système monétaire mondial est basé sur une monnaie de réserve internationale « papier » : le dollar.

Soyez prêts et protégez-vous car l’effet domino a déjà commencé avec l’effondrement de la Grèce et de nombreux autres gouvernements à venir. Les Etats ne pourront pas s’endetter indéfiniment pour renflouer le système bancaire, il n’y aura pas suffisamment d’argent pour nationaliser toutes les banques et protéger tous les épargnants.

Conclusion :

L’or est beaucoup plus qu’un actif dans lequel on investit pour réaliser une plus-value, l’or est plus puissant qu’un vote de nos jours. Il représente un choix politique ayant des effets directs sur la stabilité économique, sociale et politique internationale.

L’étude de l’histoire monétaire permet de comprendre que l’or a un rôle (politique) dans l’avènement d’un monde équilibré.

Citons à nouveau Ferdinand Lips pour conclure :

« La connaissance de ces quelques personnes qui ont pris le temps et l’effort d’étudier l’histoire de la monnaie sera nécessaire un jour. Lorsque le temps sera venu, cela servira à mettre fin aux souffrances de l’humanité et à relancer l’économie mondiale en remettant le système financier mondial sur une base monétaire stable : l’or » ».

Fabrice Drouin Ristori, CEO de FDR Capital, novembre 2011

Voir aussi :

Un entretien avec Antal Fekete

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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38 commentaires pour L’or : arme politique du 21ème siècle

  1. gidmoz dit :

    Vous dites « l’argent en circulation est inférieur à la dette due plus les intérêts, car les banques ne créent que le capital (pas les intérêts dus) ». C’est inexact. Dès le moment où l’emprunteur doit les intérêts, la banque les crées, et les dépenses pour son usage personnel. Par exemple pour verser des salaires, ou pour investir. Ainsi, l’argent des intérêts circule dans l’économie. Il n’existe aucun intérêt manquant pour que chaque emprunteur rembourse ses intérêts.

    J’ai consacré un article à réfuter ce paradoxe des intérêts manquants et qui ne manquent pas. voir http://gidmoz.wordpress.com/2011/04/01/refutation-des-interets-manquants/

    • Alcide dit :

      @ gidmoz
      Mais vous ne démontrez rien , vous affirmez.
      Ce n’est pas sérieux.

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        Mais si! Relisez mieux mon article. Ma réfutation est une démonstration purement logique. Elle est rigoureuse et irréfutable. Les intérêts, qui pouvaient sembler manquer aux emprunteurs, ne manquent pas. C’est un exercice de la pensée parfaitement rigoureux, comme le sont les raisonnements de l’école autrichienne d’économie.

      • Au fait que voulez-vous démontrer au juste?

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        Il existe une thèse fausse qui circule sur Internet. Un emprunteur emprunte 100 avec 10 d’intérêt. Selon cette thèse, cet emprunteur ne peut alors pas rembourser 10 d’intérêt, puisqu’il n’y aurait que 100 dans l’économie. La banque devrait donc émettre des billets ex-nihilo et provoquer de l’inflation. Je démontre que cette thèse est fausse. C’est le paradoxe des « intérêts manquants ».

        Je reproduis ce que j’ai écrit juste au dessus: « Dès le moment où l’emprunteur doit les intérêts, la banque les crées, et les dépenses pour son usage personnel. Par exemple pour verser des salaires, ou pour investir. Ainsi, l’argent des intérêts circule dans l’économie. Il n’existe aucun intérêt manquant pour que chaque emprunteur rembourse ses intérêts. »

    • Alcide dit :

      Cher gidmoz ,
      Vous vous parez sans cesse de l’école autrichienne d’économie..
      Je pense que vous êtes en réalité un simple usurpateur propagandiste du système bancaire et défenseur de l’escroquerie des réserves fractionnaires bancaires.

      C’est en effet de cette arnaque grossière que naissent par magie les milliers de milliards nécessaires à créer la dette des états en hypothéquant au mieux leurs actifs pour mieux les voler.

      Cette magie monétaire n’est au strict bénéfice que d’une infime minorité de possédants , les familles des cartels bancaires.
      Le reste , y compris les bons bourgeois ,ceux qui pensent faire part de l’élite ,ne sont que piétaille et feront part de la charrette qui emporte toute notre civilisation.
      C’est triste qu’ils n’en prennent pas conscience
      .Vous défendez la création monétaire privée , Maurice Allais la combattait et souhaitait sa disparition.
      Entre meilleur économiste représentant de l’école autrichienne , si j’avais à choisir entre vous et Maurice Allais ,je suis au regret de vous annoncer qu ma préférence ne penche pas vers vous.
      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm
      Vous faites le lit de la bande de voleurs politiciens prostitués aux banquiers qui ruinent notre pays et font à dessein régresser notre qualité de vie .
      Votre propagande est misérable et nuisible pour la population.

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        Oui, je suis de l’école autrichienne d’économie. C’est ma manière de penser la science économique. je suis favorable au free banking et affirme la nécessité de la dénationalisation de la monnaie. Dans ces conditions, votre crainte que je sois un « propagandiste » pour défendre le système monétaire actuel ne tient pas. Je vais préciser mon propos.

        Le défaut majeur du système monétaire actuel est que l’État le contrôle. Et, donc l’État ne résiste à pas à la tentation de la manipuler, de s’endetter. L’État trouve un bouc-émissaire pour cacher ses turpitudes. Ce n’est pas le principe des réserves fractionnaires qui est fautif. C’est le contrôle par l’État. Pendant 130 ans en Écosse, 30 banques libres concurrentes avaient des réserves fractionnaires, sans aucun contrôle de l’État. Cela n’a jamais posé de problème pour personne. Aucun utilisateur n’a été lésé en 130 ans. L’Écosse fut, pendant ces 130 années, plus prospère que l’Angleterre, laquelle subissait un monopole monétaire. Adam Smith parlait, en des termes les plus élogieux, de la liberté bancaire écossaise.

        Vous parlez du cartel monétaire actuel. Oui, il existe un cartel de banque dirigé par l’État d’une main de fer. L’État, par sa Banque Centrale, impose son règlement aux banques commerciales.

        Le monopole monétaire est aussi absurde que le serait un monopole de la fabrication de chaussures. L’économiste monétaire qui ne l’a pas compris n’a rien compris à la monnaie. Ensuite, mais ensuite seulement, on peut s’intéresser à l’immense complexité des causes simultanées et contraires qui régissent ces mondes de monopoles étatique des monnaies. Imaginez les complexes mécanismes de production et de fabrication d’un monopole des chaussures. Il serait tout aussi complexe que le monopole monétaire actuel.

        Une zone de free banking est un marché. Ce n’est pas un système. Il fonctionne comme un marché. Il est étranger au concept de masse monétaire totale. Ce concept n’a de réalité que par les limitations imposées par les monopoles monétaires.

      • Alcide dit :

        @ gidmoz
        ….Vous parlez du cartel monétaire actuel. Oui, il existe un cartel de banque dirigé par l’État d’une main de fer. L’État, par sa Banque Centrale, impose son règlement aux banques commerciales…

        C’est faux.
        Les signataires de l’article 123 du traité de Lisbonne empruntent à des banques privées l’argent que les banques n’ont pas , de l’argent inventé.
        Cui bono ?
        Ce sont les banquiers qui mènent la danse, la dette est la rente du système bancaire.
        Vous n’êtes pas de l’école Autrichienne , mais ce qui importe le plus est que les théoriciens de l’économie qui à force de se tromper ont une visibilité inférieure aux devins et autres charlatans.
        Au sujet du siphonnage de l’or, il était simple conséquence du déséquilibre du commerce extérieur.
        C’était plutôt sain , le principe évident qui régule la soif d’un état impécunieux.
        Interdire la convertibilité du métal ne faisait que casser le lien de la monnaie avec l’économie réelle.
        Ce fut le début de la fin.

      • D’abord il est étrange de comparer les banques commerciales d’il y a un siècle et demi avec les banques d’affaires actuelles. Sans doute cela vient-il du fait qu’il n’y a plus de séparation actuellement entre les banques de dépôt, les banques commerciales et les banques d’affaire. Les techniques monétaires n’étaient pas du tout les mêmes en matière de génération du crédit par effet de levier sur la base de la couverture fractionnaire des dépôts par l’endettement. L’Etat s’est justement distingué en libéralisant, non en contraignant, les moyens à la disposition des banques pour s’endetter (libéralisation du wholesale funding sur le marché interbancaire), notamment via les dérivés de crédit qui permettent de transformer les créances de la banque commerciale en produits de dette à des fins de refinancement des prêts à des taux plus intéressant que le funding sur le marché retail. Cette libéralisation des dérivés de crédit s’est produite sous l’administration Clinton à l’instigation de la bande de L. Saumer, tous anciens de Goldman Sachs. Mais si vous affirmez que les dérives actuelles sont la conséquence du dirigisme monétaire via la manipulation de l’offre de monnaie par les banques centrales, vous devriez être cohérent avec vous-même et exiger l’abrogation du système actuel reposant sur la création de monnaie sous la forme de dettes transformables en moyens de paiement pour revenir au système de l’équivalence entre les dépôts et les prêts ainsi qu’à la séparation entre les trois types de banques mentionnés plus haut. Les banques d’affaire devraient notamment réserver leurs investissements au secteur productif au lieu de spéculer avec les produits dérivés qui leur permettent dé démultiplier leur capacité d’endettement pour profiter du rendement marginal des produits structurés conduisant aux bulles de crédit actuelle. Au fond, je pense que nous sommes d’accord: l’Etat n’a pas à se mêler de création monétaire pour financer ses déficits en empruntant auprès des banques privées, tandis que les banques doivent respecter les limites de la création monétaire en fonction de la richesse produite par le secteur privée et non de l’inflation des dépenses budgétaires.

      • Le prémisse de votre raisonnement comme quoi ce serait l’Etat qui serait responsable des déséquilibres monétaire en perturbant le libre fonctionnement du marché est doublement faux. D’abord ce n’est plus l’Etat qui crée la monnaie mais la banque centrale ou plutôt les banques privées depuis que les banquiers d’affaires ont confisqué le pouvoir de création monétaire qui de prérogative publique est devenu un monopole privé un moment perturbé par la nationalisation des banques centrales puis restauré avec le traité de Lisbonne qui oblige les Etats à s’adresser aux banques d’affaires pour emprunter, au nom justement des équilibres monétaires perturbés par la création intempestive de monnaie pour financer les « fins de mois de l’Etat ». Par ailleurs le principe selon lequel il existerait une main invisible qui assurerait l’équilibre de l’offre et de la demande si l’Etat n’interfère pas dans le libre jeu du marché, ie la fixation des prix en fonction de l’offre et de la demande est une pure affabulation dénoncée depuis longtemps comme la liberté du loup dans le poulailler. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine monétaire puisque les banquiers d’affaire n’ont eu de cesse que de conquérir le monopole de la création monétaire au temps où elle était encore une prérogative publique. Ces banquiers sont tellement libéraux qu’ils ont cru bon de se constituer en cartel pour convaincre l’Etat de leur remettre le pouvoir de battre monnaie en se cachant derrière une apparence de banque publique, encore appelée Banque centrale, pour cacher le vol des ressources publiques qui leur étaient remises comme gage de paiement des intérêts sur la dette émise par leur soin en contrepartie de la monnaie créée sous la forme de dettes (bons du Trésor). La création de monnaie par les banques centrales résulte donc d’une initiative privée et non d’une manipulation de la monnaie par l’Etat. Cela s’est vérifié aussi bien en Angleterre avec la création de la BOE dont l’encaisse a été fournie par des banquiers hollandais en contrepartie de l’émission de monnaie sur la base de la couverture fractionnaire des dépôts, en France avec la création de la BdF par un cartel de banquiers franco-genèvois, aux Etats-Unis avec la création de la FED par un cartel de banquiers d’affaires.

      • Alcide dit :

        @ Nicolas Jaisson
        …Ces banquiers sont tellement libéraux qu’ils ont cru bon de se constituer en cartel pour convaincre l’Etat de leur remettre le pouvoir de battre monnaie en se cachant derrière une apparence de banque publique, encore appelée Banque centrale, pour cacher le vol des ressources publiques qui leur étaient remises comme gage de paiement des intérêts sur la dette émise par leur soin en contrepartie de la monnaie créée sous la forme de dettes (bons du Trésor). La création de monnaie par les banques centrales résulte donc d’une initiative privée et non d’une manipulation de la monnaie par l’Etat. Cela s’est vérifié aussi bien en Angleterre avec la création de la BOE dont l’encaisse a été fournie par des banquiers hollandais en contrepartie de l’émission de monnaie sur la base de la couverture fractionnaire des dépôts, en France avec la création de la BdF par un cartel de banquiers franco-genèvois, aux Etats-Unis avec la création de la FED par un cartel de banquiers d’affaires…

        Parfaitement expliqué .
        Merci.

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        1. La BNP émet des promesses de livrer de la monnaie de banque centrale. Ces promesses constituent une véritable monnaie. J’appelle cette monnaie les « euro-BNP ».
        2. Un prêt bancaire n’est pas un prêt au sens commun du terme. C’est un échange des créances entre une banque et un emprunteur. Ainsi, la BNP donne des euro-BNP à l’emprunteur. Et l’emprunteur donne une reconnaissance de dette à la BNP. Un euro-BNP est une créance à court terme sur la BNP. La créance sur l’emprunteur est à long terme.
        3. L’État interdit la création de nouvelles monnaies dans le pays. La seule monnaie que la BNP peut émettre est des « euro-BNP ». Chaque euro-BNP est une promesse de livrer un euro-BCE. De plus, la BNP doit obéir à un règlement de 10000 pages pour la création et la circulation de sa monnaie. ces contraintes suffisent à affirmer que la monnaie actuelle est un monopole de l’État.
        4. La BNP a le droit d’émettre quatre fois de euro-BNP qu’elle possède de euro-BCE. Cette faible marge de liberté monétaire ne justifie pas, amha, de dire que la BNP, et autres banques commerciales, mèneraient la danse.
        5. Vous voudriez m’exclure de l’école d’économie autrichienne. Quelle faute aurais-je commis, selon vous, pour une telle exclusion? Serait-ce à cause des thèses de Rothbard? Rothbard fut un génie de l’économie. Mais il a commis une faute majeure dans sa théorie monétaire.
        6. Vous pourriez lire l’excellent livre de Rothbard « économistes et charlatans ». Ce livre est au coeur de l’école autrichienne d’économie.

      • Il vaudrait mieux dire que la BCE crée de la monnaie banque centrale par rachat de titres (des OAT en général) contre des liquidités sous forme électronique M3 qui servent à la banque pour créer de la monnaie M1 ou M2. Là où vous avez raison, c’est que la BNP n’a pas intérêt de créer de la monnaie sous formes de crédit retail (entreprises ou particuliers) sur cette base de financement, principalement à cause des contraintes réglementaires liées à la création de monnaie fiduciaire et à la prise en compte du risque crédit dans le calcul du capital réglementaire qui obère les réserves bancaires en stérilisant une partie de ses ressources financières. C’est la raison pour laquelle il est plus intéressant pour la banque d’utiliser ses liquidités pour prendre des positions spéculatives dans le trading book ou en hors bilan, surtout à un moment où la forte volatilité des marchés garanti des bons rendements sur des segments comme le fixed income (carry trade entre obligations souveraines de la zone euro encouragé par la BCE pour faire baisser les spreads des pays périphériques), futures sur indices ou forex, sans oublier les dérivés de crédit avec le carry trade entre les CDS et spreads sur obligations pour exploiter l’arbitrage en ces instruments en exploitant le risque de base. Là on est toujours dans la création de monnaie M3 qui reste dans les circuits interbancaires, donc échappe à la réglementation sur la création de monnaie sous prétexte qu’il est dangereux de créer de la monnaie MI ou M2 à cause des risques inflationnistes causés par la surchauffe économique et la hausse des salaires. Mais quand M3 se transforme en rémunération de l’actionnaire via les profits engrangés par la banque sur le segments pré-cités ou en impôts pour l’Etat (TVA, IS) ou en bonus pour les traders, là pas de problème, exit l’inflation et l’interdiction de faire profiter le bon peuple d’une pluie de monnaie électronique.

      • gidmoz dit :

        @Nicolas Jaisson
        1. Afin de dissiper tout ambiguité, lorsque je dis que « l’État n’a pas à se mêler de la création monétaire », je veux dire que l’État doit aussi renoncer à définir l’unité de valeur de la monnaie. L’État doit laisser chaque banque décider de l’unité de valeur qu’elle choisit pour sa monnaie. C’est à dire que, amha, la totalité du Code Monétaire doit être abrogé. C’est à dire le free banking. Je crains donc que nous ne soyons pas d’accord sur ce point.
        2. Si l’État définit l’unité monétaire, il est nécessairement de toutes les conséquences du fonctionnement de la monnaie. Il appartient alors à l’État de réguler, de règlementer comme l’État le fait aujourdhui. Ces action relèvent alors de la seule responsabilité de l’État sur la monnaie.
        3. Le principe bancaire normal et naturel est la banque du 19e siècle. C’est à dire que chaque billet, chaque unité monétaire, était la promesse de verser un gramme d’or. La banque libre est le paradigme du principe naturel de la banque, lorsque l’État n’intervient pas. Les banques centrales furent créées fin 19e, début du 20e siècle. Le but de ces banques centrales étaient de permettre à l’État de s’endetter davantage.
        4. Les Banques Centrales ont alors du tenter de simuler le marché monétaire puisqu’elles avaient détruit. Ce fut le but de leurs règles administratives empiriques et pragmatiques.
        5. La monnaie du 21e siècle est devenue un OJNI, un Objet Juridique Non Identifié. La monnaie est devenue une création frankensteinesque de l’État. Comparer la monnaie actuelle et la monnaie du 19e siècle, c’est comparer la vraie monnaie du 19e et la mauvaise monnaie du 21e siècle. Il est donc utile de se pencher sur la monnaie du 19e pour comprendre la monnaie. Les règles administratives monétaires prétendent se substituer au fonctionnement concurrentiel d’une zone de free banking.
        6. La titrisation qui permet de produire des créances ayant une bonne vendabilité est une innovation utile de la finance. Le coeur du travail de la banque est d’accepter des créances à long terme et de fournir des créances à très court terme. Cette titrisation des créances sur les emprunteurs va évidement dans le bon sens.
        7. La spéculation produit de la richesse pour le vendeur et produit de la richesse pour l’acheteur. Il n’y a donc aucune raison de reprocher à quiconque de créer de la valeur, de créer de la richesse.

      • Alcide dit :

        @ gidmoz
        Je pense que vous êtes démasqué.
        Votre zèle à défendre la combine Ponzi du système rotshcildien des banques centrales est remarquable mais voué à l’échec.

        Vous arrivez trop tard.

        Nous sommes nombreux à avoir compris le phénomène de spoliation généralisé que permet le privilège inadmissible de la création monétaire privée pour le plus grand bénéfice des crapules qui en reçoivent le seigneuriage.
        De là la crise de la dette publique et donc de toute notre société malade de la dette.
        La maladie pourrait instantanément disparaître en prononçant un jubilé général tant des dette publiques que privées ainsi que la reconnaissance de la faillite des banques.

        Car la dette est fondée sur un contrat vicié de celui qui prête contre intérêt l’argent qu’il n’a pas.
        Fin de la partie pour vous.

        NB Quand vous écrivez
        7. La spéculation produit de la richesse pour le vendeur et produit de la richesse pour l’acheteur. Il n’y a donc aucune raison de reprocher à quiconque de créer de la valeur, de créer de la richesse.

        C’est une plaisanterie ?
        Non ? Alors c’est votre système de pensée.
        Une affirmation fausse dans les prémisses d’un raisonnement, comme : »La spéculation produit de la richesse pour le vendeur » produit immanquablement un résultat aberrant.
        Dans toute spéculation , le gain se fait contre la perte de l’autre partie.

      • gidmoz dit :

        @Nicolas Jaisson
        Il n’existe aucun véritable marché libre dans la monnaie étatique. Ce marché ne peut pas se passer de l’intervention de l’État. L’État aurait bien voulu qu’un marché fonctionne sans son intervention, sans sa régulation. C’est impossible. L’État tente vainement de singer le marché tel qu’il fonctionnerait dans une impossible zone de free banking qui n’aurait qu’une seule monnaie. L’État doit intervenir dans le fonctionnement actuel de la monnaie. Je ne prétend pas le contraire. L’État est contraint d’être omniprésent et interventionniste. La main-invisible du marché est ainsi interdite de fonctionner.

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        Lorsqu’un spéculateur vend à un autre spéculateur, les deux y trouvent un avantage. Sinon, l’un des deux refuserait la transaction. Or cet avantage est l’exacte définition de la valeur comme acte de la pensée, comme acte de préférence. La création de cet avantage signifie un accroissement de valeur, un accroissement de richesse produite.

  2. FX dit :

    Votez Ron Paul, le seul politique à avoir compris !

    • gidmoz dit :

      @FX
      Je suis libertarien, donc j’aime bien Ron Paul, Sénateur US libertarien. Mais je ne suis pas d’accord avec son option de l’étalon-or. La seule cause initiale des dysfonctionnements monétaires est, amha, que l’Etat contrôle la monnaie, que l’Etat dispose d’un monopole monétaire. L’Etat est l’ours gourmand qui a la garde du pot de miel. Il ne résiste pas longtemps aux pressions dépensières, à l’endettement excessif.

      Un étalon-or n’éviterait pas ce risque car l’Etat, au premier prétexte, contourne la discipline vertueuse de l’étalon-or. Le pseudo étalon-or du 20e siècle n’a pas empêché les monnaies de perdre 90% à 99% de leur valeur.

      Seul le free banking peut fournir une monnaie stable et sans risque de fraude. Chaque banque peut créer sa monnaie. Chacun peut créer sa banque sans autorisation de l’Etat. Comme on ouvre une épicerie. Von Mises et Hayek, de l’école autrichienne d’économie, plaidait pour le free banking, pour la dénationalisation de la monnaie.

      De plus, l’étalon-or me semble être le pire des étalons de valeur pour une monnaie, car l’or est trop volatil. Le théorème de régression de Von Mises rappelle utilement que la valeur fondamentale de la monnaie provient de l’utilité non monétaire du produit. La trop grande valeur de l’or est principalement due à son usage actuel de quasi-monnaie, et non pas des utilités non monétaires de l’or(joaillerie, industrie).

      Un panier de biens de consommation cotées sur un marché mondial, ou un panier de commodities, serait, amha, un bien meilleur étalon de valeur d’une monnaie. Un tel panier représente alors le travail et l’investissement dans de nombreux secteurs économiques. Depuis 50 ans, sa valeur suit assez bien les indices des prix réels moyens des biens. A condition d’en exclure l’or.

      Le chef économiste de la Deutsch Bank, Thomas Mayer, partage cet intérêt pour une monnaie fondée sur un panier de biens de consommation. Il affirme être de l’école autrichienne d’économie. http://www.contrepoints.org/2011/10/04/48782-en-economie-je-suis-autrichien

      • Alcide dit :

        Encore des affirmations gratuites ,
        Vide .
        Vous dites :
        …La seule cause initiale des dysfonctionnements monétaires est, amha, que l’Etat contrôle la monnaie, que l’Etat dispose d’un monopole monétaire. L’Etat est l’ours gourmand qui a la garde du pot de miel. Il ne résiste pas longtemps aux pressions dépensières, à l’endettement excessif. …
        Ce n’est pourtant pas le contexte actuel , il n’y aurait donc pas de dysfonctionnements monétaires d’après vous ?
        Grotesque.
        Vous êtes payés pour faire la propagande des banksters ?

      • gidmoz dit :

        @Alcide
        L’Etat défini la monnaie, interdit les autres devises, interdit la création d’autres monnaies, impose un règlement de 10000 pages aux banques commerciales. Cela suffit largement à affirmer qu’il existe un monopole monétaire de l’État.

        Oui, l’État délègue aux banques commerciales le soin de prêter aux agents économiques non financiers. Oui, les banques commerciales créent de la monnaie pour leurs clients. Mais cela ne change rien au contexte de monopole monétaire étatique.

        Oui, il y a de graves dysfonctionnements monétaires. Le responsable est nécessairement l’État puisqu’il impose son monopole monétaire, puisqu’il impose ses règlements, sa régulation monétaire et bancaire.

      • La régulation monétaire par l’Etat n’est qu’un trompe l’oeil, dans la mesure où l’essentiel du refinancement bancaire en wholesale passe par le secteur non réglementé via des véhicules spéciaux de refinacement des prêts qui permettent aux banques d’émettre du papier sur le marché monétaire. Le paradoxe est que loin d’équilibrer l’offre monétaire ainsi générée avec la demande de crédit, soi-disant à des conditions plus intéressantes pour l’acheteur et le vendeur de crédit, ce papier est investi par les banques dans leurs comptes de réserve auprès de la BCE via des opérations repo (securitization to repo). Donc l’offre de monnaie par les banques centrales fausse effectivement les mécanismes d’équilibre entre l’offre et la demande de monnaie, mais cela est du plus au fonctionnement des banques d’affaire qui font de l’argent en profitant des mécanismes de marché mis en place avec la complicité de l’Etat et non malgré l’Etat. Il ne faut pas inverser l’ordre des facteurs. Ce n’est pas l’Etat qui est à l’origine du système monétaire actuel mais les banques privées qui ont pris le pouvoir monétaire en le mettant à leur profit et non à celui de la collectivité, grâce aux politiciens corrompus qui ont accepté de leur abandonner ce qui est et demeure un droit régalien devant servir les intérêts du peuple et non des intérêts de financiers privés. La réglementation n’est là que pour parer les politiques d’un voile de vertu car ils peuvent ainsi prétendre défendre la société contre les prédateurs de la finance, alors qu’en fait ils sont leurs fidèles obligés. Peu importe si des couches successives de réglementation sont imposées aux banques, si celles-ci peuvent continuer à emprunter les portes de sortie habituelles qui grâce à des financement synthétiques offerts par le secteur non réglementé (cf. plus haut les véhicules de financement ad hoc sis dans les pardis fiscaux qui font le pont entre le shadow banking system et les institutionnels soumis à la réglementation bancaire) et leur permettent de continuer leurs activités spéculatives grâce aux liquidités fournies par la banque centrale. Vous pensez bien que si l’Etat veut continuer à se faire financer par les banques privées, il est bien obligé de leur ménager des opportunités de marché sans lesquelles les banques ne pourraient continuer à gagner suffisamment d’argent pour générer le crédit nécessaire à l’Etat comme à l’économie.

  3. Maurice Ferrier dit :

    Je suis à 90% au moins d’accord sur cet art. « étalon or » et c’est ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire après votre article sur » les baignoires et les robinets »qui était tout à fait incomplet à mon sens en passant sous silence l’énorme enflure du CREDIT à la CONSOMMATION (et non à l’investissement) qui a débuté il y a environ 40 ans (le jour, pour moi, où le Crédit Lyonnais placardait, sur tout les murs de Paris, « prenez des vacances aujoud’hui et vous paierez demain ».
    C’était le signal de la VIE A CREDIT. On en voie le résultat depuis des années avec l' »institution du surendettement » qui a permis, tout de même, à bon nombre de gens, de vivre largement au-dessus de leurs moyens.
    Les Etats ont fait de même, (en beaucoup plus grand !!) en émettant les emprunts à tout va et en les « remboursant » par d’autres emprunts…De la grand cavalerie, tout comme Madoff, qui, seul ou presque, le paie avec 150 années de prison…
    Le système financier s’en est engraissé presque sans risques réèls avec des taux d’interêts allant jusqu’à ….18% actuellement (crédits révolving par ex.)
    « On a donc, en fait -et on continue de plus belle- à payer les gens pour qu’ils consomment pour, entre autres, avoir la paix sociale sans se soucier du reste puisqu’on pourra toujours imprimer (par les Banques puisque le crédit engendre les dépôts et vice-versa) ou les Banques Centrales (ce qui rend inutile votre histoire de Traité de Lisbonne M. O. Delamoeure) de la monnaie papier ou électronique sans aucun frein ni base, de la monnaie de singe effective.
    In finae, si la Bque est menacée de faillite, l’Etat lui distribuera (pardon, lui pretera !) encore de la monnaie en se retournant, dans le meileur des cas, vers les contribuables, pour diminuer quelque peu le déficit affiché, sans, évidement, pouvoir s’attaquer à l’énorme stock de dettes accumulées accumulées !
    C’est ce que font, depuis des années les USA avec les « quantitative easings » (sic) et l’Europe lui emboite le pas, BCE en tête.
    Bref, la fausse monnaie a chassé -et chasse de plus belle- la bonne, l’or par exemple.
    Sans même parler de l’étalon or, le remède simple et fort ancien, était de stopper net le crédit à la consommation pour financer à crédit, uniquement, investissement,seul créateur de richesses mais plus risqué et moins payant pour les Banques
    os parents ne disaient-ils pas « on achète quand on a l’argent pour payer ! ».?
    Ce simple bon sens « paysan » a totalement été « oublié » tout comme l’équilibre budgétaire public et à tel point que prononcer le mot « rigueur » est une incongruité, voir une insulte!
    Et qui va payer, une fois encore ? Tous ceux qui ne pourront pas majorer leurs revenus pour suivre l’inflation comme c’est déjà le cas: épargnants (mal vus,stigmatisés, qui ne manifesteront pas!), retraités, majeure partie des salariés, etc…
    Point n’est besoin d’être grand économiste pour comprendre ces mécanismes bien anciens.
    Celà dit, je déplore depuis longtemps qu’aucun enseignement économique de base ne soit donné dès la 6° dans tous les Ets d’enseignement, en France, notamment et encore moins par les médias qui sont encore plus ignorants que le grand public dans ce domaine. Et ce même en n’enseignant que les dires de J.K Galbraigt ou Tobin ou Keynes ou autres de même « sensibilité » dite de gauche, hélàs!!
    C’est affligeant et, peut-être, voulu par les grands « banksters » et autres dirigeants qui, eux, se sont mis à l’abri des retombées de cette fantiastique cavalerie depuis longtmps sans doute!
    Mais je dois arrêter car il faudrait un énorme livre pour tout expliquer et, même, la mentalité régnante est telle qu’il serait brûlé en place publique comme son auteur !

    P.S:

    Ce que je proposais, demandé par O. Demeulenaere c’était, en très abrégé, un retour, sur 30 ou 40 ans s’il le fallait, au principe ci-dessus: stop au crédit à la consommation pour commencer, ensuite,utiliser uniquement les sommes économisées et le crédit, mesuré, à l’investissement y compris intellectuel…
    Je crains ne jamais voir que ce chemin soit emprunté
    M.F.
    :

  4. Jean LENOIR dit :

    Bien sûr, la perversion extrême qui consiste à empiler la création de papier est à l’origine de bien des souffrances de l’humanité. L’absence de morale des banquiers et du gain apparent immédiat font le reste. Et comme la cupidité est aussi peu intelligente que possible, comprenez donc bien alors de quels maux le monde souffre et sur quelles pentes nous nous trouvons maintenant.

    N’attendons surtout pas des hommes politiques et des banquiers le moindre changement. Ils iront jusqu’à l’explosion du système car leur morgue naturelle fait qu’ils se comportent comme détenteur de dogmes d’infaillibilité : or les dogmes ça ne se discute pas. Nul n’est assez intelligent pour les comprendre, donc : shut up.

    Vivez discrets si vous avez compris le risque systémique car mon intuition fait que l’on vous désignera à la vindicte populaire le moment venu – qui ? mais les politiques et les banquiers, bien sûr, qui voudront confisquer votre assurance vie ET SUBSTITUER VOTRE RESPONSABILITÉ À LA LEUR.

    Jean LENOIR

  5. BA dit :

    Vendredi 20 janvier 2012 :

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 15,271 %.
    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 18,350 %.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 14,617 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Le Portugal traverse « un moment réellement critique. »

    Le Premier ministre portugais a admis vendredi que son pays, sous assistance financière, traversait « un moment réellement critique », espérant toutefois qu’il pourrait enregistrer en 2012 un excédent commercial alors qu’il mise sur les exportations pour relancer son économie.
    « Nous traversons un moment critique, qui entraîne un climat d’instabilité et d’insécurité sur l’avenir de l’Europe et par conséquent du Portugal », a dit Pedro Passos Coelho lors d’un débat au parlement.
    Le Premier ministre a évoqué en particulier des « nouvelles problématiques » venues « de Grèce ou d’une agence de notation ».
    L’agence américaine Standard and Poor’s a dégradé récemment la note de neuf pays européens, ramenant celle du Portugal au niveau des investissements spéculatifs, une décision jugée « infondée » par le gouvernement portugais.

    (Dépêche AFP)

    • Maurice Ferrier dit :

      Ce n’est pas une surprise, même pour un non initié.
      Et le Portugal a été encore le moins « cigale » parmi les cigales de la zone Euro.
      Que dire des autres et de la bien possible suite ?
      Faut-il brûler les employés des Agences de Notation avec leurs papiers comme on l’a fait d’autres Cassandres??? A l’exemple du peu ancien exercice de cassage du thermomètre des prix en France….
      Pauvres de nous !

  6. BA dit :

    – Au début, les bisounours disaient : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser toute sa dette. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser PRESQUE toute sa dette. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser une grande partie de sa dette. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une petite décote de seulement 21 %. »

    Les dirigeants de la zone euro se sont mis d’accord le 21 juillet sur un deuxième plan d’aide à la Grèce d’un montant total de 109 milliards d’euros. Le secteur privé, détenteur d’obligations souveraines grecques, sera mis à contribution à hauteur de 37 milliards d’euros. L’accord prévoit que les banques et assureurs européens subiront une décote de 21 % sur la dette grecque qu’ils détiennent.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/28/97002-20110728FILWWW00455-grece-les-banques-proposent-15mds-d.php

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 40 %. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 50 %. »

    – Aujourd’hui, les bisounours ne savent pas de combien sera la décote.

  7. njaisson dit :

    Vous vous souvenez de tous les Cassandres qui nous avaient annoncés l’effondrement du marché depuis juillet 2011? Qu’en est-il ajourd’hui? C’est à se demander si tous ces prévisionnistes de pacotille comprennent quelque chose au mécanisme de régulation des marchés par les banques centrales. Pourtant les précédents ne manquent pas: depuis le défaut de la Russie sur sa dette en passant par la crise immobilière de 2008 jusqu’à la crise de l’euro en 2009, On retrouve des scénarios de marché quasi identiques avec les mêmes mécanismes de prévention du risque systémique qui rentrent en action après chaque menace d’effondrement. Et de voir les BFM, Delamarche et consors entonner leur même discours d’annonceurs de l’apocalypse qui ne se produit jamais, si ce n’est pour les naïfs qui écoutent leurs conseils toujours en retard d’une guerre en investissant à la fin et non au début du cycle de marché. A chaque fois que ces gens commencent à hurler, vous pouvez être sûrs que le marché va monter (cf. S&P/Dax en hausse constante depuis octobre 2011) et inversement, à chaque qu’ils commencent à roucouler, vous pouvez être certains que le marché va baisser. Ces prévisionnistes qui s’adressent au grand public connaissent parfaitement sa psychologie qui ne demande qu’à être flattée, c’est à dire à conforter son impression en fonction de la tendance apparente et non du fonctionnement réel du marché qui est l’affaire des professionnels. Réagissant en fonction des émotions emplifiées par les médias trop heureux de lui vendre ses plats préférés, le particulier est condamné à tomber à chaque fois dans le piège tendu par le marché trop heureux d’avaler l’investisseur qui préfère écouter les sirènes plutôt que de faire fonctionner sa cervelle en s’instruisant à propos des facteurs qui déterminent les cycles de marché.

    • Régis dit :

      Ah bon parce que vous trouvez que le CAC n’a pas assez baissé en 2011 ? Vous êtes dans le camp des « losers » heureux, dites-moi…

      C’est vrai vous avez raison sur un point : les banques centrales ont bien travaillé elles ont réussi à fausser complètement les marchés en les réinflatant avec de l’argent gratuit : taux directeurs ultra-bas et prêts à taux 0% aux banques qui les replacent aussitôt sur les bourses casinos. Beau boulot…

      • njaisson dit :

        Primo vous devriez savoir qu’avec les futures sur actions, on gagne à la hausse comme à la baisse. Quand il baisse on vend, quand il monte on achète. Même principe avec les options qui servent à gérer la volatilié. Si les marchés ne baissaient pas, ils ne pourraient pas monter non plus, et inversement. En général le particulier a du mal à comprendre que l’on puisse gagner de l’argent quand la valeur des titres baisse, parce qu’il ne sait pas que l’essentiel des revenus des banques d’investissement provient des produits dérivés dont la valeur dépend du mouvement de la valeur de leur sous-jacent et non de son prix en lui-même. D’où l’intérêt d’exciter la volatilité. C’est quand le VIX est au plus haut, que les banques se font le plus de blé, c’est-à-dire lorsque le public est saisi par la peur devant les crash boursiers. Mais mon Dieu, que se passe-t-il? On va tous mourir! Ces salops vont nous ruiner! Donc le fait que le CAC est baissé n’est pas un critère de perte en soi, sauf pour les gestionnaires de fonds comme Delamarche qui sont limités par la réglementation, à la fois en termes d’expositions aux risques de marché (VAR et consorts) et en termes d’utilisation d’instruments de marché, type ces fameux dérivés de volatilité, d’où sa stratégie neutre qui lui permet d’encaisser un petit 2% au mieux et surtout d’encaisser les frais de gestion (merci le pigeon qui se fait avoir sous prétexte que 2% ou 1% c’est quand même génial, quand tout le monde perd de l’argent). Secondo, la politique monétaire de la BCE a permis un redressement rapide des indices boursiers européens notamment du DAX (parti de 7,400 fin juillet et remonté à 6400). Les points d’inflexion boursiers sont repérables en fonction de la politique des taux de la banque centrale et de sa politique de gestion du risque de liquidité (cf. les règles de gestion du collatéral).

      • Ferron.C dit :

        njaison : on s’en fout de la volatilité des dérivés et de la stratégie de liquidité des banksters centraux…… tout ce que les gens voient c’est qu’il y a en a quelques uns qui s’en mettent plein les poches avec notre argent, celui des contribuables, pendant que la grande masse trime dans une économie sinistrée ; tout cet argent qui va aux marchés financiers ne va pas à l’économie réelle, aux PME et aux vrais projets de développement concret.
        Copains et coquins d’un côté, misère économique et sociale et France qui souffre de l’autre côté. Il faut que ça cesse. Sarkozy & Cie dehors.

  8. catena dit :

    Cette « crise » a été préparée par une élite Oligarchique,tout comme la crise de 1929…
    il ya surement un but,se faire le maximum d’argent en peu de temps en privatisant les biens des nations endettées et en ruinant les classes moyennes par les taxes et l’inflation.
    je suis pas dans la théorie du complot mais ça s’en rapproche vachement.

  9. matbee dit :

    Où est l’or allemand ?

    « La Bundesbank est à la tête des deuxièmes réserves d’or de la planète. Le lieu où elles sont stockées est un secret d’Etat. »

    La suite:

    http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/22/ou-est-l-or-allemand

  10. Maurice Ferrier dit :

    Njaisson,est, sans doute un professionnel de ce genre de finances. Il explique très bien le banditisme du système, uniquement destiné aux traders et non aux citoyens dsireux de parrticiper, par leurs économies, à l’investissement des entreprises…
    Mais, justement, c’est pour celà qu’on n’est pas près de voir supprimer ces « dérivés » bien qu’on en parle depuis longtemps, hélas.
    L’économie désastreuse c’est bien celà!

  11. esperanza dit :

    Proposition de loi de l’assemblée nationale pour augmenter la taxe sur les transactions sur l’or de 7.5% (plus CRDS de 0.5% soit 8% au total) à 10% : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion4145.asp

    Génial, le marché noir a de + en + d’avenir

    • On oublie un peu vite les échecs essuyés par le système de l’étalon or pendant l’entre-deux-guerres et après les accords de Bretton Woods dus notamment aux transferts de capitaux entre banques centrales causés par les déséquilibres des balances des paiements. Le siphonnage des réserves d’or consécutif aux attaques spéculatives et à la manipulation des taux d’intérêt par les banques centrales avaient conduit coup sur coup à l’abandon du gold standard par la Reichsbank, puis la BOE, puis par la FED. Il est à craindre que les déséquilibres structurels entre les zones économiques ne conduisent aux mêmes déficits de la balance des paiements conduisant inévitablement aux attaques monétaires spéculatives conduisant à l’abandon d’une parité or impossible à tenir dans un système de génération du crédit collatéralisé par des réserves d’or. Jusqu’à présent c’est l’existence d’un prêteur de dernier ressort, en l’occurrence la FED, et la bonne coordination entre banques centrales dans la gestion du risque de liquidité qui a permis d’éviter une nouvelle crise systémique conduisant à l’hyperinflation. moyennant il est vrai un effondrement de l’offre de crédit par les banques privées. Une solution pour contourner ce problème serait de retirer aux banques leur monopole de création du crédit pour le transférer aux particuliers et aux entreprises par la création de banques publiques ou semi-publiques financées par les dépôts et les ressources des collectivités locales qui seraient chargées de prêter directement aux banques, sans passer par les circuits financiers classiques où les conditions de financement par le marché conduisent à une raréfaction de la monnaie fiduciaire M2 par rapport à la la monnaie électronique M3. Ici au lieu de se faire rémunérer par des instruments financiers spéculatifs, la banque publique tirerait ses revenus des investissements dans l’économie productive libérée du goulet d’étranglement que constitue la raréfaction du crédit bancaire dans les périodes de réduction de l’endettement des banques privées. Autrement dit, le financement par l’usure serait remplacé par le financement productif permettant aux particuliers comme aux entreprises de faire fonctionner l’effet de levier sur leur capital à leur profit et non pour la rémunération des actionnaires bancaires.

  12. COMEX est une invention des « bank$t€rs  » pour controler le cour de l’or.
    La Masse monétaire de milliards de $ qui circulent sur la planète est telle que :
    si l’on revenait maintenant à l’étalon or une once vaudrait entre 35 000 et 50 000 US $

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