Olivier Delamarche : « On ne s’en sortira que par une récession »

C’est ça ou bien on continue la fuite en avant dans l’endettement et la création monétaire. Qu’on l’appelle FESF, MES ou FMI, c’est toujours un « truc » auquel des Etats surendettés prêtent de l’argent pour qu’il le leur reprête. « Si vous avez un vrai plan de désendettement et de remboursement de la dette, la contrepartie obligatoire est une récession« . Bien sûr, mais la question à se poser ensuite est : « Pourra-t-on, et faut-il, rembourser toute la dette ? » On est dans une spirale infernale…

(BFM Business, le 24 janvier 2012)

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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7 commentaires pour Olivier Delamarche : « On ne s’en sortira que par une récession »

  1. BA dit :

    Standard & Poor’s va probablement abaisser la note souveraine de Grèce en catégorie « défaut sélectif » lorsqu’Athènes finalisera la restructuration de sa dette, a annoncé mardi John Chambers, président du comité des notations souveraines de S&P.

    Il a toutefois précisé qu’un défaut grec ne détruirait pas nécessairement la crédibilité de l’Union européenne.

    « Il n’est pas dit qu’un défaut grec ait un effet domino dans la zone euro », a déclaré John Chambers lors d’une rencontre organisée par Bloomberg Link.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8CO2S620120124

  2. baxterr dit :

    Si l’on persiste et s’entête à vouloir règler la facture aux banksters et siphonneurs de la finance jusqu’au dernier euro, ce n’est pas une récession…. mais une méga-dépression qu’on aura en Europe…

  3. BA dit :

    L’élite mondiale à Davos loin des tumultes d’un monde « épuisé ».

    Les dirigeants de l’élite politique, économique et financière de la planète se retrouvent mercredi à Davos (est) pour leur grand rendez-vous annuel, loin des tumultes d’un monde « épuisé » par la crise et des incertitudes entourant son avenir économique.

    La Grèce n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise, les négociations qu’elle mène avec ses créanciers privés (banques, fonds d’investissement, etc) ne sont toujours pas bouclées, et même si les marchés accordent depuis le début de l’année un moment de répit aux Européens, la crise est encore loin d’être réglée.

    Une fois encore, tous les regards sont tournés vers l’Allemagne dont beaucoup attendent, en Europe et ailleurs, un geste pour rassurer durablement les marchés.

    « Le monde est dans un état de burn out (épuisement) total », avait déclaré fin décembre le fondateur et président du Forump, Klaus Schwab. « Nous avons échoué à retenir les leçons de la crise financière de 2009. Une transformation mondiale doit avoir lieu d’urgence et cela doit commencer en rétablissant une forme de responsabilité sociale », a-t-il renchéri il y a quelques jours.

    Les thèmes retenus pour cette édition 2012 du Forum en disent long sur l’inquiétude de ses organisateurs : « Le capitalisme du XXème siècle est-il en train de flouer la société du XXIème siècle ? », « Risques globaux en 2012 : les graines de la désillusion », ou encore « Réparer le capitalisme ».

    http://www.boursorama.com/actualites/l-elite-mondiale-a-davos-loin-des-tumultes-d-un-monde-epuise-ed64fe2306bc7c20ada691562acd850f

  4. Le seul moyen de rembourser une dette, c’est premièrement de ne pas en souscrire d’avantage et ensuite si on est obliger d’emprunter de nouveau, de ne le faire qu’à des taux plus bas que précédemment.

    Il faudrait donc que pour les nouvelles obligations d’Etat, le taux soit de 0% ou à peine plus, financé par la BCE ou par la Banque Centrale du pays.

    Sinon, c’est continuer la spirale du surendettement.

  5. BA dit :

    Nous pouvons maintenant tirer un bilan de la crise économique et financière pour la zone euro : les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier un secret bien gardé.

    Ce secret, le voici :

    La zone euro a la particularité de prendre appui sur une soi-disant “solidarité européenne” … qui n’existe pas.

    La situation de la zone euro et de ses 17 Etats n’est donc pas comparable avec la situation de la France et de ses 22 régions.

    En France, la solidarité nationale, ça existe.

    La situation de la zone euro et de ses 17 Etats n’est pas non plus comparable avec la situation de l’Allemagne et de ses 16 lander.

    En Allemagne, la solidarité nationale, ça existe.

    Mais en revanche, dans la zone euro, la solidarité supranationale, ça n’existe pas.

    Il n’y a pas de solidarité entre les Etats du nord de l’Europe et les Etats périphériques.

    Par exemple, il n’y a pas eu de DON d’argent en 2009 pour sauver la Grèce, ni en 2010, ni en 2011.

    Il n’y a pas eu de DON pour sauver la Grèce.

    Il y a eu des PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS qui écrasaient la Grèce.

    Il y a eu des PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui accentuent la destruction de la Grèce.

    Ce que les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier, c’est justement l’absence de DONS des Etats du nord de l’Europe aux Etats européens périphériques.

    Ce que les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier, c’est l’absence de solidarité en zone euro.

    Les Etats européens riches ne veulent pas payer pour sauver de la faillite les Etats européens pauvres.

    L’idée européenne est morte.

  6. e-affacturage dit :

    Plus que d’un manque de solidarité au niveau européen, c’est plutôt le manque de mobilité des personnes, comme moyen d’ajustement, qui ne fonctionne pas. Ce que les créateurs de la zone euro n’avait pas prévu c’est l’impossibilité d’une mobilité des salariés au sein de la zone euro, comme cela se fait au sein d’un Etat. Pour des raisons évidentes de langue, de culture, d’envie, etc

  7. njaisson dit :

    Tiens, c’est marrant: on ne l’entend plus celui-là. Peut-être est-ce dû à ses pertes suite à ses prédictions fortement baissières lorsque le marché a suivi l’évolution inverse? Naturellement Delamarche a pris des positions en rapport avec ses prédictions, ce qui lui a fait subir de fortes pertes. Pensez-vous: Delamarche prend des positions neutres sur les spreads des corporate bonds. Pas fou, la bête. Seuls les pigeons suivent ses prévisions d’amateur consistant à prédire un marché baissier lorsque le coût de l’argent pour les banques est historiquement faible.

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