Infographie : Comment la BCE soulage les Etats

Les Etats et les banques… mais pas l’économie réelle.

(Source : Le Figaro ; cliquer sur l’image pour l’agrandir)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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2 commentaires pour Infographie : Comment la BCE soulage les Etats

  1. BA dit :

    États zombies : ouvrons les yeux, ni la Grèce, ni le Portugal ne rembourseront jamais leurs dettes.

    Nous sommes assis sur un baril de poudre qui peut exploser à tout moment. Les medias ont les yeux rivés sur la mèche Grèce. Les créanciers privés – banques, fonds et assureurs – avaleront-ils sans broncher la couleuvre de 70 % de pertes sur leurs créances, ou bien, au contraire, y aura-t-il défaut ? Car un État ne fait jamais faillite, il fait défaut.

    Mais une deuxième mèche se consume également du côté du Portugal. Au fond, les situations du Portugal et de la Grèce ne sont pas très différentes. Voici les chiffres et ratios couramment occultés par les medias.

    Ces deux pays, le Portugal et la Grèce, sont des zombies financiers, des morts-vivants. Un zombie financier est un emprunteur qui ne remboursera jamais son passif. Il emprunte pour payer ses intérêts. Ceux qui lui prêtent pensent que le zombie est toujours vivant puisque les intérêts tombent. Mais en réalité le zombie est financièrement déjà mort.

    Comment reconnaître un zombie ? C’est très simple : sa dette grossit toujours car il n’y a pas suffisamment de croissance économique pour la rembourser. C’est le cas actuellement. L’arithmétique est implacable, il faut que la croissance dépasse le déficit pour que la dette ne grossisse pas.

    Comble de malheur, le retour à une croissance robuste est exclu pour cause de vieillissement de la population et de renchérissement de l’énergie. Ces deux facteurs ne sont pas facilement maîtrisables, même avec la meilleure volonté politique du monde.

    Comment en est-on arrivé là ? Le monde s’est persuadé qu’un État pouvait emprunter sans limite puisqu’il ne meurt jamais, contrairement à un emprunteur particulier.

    Les États zombies prêteurs se différencient des États zombies emprunteurs par la taille de leur passif. Plus le passif est gros, plus ils ont droit d’emprunter pour prêter aux petits zombies. On leur prête car un gros État avec une grosse économie est considéré comme plus fiable qu’un petit.

    Si vous examinez la carte de l’Europe à la lumière des critères de zombification financière, vous constatez que trois pays seulement appartiennent encore au monde des vivants : la Suède, la Finlande, l’Estonie.

    Le déficit de ces trois pays est ténu, un petit effort leur permet de ne pas voir grossir leurs dettes, même s’ils sont confrontés à une croissance faible, voire nulle. Ils ont cependant un grave inconvénient : ils sont trop petits pour pouvoir sauver les énormes zombies.

    En fait, les mèches sont allumées partout : en Espagne, en Italie, en France, en Belgique, et même en Allemagne. Les barils de poudre derrière les mèches, ce sont évidemment les banques européennes avec leur monstrueux effet de levier.

    Une banque ne peut aujourd’hui se permettre de perdre plus de 2 à 3 % des créances (ou engagements) qu’elle détient. Au-delà, elle a carbonisé ses fonds propres, c’est-à-dire l’argent qu’elle possède réellement et qui n’est pas celui de ses déposants. Elle devient alors réglementairement en faillite. Il faudrait ensuite que les États (zombies) sauvent les banques zombies.

    Les banques savent tellement bien qu’elles sont en crise de solvabilité qu’elles ne se prêtent même plus entre elles. Chaque soir, elles stockent leurs dépôts à la BCE. En période de fonctionnement normal du marché monétaire (avant la crise des subprime), les montants moyens déposés par l’ensemble des banques européennes se situaient entre 100 millions d’euros et 200 millions d’euros seulement (ce sont bien des millions). En janvier 2012, nous en sommes à 474 milliards d’euros en moyenne (ce sont bien des milliards).

    La Banque centrale européenne arrose les barils de poudre de ses liquidités avec déjà 489 milliards d’euros de prêts d’urgence. Ce montant sera probablement porté à plus de 1 000 milliards d’euros en février selon le Financial Times du 31 janvier.

    L’impression monétaire comme solution à une crise dans laquelle des États insolvables essaient de sauver des banques insolvables créera évidemment d’autres problèmes. L’Histoire nous montre qu’aucune création monétaire n’est restée impunie.

    Simone Wapler.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/portugal-zone-euro-grece-dette-creances-zombie-financier-banques-simone-wapler-279024.html?google_editors_picks=true&google_editors_picks=true

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonjour Simone,

    Cela fait plaisir de vous trouver ici. En d’autres circonstances ce serait avec le sourire. Mais là franchement comme vous le dites si bien, le bateau éventré prend l’eau mais en plus on ajoute des charges explosives pour le saborder.
    Il est seulement à rappeler que la punition financière se multiplie à l’infini avec toutes les problématiques de la planète : surpopulation, explosion du vieillissement, chômage, déficit de santé, bulles sociales de toute sorte, pollution, centrales nucléaires à démonter, épuisement des ressources fossiles.
    Aucun, aucun clignotant au vert, à part, peut-être, les crimes boursiers perpétrés avec de la fausse monnaie- au nom du court-termisme à tout crin et du délitage moral entretenu par cupidité et peur.

    Plus que même d’une punition de l’histoire, c’est de l’auto-destruction de l’espèce en direct à laquelle nous sommes en train d’assister.

    Jean LENOIR

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