Le dogme de l’euro assassine l’Europe

(BFM Business, le 6 février 2012)

Quand on vous dit qu’en Europe, la crise de la dette est en réalité une crise de l’euro… François Lenglet a fait le calcul : En deux ans seulement, 400 milliards d’euros vont être déboursés pour « sauver » la Grèce, soit deux fois le PIB du pays ! C’est un puits sans fond, le tonneau des Danaïdes. Ce pays est littéralement « en train d’exploser sous nos yeux ». En attendant le Portugal, l’Espagne, l’Irlande…

Lire aussi : Sortir de l’euro pour sortir de la dette

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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10 commentaires pour Le dogme de l’euro assassine l’Europe

  1. Geraldine dit :

    Pour cette folie du M.E.S. on va aussi y aller gaiement de notre poche – ils n’ont vraiment peur de rien ! et ce distinguo entre « déficit public » et « dette publique »….

    La France entérine le fonds d’aide permanent

    « Le gouvernement a entériné mercredi en Conseil des ministres la création du futur fonds de secours permanent de la zone euro. La France est le premier pays à engager le processus de ratification de ce Mécanisme européen de stabilité (MES), censé voir le jour le 1er juillet, même si le vote définitif revient désormais au Parlement. La transcription en droit français de la création du MES est intégrée dans un projet de loi de finances rectificative présentée en Conseil des ministres. Elle traduit les décisions des derniers sommets européens d’avancer d’un an, à la mi-2012, la mise en place de ce fonds de secours pour les Etats de la zone euro en difficulté financière, qui sera doté, à terme, de 500 milliards d’euros.

    Le MES sera abondé par les pays membres de l’Union monétaire en différentes étapes, au prorata de leur poids économique. La France va verser dès 2012 une première part de 6,5 milliards d’euros de capital, ce qui n’alourdira pas son déficit public mais gonflera en revanche sa dette publique, a expliqué mercredi à la presse le ministère des Finances. »

    http://www.europe1.fr/France/La-France-enterine-le-fonds-d-aide-permanent-938859/

  2. BA dit :

    Mardi 7 février 2012 :

    Il y a vingt ans, le 7 février 1992, c’était la signature du traité de Maastricht.

    Vingt ans après, le jour de l’anniversaire du traité de Maastricht, la crise nous a montré l’échec total de l’Union Européenne.

    Toutes les belles promesses des partisans de l’Union Européenne reposaient sur ce postulat : « la solidarité européenne, ça existe. »

    Or, justement, ce que la crise nous a montré, c’est exactement le contraire : l’Union Européenne est construite sur une solidarité … qui n’existe pas.

    La solidarité européenne entre les pays européens riches et les pays européens pauvres, ça n’existe pas.

    Les pays européens riches ne veulent pas donner pour sauver de la faillite les pays européens pauvres.

    Un article du journal allemand « Der Spiegel » évoque les manifestations de mardi, en Grèce, lors de la grève générale : la photo qui illustre l’article est une photo extraordinaire.

    A droite de la photo, un manifestant brandit un drapeau grec.

    A gauche de la photo, un manifestant grec est en train de brûler un drapeau allemand.

    L’article de « Der Spiegel » :

    « Il est temps d’arrêter la farce du sauvetage de la Grèce. »

    http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,813919,00.html

  3. momo34 dit :

    Et que voulez-vous faire d’autre, Mr O.D. ?
    « Démonter » (quel euphémisme, copié sur José bové..) la zone Euro? La seule chose de bénéfique pour l’ensemble européen quoi que vous en disiez. Laisser la France se dem…seule avec un Franc que les marchés dévalueraient de 80% dans les jours suivants?
    Car la Grêce, même si c’est un summum pour la chose, n’est pas la seule à avoir vécu 40 ans au moins, avec le crédit, public ou privé à tout va pour combler des déficits toujours croissants: du Madoff à la puissance 20. Celui-ci le paie de 150 années de prison alors que les responsables gouvernementaux, bancaires, chefs d’entreprises, bq de particuliers, etc…n’ont jamais essayé le moindre coup d’arrêt et sont toujours assis dans leurs fauteuils fort bien payés!
    Le vrai et énorme scandale est là, vous le savez bien, non ?
    La farce grèque n’est qu’un épiphénomène, un symbole,l’arbre qui cache la forêt.
    Les remèdes -si l’on peut dire- peuvent être: le retour à l’étalon-or; l’interdiction de tout crédit à la consommation, l’interdiction de tout budget non équilibré; l’inflation (déjà bien commencée)qui , à 4% /an « seulement »,détruira les dettes en 25 années environ..et, in finae, la répudiation de la dette.
    Tous seront très « sanglants » et feront toujours les mêmes victimes: tous ceux (chômeurs, salariés, retraités…) en épargnants les responsables encore vivants.qui ont pris leurs précautions depuis longtemps;
    Défendons au moins l’Euro et améliorons l’Union (celà semble débuter) même s’il est bien tard car elle a bien montré des solidarités (voir les fonds structurels par ex. et autres aides aux <Pays "périphériques" )Celà côutera moins cher que de "démonter" ce qui a mis 60 ans à se construire péniblement et repentons nous d'avoir rejeté le Traité proposé qui était améliorable et aurait resséré les liens….Rappelons nous que "l'union fait la force". Celà reste vrai.

    Démonter

    • Henri B dit :

      L’union fait la farce vous voulez dire ? Non mais sans blague vous ne voyez pas que l’euro est déjà mort ? et presque enterré ? il n’y a plus que la résistance désespérée (et très couteuse) des technocrates européens et des politiciens à la solde des banques qui empêche encore le naufrage définitif….

    • Geraldine dit :

      Quel tissu d’âneries momo34 !

      Vous reprenez les arguments de tous ces sinistres personnages qui se sont trompés sur tout… et qui maintenant qu’on est au fond du trou, à cause d’eux, nous préviennent qu’il ne faut surtout rien changer…. car ce serait pire !

      Mais l’euro mon cher ami, comme le dit Henri B, il est déjà mort ! Sous perfusion mais cliniquement mort…

    • @momo34 :

      Je ne vois pas ce que José Bové vient faire là-dedans… « démonter l’euro », l’expression n’est pas de moi.

      Sinon je suis assez d’accord avec les réactions de Géraldine et d’HenriB. J’ajouterai simplement (et rapidement, car il est tard) quelques remarques :

      1. Si vous trouvez que depuis sa création, l’euro a été bénéfique en termes de croissance, d’emplois, de pouvoir d’achat et de balance commerciale (hors cas allemand), c’est que nous n’avons pas les mêmes chiffres.

      2. La sortie de l’euro et le retour au franc n’entraineraient pas une dévaluation de 80%, je ne sais pas d’où vous sortez ce chiffre extravagant. Une étude récente montrait que pour notre pays, l’ajustement se ferait probablement à -9%.

      3. Je suis bien d’accord avec vous sur l’incurie des politiciens et leurs dérives clientélistes. Ils ont creusé des déficits et alourdi notre endettement au point que les finances publiques sont devenues incontrôlables. Mais vous êtes-vous demandé pourquoi les Grecs par exemple (mais aussi tous les pays du sud de l’Europe, France comprise) ont pu s’endetter autant ? Parce qu’ils ont pu emprunter à des taux allemands, grâce à l’euro. C’est l’appartenance à la zone euro qui leur a permis cette gabegie pendant des années, avant que les marchés ne réintroduisent un différentiel de taux (« spread ») tenant compte de leur solidité économique et financière réelle. Evidemment, il faudrait aussi parler du scandaleux transfert aux banques privées de la création monétaire, et du fardeau supplémentaire que cela fait peser sur les Etats, mais c’est un autre sujet.

      4. Je le répète donc : pour l’Europe, la crise de la dette est avant tout une crise de l’euro ; car l’euro n’est pas une monnaie viable, c’est-à-dire la monnaie d’une zone économique homogène et politiquement unifiée. C’est une monnaie plurinationale et parfaitement artificielle, dont la création a été décidée pour des raisons politiques et idéologiques. Elle était donc, dès l’origine, destinée à exploser.

      5. Dernier point, la disparition de l’euro ne sera pas un drame. D’innombrables exemples dans l’Histoire montrent que la disparition d’une monnaie et son remplacement par une autre peuvent se faire sans que ce soit la fin du monde. Quoi qu’en disent tous ces propagandistes que sont les européistes, qui essaient seulement de masquer leur terrible échec et leur incompétence avérée. Et puis après tout, nous ne vivons avec l’euro que depuis une dizaine d’années…

  4. Jean LENOIR dit :

    L’erreur fatale aura été de créer une monnaie unique avant de créer un ciment unitaire économique des pays de la zone euro : les joueurs ne sont pas à égalité de chance.
    La tragique erreur, consiste à persister dans le comblement de la dette par de la nouvelle dette en croyant sauver l’euro alors que c’est exactement le contraire qui se passe.

    Jean LENOIR

  5. BA dit :

    Je cite quelques exemples de construction supranationale, rien qu’en Europe :

    1. l’Empire romain
    2. l’Empire carolingien
    3. l’Empire Plantagenêt
    4. le Saint Empire Romain Germanique
    5. le IIème Reich
    6. le IIIème Reich
    7. l’Empire napoléonien
    8. l’Autriche-Hongrie
    9. l’URSS
    10. la Tchécoslovaquie
    11. la Yougoslavie.

    Toutes ces constructions supranationales se sont toujours effondrées.

    Comme toutes les constructions supranationales, l’Union Européenne s’effondrera.

  6. Ping : François Lenglet : ” Le dogme de l’euro anéanti plusieurs pays en Europe” « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  7. Geraldine dit :

    Olivier,
    Au nom de l’euro, on assassine l’Europe mais aussi la démocratie !
    En Grèce, une quarantaine de députés ont été exclus pour n’avoir pas voté en faveur du noeud coulant qui étrangle leur pays…

    « Les deux principaux partis grecs, qui soutiennent le gouvernement de coalition de Lucas Papadémos, ont exclu lundi plus de 40 députés de leurs rangs en raison de leur refus de voter en faveur du nouveau plan d’austérité. Les socialistes du Pasok ont exclu une vingtaine de leurs 153 députés tandis que la formation conservatrice Nouvelle Démocratie a écarté 21 de ses 83 élus. »

    http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/Grece-une-quarantaine-de-deputes-exclus-486160/

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