François Asselineau : « Une dictature qui ne dit pas son nom »

(source : UPR-TV)

Il faudrait que François Asselineau (déjà cité en novembre) puisse faire entendre sa voix dissonante, pour ne pas dire dissidente, dans cette campagne présidentielle. Ne serait-ce que pour élever un peu le débat et le recentrer sur les vrais enjeux…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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13 commentaires pour François Asselineau : « Une dictature qui ne dit pas son nom »

  1. BA dit :

    Vendredi 9 mars 2012 :

    L’Isda estime qu’il y a eu « évènement de crédit » en Grèce.

    « La Grèce a déclenché le versement des CDS (credit default swaps), ces contrats d’assurance contre le défaut de paiement d’une valeur, en activant une mesure législative obligeant tous les créanciers privés à passer des pertes », a déclaré vendredi l’International Swaps and Derivatives Association (Isda).

    D’après le ministère grec des Finances, les détenteurs de 85,8 % des 177 milliards d’euros d’obligations relevant du droit grec ont donné leur accord à l’échange de titres.

    En prenant en compte l’activation des « clauses d’action collective » (CAC), une mesure annoncée par Athènes qui contraindra les récalcitrants à accepter l’échange, cette proportion atteindrait 95,7 %.

    La conclusion de l’Isda pourrait se traduire par le versement de 3,16 milliards de dollars, même si le montant final devrait être inférieur à ce total puisque les créanciers n’ont pas perdu la totalité de leurs investissements initiaux.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE8280DE20120309

    • Merci BA. Ca y est, les CDS sont activés… c’est une info extrêmement importante.
      On va savoir rapidement ce qu’il y a derrière. 3,16 milliards de dollars seulement ? Pour le moment c’est impossible à dire, tout est tellement opaque et manipulé…

  2. Jean LENOIR dit :

    Cher Olivier,

    J’avais déjà entendu Monsieur Asselineau (peut-être par l’intermédiaire de votre blog, sans doute même) sur Radio Notre-Dame (sans garantie autre que ma mémoire aux… Antipodes).
    Ce candidat, il est à espérer qu’il récolte 500 signatures, connaît toutes les allées du pouvoir (ainsi que leurs arcanes) et semble détenir un entregent international.
    Ce qu’il ne dit pas, dans les questions qu’il aborde, c’est que notre planète est en voie d’extinction pour l’homme, en très grands risques à tout le moins. Nous pillons la planète, nous la salissons, nous l’épuisons et chaque humain qui s’additionne aux milliards d’humains sur terre y cherche sa place.
    La tentation des oligarques est de penser (et de dire entre eux) nous n’y pouvons plus rien : aussi nous devons asservir nos peuples afin que de grandes entités économiques qui nous contrôlent (Goldman Sachs… par exemple) et qui soutiennent nos intérêts personnels de caste continuent à prospérer et nous avec.
    Nous savons parfaitement la misère morale que nous installons, la déchéance matérielle, l’asservissement des existences, mais, dans la vie, c’est soit-même ou les autres – quand on a décidé qu’in fine on bafouait le droit à l’existence de ses semblables pour survivre et qu’on a tout fait pour organiser cela ainsi, avec le qualificatif phare, mondialisation.

    A nous (je me mets dans les mots d’un oligarque) d’avoir la communication qui fasse accepter ce que nous décidons et qui maintienne le plus possible nos pays dans une situation d’absence de troubles. Et, si nous n’y arrivons pas, nous dirons à nos policiers et nos soldats (correctement et, même, un peu mieux que cela, payés) de réprimer et de tirer sur la foule afin de maintenir nos immenses privilèges et leurs niveaux d’existence.

    Personne n’a le courage de dire que nous sommes plus que certainement trop nombreux sur terre. J’ai lu hier un article sur une petite île du Groënland où l’armée américaine avait introduit des rennes à l’époque de la deuxième guerre mondiale afin que puisse subsister leurs troupes (une vingtaine, peut-être 26). Un chercheur vînt des années plus tard et la population était de 1 300 ou 1 400 rennes qui se nourrissaient de lichen encore abondant mais le détruisaient également en le piétinant… Dans les années soixante il revînt et constata une population ayant décuplé mais la ressource détruite et tous les signes de mal-nutrition… Quelques années encore et des cadavres partout pour quelques dizaines de femelles et un mâle incapable de se reproduire. Et, enfin, plus aucun renne.

    Quel candidat aura le courage de dire cela ? François Asselineau devrait le dire : est-il prêt à cela ?

    Ceci dit l’interviewé est dangereux puisqu’il élève très haut le débat et il est donc « normal » de lui bloquer l’accès aux « grands » media. Un médium, exclu des media : c’est « normal ».

    Cruauté de la société envers ceux qui veulent dévier de la ligne qu’on leur impose.

    Bon WE

    Jean LENOIR

  3. Jean LENOIR dit :

    Normalement une prime d’assurance est adossée à des fonds techniques de réserves provisionnées. C’est ainsi que les assureurs peuvent régler des montants supérieurs à leurs encaissements lors d’ événements exceptionnels et faire jouer la réassurance pour ce qui est des risques unitaires, importants et dont la couverture se trouve répartie dans les compagnies spécialisées.

    Le hic est que nous nous trouvons avec la Grèce dans une addition de risques, dont la démesure même défie tout entendement.

    Ma supputation est qu’on va payer très peu : pourquoi, tout simplement parce qu’on va considérer que les créanciers ne sont pas « ruinés », du moins pas encore. Mon pari est que cela sera en dessous de 3 milliards de $.

    A chacun de tirer sa conclusion, mais les compagnies sérieuses n’acceptent de couvrir le risque de pertes financières qu’associées à un sinistre matériel couvert – et en aucun cas un risque financier lié à la bonne ou mauvaise fortune, pour une raison fort simple : si vous savez d’avance que vous récupérez vos fonds, les coups les plus cupides deviennent permis pour engranger dans le pire des cas votre sauvegarde en capital, et dans le meilleur le pactole des effets de levier risqués.

    Hélas, nous comprenons malgré nous que le réassureur n’est autre que le citoyen lambda, lequel n’a bien souvent qu’une notion très vague des fonctionnements de l’assurance – citoyen devenu assureur malgré lui et …sans aucune habilitation ! Dur apprentissage, dur métier que celui de citoyen réassureur.

    Jean LENOIR

  4. BA dit :

    Bon, maintenant, la question est :

    Quand aura lieu le troisième plan de sauvetage de la Grèce ?

    Dans deux ans ?

    Ou alors dans trois ans ?

    Quand les contribuables de la zone euro devront-ils une troisième fois jeter des dizaines de milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes ?

    Un nouveau plan pour la Grèce probable d’ici deux à trois ans.

    Après l’effacement de dette historique avec ses créanciers privés, Athènes risque d’être obligée de demander aux créanciers publics d’alléger son fardeau.

    La diffusion d’un document confidentiel du FMI montre l’étendue du problème : pour que la trajectoire de dette grecque revienne à un niveau soutenable, fixé à 120 % du PIB d’ici 2020, il aurait fallu qu’au moins 95 % des investisseurs participent à l’opération d’échange bouclée jeudi 8 mars. Dès lors, pour un certain nombre de spécialistes, la restructuration historique qui est en cours n’empêchera pas un nouvel effort des créanciers dans quelques années.

    « Les estimations de croissance retenues pour la Grèce à moyen terme sont trop optimistes », souligne Jacques Cailloux, chez RBS. Il rappelle que la Troïka, dans son premier rapport, avait par exemple anticipé une contraction de l’activité de 2,6 % en 2011, alors que la réalité risque d’être plus proche de 6 %. « Pour l’avenir, nous prévoyons une croissance de 2,5 % à partir de 2015, alors que la Troïka table sur 4 %. »

    Autre hypothèse irréaliste selon l’économiste de RBS : la balance primaire (balance budgétaire hors intérêts de la dette). « Le scénario d’un excédent primaire moyen de 4,5 % sur la période 2014-2020 ne tient pas. » Dès lors, pour Jacques Cailloux, sans un nouveau plan d’aide, le niveau d’endettement par rapport au PIB risque d’atteindre 160 % en 2020.

    Un risque encore plus important attend Athènes : le risque politique. La colère du peuple grec pourrait se traduire prochainement dans les urnes. Les intentions de vote inquiètent déjà la communauté internationale : le Pasok (le parti actuellement au pouvoir) et son rival Nouvelle Démocratie sont en déclin, alors que les partis des extrêmes font une percée. Les objectifs de rigueur assignés à Athènes pourraient dès lors être sérieusement menacés.

    « Le nouveau plan d’aide de 130 milliards d’euros est censé couvrir complètement les besoins de financement d’Athènes jusqu’à la fin 2014 », rappelle Ioannis Sokos, chez BNP Paribas. « Cela signifie qu’en 2015, la Grèce devra soit bénéficier d’un nouveau programme de soutien, soit emprunter sur les marchés, soit faire défaut et opérer une nouvelle restructuration de sa dette . » Or, à ce jour, aucun analyste ne croit que le pays pourra faire appel aux marchés financiers dès 2015…

    Les autres scénarios mettent les créanciers officiels de la Grèce en première ligne. « La dette grecque va passer des mains du privé au public, à savoir le FMI, l’Union européenne, le Fonds de stabilité européen (FESF), et la Banque centrale européenne », explique Ioannis Sokos. Selon lui, en 2015, le FESF aura une créance de 167 milliards d’euros sur Athènes, celle de l’UE et du FMI atteindra 64 milliards. En face, les obligations grecques détenus par les investisseurs, ne représenteront que 62 milliards, soit 18 % de la dette.

    Selon OpenEurope, un cercle de réflexion britannique, la dette entre les mains des prêteurs officiels va passer de 36 % en ce début d’année à 85 % d’ici 2015 %. Une vraie menace pour les contribuables de la zone euro.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201940494675-un-nouveau-plan-pour-la-grece-probable-d-ici-deux-a-trois-ans-300159.php

  5. Le noeud du problème de la Grèce, c’est l’effondrement de son économie : – 20% depuis 2088.

    La chute des recettes fiscales de l’Etat grec est mécanique : 36,1% des Grecs seulement ont aujourd’hui un travail.

    Avec un tel taux de chômage, une production et une consommation en berne, les commerces qui ferment, un tourisme qui ne fait plus recette, les recettes fiscales de l’Etat ne pourront que continuer à baisser, les déficits se creuser… et la dette grossir.

    Le pouvoir d’achat des Grecs sera encore laminé.

    Dans ces conditions, la réduction du montant de la dette liée à l’opération d’échange de titres et le versement d’une nouvelle tranche d’aide par l’Union européenne ne suffiront pas : Un nouveau défaut grec est inévitable.

  6. duchesse dit :

    Le programme présidentiel de F. Asselineau, unique en son genre:

    http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/2012/03/Programme-presidentiel-Francois-Asselineau.pdf

  7. Jean LENOIR dit :

    …Et, bien entendu, lors de l’inévitable défaut grec, les CDS n’existeront tout bonnement plus !
    Bonne nouvelle, pour le cocorico français : hier soir Franck Cammas déboulait le long de Taranga et de Sailrock Islands à deux miles au large de la Surf Beach de Mangawhai – les suivants à une demie journée de là. Une bonne nouvelle pour le candidat à la présidentielle qui s’en emparera.
    Bon WE

    Jean LENOIR

  8. magrandjean dit :

    Reblogged this on Des Economies.

  9. Je vous signale le débat avec Asselineau en direct sur http://live.opinews.com/

  10. mess_enger dit :

    François Asselineau a obtenu en tout et pour tout 17 parrainages !!

    Ce système est une honte pour notre démocratie, celle-ci n’est qu’une vaste fumisterie.

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