Daniel Hannan : Mon dernier mot sur le sauvetage des banques

(Parlement européen, 12 mars 2012)

« Le sauvetage des banques sera un jour considéré comme un des moments les plus scandaleux du siècle ».

« Il y a maintenant cette explosion de colère qui a pris la forme des mouvements Occupy. Je voudrais dire à toute personne protestant dans ces mouvements : Vous ne vous plaignez pas du capitalisme ! Dans un système capitaliste, les mauvais banquiers auraient fait faillite ».

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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8 commentaires pour Daniel Hannan : Mon dernier mot sur le sauvetage des banques

  1. gidmoz dit :

    Daniel Hannan semble tout ignorer de la création monétaire. Il dit ignorer d’où provenait les sommes qui ont sauvé les banques. Bien que je suis libertarien, je considère que les prêts aux banques étaient une obligation de pure logique.
    http://gidmoz.wordpress.com/2012/03/16/il-fallait-sauver-les-banques/

    • blister dit :

      « Pour aggraver mon cas, je considère que les cartels commerciaux sont des organisations qui sont toujours avantageuses pour les clients et pour les producteurs. Et que, en free banking, des cartels de banques seraient utiles à tous. Les cartels augmentent la concurrence, permet des prix plus faibles, une qualité plus grande. »

      C’est vrai que vous aggravez votre cas… il n’en avait pas besoin pourtant.

  2. blister dit :

    DH aurait pu dire : le sauvetage PERMANENT des banques…

  3. Le problème avec ce genre de bonhomme est qu’il donne l’impression de critiquer violemment le système alors qu’en fait il le soutient en cachant la réalité de son fonctionnement financier et la nature des relations macroéconomiques entre l’économie réelle et l’économie financière. En effet le système est parfaitement cohérent avec lui-même et ses théories économiques keynésiennes de relance par l’offre monétaire, lorsque la banque centrale offre aux banques des facilités illimités de refinancement de leurs actifs, au moyen de prêts échangés contre des titres dont la valeur est maintenue artificiellement par la banque centrale de façon à garantir leur liquidité, et partant la solvabilité des banques commerciales ou d’investissement. Il faut garder à l’esprit que ce système de financement de l’économie sociale de marché qui permet de créer des moyens de financement sous forme de dettes a admirablement bien servi les administrations dont elle a alimenté la croissance qui elle-même servait de support à la valorisation des titres de dette par les agences de notation. En France par exemple la moitié de la population active dépend du financement de la dette par les banques qui paient leurs salaires et autres émoluments. L’orateur devrait préciser que le modèle social soutenu par les banques serait condamné si l’Europe renonçait au sauvetage des banques condamnées à la faillite faute de pouvoir refinancer leurs actifs sur les marchés et donc d’honorer leurs propres dettes.Son discours gagnerait en crédibilité s’il nous expliquait quel système économique et social pourrait constituer une alternative crédible à la technostructure actuelle et comment il pourrait voir le jour en se passant des banques, au moins sous leur forme actuelle, pour alimenter la demande des acteurs économiques en moyens de financement dans un scénario de suppression du cadre étatique et réglementaire qui encadre jusqu’à présent l’économie globalisée.

    • gidmoz dit :

      @nicolas Jaisson
      Vous dites « la banque centrale offre aux banques des facilités illimités de refinancement de leurs actifs, au moyen de prêts échangés contre des titres dont la valeur est maintenue artificiellement par la banque centrale de façon à garantir leur liquidité, et partant la solvabilité des banques commerciales ou d’investissement ». A quels titres pensez-vous?

  4. BA dit :

    Samedi 17 mars 2012 :

    A propos de l’Espagne :

    Les banques espagnoles ont obtenu 47 % des prêts accordés par la BCE en février ; la dette publique de l’Espagne est de 110 % du PIB, et non de 68 % comme elle l’avait déclaré ; l’Espagne va imploser. C’est un miracle que ça ne soit pas encore arrivé.

    Spanish Banks Account for 47% of ECB Credit in February ; Spain’s Real Debt to GDP Ratio is 110% Not Reported 68% ; Spain Will Implode. It’s a Wonder it Hasn’t Already.

    http://globaleconomicanalysis.blogspot.fr/2012/03/spanish-banks-account-for-47-of-ecb.html

  5. Alcide dit :

    …une alternative crédible à la technostructure actuelle et comment il pourrait voir le jour en se passant des banques…

    Zêtes un comique ou un larbin des banquiers ?

    A contrario , le système actuel serait donc « crédible » ?
    Sauf à avoir le système cérébral d’une huitre ou celui d’un « économiste » , il est aisé de comprendre que de payer un seigneuriage pour l’utilisation d’une monnaie privée est plus onéreux que de ne point en payer et utiliser une monnaie issue d’une banque publique.
    Idem pour la création synthétique de la dette publique par la loi du 3 janvier 1973 , reprise et généralisée en l’article 123 du traité de Lisbonne.
    La monnaie privée issue de la fraude des « réserves » fractionnaires bancaires crée la dette publique qui est l’instrument pour asservir la population ainsi que piller tous les biens nationaux nécessairement vendus pour rembourser une dette entièrement fictive.
    Et maintenant , le nantissement de l’or de la France pour garantir l’arnaque.
    La trahison des politiciens au gouvernement et leur soumission cupide aux seuls intérêts des banques est évidente.

    De toutes façon , le système est en pleine décomposition , en outre ,la guerre au Moyen Orient est commencée .
    L’aventure agressive de l’Empire allié à l’OTAN , Israel et les pétromonarchies du Golfe en Syrie qui est la porte dérobée à la guerre en Iran par le jeu des alliances sera le coup de grâce.
    Un troisième groupe de combat aéronaval US est en route vers la mer d’Oman , les avions ravitailleurs US et les bombes antibunker « prêtés » à Tel Aviv dont le gouvernement vient de déclarer son soutien majoritaire à une action militaire contre l’Iran
    Ce sera le pétrole à 400 dollar le baril et la fin immédiate d’une économie réelle chancelante.
    Les QE et autres Twist , REPO , n’y changeront rien , la bourse au zénith , le réel au tapis.
    C’est fini
    Il faut plutôt songer à la reconversion en jardinier du dimanche et un coin tranquille loin des villes pour pouvoir espérer survivre dans les prochains mois.

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