« Vous avez aimé la Grèce ? Vous allez adorer l’Espagne »

Eric Zemmour aurait pu ajouter : et le Portugal… et la France, etc. N’en déplaise à Nicolas Sarkozy, la crise financière n’est pas terminée. On peut même dire que la crise de l’euro ne fait que commencer. Quant à la reprise économique… Mais les politiciens, qui « parent » au plus pressé, n’en sont plus à une énormité près… des élections sont en jeu ! Et tant pis si les Français assistent à la campagne la plus minable et la plus surréaliste depuis que l’élection du président de la République se fait au suffrage universel. L’atterrissage va être brutal.

(RTL, le 30 mars 2012)

Lire aussi : « L’Espagne n’a jamais été aussi proche de faire défaut »

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour « Vous avez aimé la Grèce ? Vous allez adorer l’Espagne »

  1. njaisson dit :

    Quand c’est pas l’un, c’est l’autre, et inversement. Les commentateurs continuent leur leu de balancier entre le dollar et l’euro faisant reporter successivement le poids de la dette jugée insupportable sur celui qui a attiré l’attention des marchés. La vérité oblige à dire que TOUS les gouvernements sont surendettés et pas seulement en Europe, mais aussi dans les BRICS et aux Royaume-Uni qui détient le ponpon de la dette publique avec un ration d’endettement de 8.24% du PIB, bien au-delà de celui des PIGS, n’en déplaise à certains. Malgré tout les titres anglais caracolent en tête avec des taux ultra bas et des durations ultra longues et ce malgré les résultats pitoyables de la croissance et les records d’endettement du gouvernement anglais. Cf. http://www.financialsense.com/node/7935. On est donc face à un problème global qui est celui de l’échec du matérialisme structuraliste fondé sur la relance par l’offre monétaire et le dirigisme étatique. La portée mondiale de la problématique posé par l’endettement appelle inévitablement une réponse du même niveau qui s’inspirera des mêmes procédés étatiques consistant à repousser à l’échelon supérieur la missive venu d’en bas. Gageons que la consolidation de la dette en cours grâce à une réponse concertée entre partenaires économiques et la prise de participation dans les établissements financiers occidentaux par leurs concurrents asiatiques ou orientaux débouchera finalement sur la constitution d’un système financier supporté par une monnaie mondiale et quelques acteurs globaux capables de répondre aux besoins de financement supranationaux.

    • Je suis d’accord sur le caractère global de l’endettement, tous les principaux pays sont concernés ; cependant l’existence de cette absurdité nommée euro ajoute un étage supplémentaire au problème.

      Quant à la solution par une monnaie « mondiale », je reste sceptique… Les compétitivités et les performances économiques n’étant pas égales, l’ajustement monétaire doit rester possible. L’uniformisation n’est pas souhaitable. En revanche une discipline, un ancrage des différentes devises autour d’un ou plusieurs référents stables me semble indispensable, afin d’éviter que les banques centrales et les Etats puissent continuer à imprimer du « papier monnaie » à volonté.

  2. Geraldine dit :

    The Economist : « la France est dans le déni »

    A l’attentisme prêté aux deux candidats face à la situation économique de la France qu’il juge « particulièrement sombre », The Economist oppose « la rafale de réformes » conduites en Italie, en Espagne ou en Grèce. « Une France léthargique et non réformée pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de l’euro », met-il en garde.

    « Il n’est pas inhabituel que des responsables politiques ignorent des vérités dérangeantes pendant les campagnes électorales mais il est inhabituel, ses derniers temps en Europe, qu’ils les ignorent aussi totalement que le font les hommes politiques français », assène le journal.

    …..

    Conclusion amère de The Economist: « La France insouciante est sur le point d’être rattrapée par la dure réalité, quel que soit le président ».

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/the-economist-estime-que-la-france-est-dans-le-deni_289586.html

  3. zorba44 dit :

    Bien sûr Géraldine : on vote. Alors tout est bon… le tout est qu’il reste des gogos. Les espagnols ne semblent pas vouloir avaler leur potion magique de plein gré…

    Jean LENOIR

  4. kiribati dit :

    un indice du plongeon espagnol, le PMI !

    http://www.businessinsider.com/spanish-pmi-2012-4

  5. scoop dit :

    Info dernière minute : La dette publique de l’Espagne monte en flèche

    Le ratio de dette sur PIB devrait grimper à 80 % fin 2012 contre 68,5 % à fin décembre. Le Trésor ne modifie guère sa stratégie d’émissions.

    http://www.lepoint.fr/economie/la-dette-publique-de-l-espagne-monte-en-fleche-04-04-2012-1448213_28.php

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