La répression dans ses oeuvres, le grand croc à phynances est prêt

La répression financière (suite).

« Le premier trimestre 2012 vient de s’achever. Un trimestre étonnant. Etonnant, bien que non spectaculaire, discret. Les indices boursiers ont enregistré une hausse et des performances historiques, sans faire la « Une » des journaux, sans euphorie, sans volume. Animation minimum, succession de petits pas, de records marginaux en records marginaux, on a réalisé un grand bond.

L’indice S&P 500 a fait un bond de 12% pour une performance totale de 13%. Nous vous rappelons que l’ETF S&P 500 est la valeur phare mondiale, c’est la valeur la plus traitée sur la planète. Le NASDAQ a sauté plus haut encore +18,7 % ; APPLE a fait le triple saut périlleux +48% ; certaines financières ont gagné plus de 60%; la construction 31% ; la distribution 21%. La place américaine n’a pas fait cavalier seul, loin de là, puisque le DAX allemand a progressé de 17,4% et le Nikkei japonais de 19,3%.

Nous avons dit que les volumes étaient faibles ; de fait, ils ont chuté de plus de 14% sur le trimestre comparable de l’année 2011.

La clientèle finale se dérobe, les fonds mutuels américains souffrent de sorties continues, c’est la cinquième année consécutive de perte de substance et le 11e mois consécutif de sorties, outflows.

En sens inverse, les ETF attirent de plus en plus et ils augmentent leur part de marché. Nous soulignons que la mobilité sur les ETF est plus grande que sur les mutuals funds, ils sont utilisés pour spéculer ou hedger.

D’une façon simplifiée et pour abréger, à en juger par les enquêtes qualitatives, les petits investisseurs, les initiés, les grosses fortunes boudent le marché. A un point tel que la presse n’hésite pas à qualifier le rally :

« The rally everybody missed », le rally que tout le monde a raté.

On distingue deux phases très nettes et distinctes dans le déroulement et le comportement des marchés depuis le premier Janvier.

Une phase I, du 1er Janvier au 28 Février, où pour ainsi dire tout a monté, tout sauf les Treasuries longues bien entendu.

Une phase II, du début Mars à maintenant, où tout a glissé à l’unisson, le pétrole, l’or, l’argent, le crédit aussi bien de qualité que le high yield. Tout a glissé sauf les actions qui ont poursuivi leur marche en avant.

On constate donc, fin Février, date du second LTRO de la BCE, une cassure, une rupture dans les marchés. La synchronie se brise, les corrélations se disloquent, en particulier entre le S&P 500 et le crédit.

Le LTRO, comme les QE de la FED, s’est révélé haussier global avant la réalisation effective; derrière cette réalisation, la communauté spéculative s’est dégagée, elle se dégage. La poursuite de la hausse du S&P n’en apparait que plus intrigante.

Chacun sait que les investisseurs guettent les divergences, ils y voient un signal de fragilité des tendances en cours. Des divergences, il y en a d’autres, ainsi les utilities, n’ont pas confirmé le mouvement des industrielles.

On peut avancer les deux hypothèses classiques:

– Il va y avoir réconciliation, un rattrapage après l’avance prise par les actions, sorte de rotation

– Le complexe pétrole, or, argent, crédit, est précurseur, il préfigure ce qui va se passer sur les actions, l’anomalie de leur fermeté va se corriger. Elles vont faire la pause ou corriger.

Bien entendu, nous ne prenons pas position.

La Bourse n’est plus la libre confrontation des offres et demandes de titres, c’est un outil au service des prétentions volontaristes des régulateurs.

La Bourse est devenue un gigantesque jeu de bonneteau -dixit WIKIPEDIA- un jeu d’argent, de l’ordre de l’escroquerie.

Les banques centrales, maitresses du jeu et leurs complices obligés – car en faillite – changent la donne, le jeu de la carte, quand cela les arrange, au moment où ils le veulent.

L’objectif de ce que nous n’osons pas appeler leur gestion, est de faire en sorte que le maximum de gens, vous et moi, se séparent de leur argent au profit des gouvernements, des banques et des shadow banques.

Nous vous recommandons la lecture de la note de WIKIPEDIA, vous serez frappés par la justesse de l’analogie. On remplit le bol de punch quand il se fait un peu court, on menace de le retirer quand les gens sont trop ivres, on promet de le resservir etc. On appelle cela le fine tuning et la gestion des anticipations, nous appelons cela le bonneteau.

Sur la base de cette analyse simpliste bien sûr, à titre personnel, nous croyons plutôt à la poursuite du mouvement de hausse ; il est trop tôt pour qu’il soit déjà trop tard, les comparses des maîtres du jeu n’ont pas vendu, il est difficile d’imaginer qu’ils vont rester collés.

Les maîtres du jeu et leurs comparses n’en sont qu’au premier stade.

Les maîtres du jeu n’en sont qu’au premier stade, celui du racolage des badauds. On sort des parties gagnantes, pour attirer le client, les comparses misent et gagnent bien entendu, ceci est censé convaincre les naïfs. Quand les naïfs vont affluer, quand la foule se pressera, comme par hasard toutes les parties vont se révéler perdantes. le maitre du jeu et ses complices encaissent les mises, c’est a dire qu’ils arrosent, distribuent.

Relisez le schéma de ce qui s’est passé en 1929, épisode dont on se garde bien de parler, les fameux syndicats montés avec la complicité de la FED pour manipuler les marchés travaillaient de cette façon. N’oubliez jamais que Bernanke se prétend spécialiste de la crise de 1929 !

Ainsi en Bourse, on favorise ce que l’on appelle pudiquement la prise de risque et que nous, terre à terre nous appelons le jeu. Allez sur le site de la BRI, il y a une très belle note sur la nécessité de stimuler la prise de risques pour relancer le crédit et faire sortir l’argent ; si vous passez la barrière du vocabulaire, vous ne serez pas déçus, vous comprendrez à quelle sauce vous êtes mangés. Bien entendu, la BRI comme tous les régulateurs, se garde bien de se poser la question de ce qui se passe lorsqu’on a refilé le mistigri du risque au public ou a ses institutions de prévoyance.

Donc, nos banques et shadows banquiers poussent à la roue, impriment une tendance, un momentum ; lancent la grande roue de la loterie, puis, une fois que le tout a pris de la vitesse et que les aboyeurs publicitaires médiatiques ont rameuté la foule, ils vendent les billets de loterie.

Notre idée est que nous n’en sommes pas encore là, les badauds, les relais, les gogos ne sont pas encore arrivés. Si nous ne trompons pas, il y a donc des chances pour que le mouvement continue.

A la faveur de la publication des résultats, toujours meilleurs que prévu n’est-ce pas, à la faveur de nouvelles indications économiques favorables, il y aura place pour la claque, dont la fonction est de faire venir la masse, qui a peu de moyens, mais qui est nombreuse.

En matière de loterie, les spécialistes savent que le public s’exagère ses chances de gagner et, pour cela, il suffit de montrer, remontrer les gagnants. Plus on montre les gagnants et plus le public croit qu’il a des chances de gagner même si, au contraire, ses chances baissent ! Toujours en matière de loterie, ce sont les plus pauvres qui jouent, on dit que plus on est pauvre plus on rêve d’être riche et plus on a du mal à résister à la tentation du jeu.

Sous l’ancien régime, le roi complétait ses prédations par l’exploitation des loteries, c’étaient les gens du peuple qui s’y ruinaient. La Révolution a supprimé les loteries… pour les réinstaller dès que ses caisses furent vides… la morale a ses limites.

Le monde moderne a découvert la véritable fonction de la Bourse, la spoliation organisée au profit du couple maudit banques et govies. Une action, c’est un asset fondamental, doublé d’un billet de loterie, véritable « bon de droit à écart de cours » lequel permet de vendre l’action beaucoup plus cher que sa valeur fondamentale ne le justifierait. C’est pour cela que depuis le monde moderne de la financiarisation, l’investissement est structurellement perdant.

Si, un jour, une conscience de classe des épargnants se développait, nul doute que le système capoterait. Les partis de gauche n’ont rien compris, les classes moyennes se font autant exploiter au sens marxiste du terme que les salariés. On peut se faire exploiter au niveau de l’argent que l’on gagne, au niveau de l’argent que l’on dépense, au niveau de l’argent que l’on épargne.

Nous sommes en plein dans les manœuvres de la répression financière.

Nous en rappelons l’articulation :

– Suppression de toute rémunération réelle des placements sans risques

– Inondation globale de liquidités gratuites ou quasi

– Incitation objective, mathématique à monter dans l’échelle du risque pour conserver un revenu, surtout pour les retraites

– Incitation subjective à jouer par l’exemple, l’envie, les promesses

Bien entendu, personne ne dit qu’à la fin de la période des promesses, 2013 ou 2014 quand les taux monteront, tout l’édifice de fausses valeurs s’écroulera. Demain est un autre jour n’est-ce pas ?

La taxe de jeu, la lottery tax complète les autres taxes, les taxes fiscales et les taxes d’inflation.

Le dispositif est presque complet, les pièges sont tendus.

Le plus pernicieux dans le dispositif, c’est le jeu sur le temps. Le public, les citoyens, ont une conception du temps différente de celle des banques centrales.

Pour un citoyen, une chose est blanche ou noire. Pour une banque centrale, elle peut être les deux, blanche et noire. Blanche ce mois-ci, noire le prochain. Et même simultanément.

Le grand secret des régulateurs est qu’ils peuvent faire tout et son contraire. On joue en même temps sur la déflation et l’inflation, sur le risk-on et le risk-off. Un temps pour tout, mais il est toujours temps de ratisser.

Quand on a des moyens illimités et la maitrise du temps, on gagne toujours, comme le maître du bonneteau ou comme le casino. Les joueurs, eux, ont des mises limitées, un temps compté, des nerfs sensibles.

Les joueurs se disent, j’ai le temps devant moi, au moins jusque 2013 sinon 2014, ils croient avoir le temps. Je prends ce qu’il y a à prendre et je sortirais avant l’échéance, même avant les autres se disent-ils.

L’ennui est que tout le monde pense la même chose, a la même illusion. Sauf évidemment les banques centrales et leurs comparses banquiers et shadow banquiers. Initiés structurels impunis.

Ce qui se passe est un scandale moral et politique. Un scandale cynique. Interrogé sur la répression financière, Bernanke a eu le toupet de répondre : « dans le monde global, l’ensemble des assets doivent être détenus par l’ensemble de l’épargne ». Sous entendu, les risques et les rémunérations se distribuent en fonction du marché. Faux car si vous avez des agents qui ont accès au leverage et à l’endettement gratuit et illimité, ils s’attirent le meilleur de la rentabilité et laissent le risque, mieux, la certitude de perte, aux autres.

La crise financière, dès lors que l’on refuse les défauts, les faillites, les restructurations, les ré-échelonnements, les moratoires, les abandons de créance, la crise financière implique un colossal transfert de richesses du secteur privé, citoyens et entreprises, vers le secteur public, govies et banques.

La répression financière est le dispositif qui permet ce transfert. Discrètement, sans consultation électorale.

Ce dispositif s’articule, il faut le rappeler, autour de la :

– Disparition réelle de toute rémunération de l’épargne sans risque

– Mise en place du grand croc à phynances du père UBU pour dépouiller le secteur privé par la hausse des impôts, la fiscal-tax, l’accélération de l’inflation, l’inflation-tax, l’incitation au jeu, la lottery-tax.

Ne dites que vous y échappez, même si vous n’avez pas d’épargne, votre retraite subit la fiscal-tax, l’inflation-tax, la lottery-tax. Ce sont ceux qui ont le moins de possibilités de se défendre, les ressources les plus limitées qui subissent à plein les spoliations.

Faisant le compte rendu de la performance boursière du trimestre, Marketwatch, fille du Wall Street Journal écrit « You have to play to win », ce que nous traduisons par la publicité bien connue du LOTO

« 100% des gagnants ont tenté leur chance ».

Si vous ne voulez pas regarder la fortune passer, si vous ne voulez pas être « left behind », jouez ! Cela leur fait tant plaisir ».

Bruno Bertez, édito du 31 mars 2012

 

Lire aussi : Taux d’intérêt : la gigantesque distorsion de concurrence au profit des banques

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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8 commentaires pour La répression dans ses oeuvres, le grand croc à phynances est prêt

  1. njaisson dit :

    Cette « culture » basée sur la création de valeur virtuelle au détriment de la création de richesse réelle (pas seulement productive au sens économique du terme, mais aussi intellectuelle, culturelle, spirituelle, sociale, familiale, etc), a engendré une humanité de « dégénérés » adeptes des plaisirs inférieurs du système nerveux dont témoignent toutes les addictions dont souffrent notre société occidentale qui sert de « modèle » au monde entier. Cf.http://www.businessinsider.com/mi-naked-uk-students-2012-4?nr_email_referer=1&utm_source=Triggermail&utm_medium=email&utm_term=Europe%20Select&utm_campaign=Europe%20Select%202012-04-04

  2. njaisson dit :

    IS THERE A POWER, A FORCE OR A GROUP OF MEN ORGANIZING AND REDIRECTING CHANGE?

    EVERYTHING IS IN PLACE AND NOBODY CAN STOP US NOW

    PEOPLE WILL HAVE TO GET USED TO CHANGE

    THE REAL AND THE STATED GOALS

    POPULATION CONTROL

    PERMISSION TO HAVE BABIES

    REDIRECTING THE PURPOSE OF SEX

    CONTRACEPTION UNIVERSALLY AVAILABLE TO ALL

    SEX EDUCATION AS A TOOL OF WORLD GOVERNMENT

    TAX FUNDED ABORTION AS POPULATION CONTROL

    ENCOURAGING HOMOSEXUALITY

    TECHNOLOGY

    FAMILIES TO DIMINISH IN IMPORTANCE

    EUTHANASIA AND THE ‘DEMISE PILL’

    LIMITING ACCESS TO AFFORDABLE MEDICAL

    PLANNING THE CONTROL OVER MEDICINE

    ELIMINATION OF PRIVATE DOCTORS

    NEW DIFFICULT TO DIAGNOSE AND UNTREATABLE DISEASES

    SUPPRESSING CANCER CURES AS A MEANS OF POPULATION CONTROL

    INDUCING HEART ATTACKS AS A FORM OF ASSASSINATION

    EDUCATION AS A TOOL FOR ACCELERATING ONSET OF PUBERTY AND EVOLUTION

    BLENDING ALL RELIGIONS, THE OLD RELIGIONS WILL HAVE TO GO

    CHANGING THE BIBLE THROUGH REVISIONS OF KEY WORDS

    THE CHURCHES WILL HELP US

    RESTRUCTURING EDUCATION AS A TOOL OF INDOCTRINATION

    MORE TIME IN SCHOOLS, BUT THEY WOULDN’T LEARN ANYTHING

    CONTROLLING WHO HAS ACCESS TO INFORMATION

    SCHOOLS AS THE HUB OF THE COMMUNITY

    BOOKS WOULD JUST DISAPPEAR FROM THE LIBRARIES

    CHANGING LAWS

    THE ENCOURAGEMENT OF DRUG ABUSE TO CREATE A JUNGLE ATMOSPHERE

    ALCOHOL ABUSE

    RESTRICTIONS ON TRAVEL

    THE NEED FOR MORE JAILS, AND USING HOSPITALS AS JAILS

    NO MORE SECURITY

    CRIME USED TO MANAGE SOCIETY

    CURTAILMENT OF AMERICAN INDUSTRIAL PRE-EMINENCE

    SHIFTING POPULATIONS AND ECONOMIES – TEARING THE SOCIAL ROOTS

    SPORTS AS A TOOL OF SOCIAL CHANGE

    SEX AND VIOLENCE INCULCATED THROUGH ENTERTAINMENT

    TRAVEL RESTRICTIONS AND IMPLANTED ID

    FOOD CONTROL

    WEATHER CONTROL

    KNOW HOW PEOPLE RESPOND – MAKING THEM DO WHAT YOU WANT

    FALSIFIED SCIENTIFIC RESEARCH

    TERRORISM

    FINANCIAL CONTROL

    SURVEILLANCE, IMPLANTS, AND TELEVISIONS THAT WATCH YOU

    HOME OWNERSHIP A THING OF THE PAST

    THE ARRIVAL OF THE TOTALITARIAN GLOBAL SYSTEM

    IS THERE A POWER, A FORCE OR A GROUP OF MEN ORGANIZING AND REDIRECTING CHANGE?
    http://www.rense.com/general94/nwoplans.htm

  3. Joel dit :

    tres interessant, merci pour cette article

  4. BA dit :

    Mercredi 4 avril 2012 :

    Chahutée sur les marchés, l’Espagne ne parvient pas à rassurer.

    Regain de tension sur les marchés, explosion de la dette, chômage record : les mauvaises nouvelles ne laissent aucun répit au gouvernement espagnol au moment où il entreprend un effort de rigueur inédit, en espérant convaincre que le pays pourra se passer d’une aide extérieure.

    Après des semaines de détente sur les marchés alimentée par la manne de liquidités de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’Espagne a dû concéder mercredi des taux en nette hausse lors de la première émission obligataire lancée après la présentation du budget 2012.

    « L’Espagne revient au coeur de la tourmente », affirme Soledad Pellon, analyste de la maison de courtage IG Markets, pour qui l’émission est « un échec absolu ».

    Perçue comme un test, l’émission d’obligations à 3, 4, et 8 ans a certes été accueillie par une demande robuste, quoique en baisse, mais les taux ont flambé, l’échéance à 4 ans notamment accusant une hausse d’un point par rapport à la précédente, le 1er mars.

    Le Trésor a préféré s’en tenir à son objectif, qui allait jusqu’à 3,5 milliards d’euros.

    « Il y a eu une bonne demande et nous avons en plus tapé dans la fourchette et au prix du marché », souligne une responsable du ministère de l’Economie, préférant l’anonymat, qui qualifie l’émission de « relativement bonne ».

    Prudent, le Trésor espagnol a profité des taux en forte baisse du premier trimestre pour prendre de l’avance sur son financement : il a déjà couvert 47% de son programme obligataire pour 2012, qui table sur 86 milliards d’euros bruts d’émissions à moyen et long terme.

    Mais pour de nombreux analystes, le regain de tension laisse craindre une nouvelle étape agitée en zone euro.

    « L’émission obligataire espagnole indique qu’il y a encore des risques en Europe, d’autant plus que nous nous dirigeons vers les élections en Grèce et en France », explique Michael Sneyd, analyste chez PNP Paribas.

    http://www.boursorama.com/actualites/chahutee-sur-les-marches-l-espagne-ne-parvient-pas-a-rassurer-5a5d4471f1aa7d179b488eaea70ca69b

    Comment les Bourses européennes ont-elles réagi aux mauvaises nouvelles venues d’Espagne ?

    Suisse : baisse de – 1,47 %
    Pays-Bas : baisse de – 2,53 %
    France : baisse de – 2,74 %
    Norvège : baisse de – 1,27 %
    Pologne : baisse de – 1,81%
    Allemagne : baisse de – 2,84 %
    Italie : baisse de – 2,42 %
    Belgique : baisse de – 3,10 %
    Espagne : baisse de – 2,09 %
    Royaume Uni : baisse de – 2,30 %

  5. Trend dit :

    Un article qui peux intéresser toiut les lecteurs concernant la manipulation.
    Personnellement j’ai suivit deux sites d’informations pendant environs six mois ( Yahoo & Marketwach (inclus ses links:WSJ & Barron’s). Conclusion une véritable arnaque les chiffres économiques sont mauvais ils arrivent à vous pondrent des artcles qui vous pousseraient à achter tout ce qui bouge.
    Bonne lecture

    Manipulation: How Financial Markets Really Work

    By Stephen Lendman

    Global Research,May 29,2009

    Wall Street’s mantra is that markets move randomly and reflect the collective wisdom of investors. The truth is quite opposite. The government’s visible hand and insiders control markets and manipulate them up or down for profit – all of them, including stocks, bonds,commodities and currencies.

    It’s financial fraud or what former high-level Wall Street insider and former Assistant HUD Secretary Catherine Austin Fitts calls « pump and dump, » defined as « artificially inflating the price of a stock or other security through promotion,in order to sell at the inflated price, » then profit more on the downside by short-selling. « This practice is illegal under securities law,yet it is particularly common, » and in today’s volatile markets likely ongoing daily.

    Why? Because the profits are enormous, in good and bad times, and when carried to extremes like now, Fitts calls it « pump(ing) and dump(ing) of the entire American economy, » duping the public, fleecing trillions from them, and it’s more than just « a process designed to wipe out the middle class. This is genocide (by other means) – a much more subtle and lethal version than ever before perpetrated by the scoundrels of our history texts. »

    Fitts explains that much more than market manipulation goes on. She describes a « financial coup d’etat, including fraudulent housing (and other bubbles), pump and dump schemes, naked short selling, precious metals price suppression, and active intervention in the markets by the government and central bank » along with insiders. It’s a government-business partnership for enormous profits through « legislation, contracts, regulation (or lack of it),financing, (and) subsidies. » More still overall by rigging the game for the powerful, while at the same time harming the public so cleverly that few understand what’s happening.

    Market Rigging Mechanisms – The Plunge Protection Team

    On March 18, 1989, Ronald Reagan’s Executive Order 12631 created the Working Group on Financial Markets (WGFM) commonly known as the Plunge Protection Team (PPT). It consisted of the following officials or their designees:

    — the President;

    –the Treasury Secretary as chairman;

    — the Fed chairman;

    — the SEC chairman; and

    –the Commodity Futures Trading Commission chairman.

    Under Sec. 2,its « Purposes and Functions » were stated as follows:

    (2) « Recognizing the goals of enhancing the integrity, efficiency, orderliness, and competitiveness of our Nation’s financial markets and maintaining investor confidence, the Working Group shall identify and consider:

    (1) the major issues raised by the numerous studies on the events (pertaining to the) October 19,1987 (market crash and consider) recommendations that have the potential to achieve the goals noted above; and

    (2)….governmental (and other) actions under existing laws and regulations….that are appropriate to carry out these recommendations. »

    In August 2005, Canada-based Sprott Asset Management (SAM) principals John Embry and Andrew Hepburn headlined their report on the US government’s « surreptitious » market interventions: « Move Over, Adam Smith – The Visible Hand of Uncle Sam » to prevent « destabilizing stock market declines. Comprising key government agencies, stock exchanges and large Wall Street firms, » this group « is significant because the government has never admitted to private-sector membership in the Working Group, » nor is it hinting that manipulation works both ways- to stop or create panic.

    « Current mythology holds that (equity) prices rise and fall on the basis of market forces alone. Such sentiments appear to be seriously mistaken….And as official rhetoric continues to toe the free market line,manipulation has become increasingly apparent….with the active participation of selected investment banks and brokerage houses » -the Wall Street giants.
    In 2004, Texas Hedge Report principals Steven Mcintyre and Todd Stein said « Almost every floor trader on the

    NYSE, NYMEX, CBOT and CME will admit to having seen the PPT in action in one form or another over the years » – violating the traditional notion that markets move randomly and reflect popular sentiment.

    Worse still, according to SAM principals Embry and Hepburn, « the government’s unwillingness to disclose its activities has rendered it very difficult to have a debate on the merits of such a policy, » if there are any.

    Further, « virtually no one ever mentions government intervention publicly….Our primary concern is that what apparently started as a stopgap measure may have morphed into a serious moral hazard situation. »

    Worst of all, if government and Wall Street collude to pump and dump markets, individuals and small investment firms can get trampled, and that’s exactly what happened in late 2008 and early 2009, with much more to come as the greatest economic crisis since the Great Depression plays out over many more months.

    That said, the PPT might more aptly be called the PPDT – The Plunge Protection/Destruction Team, depending on which way it moves markets at any time. Investors beware.

    Manipulating markets is commonplace and as old as investing. Only the tools are more sophisticated and amounts involved greater. In her book, « Morgan: American Financier, » Jean Strouse explained his role in the Panic of 1907, the result of stock market and real estate speculation that caused a market crash, bank runs, and hysteria. To restore confidence, JP Morgan and the Treasury Secretary organized a group of financiers to transfer funds to troubled banks and buy stocks. At the time, rumors were rampant that they orchestrated the panic for speculative profits and their main goals:

    –the 1908 National Monetary Commission to stabilize financial markets as a precursor to the Federal Reserve;
    and

    — the 1910 Jekyll Island meeting where powerful financial figures met in secret for nine days and created the private banking cartel Federal Reserve System, later congressionally established on December 23, 1913 and signed into law by Woodrow Wilson.

    Morgan died early that year but profited hugely from the 1907 Panic. It let him expand his steel empire by buying the Tennessee Coal and Iron Company for about $45 million, an asset thought to be worth around $700 million. Today, similar schemes are more than ever common in the wake of the global economic crisis creating opportunities to buy assets cheap by bankers flush with bailout cash. Aided by PPT market rigging, it’s simpler than ever.

    Wharton Professor Itay Goldstein and Said Business School and Lincoln College, Oxford University Professor Alexander Guembel discussed price manipulation in their paper titled « Manipulation and the Allocational Role of Prices. » They showed how traders effect prices on the downside through « bear raids, » and concluded:

    « We basically describe a theory of how bear raid manipulation works….What we show here is that by selling (a stock or more effectively short-selling it), you have a real effect on the firm. The connection with real value is the new thing….This is the crucial element, » but they claim the process only works on the downside, not driving shares up.

    In fact, high-volume program trading, analyst recommendations, positive or negative media reports, and other devices do it both ways.

    Also key is that a company’s stock price and true worth can be highly divergent. In other words,healthy or sick firms may be way-over or under-valued depending on market and economic conditions and how manipulative traders wish to price them, short or longer term.

    The idea that equity prices reflect true value or that markets move randomly (up or down) is rubbish. They never have and more than ever don’t now.

    The Exchange Stabilization Fund (ESF)

    The 1934 Gold Reserve Act created the US Treasury’s ESF. Section 7 of the 1944 Bretton Woods Agreements made its operations permanent. As originally established, the Treasury ran the Fund outside of congressional oversight « to keep sharp swings in the dollar’s exchange rate from (disrupting) financial markets » through manipulation. Its operations now include stabilizing foreign currencies, extending credit lines to foreign governments, and last September to guaranteeing money market funds against losses for up to $50 billion.

    In 1995,the Clinton administration used the fund to provide Mexico a $20 billion credit line to stabilize the peso at a time of economic crisis, and earlier administrations extended loans or credit lines to China, Brazil,Ecuador, Iceland and Liberia. The Treasury’s web site also states that:

    « By law, the Secretary has considerable discretion in the use of ESF resources. The legal basis of the ESF is the Gold Reserve Act of 1934. As amended in the late 1970s….the Secretary (per) approval of the President, may deal in gold,foreign exchange, and other instruments of credit and securities. »

    In other words,ESF is a slush fund for whatever purposes the Treasury wishes, including ones it may not wish to disclose, such as manipulating markets, directing funds to the IMF and providing them with strings to borrowers as the Treasury’s site explains:

    « ….Treasury has often linked the availability of ESF financing to a borrower’s use of the credit facilities of the IMF,both to support the IMF’s role and to strengthen assurances that there will be timely repayment of ESF financing. »

    The Counterparty Risk Management Policy Group (CRMPG)

    Established in 1999 in the wake of the Long Term Capital Management (LTCM) crisis,it manipulates markets to benefit giant Wall Street firms and high-level insiders. According to one account, it was to curb future crises by:

    — letting giant financial institutions collude through large-scale program trading to move markets up or down as they wish;

    — bailing out its members in financial trouble; and

    — manipulating markets short or longer-term with government approval at the expense of small investors none the wiser and often getting trampled.

    In August 2008, CRMPG III issued a report titled « Containing Systemic Risk: The Road to Reform. » It was deceptive on its face in stating that CRMPG « was designed to focus its primary attention on the steps that must be taken by the private sector to reduce the frequency and/or severity of future financial shocks while recognizing that such future shocks are inevitable, in part because it is literally impossible to anticipate the specific timing and triggers of such events. »

    In fact, the « private sector » creates « financial shocks » to open markets, remove competition, and consolidate for greater power by buying damaged assets cheap. Financial history has numerous examples of preying on the weak, crushing competition, socializing risks, privatizing profits, redistributing wealth upward to a financial oligarchy, creating « tollbooth economies » in debt bondage according to Michael Hudson, and overall getting a « free lunch » at the public’s expense.

    CRMPG explains financial excesses and crises this way:

    « At the end of the day, (their) root cause….on both the upside and the downside of the cycle is collective human behavior: unbridled optimism on the upside and fear on the downside, all in a setting in which it is literally impossible to anticipate when optimism gives rise to fear or fear gives rise to optimism…. »

    « What is needed, therefore, is a form of private initiative that will complement official oversight in encouraging industry-wide practices that will help mitigate systemic risk. The recommendations of the Report have been framed with that objective in mind. »

    In other words, let foxes guard the henhouse to keep inventing new ways to extract gains (a « free lunch ») in increasingly larger amounts – « in the interest of helping to contain systemic risk factors and promote greater stability. »

    Or as Orwell might have said: instability is stability, creating systemic risk is containing it, sloping playing fields are level ones, extracting the greatest profit is sharing it,and what benefits the few helps everyone.

    Michel Chossudovsky explains that: « triggering market collapse(s) can be a very profitable undertaking. (Evidence suggests) that the Security and Exchange Commission (SEC) regulators have created an environment which supports speculative transactions (through) futures, options, index funds, derivative securities (and short-selling), etc. (that) make money when the stock market crumbles….foreknowledge and inside information (create golden profit opportunities for) powerful speculators » able to move markets up or down with the public none the wiser.

    As a result, concentrated wealth and « financial power resulting from market manipulation is unprecedented » with small investors’ savings,IRAs,pensions, 401ks, and futures being decimated from it.

    Deconstructing So-Called « Green Shoots »

    Daily the corporate media trumpet them to lull the unwary into believing the global economic crisis is ebbing and recovery is on the way. Not according to longtime market analyst Bob Chapman who calls green shoots « Poison Ivy » and economist Nouriel Roubini saying they’re « yellow weeds » at a time there’s lots more pain ahead.

    For many months and in a recent commentary he refers to « the worst financial crisis, economic crisis and recession since the Great Depression….the consensus is now becoming optimistic again and says that we are going to go from minus 6 percent growth to positive growth in the second half of the year….my views are much more bearish….The problems of the financial system are severe. Many banks are still insolvent. »

    We’re « piling public debt on top of private debt to socialize the losses; and at some point the back of (the) government(‘s) balance sheet is going to break, and if that happens, it’s going to be a disaster. » Short of that, he, Chapman, and others see the risks going forward as daunting. As for the recent stock market rise, they both call it a « sucker’s rally » that will reverse as the US economy keeps contracting and the financial system suffers unexpected or manipulated shocks.

    Highly respected market analyst Louise Yamada agrees. As Randall Forsyth reported in the May 25 issue of

    Barron’s Up and Down Wall Street column:

    « It is almost uncanny the degree to which 2002-08 has tracked 1932-38, ‘Yamada writes in her latest note to clients.’  » Her « Alternate Hypothesis » compares this structural bear market to 1929-42:

    — « the dot-com collapse parallels the Great Crash and its aftermath, » followed by the 2003-07 recovery,similar to 1933-37;

    — then the late 2008 – early March 2009 collapse tracks a similar 1937-38 trajectory, after which a strong rally followed much like today;

    — then in November 1938, the market dropped 22% followed by a 26% rise and a series of further ups and downs – down 28%,up 23%, down 16%,up 13%,and a final 29% decline ending in 1942;

    –from the 1938 high (« analogous to where we are now, » she says),stock prices fell 41% to a final bottom.

    Are we at one today as market touts claim? No according to Yamada – top-ranked among her peers in 2001,
    2002, 2003 and 2004 when she worked at Citigroup’s Smith Barney division. Since 2005, she’s headed her own independent research company.

    She says structural bear markets typically last 13 – 16 years so this one has a long way to go before « complet(ing) the repair process. » She calls the current rebound « a bungee jump, » very typical of bear markets. Numerous ones occurred during the Great Depression,8 alone from 1929- 1932,some deceptively strong.

    Expect market manipulators today to produce similar price action going forward – to enrich themselves while trampling on the unwary, well-advised to protect their dollars from becoming quarters or dimes.

    Stephen Lendman is a Research Associate of the Centre for Research on Globalization. He lives in Chicago and can be reached at lendmanstephen@sbcglobal.net.

    Also visit his blog site at sjlendman.blogspot.com and listen to The Global Research News Hour on RepublicBroadcasting.org Monday – Friday at lOAM US Central time for cutting-edge discussions with distinguished guests on world and national issues. All programs are archived for easy listening.

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  6. zorba44 dit :

    Oups

    Jean LENOIR

  7. Ouf, ouf, ouf !!! Cessez d'en jeter, on est gavés!Momo dit :

    OU, ouf, OUF !!!
    Cessez d’en jeter, on est GAVES et, surtout, pas plus instruits qu’auparavant !

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