Olivier Delamarche : « Pour la croissance, c’est trop tard »

(BFM Business, le 24 avril 2012)

Hollande ou Sarkozy, Obama ou Romney, le problème de fond sera toujours le même : La croissance ne se décrète pas.  Et on ne voit pas d’où elle pourrait bien venir…

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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13 commentaires pour Olivier Delamarche : « Pour la croissance, c’est trop tard »

  1. Momo dit :

    Celà parait évident (sauf pour nos « dirigeants » !) et, comme disait De Gaulle à propos de l’Europe -« l’Europ, l’Europe, l’Europe ..qu’ils disent !- la croissance, comme les arbres, ne monte pas jjsqu’au ciel surtout quand les populations vieillissent à grand train …
    Pourquoi donc ne pas accepter une pause et restreindre progressivement nos consommations non vitales (téléphones mobiles parr exemple!) tout en économisant pour rembourser nos dettes ?? Nous commencerions, par là, à ménager les ressources non renouvelables de le planète Terre

  2. BA dit :

    Mardi 24 avril 2012 :

    La France va-t-elle s’offrir un petit Lehman Brothers ?

    La dégradation prochaine par l’agence Moody’s des banques européennes pourrait faire au moins une victime, en France, et très vite : un établissement financier dont les actionnaires sont liés à des collectivités locales. En cause, un modèle de financement particulièrement vulnérable et la passivité des autorités devant ce risque très réel de défaillance d’une banque. Explications.

    http://www.mediapart.fr/journal/economie/230412/la-france-va-t-elle-s-offrir-un-petit-lehman-brothers

    Evolution du cours de l’action CREDIT AGRICOLE :

    Depuis le 1er janvier 2012 : – 15,96 %.

    Depuis 1 mois : – 25,51 %.

    Depuis 3 mois : – 26,66 %.

    Depuis 6 mois : – 26,38 %.

    Depuis 1 an : – 66,15 %.

    Depuis 3 ans : – 65,36 %.

    Depuis 5 ans : – 88,08 %.

  3. gidmoz dit :

    Olivier Delamarche a raison d’être pessimiste. Mais il devrait oser dire plus souvent comment son pessimisme pourrait se transformer en optimisme. Il n’existe pas de croissance sans investissement. Aujourdhui, les richesses produites par les entreprises sont absorbées par les États dans une non-production.

    Une forte baisse des dépenses de l’État, et des impôts, suffirait pour que l’avenir bascule en production nette de richesses dans chaque pays. Que le capital s’accumule afin que l’investissement augmente significativement.

    Une politique d’austérité, c’est une réduction des dépenses de l’État. C’est à dire une réduction des impôts. Or chacun utilise mieux son argent que l’État. Cette baisse des impôts est donc, a priori, un enrichissement des habitants.

    Une dépense publique n’est jamais un vrai investissement. C’est une dépense avec une très faible productivité. C’est à dire que cet « investissement public » est toujours une perte nette selon les normes des investissements privés.

  4. zorba44 dit :

    Tout à fait d’accord avec le commentaire ci-dessus. Un euro d’impôt a un produit très faible (quelques centimes) alors qu’un euro investi dans les affaires peut voir sa valeur multipliée par 10 puissance n – à la hauteur du succès de l’entrepreneur, du travail et de la richesse (la vraie) créée pour peu qu’elle ne soit stérilisée par trop d’impôt. Urgent de baisser le poids de l’Etat et de louer le courage individuel.

    Jean LENOIR

    • Oui Jean, un euro peut voir sa valeur démultipliée… à condition toutefois que cet euro soit bien investi. Or on a vu que des taux d’intérêt extrêmement bas, c’est-à-dire une politique monétaire laxiste, accroissent l’endettement et conduisent au foisonnement de projets et d’activités non rentables – pour ne pas dire délirants.

  5. BA dit :

    Mercredi 25 avril 2012 :

    Le Neuneu d’or 2012 a été attribué à Mario Draghi !

    Bravo, Mario !

    Draghi espérait un effet plus rapide sur l’économie des prêts de la BCE.

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a convenu mercredi qu’il avait espéré que les prêts massifs consentis ces derniers mois par l’institution aux banques européennes profiteraient plus rapidement à l’économie réelle.

    La BCE a prêté quelque 1.000 milliards d’euros sur trois ans à des conditions très avantageuses aux banques de la zone euro lors de deux opérations exceptionnelles en décembre puis en février, espérant stimuler ainsi l’octroi de crédit et par là-même l’activité économique dans son ensemble.

    « Mais dans l’économie à l’heure actuelle la demande est contenue donc la demande de crédit est contenue », a déclaré M. Draghi lors d’une audition devant des députés européens.

    « Les opérations de prêts ont certes amélioré la situation financière et permis de gagner du temps, a dit M. Draghi, ce qui n’est pas négligeable, mais nous ne pouvons pas suppléer au manque de demande », a-t-il ajouté.

    Le président de la BCE a ajouté que l’un des effets notoires de ces prêts géants avait été de faire augmenter le portefeuille d’obligations d’Etat des banques.

    http://www.romandie.com/news/n/_Draghi_esperait_un_effet_plus_rapide_sur_l_economie_des_prets_de_la_BCE64250420121014.asp

  6. Geraldine dit :

    Le Royaume-Uni officiellement en récession… et la Fed qui se dit prête à agir de nouveau pour soutenir l’économie américaine…

    Puisqu’on vous dit que tout s’arrange !

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202030488596-la-grande-bretagne-entre-a-nouveau-en-recession-316442.php

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters-00440129-ben-bernanke-dit-que-la-fed-est-prete-a-agir-a-nouveau-316662.php

  7. zorba44 dit :

    Cher Olivier,

    Bien d’accord avec votre commentaire. A la réflexion vous avez raison : l’argent ne vaut que par la qualité de l’investisseur. Mais combien de fois ai-je vu, aussi, des banquiers ne pas financer des projets que j’avais voulu monter (immobilier d’entreprise) au prix d’efforts et (ne soyons pas modeste) de professionnalisme, suivre ces mêmes projets et voir leur succès dans d’autres mains ?
    Et aussi combien de fois les banquiers ont financé des entreprises folles, à commencer par celle des états, sans compter, sans retenue et, bien entendu, parce que c’était des Etats ( ou des municipalités, pour rejoindre un sujet brûlant) ; la hauteur des commissions était de nature à aveugler tout raisonnement analytique, lequel, sainement pratiqué, eu conduit à refuser la plupart de ces financements.
    Ce qui manque, pour l’éternel adolescent que je suis, c’est l’éthique financière, l’honnêteté intellectuelle et, parfois, même, les compétences professionnelles.

    La bulle internet n’aurait jamais dû exister ? nombre de bulles immobilières, chinoises, américaines, françaises… n’auraient jamais dues voir le jour, ni la folie de certaine fusion- acquisitions, opérations de lease-back ou autres… souvent financièrement malsaines et sans justifications économiques.

    Je reste confondu par les conséquences de l’absence de moralité et par la stérilisation des talents, juste parce qu’il manque au bout de la chaîne, l’Etre financier responsable, celui qui comprend l’intérêt à long terme de sa mission et évite les catastrophes qui nous sont désormais, hélas et pour longtemps, quotidiennes.

    Les créations monétaires sans fin et désespérées sont l’ultime marche du plongeoir.

    Amicalement

    Jean LENOIR

  8. BA dit :

    Jeudi 26 avril 2012 :

    L’Italie lève 8,5 milliards d’euros à six mois, mais à des taux d’intérêts très élevés.

    latribune.fr (source AFP)

    L’Italie a emprunté comme prévu jeudi 8,5 milliards d’euros de titres de dette à six mois dont les taux d’intérêt ont progressé en raison du récent regain de tensions en zone euro, a annoncé la Banque d’Italie.

    Comme prévu, l’Italie a pu emprunter 8,5 milliards d’euros de titres de dette à six mois. Mais le récent regain de tension en zone euro par rapport aux crises de la dette a fait monter en flèche les taux d’intérêts.

    Les taux de ces obligations se sont inscrits à 1,772%, contre 1,119% lors de la dernière opération similaire le 28 mars, a précisé la Banque d’Italie.

  9. BA dit :

    Jeudi 26 avril 2012 :

    L’agence d’évaluation financière américaine Standard and Poor’s (S&P) a annoncé jeudi avoir abaissé de deux crans la note de solvabilité financière de l’Espagne, de A à BBB+.

    Cette décision relègue Madrid dans la catégorie des émetteurs de qualité moyenne en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.

    La perspective associée à la nouvelle note de l’Espagne est négative, ce qui signifie que l’agence envisage la possibilité d’un nouvel abaissement.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___SP_abaisse_la_note_de_solvabilite_de_l_Espagne_de_deux_crans84260420122319.asp

  10. BA dit :

    Vendredi 27 avril 2012 :

    Espagne : le chômage atteint 24,4 %.

    L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a renoué au premier trimestre avec la récession, deux ans à peine après en être sorti, avec un produit intérieur brut (PIB) qui aurait reculé de 0,4%, selon la Banque d’Espagne.

    Secteur bancaire inquiétant.

    Cela complique le strict programme budgétaire auquel le gouvernement s’est engagé, promettant de réduire le déficit public de 8,51% du PIB en 2011 à 5,3% en 2012 et 3% en 2013. L’agence Standard and Poor’s prévoit, elle, 6,2% en 2012 puis 4,8% en 2013.

    De plus, « nous percevons une probabilité croissante que l’Etat espagnol doive fournir un soutien budgétaire supplémentaire au secteur bancaire », ajoute-t-elle.

    Le secteur bancaire espagnol est l’une des grandes sources d’inquiétudes des marchés, car il est fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008. Mercredi, le FMI avait appelé l’Espagne à aller plus loin dans l’assainissement de ses banques afin de « remédier aux faiblesses qui demeurent ».

    Chômage record.

    Par ailleurs, l’Espagne compte 5,7 millions de chômeurs à la fin du 1er trimestre, et atteint ainsi un taux de chômage de 24,44%, le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1996, selon les chiffres officiels publiés vendredi.

    La progression du chômage s’est accélérée : 374 000 personnes ont perdu leur emploi au premier trimestre de cette année, contre 295 300 durant le dernier trimestre 2011.

    (Dépêche AFP)

  11. BA dit :

    Bilan de la semaine : l’Espagne et l’Italie ont lancé des emprunts cette semaine. A chaque fois, les taux étaient en hausse. Italie : 5,84 % pour l’emprunt à 10 ans d’aujourd’hui.

    Vendredi 27 avril 2012 :

    L’Italie emprunte près de 6 milliards d’euros, hausse des taux.

    L’Italie a emprunté vendredi 5,95 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en hausse dans un marché nerveux après la dégradation de la note de l’Espagne par Standard and Poor’s, a annoncé la Banque d’Italie.

    La demande des investisseurs s’est élevée au total à environ 9,5 milliards d’euros, permettant au Trésor italien, qui comptait émettre entre 3,75 et 6,25 milliards d’euros, d’être proche de son objectif maximum.

    Dans le détail, Rome a émis 2,416 milliards d’euros de titres à cinq ans et 2,5 milliards de titres à dix ans, dont les taux ont progressé respectivement à 4,86% et à 5,84%, contre 4,18% et 5,24% lors de la dernière opération similaire le 29 mars.

    Le Trésor a émis en outre 492,7 millions d’euros de titres à quatre ans à un taux de 4,29% et 536,6 millions de titres à sept ans à un taux de 5,21%. Les taux de ces deux émissions ne sont pas comparés par la Banque d’Italie avec ceux enregistrés lors d’émissions similaires.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_pres_de_6_milliards_d_euros_hausse_des_taux25270420121206.asp

  12. domino des As dit :

    Vers un « plan Marshall » européen de 200 milliards d’euros ?

    La Commission européenne serait en train de mettre sur pied un colossal programme d’investissements pour l’Europe.

    « La Commission européenne prépare un plan d’investissements capable de mobiliser 200 milliards d’euros d’investissements publics et privés pour réactiver la croissance en Europe, selon le journal espagnol El País, qui cite des « sources européennes ». « Le projet vise à lancer des investissements pour une valeur de 200 milliards d’euros en infrastructures, énergies renouvelables et technologies de pointe (avec une participation privée) », avance le quotidien. »

    http://www.lepoint.fr/economie/bruxelles-preparerait-un-plan-marshall-de-200-milliards-d-euros-29-04-2012-1456469_28.php

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