François Hollande, « président du retour au franc » ?

(BFMTV, le 7 mai 2012)

François Lenglet est franchement déroutant : tantôt incapable de « sortir du cadre » (pour reprendre l’expression de Marine Le Pen, devant qui il soutenait sans ciller que « la Fed ne fait pas marcher la planche à billets »), tantôt capable de remettre en cause la propagande officielle de la façon la plus radicale, comme ici sur le dogme de l’euro : Il prévoit la sortie imminente de la Grèce (qui vient de voter contre la troïka) de la monnaie unique et le retour au franc sous le règne du nouveau président Hollande ! Son confrère Olivier Mazerolle se hâte donc de le reprendre, pour le « recadrer »…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour François Hollande, « président du retour au franc » ?

  1. njaisson dit :

    J’avais cru comprendre que les investisseurs avaient déjà renoncé à soixante-dix pour cent de la dette publique grecque. Encore un petit effort et les trente pour cent restants seront effacées, ce qui aura fait de l’euro le plus fantastique transfert de richesses jamais imaginé, à la fois du fait des subventions touchés par la Grèce ces TRENTE dernières années au titre du rattrapage de ses partenaires au sein du Marché unique (avec quels effets?, quels rapports rendus durant les trois dernières décennies?, où est passé l’argent?, pourquoi la cour des comptes n’a-te-elle rien dit?, sans même parler de l’OLAF chargé de la lutte anti-corruption mais totalement inconnu du public) et du refinancement de la dette souveraine grecque et par delà des dettes souscrites par les banques grecques auprès de leurs clients via l’eurosystem. Tout cela pour déboucher sur le chaos et la paralysie d’un pays vieilli et pourri moralement jusqu’à la moelle. Encore une fois la technostructure socialiste, avec ses prétentions à tout régenter d’en haut, accouche d’un désastre, à cause de son incapacité foncière à créer de la valeur économique, sociale ou monétaire sous la forme d’une société prospère où les classes sociales vivent en harmonie. C’est bien à une nouvelle faillite du système européo-soviétique que nous sommes en train d’assister, dont le principal levier aura été ce qu’on appelle le libéralisme financier accoquiné à la technostructure pour transformer la vraie valeur économique en fausse monnaie dette servant les besoins de financement public ou prive. Il est temps de redécouvrir les vertus du vrai libéralisme respectueux de la liberté d’entreprendre et de la propriété privée, sans lequel les Etats surendettés ne pourront reconstruire une économie viable, sur la base des valeurs de la civilisation chrétienne qui a fait ses preuves partout en Europe jusqu’à leur remplacement par les fausses valeurs du structuralismes technocratiques d’inspiration marxiste ou maoïste servi par le grand capital financier.

  2. variaz dit :

    On savait la sortie de la Grèce quasi-inévitable; maintenant c’est une certitude, ce pays n’est plus gouvernable et va sombrer définitivement dans l’anarchie.

  3. Grima christophe dit :

    Au moins la avec la Grèce on c’est une chose certaine et incontournable , ce pays est en avance sur nous !

  4. BA dit :

    En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite.

    La Bourse d’Athènes a dégringolé de 7,6% lundi 7 mai, au lendemain d’élections législatives qui ont lourdement sanctionné les deux partis pro-austérité et envoyé pour la première fois des néonazis au Parlement.

    Que se passera-t-il si la Grèce rejette l’austérité ?

    Si aucun accord de gouvernement n’intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Un agenda politique qui est difficilement compatible avec l’agenda de consolidation budgétaire fixé par l’UE et le FMI. D’ici à juin, le nouvel exécutif est en effet censé de nouvelles coupes budgétaires, d’un montant d’environ 11,5 milliards d’euros. Une baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites est à prévoir. 150 000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés d’ici 5 ans. Or si de nouvelles élections ont lieu, les partis extrémistes pourraient encore monter en puissance, estime Elena Panaritis. Et empêcher le vote de nouvelles mesures d’austérité. L’Europe et le FMI pourraient dès lors refuser de verser à la Grèce les prêts qui lui sont nécessaires pour continuer à rembourser sa dette et à payer ses fonctionnaires. En juin, le pays est censé recevoir une tranche d’environ 30 milliards d’euros de nouveaux prêts. S’il ne les reçoit pas, il fera défaut sur sa dette et sera en faillite. Une sortie de la zone euro pourrait s’en suivre.

    « C’est le scénario du pire qui risque de se réaliser, tant pour la Grèce que pour la zone euro, explique Patrice Gautry, chef économiste d’Union Bancaire Privée. La Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, verrait son déficit commercial se creuser en cas de sortie de la zone euro, son inflation augmenter et le pouvoir d’achat de ses citoyens se dégrader. Quant à l’argent prêté depuis deux ans par le FMI et l’Europe [environ 400 milliards d’euros], il serait définitivement perdu en cas de faillite grecque. Sans compter que cela créerait un précédent en zone euro et que les autres pays fragiles – Portugal, Espagne, Irlande, Italie et voire même la France – seraient alors attaqués par les marchés. Ce serait la fin de la zone euro. »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-grece-le-chaos-politique-ravive-le-spectre-de-la-faillite_293623.html

    • matbee dit :

      Il faudra nécessairement en passer par une faillite de la Grèce pour qu’elle puisse sortir de l’euro…. ce sera douloureux mais préférable à l’agonie perpétuelle qu’on lui réserve avec la succession de plans d’austérité qui ne visent qu’à l’enchaîner aux banques et à la déesse Dette.

      Tant pis pour ceux qui auront naïvement cru que leur argent de contribuables « solidaires » allait directement au peuple grec pour le « sauver » et leur serait remboursé un jour… Les banksters prennent et ne remboursent pas, surtout que l’argent qu’ils ont prêté au départ n’était pas le leur puisqu’il n’existait pas.

  5. zorba44 dit :

    D’accord avec ce qui précède. Tout au plus je me suis régalé en observant le servile virage de François Lenglet, et je me demande ce qu’il aurait dit si Sarko avait été réélu…
    C’est vrai toute phrase qui commence par un « si » ne mérite pas d’être prononcée mais on se prend à rêver. Voilà, en tout cas, le plus bel exemple d’opportunisme qu’il soit possible d’imaginer en un temps si court : bientôt certains journalistes seront plus volatils que les traders à la « corbeille ».

    Jean LENOIR

  6. BA dit :

    La Grèce à la recherche d’un gouvernement introuvable.

    Le leader grec de la gauche radicale anti-austérité, Alexis Tsipras, arrivé en deuxième position du scrutin législatif en Grèce, devait tenter mardi de former un gouvernement après l’échec des conservateurs à rallier une majorité pro-austérité dans le nouveau parlement sorti des urnes dimanche.

    Au vu de la composition arithmétique du nouveau parlement issu des législatives de dimanche, cette mission parait impossible, et le pays, qui continue de s’enfoncer dans la crise, pourrait être contraint d’organiser de nouvelles élections dès le mois de juin, estiment la plupart des commentateurs.

    Après l’échec lundi du leader conservateur Antonis Samaras à trouver une majorité pro-austérité lundi, le chef du deuxième parti, Alexis Tsipras, benjamin de la scène politique grecque, se voit remettre mardi, ainsi que le prévoit la constitution, un mandat exploratoire de formation d’un gouvernement pour trois jours.

    Emergeant des urnes comme le principal parti d’opposition en Grèce après un triplement de son score par rapport à celui de 2009, face aux deux vieux partis Nouvelle Démocratie et Pasok complètement pulvérisés, le Syriza que M. Tsipras dirige a mené une campagne entièrement opposée aux mesures d’austérité et demandant un arrêt d’une partie du paiement de la dette.

    Alexis Tsipras demande une renégociation du plan d’assainissement de l’économie du pays avec ses bailleurs de fonds, UE et FMI.

    La surprise qu’il a suscité dimanche traduit une nette poussée à gauche du pays, malgré l’entrée concomitante au parlement et très commentée d’un parti d’extrême droite d’obédience néo-nazi, Aube Dorée (Chryssi Avghi).

    Or M. Tsipras, qui rejette les conditions « barbares » d’accès aux prêts internationaux fixés par les créanciers du pays UE et FMI, a d’emblée exclu de former un gouvernement avec des forces anti-austérité qui ne soient pas de gauche, et notamment de parler avec Aube Dorée.

    Mais le seul scénario majoritaire possible pour constituer un gouvernement qui rassemblerait tous les partis anti-austérité – qui disposent de 151 sièges exactement sur 300 – devrait prendre en compte le parti néo-nazi Aube Dorée, qui dispose de 21 députés.

    Les divisions entre les trois partis de gauche qui détiennent au total 97 sièges freinent aussi la possibilité d’une alliance, la dirigeante historique du KKE, l’un des derniers partis communistes staliniens en Europe, ayant d’emblée exclu toute alliance de gouvernement.

    « Le pays se dirige vers la catastrophe. S’il n’y a pas un gouvernement d’unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections semblent inévitables en juin, et la victoire du bloc extrême anti-rigueur d’Alexis Tsipras est évident », met en garde le journal libéral Kathimérini dans son éditorial mardi.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120508.AFP5518/la-grece-a-la-recherche-d-un-gouvernement-introuvable.html

  7. njaisson dit :

    Les partis de l’extrême gauche ne veulent ni de l’austérité ni de l’euro. On est en plein surréalisme politique nourri par des décennies de perfusion monétaire qui donnait l’illusion que le socialisme était réalisable par le tour de passe passe de la création de monnaie dette qui consistait à faire payer par les autres ses propres dépenses improductives. Tout allait bien tant que les banques se sont prêtées complaisamment à cette manipulation monétaire et comptable dont elles se prémunissaient sans l’avouer par l’achat de CDS à leurs filiales d’assurance. Maintenant que le ponzi scheme, non seulement ne fonctionne plus à cause du trop plein de dettes que ne vient plus compenser l’excédent d’épargne des pays en croissance, mais aussi a été largement éventé grâce à Internet, les peuples se retrouvent le bec dans l’eau et les gouvernements face à leur impuissance. La situation est hautement pathétique. Nous nous retrouvons avec des dirigeants qui ne sont rien moins que des escrocs experts en fraude comptable servis par des experts en émission de fausse monnaie qui ne savent plus comment gonfler artificiellement des actifs financiers pour payer la dette des gouvernements corrompus. Autrement dit nous nous retrouvons dans le cas de figure des années trente avec la possibilité d’en sortir par une réaction autarcique nationaliste en moins, car il faudrait pour cela une virilité populaire qui puisse s’incarner dans des « hommes forts » capables de reprendre en main la destinée de leur pays imprudemment abandonnée entre les mains d’usuriers sans scrupules. Néanmoins comme la nature a horreur du vide, en politique comme ailleurs, on assiste quand même à une multitude de micro réactions consistant à recréer des microcosmes économiques à l’échelle communale par la restauration du troc ou l’introduction de monnaies strictement locales servant de véhicule monétaire aux échanges entre producteurs de la même commune. Quand les peuples sont trahis par leur gouvernement qui abdiquent devant une autorité supranationale servant les intérêts de la clique mondialiste, les vieux instincts grégaires réapparaissent pour recréer les conditions élémentaires de la survie physique. Nous voilà donc à cheval entre la civilisation post moderne surrèglementée et technologisée et la civilisation du haut Moyen Age avec ses fiefs agricoles bâtis autour des monastères. Ce grand écart ne saurait durer bien longtemps, sans provoquer une vigoureuse réaction des mondialistes qui verraient s’échapper un pouvoir si chèrement acquis, au moment où il deviendrait absolu. Dans ces cas-là, la solution la plus couramment employée est de générer des catastrophes seules capables de remobiliser les masses, sous l’autorité d’un gouvernement fort appelant au sacrifice suprême au nom de la sauvegarde du bien commun. Nous voilà donc engagés sur la voie de la troisième guerre mondiale complétée par des catastrophes écologiques globales destinées à forcer le destin que l’on espère favorable.

    • matbee dit :

      Votre raisonnement a une certaine logique et j’y adhère assez largement ; mais la fin que vous prévoyez – la “stratégie du choc” pour forcer le cours des choses – est à très haut risque, même pour l’oligarchie. Car se peut-il qu’une 3ème guerre mondiale, déclenchée sur la base d’un choc des civilisations, ne mène pas à la ruine et à la mort de cette clique mondialiste elle-même?

      • njaisson dit :

        Ils s’en foutent car ils croient appartenir à une race d’êtres supérieurs doués de l’immortalité. Cf; le film Prometheus http://www.youtube.com/watch?v=SQgnnsqysZE&feature=related ou encore le film prémonitoire Zardoz.

        Il découvre au fur et à mesure que cette société en apparence lissée et idéale est en fait violente et désespérée. Les Éternels sont dirigés et protégés de la mort par une intelligence artificielle appelée « le Tabernacle », un gros cristal qui est relié à l’esprit de tous les Éternels et qui conserve leur mémoire dans ses réflexions lumineuses. Du fait de leur immortalité, les Éternels ont arrêté de procréer et les hommes sont devenus impuissants. Certains sont victimes d’une maladie, l’apathie, qui les plonge en catatonie. Les dissidents, ceux qui refusent le système ou bien introduisent la discorde, sont vieillis, voire sont exclus et sont délibérément rendus séniles.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Zardoz

  8. Momo dit :

    Ben, dis donc, en voilà de la diarrhée littéraire! Economisez l’encre pour commencer et la planète gagnera au moins celà !
    Vous croyez donc être devins ou seulement prophètes de malheurs ?

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