Grèce : La sortie de l’euro est proche

Comme François Lenglet, Jacques Sapir et Nicolas Doze n’ont guère de doute compte tenu des résultats des législatives de ce dimanche : La Grèce va quitter la zone euro. Et le mieux serait que la France suive la même voie.

(BFM Business, le 7 mai 2012)

(BFM Business, le 7 mai 2012)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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14 commentaires pour Grèce : La sortie de l’euro est proche

  1. Garfy dit :

    Mr Lenglet n’est pas économiste parait-il – et pendant ses interview il ne parlait pas aux candidats de la sortie de l’euro et il n’a jamais questionné François Asselineau – c’est beau la presse ……..

  2. njaisson dit :

    L’erreur de Nicolas Dose est de considérer un système monétaire hors des systèmes économiques et sociaux qui l’accompagnent, comme l’avait très bien compris Maurice Allais. Si la France se retrouve avec des dépenses publiques supérieures à cinquante pour cent du PIB, c’est grâce au système de financement par la dette permis par la monnaie unique qui a créé un gigantesque marché obligataire européen qui n’existait pas auparavant. Grâce à lui les banques ont pu générer des instruments de financement grâce au produits dérivés collatéralisés par la dette souveraine, « as good as gold », qu’elles pouvaient échanger entre les places financières mondiales, grâce aux mesures de libéralisation du commerce des biens et des services. Donc quand Nicolas Dose affirme qu’il faut libérer les jeunes générations de la dette, il a raison en soi, mais il ne dit que la partie la plus agréable de la réalité. La partie désagréable est qu’il va falloir trouver un substitut à ces dépenses publiques qui ne sont plus financables dans le cas d’un retour au Franc, c’est–à-dire à des moyens de financement limités à la France. Rappelez-vous la mésaventure du « programme commun » à la suite de laquelle J. Delors avait été xpédié par Mitterrand à Bruxelles, avec la charge de jeter les bases d’un marché de financement de la dette publique grâce à la monnaie unique européenne et au « Marchés unique » qui devaient permettre de contrer les marchés financiers. Nous allons donc nous retrouver dans la situation de devoir financer une France socialisée et fonctionnarisée à outrance grâce à la dette bancaire tout en étant privé de capital national. Car ce que Nicolas Dose n’ose pas dire non plus, c’est que la contrepartie du financement de la dette publique par les banques sous la forme d’émission de monnaie dette, a été le transfert de nos actifs productifs dans les pays en développement. En effet les banques pouvaient acheter de la dette publique dans la mesure où elle pouvait vendre des produits de financement dans les zones économiques en développement fortement demandeuses de crédit bancaire. Il faut bien comprendre ici que les banques sont des machines à transformer des produits de dette, comme les obligations souveraines, en actifs bancaires sous la forme de crédit ou de dérivés de financement dont les multinationales se servent pour financer leurs projets. En facilitant le développement économique de la Chine par exemple, sur la base du transfert de notre base productive, les banques nous vendaient ainsi littéralement aux créanciers étrangers. Donc non seulement nous n’avons plus de capital pour financer l’Etat, autre que celui généré par la planche à billets de la BdF, mais en plus nous n’avons plus d’industrie pour donner du travail à notre population active. Il va donc bien falloir d’une façon ou d’une autre récupérer ces actifs productifs en dénonçant la répartition des termes de l’échange qui a été décidé par les élites mondialistes, sous prétexte qu’il fallait créer de nouveaux marchés à l’étranger et égaliser les revenus au niveau mondial. On imagine le chambardement en termes d’organisation du commerce international, lorsque les accords de libre échange seront dénoncés parce qu’ils ne satisfont plus les ex pays riches qui se retrouvent dépouillés de leur substance économique par les ex pays pauvres devenus les créanciers de nos Etats surendettés. Sarkozy a raison de souhaiter bonne chance au milieu des turbulences à un successeur confrontés à des contradictions idéologiques irréconciliables, alors que l’explosion du chômage et du coût de la dette appelle des solutions libérales, au sens d’une politique favorable à la libre entreprise et à la protection de la propriété privée autre que financière, diamétralement opposées à ses convictions socialistes,

  3. Garfy dit :

    J’ai visionné les vidéos – tous les arguments sont bons pour ne pas dire clairement qu’il faut sortir de l’UE – que c’est un fiasco , que c’était antidémocratique (voir vidéo de PHILIPPE SEGUIN) – et que l’on s’est fait berner ……………… Quand donc questionneront-ils François Asselineau !!!!!!

  4. BA dit :

    Mardi 8 mai 2012 :

    Marchés européens : plombés par l’instabilité politique en Grèce.

    Les Bourses européennes ont fini en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant de la situation en zone euro face au blocage politique en Grèce, après la victoire aux législatives des opposants à l’austérité.

    Deux jours après les élections, la Grèce semble ne pas être en mesure de forger une coalition gouvernementale qui puisse garantir l’application du plan d’austérité, nécessaire à la poursuite de l’aide financière internationale.

    « Le risque est celui d’un défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro », préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

    Le président de l’agence de notation Fitch a évoqué ouvertement « une sortie de la Grèce de la zone euro, qui ne signifierait pas la fin de la devise européenne » selon lui, dans une interview au Spiegel Online.

    La Bourse de Paris a plongé de 2,78%, le CAC 40 terminant à 3124,80 points dans un volume d’échanges assez faible, mardi étant un jour férié en France.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a perdu 2,37%, à 13 937 points.

    L’indice Dax de la Bourse de Francfort a perdu 1,90% à 6444,74 points.

    A la Bourse de Londres, le FTSE-100 a reculé de 1,78% à 5554,55 points.

    La Bourse d’Athènes a lâché 3,62%, clôturant à 620,54 points, au plus bas en 20 ans, tandis que l’indice des valeurs bancaires poursuivait sa dégringolade à – 9,56%.

    (Dépêche AFP)

  5. zorba44 dit :

    Quelque soit la bonne réponses à apporter, il y en a une qu’on n’ose même pas formuler… Et pourtant l’exemple de l’Islande paraît intéressant.
    Libérer quelqu’un du fardeau de la dette, c’est lui dire qu’il ne la paiera pas : les Grecs ne paieront pas leurs dettes et nous ne paierons pas nos dettes.
    Nous ne paierons pas nos dettes car nous sommes ruinés et qu’un homme ruiné n’a plus besoin de crédit. L’homme, le pays ruiné, a seulement besoin de retrousser ses manches comme au sortir d’une guerre, prendre une brouette, une pelle et sac de ciment par sac de ciment pour reconstruire par le travail et non par l’argent.
    Ne pas payer ses dettes, c’est donner aussi une chance au capital de rester dans son pays et de constater que, dans la ruine qui s’est généralisée, aucun pays ne peut plus payer ses dettes.
    Ne pas payer ses dettes c’est aussi faire comprendre aux gouvernants que le développement ne passe pas par les excroissances de l’état qui pompe littéralement les fruits du travail, excroissances qui, in fine, ne favorise que la fainéantise et le découragement.

    Si ce n’est pas ça se sera fort Chabrol et nos jeunes nous trancherons la gorge.

    Jean LENOIR

    • njaisson dit :

      L’Islande n’a pas payé ses dettes parce que le Royaume-Uni a épongé l’ardoise à sa place, grâce à des prêts préférentiels accordés par la BoE aux banques anglaises et islandaises qui avaient essuyé des pertes sur les opérations de titrisation. Autrement dit l’islande n’a fait qu’appliquer la même politique que la BCE consistant à éponger la dette pour partie par défaut (la Grèce a bénéficié d’un haitcut de 70% sur sa dette, sans que les investisseurs ne bronchent mais moyennant certaines concessions en matière de réformes structurelles que le gouvernement grec s’est engagé à appliquer, comme il aurait dû le faire depuis trente ans); Les Islandais ont tellement bien compris la leçon, qu’ils ont RECOMMENCE à émettre des titres de dette sous la forme de nouvelles opérations de titrisation (faites une recherche dans les articles du FT) pour le financement de leur économie dont les profits fera rentrer la BoE dans ses fonds. Tu parles d’un exemple islandais!!!!

  6. Garfy dit :

    Mme GM BUffet a dit : ce sont vos dettes, pas les nôtres – et j’ai également entendu : nos vies valent plus que leurs profits.

  7. zorba44 dit :

    Njaisson,

    Si les investisseurs ont la mémoire des poissons rouges… tant pis pour leurs yeux rouges, après. Mais plus les nôtres, plus ceux de ceux de ces jeunes dont on veut dévorer la vie…
    Je ne retire pas un iota à ce que je dis : les jeunes finiront par nous trancher la gorge.

    Jean LENOIR

    • njaisson dit :

      Pour ça, il faut avoir des c…Or cette génération émasculée et féminisée à outrance n’a en aucune. Les seuls à pouvoir le faire ce sont des « extrêmistes » islamique réels ou supposés qui eux ne se gênent pas pour abattre les Chrétiens comme des moutons sous les applaudissements de la communauté internationale (soutenue par le Pape).

  8. xavib dit :

    Dès que la Grèce sort, les dominos bancaires commenceront à tomber…. dixit Nigel Farage, qui voit l’arrivée possible d’une dictature : « there will be an attempt to install a dictatorship ».

  9. Garfy dit :

    « dictatorship » – mais cela a toujours été le but de l’oligarchie – le Meilleur des Mondes – des moutons, c’est ce qu’ils veulent – pas d’illusions – ils y travaillent
    recherchez « le rapport de la montagne de fer » – ça vaut les protocoles

  10. zorba44 dit :

    Garfy,
    Moutons, pas jusqu’au bout… regardez donc l’exemple des Syriens, des Lybiens et sans doute le retour, un jour prochains, des Iraniens. La lecture du Meilleur des Mondes : le livre est connu mais Aldous Uxley ne fascine pas comme la soumission par l’esclavage de Pauline Réage dans Histoire d’O (en édition rare, magnifiquement illustrée par Leonor Fini) – laquelle dans un autre registre, et, sans cautionner la réponse de Njaisson un peu plus haut;

    Jean LENOIR

  11. sierra_leone dit :

    A quoi rime une monnaie unique si les taux d’emprunts sont aussi divergents? revenons à des monnaies nationales ce sera bcp + cohérent et sain et ça reviendra finalement au même, les (lourds) inconvénients en moins.

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