Nigel Farage : « Vers des troubles civils, voire des révolutions »

(Bruxelles, le 9 mai 2012)

« Nous allons dans la mauvaise direction. Nous devons briser la zone euro. Nous devons libérer ces pays méditerranéens. Nous devons essayer de construire une Europe fondée sur le commerce et la coopération ».

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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8 commentaires pour Nigel Farage : « Vers des troubles civils, voire des révolutions »

  1. njaisson dit :

    L’Europe est un processus dialectique fondé sur le changement incrémental. Ce genre de système ne prévoit pas de retour en arrière. La seule issue est de subir les sanctions suivant la transgression ou de sortir carrément du système en en assumant les conséquences. La proposition de Farage est donc nulle et non avenue, car il propose de remonter la logique du système, ce qui est rendu impossible par la dynamique acquise par le système au gré des étapes de son développement et aux dépends des autres détenteurs de pouvoir au niveau national. Il est hors de question que la technocratie européenne laisse filer des prérogatives que les instances nationales lui ont abandonnées, sauf à perdre sa raison d’être. Autant leur proposer de se suicider. Il y a néanmoins un précédent qui est celui de l’Union soviétique qui s’est sabordée. Mais dans ce cas précis, il ne s’agissait pas de renoncer au modèle socialiste mais de le conforter en le réformant par la création de la « maison commune » fondée sur des rapports équilibrés entre partenaires technocratique dans l’ordre mondial multipolaire, dont l’UE est une composante importante. Si l’on veut rester dans cette logique, il faut donc remplacer l’UE par un nouvel ordre technocratique fondé sur l’élargissement et l’intégration, quitte à trouver une nouvelle donne dans la répartition des termes de l’échange et l’organisation interne

    • Vous êtes trop déterministe. Même si l’oligarchie en place fait (et fera) tout pour garder ses positions et le contrôle du système, rien ne dit qu’elle y parviendra. L’Histoire n’est jamais écrite à l’avance.

  2. Garfy dit :

    Nigel Farage prend Jean Monnet pour un idéaliste – mais il prenait ses ordres aux US – lire « faits et chroniques interdits au publique » de Pierre de Villemarest

    • C’est vrai, je n’ai pas relevé…

    • njaisson dit :

      Farage ne peut ignorer l’histoire de l’Empire britannique fondé sur la violence militaire et le libre échange. En ce sens il nous prend vraiment pour des couillons quand il veut nous faire croire que tout irait tellement mieux si l’on revenait à l’idée initiale du libre échange à l’intérieur de l’Europe. Si l’Europe technocratique est née, c’était justement pour contrer les dérives du libre échangisme et les conflits innombrables qu’il a engendrés.

  3. zorba44 dit :

    Comme je viens de l’écrire dans un autre post, il n’est rien que d’imprudent d’écrire des théories et de bâtir des schémas sur ce qui va se passer. Pour ma part je crédite Nigel Farage d’une vision cristalline de la situation dans laquelle se trouve l’Europe. Bien qu’il soit Anglais, ce député ne cède en rien à l’hypocrisie à laquelle on cède facilement de l’autre côté de la Manche.
    La seule chose sur laquelle on peut s’accorder c’est le délitage extrême que témoigne l’économie jour après jour, seulement soutenue par plus de déficits et de prêts non remboursés (un abandon de créance est un prêt non remboursé).
    Quant à croire qu’une élite peut imposer quoique ce soit au désespoir, c’est une utopie.
    Marchez donc sur la plage et voyez la force des déferlantes ou des baïnes.
    Seule certitude : les châteaux de sable financiers sont et seront emportés à moins de réinventer les mathématiques.

    Jean LENOIR

  4. zorba44 dit :

    Avez-vous remarqué que Nigel a été clairement applaudi dans un hémicycle quasi désert ?…
    D’habitude on assiste à ses interventions dans un silence glacé. Le vent tourne, je vous dis : le vent tourne

    Jean LENOIR

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