La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

(source : Challenges.fr)

Je suis entièrement d’accord avec le diagnostic de cet économiste (Mickaël Mangot, auteur du livre « Les générations déshéritées »). Mais je ne crois pas que les solutions qu’il propose (CDI pour tous, libération du logement et refonte du financement de la protection sociale) soient de nature à régler le problème. La dette est tellement colossale qu’il faudra bien la restructurer, c’est-à-dire en faire porter le poids davantage sur les « vieux rentiers » que sur les « jeunes pauvres » L’inverse, en effet, de ce qui est en train de se produire aujourd’hui. Et pour rendre sa vitalité au pays, on n’oubliera pas d’en finir avec cette folie qu’est l’euro.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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14 commentaires pour La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

  1. njaisson dit :

    Après Fukushima il va falloir appliquer un sacré haircut sur l’espérance de vie des jeunes générations dont le nombre des représentants devait une suivre une trajectoire hyperbolique inversée. Voilà qui devrait considérablement simplifier le problème de savoir comment rémunérer les jeunes avec les actifs financés par la dette des vieux. D’ailleurs cette dette est grande partie virtuelle, puisqu’il est bien entendu que l’Etat ne remboursera jamais ses dettes. Nous sommes en effet dans un système de financement étatique synthétique où la dette est remboursée par la dette alors qu’elle na d’autre valeur que celle déterminée par la banque centrale en fonction de sa capacité à la refinancer. La récente crise a montré que cette capacité est illimitée. Pas seulement en Europe, mais aussi au Royaume-Uni, en Chine ou aux Etats-Unis, pourvu que les investisseurs croient encore aux possibilités de générer de la croissance. Et c’est là que le bat blesse car dans le système actuel, la consommation comme l’investissement butte sur des limites physiques insurmontables. Faute d’avoir su s’arrêter à temps le système du crédit est condamné à continuer sur sa lancée quelles que soient les dégâts causés par une machine à produire devenue folle; On a eu le Golfe du Mexique (qui continue!) puis Fukushima qui semble sonner le glas de la vie humaine sur terre, dans l’eau et dans les airs. Il va falloir trouver de nouveaux cieux et une nouvelle terre, faute de quoi tous les raisonnements économétriques ne vaudront pas grand chose face à la courbe exponentielle des cancers et autres maladies dues aux radiations.

  2. brunoarf dit :

    Mercredi 16 mai 2012 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé mercredi avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation, confirmant ainsi une information diffusée par Reuters dans la journée.

    « En attendant la recapitalisation des banques grecques qui sont gravement sous-capitalisées en raison de la récente opération PSI (échange de dette ndlr), certaines banques grecques ont été transférées à l’Assistance d’urgence à la liquidité », a déclaré un responsable de la BCE, confirmant des informations publiées par Reuters plus tôt dans la journée.

    « Une fois le processus de recapitalisation finalisé – et nous espérons qu’il le sera bientôt – les banques grecques auront à nouveau accès aux opérations habituelles de refinancement de l’Eurosystème », explique-t-on.

    La nouvelle a entraîné l’euro à la baisse face au dollar, dans un climat de craintes croissantes sur les marchés que la Grèce ne sorte de la zone euro.

    Ce dernier développement souligne l’état de faiblesse du système bancaire en Grèce où les ménages procèdent à des retraits massifs sur leurs comptes en banque.

    La BCE ne fait d’opérations de refinancement qu’avec les banques solvables. Toutefois, les banques qui ne respectent pas les règles de la BCE mais sont jugées solvables par la banque centrale du pays concerné peuvent s’adresser à leur banque nationale pour la fourniture de liquidités d’urgence (FLU).

    Le nombre de banques concernées n’est pas connu, mais cette décision souligne le nombre croissant de banques grecques qui dépendent de prêts d’urgence de la Banque de Grèce.

    Selon une source proche du dossier, quatre banques grecques vont si mal qu’elles fonctionnent avec des fonds propres négatifs.

    Une autre source de la Banque Centrale Européenne a indiqué que les banques grecques ont été exclues des opérations de prêts de la BCE en faveur des opérations d’urgence (FLU), car vue l’impasse électorale dans laquelle se trouve le pays, les chances d’une recapitalisation de ces banques s’évaporent.

    (Dépêche Reuters)

    • njaisson dit :

      Pourquoi ne pas faire occuper temporairement la Grèce par une force multinationale composée de contingents des nations chrétiennes orthodoxes sous l’égide de la Russie? Poutine pourrait ainsi appliquer les recettes de désocialisation qui ont si bien fonctionné en Russie à la Grèce. La Commission manque d’un bras armé pour obliger la Grèce à se réformer sans sombrer dans le chaos. Vu l’état de délabrement social de ce pays, le recours à la manière forte semble inévitable, alors autant que ce soit par l’entremise des « pays frères ».

      • La Gaule dit :

        @ Niais son

        La désocialisation dont vous parlez s’est produite dans les années quatre vingt dix sous la férule de M. Eltsine, et avec la bénédiction matoise du grand frère américain. Je pense que c’est plutôt à cette séquence là que vous vous référez. Ne vous inquiétez donc pas, la Grèce, de par son histoire, sera de toute façon promise à ce grand retour du refoulé de la « manière forte », menée temporairement de main de maître par ses frères des églises de l’Ouest !
        M. Poutine, en revanche, est revenu largement sur cette politique depuis son arrivée au pouvoir il y a dix ans, cela induisant un bénéfice notable pour son pays, et qui énerve pas mal de commentateurs sur les blogs occidentaux, lesquels préfèrent les signes monétaires européens frelatés aux icônes orthodoxes.
        M. Poutine a même poussé l’ingérence dans la « société civile » jusqu’à ne pas prendre de gants avec certains grands bénéficiaires en sous main de la première séquence citée plus haut. Exemple M. Berezovsky, grand trafiquant d’armes mandatés par la CIA au bénéfice humanitaire de la mafia tchétchène, ou encore le « dissident » Khodorkovski, spécialiste des « contrats » au dépend des magistrats intègres qui lui barraient la route, et qui a pris un drôle de coup de vieux là où je trouve qu’il est si bien sa place.
        Par ailleurs, je doute que M Poutine désire aller se compromettre en Grèce pour renflouer le rafiot européen qui prend du gîte. Il n’a pas eu besoin de, torpilles de sa marine pour couler, celui-là.

      • njaisson dit :

        C’est bien ce que je dis: il faut un homme fort pour faire le ménage, c’est-à-dire virer les mafias financières, économiques et politiques qui rendent tout changement hors des circuits traditionnels impossibles. Je répète que la Commission a sciemment financé la socialisation de la société grecque dont les mafias au pouvoir ont été les principaux bénéficiaires, tant du côté des oligarques politiques que des partenaires sociaux tenant l’appareil économique et fiscal d’Etat actuellement en pleine déroute que les consultants externes sont bien en peine d’enrayer. Une fois que les bases financières auront été assainies, alors seulement l’économie privée pourra repartir sur la base d’une intégration économique plus étroite avec l’espace anatolien débouchant sur l’Asie centrale et les partenaires naturel de la Grèce que sont les Balkans. Actuellement les Grecs sont prisonniers des accords de commerce internationaux qui les ont condamnés à une spécialisation suicidaire dans des activités faiblement rémunératrices comme la marine marchande ou le le tourisme. Sans la reconstitution de secteurs d’excellence économique à forte valeur ajoutée en collaboration avec la Russie ou la Turquie, les Grecs ne peuvent pas s’en sortir. C’est la raison pour laquelle, la Grèce doit retrouver l’indépendance de sa politique étrangère afin de sortir des schémas économétriques absurdes qui lui ont été imposés par des organisations supranationales qui ont beau jeu maintenant de se présenter comme des sauveurs, alors qu’ils en ont été largement les fossoyeurs.

  3. zorba44 dit :

    njaisson,
    Olivier a parlé un jour de votre côté provocateur… voulez-vous vraiment que les grecs lancent des pierres contre les chars russes ?
    L’analyse et le commentaire d’Olivier sont pertinents. En allant plus loin, les dettes ne seront jamais payées et il faudra reconstruire en prise directe « sans les pesanteurs administratives coûteuses et improductrices » secteur par secteur – santé, logement, retraite…
    Point de divergence toutefois : faire peser sur les vieux nantis le remboursement de la dette, n’est qu’un transfert d’appauvrissement vers la jeune génération. Ne rien rembourser, dans tous les pays est la meilleure solution – ainsi que sortir toute activité de spéculation de la banque de dépôts et de prêts.
    Dernière chance d’obtenir l’aval des jeunes et leur enthousiasme pour retrousser leurs manches.

    Jean LENOIR

  4. Jean,

    Je me suis sans doute mal exprimé : en parlant de faire peser sur les vieux rentiers le poids de la dette je ne disais pas que ce serait à eux de rembourser (via les impôts) mais bien qu’il faudrait « restructurer », c’est-à-dire ne pas rembourser (en partie ou en totalité) la dette.

    Ce faisant ce sont bien les « vieux rentiers » qui en supporteraient les conséquences car qui sont en réalité les créanciers de la France ? A travers les banques, assurances-vie, fonds de pension, etc. les créanciers sont ceux qui ont de l’argent à placer, autrement dit la génération du baby-boom, qui a construit sa richesse et son épargne grâce à l’endettement du pays et en a reprêté ensuite une partie à l’Etat contre intérêts.

    Certes il y aussi parmi les créanciers un grand nombre de « non-résidents », mais leur faire supporter le défaut de paiement ne serait là aussi que justice. Je ne développerai pas mais on sait bien que la dette publique est en grande partie illégitime : elle vient d’un changement des règles du jeu, lorsque l’Etat a été dépossédé de son pouvoir de battre monnaie au profit des détenteurs de capitaux privés, qui se sont enrichis depuis bientôt 40 ans grâce aux intérêts que nous leur versons.

    • njaisson dit :

      Certes les banquiers se sont enrichis mais ce ne sont pas les seuls, loin de là. Au rang des bénéficiaires, il faut également placer les cohortes de fonctionnaires qui ont été embauchés ces trente dernières années, notamment dans la territoriale. Il est faux de prétendre que le poids de la dette serait du avant tout aux intérêts cumulés qu’il faudrait payer aux banquiers. En effet le service de la dette n’est pas assuré par les ressources budgétaires de l’Etat mais par la dette elle-même qui est refinancée régulièrement. Si le refinancement s’effectue au même taux ou à un taux inférieur, il n’y a pas de charges supplémentaires à supporter par l’Etat puisque le prix de la dette à payer reste le même ou diminue, à condition que les dépenses financées par la dette restent constantes. Or la part du budget de l’Etat financée par la dette n’a cessé lui d’augmenter, sur la base des facilités de financement accordées par les banques en fonction de la note de crédit de l’Etat français. Dans la mesure où la croissance reste suffisante, cette note ne varie pas. L’incongruité est de comptabiliser dans les chiffres de la croissance l’augmentation des dépenses de l’Etat se traduisant par une croissance de la fonction publique considérée comme de la croissance productive! Voilà comment l’entourloupe de la socialisation par la dette bancaire a fonctionné avec la complicité des agences de notation se prêtant complaisamment au jeu, tant que la France continuait à délocaliser ses capacités de production et son savoir-faire pour alimenter la croissance productive dans les pays en développement. Car à l’heure de la globalisation, i.e. libre circulation du capital, peu importe que la croissance est lieu à l’endroit X ou Y, tant que la banque peut faire circuler son capital par la ré-allocation de ses actifs qui suivent les potentiels de croissance des différentes régions du monde. Ainsi le manque à gagner dans l’économie productive X pouvait être compensée par la translation du capital vers Y dont la rémunération servait à financer la dette X. Et vollà!

  5. xavib dit :

    Espagne : Bankia s’écroule en Bourse, les clients retirent en masse leur argent

    Bankia s’écroule en Bourse, les clients retirent en masse leur argent

    Madrid (awp/afp) – Bankia, quatrième banque cotée espagnole qui vient d’être nationalisée, s’effondrait jeudi à la Bourse de Madrid, alors que le journal El Mundo affirme que ses clients, inquiets, ont déjà retiré plus d’un milliard d’euros ces derniers jours.

    A 10H09 GMT/12h09 HEC, l’action plongeait de 27,49% à 1,2 euro, dans un marché en baisse de 1,61%. Le titre vaut désormais moins du tiers par rapport au prix fixé en juillet dernier (3,75 euros), lors de son introduction en Bourse.

    La plus grande union de caisses d’épargne espagnole accumule les journées noires à la Bourse de Madrid depuis l’annonce de sa nationalisation partielle, le 9 mai.

    Le quotidien El Mundo affirmait jeudi matin que ses clients, effrayés par cette annonce, ont déjà retiré plus d’un milliard d’euros de leurs comptes ces derniers jours.

    Bankia croule sous 31,8 milliards d’euros d’actifs immobiliers risqués.

    C’est la banque qui devra fournir le plus gros effort de provisions, avec 4,722 milliards d’euros, après la réforme du secteur financier qui force les banques espagnoles à mettre de côté 30 milliards d’euros supplémentaires en 2012, pour se protéger de leur exposition au secteur immobilier sinistré.

    Le gouvernement a annoncé le 9 mai qu’il prendrait le contrôle de Bankia en transformant en participation la dette de 4,465 milliards d’euros contractée en décembre 2010 envers l’Etat à travers un prêt public.

    Bankia s’écroule en Bourse, les clients retirent en masse leur argent

    Madrid (awp/afp) – Bankia, quatrième banque cotée espagnole qui vient d’être nationalisée, s’effondrait jeudi à la Bourse de Madrid, alors que le journal El Mundo affirme que ses clients, inquiets, ont déjà retiré plus d’un milliard d’euros ces derniers jours.

    A 10H09 GMT/12h09 HEC, l’action plongeait de 27,49% à 1,2 euro, dans un marché en baisse de 1,61%. Le titre vaut désormais moins du tiers par rapport au prix fixé en juillet dernier (3,75 euros), lors de son introduction en Bourse.

    La plus grande union de caisses d’épargne espagnole accumule les journées noires à la Bourse de Madrid depuis l’annonce de sa nationalisation partielle, le 9 mai.

    Le quotidien El Mundo affirmait jeudi matin que ses clients, effrayés par cette annonce, ont déjà retiré plus d’un milliard d’euros de leurs comptes ces derniers jours.

    Bankia croule sous 31,8 milliards d’euros d’actifs immobiliers risqués.

    C’est la banque qui devra fournir le plus gros effort de provisions, avec 4,722 milliards d’euros, après la réforme du secteur financier qui force les banques espagnoles à mettre de côté 30 milliards d’euros supplémentaires en 2012, pour se protéger de leur exposition au secteur immobilier sinistré.

    Le gouvernement a annoncé le 9 mai qu’il prendrait le contrôle de Bankia en transformant en participation la dette de 4,465 milliards d’euros contractée en décembre 2010 envers l’Etat à travers un prêt public.

  6. zorba44 dit :

    Olivier bonsoir,

    A la réflexion, je me suis sans doute mal exprimé également. Je veux dire que dépouiller les vieux rentiers pour payer (une partie ? …pas du tout !) de la dette c’est, in fine, déshabiller la jeunesse qui nous succède et on ne résout en rien la pauvreté de cette jeunesse.
    A l’instar de la fameuse réplique du film Le coeur des Hommes (« qui paye ses impôts vole sa famille ») j’aurai envie d’écrire « qui paye les dettes qu’il n’a pas contracté, vole sa famille ».

    Il n’y a rien à rembourser, l’abus de biens sociaux publics ou privés doit être sanctionné par la confiscation des biens de ceux qui en sont à l’origine.

    Jean LENOIR

  7. brunoarf dit :

    Jeudi 17 mai 2012 :

    Grèce : vent de panique sur le secteur bancaire.

    Combien d’argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d’unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s’élève à quelque 1,2 milliard d’euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s’ajoutent à ceux opérés depuis l’éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités.

    Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d’euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d’euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l’ensemble de la période (environ 70 milliards d’euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l’économie souterraine (environ 65 milliards d’euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

    La panique des épargnants s’est accrue lorsqu’on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l’extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan.

    Si ces deux grands partis ne parviennent pas à remonter la pente d’ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d’un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro. Une éventualité que le Premier ministre sortant, Lucas Papadémos, a qualifié de « désastreuse » pour le pays dans une lettre ouverte adressée hier à ses concitoyens. L’ancien banquier central cède son poste au Premier ministre intérimaire, Panagiotis Pikrammenos, le président du Conseil d’Etat chargé d’organiser les nouvelles élections.

    Alors que l’agence de notation Fitch a abaissé jeudi soir la note de long terme de la dette grecque en devises et en euros à « CCC » contre « B- » jusque là, les bailleurs de fonds internationaux prennent déjà les premières mesures de précaution en vue d’un hypothétique abandon de la monnaie unique par ce pays. Mercredi, la BCE a confirmé qu’elle cessait de fournir des liquidités à des banques grecques sous-capitalisées.

    Selon Crédit Agricole CIB, en janvier, le système des banques centrales de la zone euro était exposé à hauteur de 57 milliards d’euros vis-à-vis des banques grecques dans le cadre de son programme spécial d’assistance aux instituts de crédit. Une coquette somme à laquelle il faut ajouter 107 milliards d’euros dans le cadre des opérations normales de prêt.

    Frappés par les retraits massifs d’économies, les établissements bancaires grecs attendent avec impatience d’être renfloués par les créanciers internationaux dans le cadre du second programme de financements. Ce plan, suspendu jusqu’au vote, prévoit le versement de 48 milliards d’euros aux banques grecques, dont 25 milliards sont d’ores et déjà mis à la disposition de la banque centrale du pays, qui attend le feu vert définitif pour les transférer aux destinataires finaux. Un coup de plus pour une économie qui agonise et qui a plus que jamais un urgent besoin de crédits.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202068275590-grece-vent-de-panique-sur-le-secteur-bancaire-324454.php

    • njaisson dit :

      Qu’est-ce que vous en savez que l’économie grecque agonise? On aimerait des chiffres montrant l’ampleur de la récession comme une chute brutale du tourisme et un effondrement de la marine marchande. Idem pour les indices suivant la consommation et l’investissement. Jusqu’à preuve du contraire les deux piliers de l’économie grecque se portent pas mal du tout. Quant à l’investissement des projets importants ont été lancés dans les transports qui relient la Grèce à l’Anatolie, l’industrie automobile, l’énergie et les telecoms. Je constate que ce sont toujours les mêmes qui manifestent bruyamment. Ils protestent surtout contre l’austérité mais sans trop insister sur un retour à la monnaie nationale et à l’indépendance de la Grèce vis à vis de l’UE. D’ailleurs les partis qui ont gagné les élections n’ont pas présenté de plan alternatif à celui des réformes de l’UE, dont certaines sont indispensables (réforme de l’appareil d’Etat et du système des retraites notamment), quelle que soit l’option monétaire choisie. Il n’y a donc pas de réelle volonté politique de sortir de la zone euro, seulement des cris de ventre affamés en manque de subventions européennes. Les prochaines élections devraient confirmer cette impuissance à reprendre en main les rênes du gouvernement tombées entre celles de la Troïka, parce que personne n’ose prendre la responsabilité des mesures d’autorité nécessaires à l’assainissement et au redressement de la société grecque.

  8. IM dit :

    Les systèmes de protection sociale garantissent des revenus aux personnes en difficulté, tout en leur permettant de s’adapter aux évolutions économiques et sociales. Ainsi, ils favorisent à la fois la cohésion sociale et le dynamisme économique.

  9. njaisson dit :

    Prévisions économique concernant la Grèce: voir page 2 du rapport E&Y (data from Oxford Economics).
    http://www.ey.com/Publication/vwLUAssets/Eurozone_forecast_Spring2012_Greece/$FILE/Eurozone_forecast_Spring2012_Greece.pdf

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