Grèce : la stratégie de la terreur en perspective

Si mes lecteurs veulent avoir une idée de ce qui va probablement se passer en Grèce au cours du mois qui nous sépare des nouvelles élections prévues le 17 juin prochain, je leur suggère de (re)visionner ma conférence « Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ? » enregistrée voici un peu plus d’un an, en avril 2011 :

Dans cette conférence, j’avais expliqué comment les européistes avaient tout mis en œuvre pour terroriser les Suédois, tout au long de l’année 2003, afin de les contraindre psychologiquement à voter Oui au référendum sur l’entrée de la Suède organisé le 14 septembre 2003 par le gouvernement de Stockholm.

Huit procédés d’intimidation avaient été mis en œuvre :

1°) une débauche de moyens étatiques, politiques, médiatiques et financiers en faveur du Oui ;

2°) la menace de l’Apocalypse promise par les plus hautes autorités publiques en cas de victoire du Non ;

3°) une orchestration de l’épouvante menée conjointement par le patronat et les dirigeants syndicaux ;

4°) le chantage public à l’emploi, de très grandes entreprises ayant menacé les Suédois de cesser leurs activités en Suède en cas de rejet de l’euro (à commencer par la plus grande société du pays, Ericsson) ;

5°) les appels du pied et les clins d’œil aux extrémistes de droite et de gauche ;

6°) la « psychiatrisation » des opposants (médias et commentateurs insinuant que les opposants à l’euro étaient des malades mentaux) ;

7°) l’exploitation indécente du mystérieux assassinat de la principale porte-parole du camp du Oui ;

8°) un sondage truqué, publié in extremis, pour faire croire que le Oui allait triompher (le Non l’a emporté à 57% des suffrages exprimés hors votes blancs).

———————————————

Il va nous falloir examiner de près comment la campagne électorale qui s’ouvre en Grèce va se dérouler mais les premiers événements donnent à penser que tout ou partie de ces procédés vont être utilisés pour placer le peuple grecque sous terreur.

Au cours des dernières heures, les événements suivants sont déjà intervenus :

1) EN ANNONÇANT SA DÉCISION DE NE PLUS FOURNIR DE LIQUIDITÉS À CERTAINES BANQUES GRECQUES, LA BCE A SCIEMMENT PROVOQUÉ UN DÉBUT DE PANIQUE

Comme le très sérieux journal Les Échos vient de l’écrire sur son site, « la panique n’a pas encore totalement gagné la Grèce mais cela y ressemble ».

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet confirmé avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques sous-capitalisées. Du coup, des Grecs, de plus en plus nombreux, multiplient les retraits aux guichets des banques.

Bien entendu, le journal économique français y voit la preuve que les Grecs « sont de plus en plus nombreux à redouter une sortie de l’euro et un retour à la drachme ». Et il précise que « les Grecs souhaitent majoritairement rester dans la zone euro, même si 47,4% d’entre eux commencent à croire à l’éventualité d’une sortie, selon un sondage. »

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202067542440-les-grecs-multiplient-les-retraits-au-guichet-des-banques-324361.php

2) DE FAÇON EXTRÊMEMENT INHABITUELLE, LE FMI A FAIT PUBLIQUEMENT SAVOIR QU’IL « SUSPEND SES CONTACTS AVEC LA GRÈCE »

Le motif invoqué est que le FMI ne souhaite pas travailler avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes.

Il n’en demeure pas moins que cette annonce inhabituelle ne peut faire l’objet que de surinterprétations et de supputations. Si l’institution de Washington avait voulu préserver la sérénité de la campagne électorale, il se serait tout bonnement limité à ne rien dire. On imagine assez volontiers les fantasmes d’isolement et d’apocalypse avec lesquels cette « suspension des contacts » peut être commentée par les grands médias du système en Grèce et en Europe.

Source : http://www.romandie.com/news/n/_Le_FMI_suspend_ses_contacts_avec_la_Grece_jusqu_aux_elections81170520121648.asp?

3) LE PREMIER MINISTRE GREC SORTANT, M. PAPADEMOS, VIENT DE PUBLIER UNE LETTRE POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE SORTIE DE L’EURO

Rappelons que M. Papademos, Premier ministre grec, n’a été élu par personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour être le « dictateur » de la Grèce.

Dans une lettre rendue publique aujourd’hui, il prophétise la même Apocalypse que celle que ses congénères avaient promise à la Suède il y a 9 ans. Il affirme que « le rejet unilatéral des obligations contractuelles serait désastreux pour la Grèce et conduirait inévitablement le pays hors de la zone euro et probablement hors de l’Union européenne (UE) ».

Je ne suis évidemment pas d’accord avec le « désastre » promis mais je note avec intérêt que le Premier ministre grec souligne lui-même la corrélation entre « sortie de l’euro » et « sortie de l’UE’.

Source : http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_rejet_des_engagements_envers_UE_et_FMI_serait_desastreux_Papademos67170520121600.asp?

CONCLUSION : IL NE FAUT JAMAIS CÉDER À L’INTIMIDATION

Si j’avais un conseil à donner à nos amis grecs, ce serait d’examiner très précisément ce qui s’est passé en Suède à partir du 15 septembre 2003, lendemain du jour où le fier peuple suédois, digne de son histoire, a refusé l’euro et a préféré conserver la couronne suédoise. Depuis lors, la Suède a connu un taux de croissance économique 60% supérieur à celui de la France et près de 80% supérieur à celui de la zone euro (cf. ma conférence en ligne précitée).

Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d’Europe à inventer la démocratie.

Il faut espérer qu’au XXIe siècle, la Grèce sera fidèle à son histoire et qu’elle sera en conséquence le premier pays d’Europe à quitter le pillage programmé de l’euro et à se libérer de cette prison des peuples qu’est la prétendue « Union européenne ».

François Asselineau, le 17 mai 2012

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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15 commentaires pour Grèce : la stratégie de la terreur en perspective

  1. njaisson dit :

    Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d’Europe à inventer la démocratie.

    Il est vraiment impayable cet Asselineau. La démocratie certes mais réservé aux 10% de citoyens propriétaires agricoles, le reste n’ayant que le droit de se taire sous la trique. La situation a commencé à se dégrader lorsque trop d’esclaves affranchis accédaient à la citoyenneté et l’imposition qui va avec. Serions-nous revenus à cette situation, où seule la minorité des citoyens libres, ie les membres de la Nomenklatura mondialiste, ont accès au pouvoir? Remarquez qu’ils poussent aussi l’obligeance jusqu’à pratiquer l’alternance démocratique, c’est-à-dire qu’une rotation du pouvoir au sein de la classe des « privilégiés » est reconnue comme nécessaire au bon fonctionnement des institutions. Asselineau a raison de faire valoir ses prétentions. Il fait partie des « gens biens ».

  2. Momo dit :

    Laissons la Grêce sortir et n’en parlons plus car celà « commence à bien faire » avec tous ces dires qui ne font -volontairement ?- qu’accroitre encore confusion, angoisses et désastres éventuels dont ce « promoteurs » feront aussi les frais, du reste (quand on crache en l’air…)

  3. brunoarf dit :

    Vendredi 18 mai 2012 :

    L’Espagne revoit à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du PIB.

    Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il révisait à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% prévus jusqu’à présent, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions espagnoles.

    Le ministère des Finances estime que les dernières données fournies par les Communes autonomes (régions) ont eu un impact de 0,4 point dans les comptes publics ce qui porte le déficit à 8,9% du PIB, indique un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_revoit_a_la_hausse_son_deficit_public_2011_a_89_du_PIB_42180520122316.asp

  4. zorba44 dit :

    Est-on en train de dire au peuple grec qu’il vaut mieux rester à bord du Titanic pour mieux sombrer ensemble ? Assez d’accord, sinon, avec Njaisson sur les limites de la démocratie.
    Coluche aurait pu dire « La démocratie : oui, si vous votez pour moi » (à moins qu’il ne l’ait dit d’une manière ou d’une autre effectivement, j’avoue certaines lacunes le concernant).

    Jean LENOIR

  5. Alcide dit :

    Les Janus de la politique , des partis différents qui font exactement le même programme de casse de la France et des français , pour le plus grand profit des banquiers apatrides .

    By dissidenceresistance

    La classe politique est souvent accusée d’incompétence dans l’exercice du pouvoir.

    Jugés incapables, les politiques sont ainsi, en quelques sortes, « exonérés » de leurs trahisons et des dévoiement de leurs mandats. C’est là une erreur d’appréciation fondamentale : les échecs des gouvernements successifs dans la réalisation des programmes qu’ils proposèrent à leurs électeurs ne proviennent que rarement d’une incompétence, parfois profonde il est vrai, de tel ou tel ministre.

    La réalité est donc autre. Le décalage entre les promesses électorales, les projets présidentiels, et les réalisations effectives du gouvernement au cours du quinquennat s’explique avant tout par les allégeances respectives des membres de ce gouvernement. Les dirigeants politiques le savent : pour gravir les échelons, il faut prêter serment. Non au Peuple et à la Nation, mais à ceux qui détiennent les clés de la réussite de leurs carrières. Les lobbys, les groupes de pression financiers, militaro-industriels, européiste et atlantiste, la communauté sioniste, et bien sur la Franc-Maçonnerie sont ainsi les véritables décideurs. L’intensification de la crise et l’absence de véritable réponse politique pour y remédier relève donc non d’une incompétence fantasmée mais bien d’une collaboration avérée des gouvernants avec ces structures de l’ombre.

    Leurs échecs politiques si éprouvants pour notre Peuple sont des réussites aux yeux de ceux dont la devise est « Ordo ab chao ». Ce n’est en effet pas un hasard si, de façon systématique, les gouvernements successifs laissent la France dans un état pire que celui qu’ils trouvèrent à leurs arrivée. L’oligarchie a établi des axes directeurs auxquels doivent se soumettre les gouvernements. De « droite » ou de « gauche », ils s’y soumettent, et précipitent ainsi la France dans l’abîme d’un mondialisme qui dissout les nations et les peuples dans un magma a-culturel, reniant ainsi des identités millénaires. Le règne du capitalisme financier et des quelques centaines d’oligarques dont il émane, trouvent dans ces gouvernements des relais serviles qui leur doivent tout.

    Il est donc fondamental de sortir du prêt-à-penser matraqué par la propagande médiatique (dont les mensonges et omissions systématiques s’expliquent en fait simplement), et de comprendre les allégeances des principaux ministres du nouveau gouvernement. Comprendre ainsi pourquoi Hollande ne relèvera pas la France, et trahira – comme les autres – la confiance que lui accordèrent naïvement les Français…
    Le ver est dans le fruit .
    Manuel Valls – Ministre de l’Intérieur : Né à Barcelone en 1962. N’a acquis la nationalité française que par naturalisation en 1982. Ami avec Alain Bauer – qui est le parrain de l’un de ses fils – Grand Maitre du Grand Orient de France de 2000 à 2003. Le 4 Février 2008, il vote pour la réforme de la Constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Se définit comme « blairiste » et « clintonien ». Favorable à l’instauration de la TVA Sociale ; favorable à l’allongement de la durée de cotisation pour le droit à une retraite à taux plein ; favorable à l’alignement des régimes spéciaux de retraites avec le régime général. En 2010, il se déclare favorable au contrôle par la Commission Européenne des budgets nationaux. Participe aux réunions du Groupe Bilderberg. Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Il se prétend « lié de manière éternelle à Israël », et s’est opposé à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU. Intervenant au CRIF, notamment lors du « congrès des amis d’Israël en France » de 2012. Membre du club Le Siècle.
    Suite des gugusses du gouv :
    http://la-dissidence.org/2012/05/17/les-allegeances-du-nouveau-gouvernement/

    Cherchez le point commun .

  6. La Gaule dit :

    La démocratie a bien été inventée par les grecs. Leur contester cette invention revient à perdre de vue que la démocratie sous sa forme accomplie n’a jamais existé. Des historiens et sociologues comme Christopher Lasch ou Emmanuel Todd ont bien souligné que, finalement, les structures réellement démocratiques ne fonctionnent que par rapport à un référent qui en est totalement exclu.
    Ce référent peut-être aussi bien de l’ordre des classes sociales (cas de la Grèce athénienne), des castes (cas de l’Inde aujourd’hui, pourtant une indéniable démocratie), ou des ethnies (cas des Etats Unis qui furent aussi une grande démocratie malgré ses sous-citoyens ethniques noirs ou indiens, mais le même constat peut être fait avec Israël).
    La démocratie ne peut-être qu’un idéal à stricte disposition des peuples –mais en élargissant au maximum cette notion- et dans un cadre national, au sens où l’entendait Renan –c’est-à-dire forcément discriminatoire.
    Je pense personnellement que le meilleur moyen de s’en rapprocher ne peut-être réalisée qu’en collant le plus possible à la nation dans son ensemble par le recours à la voie référendaire et plébiscitaire.
    Quant à la démocratie planétaire, cette vieille lune d’essence religieuse…

  7. matbee dit :

    Asselineau a raison, c’est la stratégie de la peur et de l’intimidation pour faire plier les Grecs. Le chantage à « l’isolement désastreux ». Voilà par exemple Angela qui soulève un tollé en Grèce en lançant l’idée d’un référendum sur le maintien de ce pays dans l’euro :

    « La classe politique en Grèce a vivement réagi samedi après la suggestion prêtée à la chancelière allemande Angela Merkel d’organiser un référendum en Grèce sur le maintien ou non du pays dans la zone euro, en même temps que les législatives prévues le 17 juin.

    Malgré le démenti de la chancellerie à Berlin, cette idée a provoqué une levée des boucliers des partis politiques à Athènes, qui viennent de lancer une nouvelle campagne électorale, la deuxième en moins de deux mois, après le scrutin du 6 mai qui n’a permis à aucune formation d’obtenir la majorité.

    « Le peuple grec n’a pas besoin d’un référendum pour prouver son choix pour l’euro, dont il a déjà payé le coût en faisant des sacrifices », a déclaré Antonis Samaras, chef du parti de droite Nouvelle Démocratie, arrivé en tête du scrutin en mai.

    La suggestion d’Angela Merkel « surtout dans une période électorale, est regrettable, le peuple grec a le droit d’être respecté par ses partenaires », ajoute M. Samaras, dont le parti est de nouveau favori pour les élections en juin, selon un sondage des intentions de vote publié vendredi.

    « Mme Merkel a coutume de s’adresser aux dirigeants politiques de la Grèce comme s’il s’agissait d’un pays sous protectorat », a estimé Alexis Tsipras, dirigeant du parti de la gauche radicale Syriza, qui a créé la surprise au scrutin du 6 mai, se plaçant en deuxième position et quadruplant son score depuis les précédentes législatives en 2009.

    « Le 17 juin, les Grecs vont mettre un terme aux politiques d’austérité et de soumission et ouvriront la voie à des évolutions progressistes dans toute l’Europe », assure M. Tsipras, dont le parti arrive de nouveau deuxième derrière la droite, selon le sondage de vendredi.

    Evangélos Vénizélos, chef du Pasok, parti socialiste, a affirmé de son côté que « la question en Grèce n’était pas son maintien ou non dans l’euro, mais la sortie définitive de la crise ».

    « Le référendum relève de la seule compétence du gouvernement et du Parlement grec et non pas de l’Union européenne ou des gouvernements d’autres pays membres », a souligné cet ancien ministre des Finances.

    La suggestion de Mme Merkel a été évoquée vendredi soir dans un appel téléphonique entre la chancelière et le président de la République Carolos Papoulias, selon un communiqué du gouvernement par intérim grec.

    L’information avait été immédiatement démentie par la chancellerie allemande, qui, dans la journée, avait dit espérer que la Grèce aurait, après les élections, un gouvernement capable d’agir.

    Samedi, les quotidiens grecs dénonçaient à la une « l’intervention » allemande.

    « Ultimatum de Merkel », titre Ta Néa (pro-socialiste).

    « Bombe Merkel pour un euro-référendum, intervention politique sans précédent », souligne Eléftheros Typos (droite).

    Enfin, le quotidien financier libéral Naftémporiki parle de « bombe politique ».

    http://www.boursorama.com/actualites/grece-tolle-apres-l-idee-d-un-referendum-sur-l-euro-pretee-a-merkel-ab01059dac1adb12b739817e9495bfdb

  8. brunoarf dit :

    Vendredi 18 mai 2012 :

    Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

    Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

    Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois.

    Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

    En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/18/vent-de-panique-et-fuite-des-capitaux-en-grece-et-en-espagne_1703794_3208.html

  9. zorba44 dit :

    Rassurez-vous tous. Emmenés par Monsieur Hollande (il faudrait dire Monsieur le Président, mais on n’arrive pas…) les Grecs vont recevoir des subventions pour relancer l’économie. Ah, les belles sorties de capitaux (en euros) en perspective des comptes bancaires grecs.

    Tragique

    Jean LENOIR

  10. brunoarf dit :

    Lundi 21 mai 2012 :

    Espagne : l’Union Européenne demande de la « clarté » dans les comptes publics.

    La Commission européenne a souligné lundi la nécessité pour les autorités espagnoles de faire preuve de « clarté » dans les comptes publics, après l’annonce d’un déficit 2011 revu à la hausse, et a annoncé la visite cette semaine en Espagne d’experts de son institut de statistiques Eurostat.

    Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, « a toujours souligné l’importance d’avoir de la clarté par rapport aux comptes publics des régions pour pouvoir faire une évaluation précise de la situation budgétaire de l’Espagne », a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles son porte-parole, Amadeu Altafaj.

    Il réagissait à l’annonce vendredi par le gouvernement espagnol d’une révision du déficit public 2011, à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% annoncés jusqu’ici, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions.

    http://www.romandie.com/news/n/Espagne_l_UE_demande_de_la_clarte_dans_les_comptes_publics75210520121930.asp

    Vous avez aimé les comptes publics de la Grèce ?

    Vous adorerez les comptes publics de l’Espagne.

  11. Ventiano dit :

    Les peuples ne veulent pas de l’Europe supranationale qu’on leur impose, l’euro n’a en conséquence aucun avenir, il explosera bientôt.

    Faites vos jeux.

  12. brunoarf dit :

    Mardi 22 mai 2012 :

    Italie : l’Istat plus pessimiste que le gouvernement sur le PIB en 2012 : – 1,5 %.

    L’institut italien de statistiques Istat a annoncé mardi tabler sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% cette année en Italie, dont l’économie a été plombée par l’austérité, alors que le gouvernement de Mario Monti mise sur un recul de 1,2%.

    Selon l’Istat, ce recul marqué du PIB sera dû à une « contraction de la demande intérieure » de l’ordre de 3,3%, qui ne sera « pas pleinement compensée » par les exportations qui devraient progresser de 1,2%, et aux « effets des plans d’assainissement budgétaire ».

    Bruxelles, l’OCDE et le FMI sont également plus pessimistes que le gouvernement Monti et prévoient respectivement une contraction de 1,4%, de 1,7% et de 1,9% du PIB italien cette année.

    L’Italie, entrée officiellement en récession fin 2011 avec deux trimestres consécutifs de repli du PIB, s’y est enfoncée au premier trimestre 2012, avec une nouvelle contraction de son activité économique de 0,8%, sous le poids des plans d’austérité adoptés à la chaîne depuis 2010 pour rassurer les marchés.

    http://www.romandie.com/news/n/CORRItalie_l_Istat_plus_pessimiste_que_le_gouvernement_sur_le_PIB_en_201220220520121315.asp

  13. romlor dit :

    J’ai noté qu’avec beaucoup d’humour et un certain sens de l’auto dérision, de nombreux médias grecs se sont demandés si le ciel n’allait pas leur tomber sur la tête et s’ils n’étaient pas menacés des dix plaies d’Egypte !
    http://regardssurlactualite.wordpress.com/2012/05/20/la-grece-et-les-dix-plaies-degypte/

  14. abélard dit :

    Je souscris à cette analyse exprimée par F Asselineau et reprise aussi par M Fiorentino, la Grèce joue avec le feu

    « Le seul moyen pour les partis « traditionnels » grecs de sauver leur peau le 17 juin est de transformer les élections législatives en referendum de fait sur le maintien dans la zone euro. Il faut donc faire peur aux électeurs Grecs. C’est ce qu’a fait Papademos hier en annonçant que la Grèce étudiait une sortie possible de l’euro. Un bluff à haut risque.

    LE GRAND BLUFF
    L’ex-premier ministre Lucas Papademos a déclaré hier soir au Wall Street Journal que la Grèce envisageait une sortie de la zone euro. Cela a provoqué un retournement de marché hier soir. Papademos bluffe. Il veut faire paniquer les électeurs Grecs pour qu’ils reviennent vers les partis traditionnels. Mais il joue avec le feu. »

    http://www.monfinancier.com/finances/journal-de-monfinancier-c1/morning-de-marc-fiorentino-r1/la-grece-joue-avec-le-feu-9873.html

  15. ARMENANTE dit :

    Rappel historique et analyse en toute modestie = En fait le problème est culturel, La France est une société démocratique Helléniste, dont la base repose sur les privilèges, comme les grecs les avaient établis. La France n’a pas fait la rupture avec l’Hellénisme, ou plutôt, la rupture a été faite en 1789 à la révolution et a durée 10 années, NAPOLEON a rétabli l’Hellénisme en 1799. L’Allemagne, Le CANADA ….etc ont fait la rupture avec l’Hellénisme. Donc se rapprocher actuellement de l’Allemagne c’est faire une rupture culturelle, un progrès considérable, supérieur selon mon point de vue aux problèmes financiers car les problèmes financiers viennent de notre culture. C’est pour cette raison que L’Allemagne demande que les pays Hellénistes fassent en 1er cette rupture et ensuite il faudra régler les autres. Si non les pays Helléniste recommenceront. C’est mon point de vue . La France est une société sans contrôle qui est soumise à la médiocrité des hommes, ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas !

    Ce ne sont pas les politiques qui sont responsables, ils sont le résultat d’un fonctionnement inadapté de la démocratie. Rappel: Une démocratie sans contrôle est soumise à la médiocrité des Hommes, ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas. Il faut une autre démocratie, mais les conservateurs de tous les bords ont le pouvoir. Cumul des mandats, le temps des mandats trop long développent les connivences…etc. IL faut donc supprimer le cumul et limiter les mandats, pour permettre un renouvellement des Femmes et des Hommes politiques.
    Le fonctionnement de la démocratie hélléniste est responsable de cette médiocratie . Les mêmes problèmes qu’en France , il faut faire la rupture avec cette démocratie hélléniste comme la CANADA l’a fait…etc
    Résultat de La démocratie Hélléniste :La corruption en Grece en 2012=
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/04/03/20002-20120403ARTFIG00560-grece-l-ile-aux-aveugles-un-recit-de-corruption-ordinaire.php

    En complément de ces infos=
    Je suis Auditeur et Membre d’un comité Expert INHESJ (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure ,de l’intelligence économique et de la justice, Ministère de l’Intérieur) et j’ai publié un article dans la revue de l’INHESJ n°36 de janvier 2012 que je vous avais adréssé: l’administration et la Justice ont un rôle économique évident = je vous invite à lire à nouveau en cliquant sur le lien= http://injustice.blog.free.fr/public/L_Auditeur_INHES_Bulletin_n_36_de_janvier_2012__article_de_Richard_ARMENANTE.pdf
    Bien Amicalement

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