Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle (B. Bertez)

« À côté du FT [Financial Times] et de l’inénarrable Martin Wolf qui prend quasi la tête de la croisade de la finance, l’industrie britannique, comme disent Osborne et Cameron, contre l’Europe des nations et l’Allemagne, il y a le groupe Wall Street Journal. Ces rusés ont compris que la Grèce, c’était fini et que rien ne ferait fléchir les Allemands venant de Grèce. Le cas grec est déjà entendu.

Donc, l’offensive de nos klepto et de leurs alliés socialistes se focalise sur l’Espagne. On ne dira jamais assez l’erreur funeste, princeps de Hollande, de choisir le camp des pestiférés. L’histoire, espérons-le, sera sévère à son égard, tout comme à l’égard de Sarkozy qui a choisi les honneurs féodaux de Marrakech au lieu d’assumer son rôle, celui de coordonnateur discret et dans l’ombre de la stratégie de défense des intérêts français par la Droite. Lui seul connaît les dossiers, les tenants et aboutissants, son retrait de gamin est une faute.

Déjà, la semaine dernière, nos deux compères, Rajoy et Hollande se sont rapprochés contre l’Allemagne, avec le soutien vicieux et discret de l’Italien fédéraliste Monti.

La kleptocratie et les Anglo-saxons ont deux fers au feu.

  1. La social-démocratie qui demande que l’Allemagne paie et fasse ainsi le plein des créances des banques et de leur positions spéculatives risk-on. Le tout sous l’alibi de la croissance.
  2. Les médias qui, idiots utiles, propagent le catastrophisme et terrorisent les citoyens pour leur faire avaler n’importe quoi.

Après le scandaleux Bloomberg de Dallara, qui évalue le coût de la sortie de la Grèce à plus de 1 trillion, voici la filiale du Wall Street Journal qui fait sa « Une », tenez-vous bien, sur la sortie de l’Espagne. Ils ont le culot de développer en six points un argumentaire qui démontre que l’Espagne est en tête des candidats à l’exit de l’euro.

                                                                                                                                                             C’est une incitation à la panique, au run sur les banques espagnoles, à la chute de l’euro.

Il fut un temps, que nous n’appréciions guère, où l’atteinte au crédit des Etats était punie, nous serions presque pour que ces temps reviennent. Nous sommes en guerre, les peuples contre la finance et la finance contre les peuples.

Où sont les prétendus chefs ? Pas besoin d’être souverainiste pour s’indigner, lutter, relever le défi du combat.

A la date de vendredi dernier, l’audace des financiers et des Anglo-saxons était à son comble. Les chiffres font ressortir que la position vendeur à découvert, la position short de ceux qui veulent la baisse de l’euro était à un record historique de 195.400 venant de 173.900 la semaine précédente.

C’est une occasion unique pour l’Allemagne et la Bundesbank de donner une leçon à la Wolfpack. Il suffit que l’Allemagne tienne bon et fasse quelques déclarations fermes au niveau de la Buba et au niveau du gouvernement pour que la spéculation se retrouve en culottes courtes. N’oubliez pas que la Buba a une tradition exactement inverse de celle de la Fed. La Buba a pour tradition de surprendre et de donner des leçons aux marchés, ce que nous ne pourrions qu’encourager à ce stade. Le bras de fer, la partie de poker est engagée. Qui va gagner ? Nous préférerions que ce soit les Etats-nations. »

Bruno Bertez, le 30 mai 2012

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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17 commentaires pour Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle (B. Bertez)

  1. xavib dit :

    Fitch abaisse la note de huit régions espagnoles

    Par Les Echos | 31/05 | 13:55 | mis à jour à 14:05

    L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé la note de huit régions espagnoles, dont celle de Madrid, en raison de leurs déficits budgétaires structurels.

    Aucun répit pour le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy pris en tenaille entre l’urgence d’une recapitalisation du système bancaire et l’endettement inquiétants de ses régions. A la veille de la publication, vendredi par le gouvernement, des comptes des régions pour le premier trimestre, la mauvaise nouvelle du jour émane de l’agence d’évaluation financière Fitch.

    Fitch a abaissé la note de huit régions espagnoles, dont celle de Madrid, en raison de leurs déficits budgétaires structurels. Les autres régions concernées sont la Castille-La Manche, la Catalogne, les Asturies, l’Andalousie, le Pays Basque, les Canaries et la Cantabrie, alors que l’Espagne vit un moment de tension extrême sur les marchés.

    Une décision qui fait suite à celle de Moody’s qui, coiic deux semaines, a également dégradé la note de quatre régions espagnoles, dont la Catalogne. L’an passé, les régions étaient responsables des deux tiers de la déviation du déficit (8,5 % du PIB au lieu de 6 %).
    Vingt milliards d’économies à la charge des régions

    La décision de Fitch, qui a déclaré que de nouvelles dégradations des régions sont possibles, va rendre un peu plus difficile encore l’exercice de redressement budgétaire en Espagne. Alors que le pays est officiellement retombé en récession _ le PIB a reculé 0,3 % en rythme trimestriel et de 0,4 % en glissement annuel_ le gouvernement espagnol doit en effet trouver cette année 47 milliards d’euros d’économies afin de ramener son déficit à 5,3 % du PIB.

    Sur cette somme, il incombera aux 17 communautés autonomes du pays de réaliser un ajustement global de quelque 20 milliards d’euros : 10 milliards liés aux dépenses d’éducation et de santéet 10 milliards provenant « d’autres économies ou de hausses des recettes », a expliqué début mai le secrétaire d’Etat en charge des Administrations publiques, Antonio Beteta. Ceci afin de réduire leur déficit de moitié cette année.

  2. Jean LENOIR dit :

    Oui, c’est la guerre Olivier… N’en doutons pas un seul instant. Il serait largement temps de fédérer les opinions autour de blogs comme le vôtre, car il y en a « marre » de la communication et de la distorsion de la réalité par des mensonges, des manoeuvres et de la propagande.
    Je pense que les temps ne sont que trop mûrs pour une telle initiative même si je n’arrive pas à dégager un modus operandi.
    Sans doute cela pourrait-il passer par un club (pas un parti) ouvert à tous où l’information et la réflexion de blogs tels que le vôtre serait accessible au plus grand nombre : j’ai écrit un club pas un portail, car cela pourrait dynamiser l’adhésion.
    Loin d’être un spécialiste d’internet, j’ai seulement l’intuition que des key words judicieusement choisis pourrait faire apparaître un tel outil directement au niveau des news, des agences de communication tels que Reuter ou d’autres.
    Mon intuition est aussi que c’est le seul moyen de faire reculer l’oligarchie.
    Petit exemple en Nouvelle-Zélande… Mangawhai (où je réside) a été récemment qualifiée de « most corrupted place in NZ » ! Au nom de quoi ? En 2006 le district de Kaipara a voté la construction d’une usine de traitement des eaux pour trente millions de dollars après consultation du public comme c’est la loi. Secrètement, au mépris de tout réglement, deux mois plus tard une réunion secrète a augmenté la somme de vingt six millions de dollars et, les comptes étant opaques, l’opération aurait coûté finalement quatre vingt deux millions de dollars. Le Kaipara District Council, lequel n’a plus un sou a trouvé intelligent de tripler l’impôt foncier (lequel ne doit pas augmenter plus que le Commodities Price Index, CPI). Résultat d’une mobilisation internet plus de deux mille personnes (y compris le signataire) se sont retrouvés à défiler jusqu’à la salle de sport – mobilisés par internet – où le KDC avait préparé des réponses technocratiques (en l’absence du maire, hué) qui n’ont satisfait personne et incité à une pétition et à une grève massive de l’impôt avec panneaux bien visibles sur certains immeubles « Another rates striker ». Deux mille personnes… sur quatre mille habitants dans un district ruiné qui compte quelque 16 500 « rates payers ».
    Les interpellations mettaient les autorités au rang des traitements infligés aux grecs et aux européens.

    L’affaire n’en restera pas là bien entendu et le KDC pourrait théoriquement être déclaré en faillite.

    Enjeux l’effondrement d’un petit district à vocation touristique (hélas fort saisonnière) où un commerce sur deux fermerait, l’effondrement de la valeur des biens immobiliers et l’envolée du chômage déjà important – à deux heures de la riche Auckland.

    L’histoire fait grand bruit dans les médias dans un pays où tel ministre a été limogé pour avoir passé ses frais de locations de cassettes porno sur sa visa ministérielle lors de ses déplacements professionnels, il y a de cela un an environ.

    Jean LENOIR

    • Oui Jean, les temps semblent mûrs et pourtant j’ai l’impression qu’il faudra encore davantage pour éveiller les consciences et provoquer un sentiment de révolte dans la population.

      Peut-être faudra-t-il attendre que tous les peuples européens vivent une situation à la grecque ?

      Tous les moyens de s’informer sont là, il suffirait que chacun fasse l’effort et pourtant la très grande majorité se contentent de leur petit confort en comptant sur la compétence des élites dirigeantes et en espérant naïvement que l’orage s’abattra loin d’eux…

      Il est assez incroyable de penser qu’avec tout ce qui se passe, et dont même les médias dominants sont obligés de se faire l’écho, très peu de gens finalement s’alarment et cherchent à s’informer en profondeur…

      Mais on dira que c’est la nature humaine…

    • lomu dit :

      @JeanLenoir

      Vous y êtes bien en NZ ? Vous parlez de corruption mais le pays connait d’autres problèmes. De nombreux Kiwis quittent le navire… Direction l’Australie.

      http://www.radioaustralia.net.au/french/2012-05-29/les-kiwis-abandonnent-le-navire/951586

  3. BA dit :

    L’URSS regroupait 15 nations.
    L’URSS était un État fédéral.
    L’URSS avait une monnaie unique : le rouble.
    Aujourd’hui, l’URSS n’existe plus.
    Aujourd’hui, chacune des 15 nations indépendantes a sa monnaie.

    1-Arménie. Monnaie : le dram.
    2-Azerbaïdjan. Monnaie : le manat azéri.
    3-Biélorussie. Monnaie : le rouble biélorusse.
    4-Estonie. Monnaie : l’euro.
    5-Géorgie. Monnaie : le lari.
    6-Kazakhstan. Monnaie : le tengue.
    7-Kirghizistan. Monnaie : le som.
    8-Lettonie. Monnaie : le lats.
    9-Lituanie. Monnaie : le litas.
    10-Moldavie. Monnaie : le leu moldave.
    11-Ouzbékistan. Monnaie : le sum ouzbek.
    12-Russie. Monnaie : le rouble.
    13-Tadjikistan. Monnaie : le somoni.
    14-Turkménistan. Monnaie : le manat turkmène.
    15-Ukraine. Monnaie : la hryvnia.

    Conclusion : comme toutes les constructions supranationales, l’URSS s’est effondrée. Comme toutes les constructions supranationales, l’Union Européenne s’effondrera.

    Chaque nation de l’Union Européenne reprendra son indépendance.

    Chaque nation de l’Union Européenne reprendra sa monnaie.

    Chaque nation de l’Union Européenne reprendra le contrôle de sa monnaie, comme toutes les autres nations le font, partout ailleurs, sur tous les autres continents.

    L’euro rejoindra le gigantesque cimetière des monnaies mortes et enterrées.

    Ce sera la fin d’une folie collective. La fin d’une folie collective qui disait : « Les pays européens peuvent avoir la même monnaie »

    Ce sera le retour à la normale.

  4. Malheureusement pour vous, Poutine n’a eu de cesse que de recréer l’Union des républiques eurasiatiques fédérées autour de la Russie et de son système fédéral d’organisation des échanges appelé l’Eurasec. L’indépendance économique et monétaire des pays de la CEI est une fiction dans la mesure où leur monnaie est indexée sur le rouble (une des monnaies les plus stables au monde) qui lui-même est indexé sur un panier de valeurs où l’euro tient une place importante. La guerre monétaire en cours entre l’UE et les Etats-Unis n’a d’autre objectif que de neutraliser l’euro comme monnaie de réserve et d’échange pouvant servir de base à la création d’une monnaie eurasiatique, si l’UE décidait d’intégrer son économie à celle de l’espace économique russe et chinois. Par la même occasion les attaques spéculatives contre l’euro ont pour but d’empêcher cette fédéralisation économique au niveau de l’Eurasie au profit de l’alliance transatlantique qui est en train de se réaliser par l’alignement de la politique monétaire de la BCE sur celle de la FED dont elle copie le modèle économique et l’inféodation de la superstructure fédérale européenne à la Communauté internationale. Celle-ci ne manque pas une occasion de manifester son hostilité aux volontés d’indépendance manifestées par la Chine , la Russie et de plus en plus le Japon (voir les accords récents avec la Chine pour échanger directement leurs deux monnaies nationales sans passer par le dollar US dans la négociation des dérivés OTC type swaps sur devises), dont elles regardent avec méfiance l’intégration économique et l’éviction du dollar comme monnaie d’échange.

    • xavib dit :

      Eurasie contre Euramérique, très bien. Mais si d’après vous les attaques spéculatives contre l’euro ont pour but d’empêcher une fédération eurasiatique…. comment n’empêcheraient-elles pas aussi une fédération transatlantique ?
      S’ils détruisent l’euro les USA détruiront par la même occasion tout espoir de monnaie et de marché unique transatlantiques !

      • Déstabiliser n’est pas détruire mais faire avancer l’union monétaire européenne dans le sens voulu, c’est-à-dire d’une part empêcher l’unification du continent eurasiatique d’une part et d’autre la soumettre à la gouvernance décidée par la communauté internationale et la secte mondialiste qui la commande.

      • Trubli dit :

        C’est exactement cela Xavib. Je crains qu’il ne soit faux d’affirmer que les anglo-saxons en voudraient à l’euro. Ils ont surtout peur que cela leur saute à la figure et surtout pour les USA l’euro est un élément crucial de leur stratagème des chaines. La fin de l’euro risque très vite d’entraîner la fin de la « construction européenne » que les Etats-Unis soutiennent depuis 1945.

    • Geraldine dit :

      L’euro a été voulu par les Américains, il est piloté par eux… il serait étonnant qu’ils veuillent sa désintégration, surtout qu’ensuite ce serait la fin du dollar lui-même !

      Mais la finance mondialiste, de son côté, veut une Grande Crise pour faire sauter le verrou des Etats-nations et installer une « gouvernance mondiale »…

      « Ordo ab chaos ».

    • BA dit :

      La réalité est bien plus simple :

      Les Etats européens du nord ne veulent pas donner des centaines de milliards d’euros aux Etats européens périphériques.

      Et c’est pourquoi la zone euro va exploser.

  5. Trend dit :

    Laissez faire le marché, toute banque centrale qui agit contre le marché s’en est toujours mordue les doigts ( allez demander à là BNS dernièrement avec son eur/CHF à 1.20, à la Banque du japon il y a qques mois), y compris la Buba !!.
    Un euro dollar à parité pour fin 2012 ? Why not !. Les jaunes vont en baver, leurs exportations vers l’Europe chuteront et on ira les recoloniser comme au siècle dernier. Euro dollar bas et comptoirs commerciaux occidentaux en Chine = plein emplois en Europe.

    • Geraldine dit :

      Laisser faire le marché ? Avec ses « armes financières de destruction massive » (Warren Buffett) que sont les dérivés ? Non, surtout pas… et même s’il est peut être déjà trop tard…

  6. Jean LENOIR dit :

    Entre l’espoir et l’information, la majorité de nos concitoyens préfèrent la communication… cette machine à broyer l’analyse critique individuelle.
    Oui Olivier vous êtes loin d’avoir tort et la situation s’est pourrie à l’extrême de la gangrène gazeuse pour nous faire encore plus mal : au moment où la conscience générale comprendra sous le poids des dettes et de leurs conséquences, toutes les conséquences, et, cela, beaucoup trop tard, alors une immense colère rouge obscurcira tout sens commun – chacun devenant l’ennemi de tout le monde.
    Le marché a été dupé Géraldine : il boira son calice jusqu’à la lie.

    Une information de poids dans tout cela relevée dans la tribune : EADS et des firmes allemandes telles que MERCEDES ont obtenu des licences bancaires pour gérer leur trésorerie. Voilà qui ne va pas contribuer à assainir le marché bancaire, mais preuve aussi, que les dirigeants de ces entreprises, font de l’analyse, parfois, avec les datas et vont jusqu’au bout de leurs raisonnements.
    Mais cela ne les mettra pas à l’abri de l’hyperinflation…

    Jean LENOIR

  7. BA dit :

    Vendredi 1er juin 2012 :

    L’agence de notation Egan-Jones abaisse la note de l’Italie de « BB » à « B+ », avec une perspective négative au vu de « l’état misérable » de son économie.

    Lisez cet article :

    Les Bourses ont terminé en forte baisse vendredi de part et d’autre de l’Atlantique, des chiffres décevants sur l’emploi aux Etats-Unis s’ajoutant aux craintes liées à la situation financière et économique de la zone euro et au ralentissement de la croissance chinoise.

    L’économie américaine n’a créé que 69.000 emplois en mai, un chiffre inférieur de plus de moitié au consensus Reuters et le plus faible depuis un an. Le taux de chômage est reparti à la hausse, à 8,2%.

    Ces chiffres sont venus s’ajouter aux mauvaises nouvelles en provenance d’Europe, où se multiplient les signes de ralentissement de l’activité, et où aucun signe encourageant n’est venu apaiser les craintes liées à la crise de la dette dans la zone euro, ainsi que de Chine, où l’industrie a confirmé son ralentissement dans les dernières enquêtes auprès des directeurs d’achats.

    Selon une enquête Reuters réalisée après la publication des chiffres de l’emploi américain, Wall Street juge de plus en plus probable que la Fed engagera un nouveau cycle d’assouplissement monétaire pour préserver la reprise fragile de l’économie américaine.

    Sur le front de la crise de la dette en zone euro, l’agence de notation Egan-Jones a abaissé dans la soirée la note de l’Italie de « BB » à « B+ » avec une perspective négative, faisant part de ses doutes quant à la capacité du pays à soutenir ses banques sans aide extérieure au vu de « l’état misérable » de son économie.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8H1JK120120601

  8. BA dit :

    Samedi 2 juin 2012 :

    Chers amis Lecteurs,

    Il n’est pas dans mon habitude de partager le fruit des recherches internes de Gavekal, cependant il me semble que nous sommes aujourd’hui face à une des pires paniques financières de l’Histoire. Ainsi, et comme nous avons tissé des liens, voilà ce que je pense des positions à prendre pour ceux que cela intéresse.

    Derrière cette panique, on trouve la fin de l’Euro et la politique monétaire désastreuse des Etats-Unis, ainsi que la résultante des capitaux fermés de la Chine . Nous sommes dans la dernière travée avant la panique totale.

    De là, l’étape d’après devrait être :

    1/ La chute des prix du pétrole et des matières premières (Enorme levier sur ces deux axes).

    2/ C’est également le moment pour acheter des obligations de sociétés corporate comme ce fut le cas après la grande dépression, après Pearl Harbor, après Lehman, sur la base de la valeur réelle.

    3/ Des actions également, qui est le seul scénario apportant de la valeur, si et seulement si nous n’entrons pas dans une dissolution compléte du monde financier tel que nous le connaissons.

    4/ Des achats de Dollars US (bien répété par tous normalement)

    5/ Quiconque conserverait des obligations d’Etats depuis les trois derniéres années ne devrait pas s’attendre à la moindre rémunération, et ce pour les années à venir.

    Je crois sincérement, de toute mon expérience, que nous sommes à la veille d’une panique magistrale.

    Charles Gave.

    http://institutdeslibertes.org/2012/06/02/point-financier-du-2-juin-2012/

  9. Jean LENOIR dit :

    « Pas la moindre rémunération pour les années à venir »… Doux euphémisme, si j’en juge par les 2 cms d’épaisseur d’emprunts russes que détenaient mes grands-parents, lesquels ont contribué à l’essorage de l’immense fortune familiale (mais pas seulement – surtout les droits de successions à 40%). Notez que je ne me plains que du gâchis de capitaux d’une famille habituée à un train de vie restreint, de la perte de substance économique, de l’évaporation au profit de rien…

    Pardon pour cette allusion personnelle, d’un « héritier » qui s’est totalement reconstruit par l’investissement et les prises de risque avec sa seule épargne …et beaucoup de travail et de décisions. Quant à la « panique magistrale »… l’idée à véhiculer est celle des témoins et survivants d’un attentat à l’échelle monétaire …magistrale me paraît très en-dessous du qualificatif à trouver et « cataclysmique » paraît encore insuffisant tant le concours des circonstances et des enjeux de société est porteur d’un blast économique absolu.

    Queen’s Birthday en ce dimanche, jubilé des soixante ans de règne : flonflons et clinquants pour amuser les foules et leur passer une couche de brouillard sur le reste. Amusons-nous

    Jean LENOIR

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