Nicolas Doze : La liste des mots tabous en politique ne cesse de s’allonger

 (BFM TV, le 5 juillet 2012)

Austérité, rigueur, réforme de l’Etat, règle d’or, efficacité (de la dépense publique), coût du travail, défaut de paiement, transfert de souveraineté… interdiction d’en parler à gauche ! « Moralité : A force de ne jamais utiliser les vrais mots, de tourner autour des vrais mots, on ne voit jamais les vrais problèmes, donc on n’aborde jamais les vraies solutions et on perd énormément de temps ». Parmi les tabous, il aurait pu citer aussi la question de l’euro ou celle de notre appartenance à l’OTAN…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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17 commentaires pour Nicolas Doze : La liste des mots tabous en politique ne cesse de s’allonger

  1. stellar dit :

    La croissance par contre, qu’est-ce qu’on en parle !

  2. BA dit :

    Le mot tabou que les éditorialistes français n’osent pas prononcer : « crise systémique »

    Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d’Allemagne : Wolfgang Franz, Wolfgang Wiegard, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M. Schmidt.

    Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand.

    Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.

    C’est une bombe.

    « L’union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l’Allemagne. »

    « Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet. »

    http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf

    Eux-aussi, ils parlent de la « crise systémique » en zone euro.

    Pour éviter cette « crise systémique », je propose de réunir ce week-end un sommet européen de la dernière chance.

    Après tout, le dernier « sommet européen de la dernière chance » a eu lieu il y a une semaine.

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  4. Jean LENOIR dit :

    @BA

    La crise de fond (ou devrions nous dire de fonds ?) c’est qu’avec une croissance en déclin, le remodelage social passe par l’amélioration de la posture sociale de l’emploi conjugué à une adaptation fiscale mesurée et juste, de circonstance, afin de positionner la compétitivité de notre pays sur de nouveaux curseurs, lesquels afin d’asseoir le redéploiement des parts de marché de nos acteurs productifs dans un paysage international en décélération, tout en apportant aux acteurs publics les moyens de dynamiser l’action tout en maîtrisant les dépenses par une re-formation de la contribution des agents à la pertinence des décisions et des orientations politiques, lesquelles doivent susciter le bouillonnement indispensable pour remonter le moral de chacun, le remettre au travail et à lui conférer le positionnement souhaité de son statut économique et de rendre à la Nation sa fierté et sa productivité…

    Vous avez compris ? moi pas, mais c’est si beau les mots re-visités pour mettre du baume au coeur et d’insuffler le moral à chacun.

    blablabla

    Jean LENOIR

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  6. BA dit :

    Jean LENOIR, vous avez raté votre vocation : vous auriez pu faire homme politique. Vous parlez les deux langues : la langue française, et la langue politique. En France, en juillet 2012, nos hommes politiques ont deux mots-tabous : « éclatement de la zone euro » et « crise systémique ».

    Depuis un mois, de plus en plus de personnalités voient arriver une « crise systémique en zone euro », et elles voient arriver « l’éclatement de l’euro »

    Premier exemple :

    Edouard Tétreau est un fervent partisan des Etats-Unis d’Europe. Sur son blog etatsunisdeurope.com Edouard Tétreau écrit le 2 juillet 2012 :

    « Sans sous-estimer l’intention proclamée de faire une union bancaire de 27 pays et 500 millions d’habitants en quelques jours, il semble aujourd’hui peu probable que nous puissions éviter le choc qui vient, celui d’une faillite bancaire, d’un éclatement de la zone euro ou du défaut unilatéral d’un Etat, inscrits dans la réalité des chiffres, pour lequel personne n’est prêt. »

    Deuxième exemple :

    José Manuel Barroso n’a pas osé prononcer l’expression « éclatement de la zone euro ». Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    « Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui », a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg le 13 juin 2012.

    Troisième exemple :

    Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d’Allemagne : Wolfgang Franz, Lars P. Feld, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M. Schmidt. Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand. Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.

    « L’union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l’Allemagne. »

    « Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet. »

    http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf

  7. Mauri dit :

    Le plus grand tabou est de dire la vérité sur l’Islam.
    http://ex-musulmans.over-blog.com/article-islam-prophete-auto-proclame-ideologie-totalitaire-guerre-pillage-razzia-viols-104820546.html
    «Islam = prophète auto-proclamé, idéologie totalitaire, guerre, pillage, razzia, viols.
    Contrairement à ce que veulent nous faire croire les zélateurs de cette “religion” et leurs “idiots utiles” l’islam est avant tout une IDEOLOGIE TOTALITAIRE et agressive utilisée par son prophète auto-proclamé pour soumettre les hommes à son autorité, en faisant du BUTIN sa source légitime de revenu ainsi qu’un moyen de recruter des adeptes attirés par l’appât du gain.»

    À lire ce blog qui brise le tabou http://comiteporteparis.wordpress.com/

    À la fin de l’article “Il est temps d’écouter les EX-musulmans” http://comiteporteparis.wordpress.com/2012/06/22/il-est-temps-decouter-la-voix-des-ex-musulmans/ il est demandé de diffuser l’information alors je diffuse.

    “La classe politique française est lâche”
    http://comiteporteparis.wordpress.com/2012/06/07/la-classe-politique-francaise-est-lache/

  8. Ping : FINANCE | JUILLET 2012 | Pearltrees

  9. Geraldine dit :

    Le plus grand tabou c’est le lobby juif en Europe, aux Etats-Unis et dans le monde en général. L’islam à côté n’a aucune influence ou presque, sauf peut-être chez ceux justement qui combattent le sionisme.

  10. Trend dit :

    Sans vouloirpasser du coq à l’ âne, la Deutsche Bank pourrait tomber en faillite ?
    Dexia Core Tier 1 ratio de 1.81 => Faillite (nationalisée)
    Deutsche Bank Core Tier 1 de 1,68 !!

    Voir : http://www.zerohedge.com/

  11. Jean LENOIR dit :

    Si de l’économie on passe aux guerres de religion, je rends mon tablier. Déjà que les citations bibliques de l’autre jour semblaient comme un éléphant dans un magasin de porcelaine…

    Par contre la dernière info de Trend me paraît consistante, en ce sens que les banques sont d’ores et déjà nationalisées pour s’être vendues à la dette et à la planche à billet à outrance : bien peu devraient échapper au couperet.

    Jean LENOIR

  12. Gribouille dit :

    Je dirais plutôt qu’il y a le faux tabou, rigueur, manque de compétitivité à cause du coût du travail et des 35H, qui correspond à la grille de lecture dominante.

    Et les vrai tabous :

    Le premier est celui qui consiste à dire que les plans d’austérité en Europe conduiront à une dépression économique aggravée, une montée inexorable du chômage, et paradoxalement une incapacité pour les Etats à contrôler l’explosion de la dette publique avec la baisse des recettes fiscales que cela induit.

    Le second grand tabou est celui de la compétitivité et de l’Euro ! La compétitivité est d’abord une question toute relative puisqu’elle dépend des parités monétaires. En clair, nous ne sommes pas compétitifs pour les raisons généralement invoquées. D’ailleurs les statistiques ne semblent confirmer cette propagande pour le temps et le coût du travail. Mais ça arrange tout le monde sinon on serait naturellement amené à évoquer la fixité des taux de change qu’impose la monnaie unique.

    Le troisième grand tabou est de dire que les modèles sociaux nationaux sont incompatibles avec l’Euro. La zone Euro est un catalyseur de dumping fiscal et social entres pays membres. Quand les modèles sociaux et fiscaux sont différents, ils entrent naturellement en concurrence créant un processus dont l’équilibre ressemblera à un dilemme du prisonnier. En clair si je ne baisse pas mes impôts pour attirer les usines de mon voisin, le voisin le fera à ma place. Les Etats devront faire face à une diminution inexorables de leurs recettes fiscales qui ne permettront plus de financer les dépenses de l’Etat, en particulier les dépenses sociales.

    Le quatrième tabou est celui d’une recomposition des activités au sein de la zone euro aux dépens des pays périphériques de l’Europe. Les principes d’économie géographique nous apprennent qu’il y a forcément des pays perdants et des gagnants si on fait tomber des frontières. La fin des monnaies nationales a engendré un processus de relocalisation et de concentration économique des activités économiques. Si les usines se déplacent vers l’Est renforçant la fameuse banane du 19e siècle, c’est une conséquence du marché unique. Malheurs aux populations des pays périphériques condamnés au chômage de masse. On est loin de l’Europe des peuples qui profitera à tous les pays. Au contraire l’appauvrissement économique des états situés à la périphérie de l’Europe est en cours.

  13. BA dit :

    Dans la liste des mots tabous : « crise systémique », « éclatement de l’euro ». Par exemple, les journaux télévisés de TF1 ne prononcent jamais ces deux mots-tabous. Et pourtant ces deux choses se rapprochent de plus en plus.

    Lundi 9 juillet 2012 :

    L’Allemagne emprunte à nouveau à taux négatif à 6 mois, record à – 0,03%.

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est toutefois inquiété à plusieurs reprises de ces taux « contre nature », qui mettent en évidence une zone euro écartelée entre quelques Etats jugés solides, et les pays de la périphérie qui doivent payer toujours plus cher pour se financer comme l’Espagne ou l’Italie, quand ils ne sont pas complètement coupés du marché comme la Grèce.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSAllemagne_emprunte_a_nouveau_a_taux_negatif_a_6_mois_record_a__00395090720121300.asp

    L’Allemagne voit ses taux d’emprunt baisser de plus en plus.

    L’Espagne et l’Italie voient leurs taux d’emprunt augmenter de plus en plus.

    La zone euro va exploser.

    Que chacun évacue le Titanic « ZONE EURO ».

    Que chacun se dirige vers les 17 canots de sauvetage.

    Que chacun commence l’évacuation du Titanic.

  14. BA dit :

    Aujourd’hui, l’Allemagne a lancé un emprunt à 6 mois, avec un taux négatif record à – 0,03%.

    Aujourd’hui, la France a lancé un emprunt à 13 semaines (3 mois) et 24 semaines (6 mois) : les taux sont négatifs, ils sont ressortis à respectivement – 0,005% et – 0,006%. Le taux moyen de l’émission à 50 semaines (1 an) est tombé lui à 0,013%, un niveau historiquement bas.

    En revanche, les taux de l’Espagne et de l’Italie continuent à exploser.

    La zone euro est en train de se disloquer.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 6,38 %.
    Mardi 3 juillet : 6,25 %.
    Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
    Jeudi 5 juillet : 6,776 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,954 %.
    Lundi 9 juillet : 7,062 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 5,74 %.
    Mardi 3 juillet : 5,63 %.
    Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
    Jeudi 5 juillet : 5,979 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,026 %.
    Lundi 9 juillet : 6,105 %.

  15. BA dit :

    Mardi 10 juillet 2012 :

    Un exemple de pipeau :

    Les ministres des Finances de la zone euro ont réussi dans la nuit de lundi à mardi à mettre au point un plan d’aide à l’Espagne qui devrait se traduire dès la fin du mois par un versement de 30 milliards d’euros à Madrid.

    « Nous sommes parvenus à un accord politique sur un projet de mémorandum » concernant l’aide aux banques espagnoles, a annoncé M. Juncker à l’issue de neuf heures de réunion à Bruxelles.

    Le but est de « formaliser l’accord dans la seconde partie du mois, ce qui permettra un versement de 30 milliards d’euros d’ici la fin du mois », a-t-il ajouté. Une nouvelle réunion de l’Eurogroupe aura lieu à cette fin le 20 juillet. La maturité des prêts à l’Espagne pourra aller « jusqu’à 15 ans », mais sera en moyenne de « 12 ans et demi », a précisé le président de l’Eurogroupe.

    La zone euro a mis sur la table une enveloppe pouvant atteindre 100 milliards d’euros pour les banques espagnoles, mais le montant final dépendra des besoins effectifs calculés établissement par établissement.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-eurogroupe-parvient-a-un-accord-sur-l-espagne-30-milliards-d-euros-a-la-cle-5de6d7215c1874206ac1f731f657519b

    Le pipeau est ici :

    LES 30 MILLIARDS D’EUROS, ET LA SOI-DISANT ENVELOPPE POUVANT ATTEINDRE 100 MILLIARDS D’EUROS, N’EXISTENT PAS.

    Il va d’abord falloir emprunter ces dizaines de milliards d’euros sur les marchés internationaux.

    Ensuite, et seulement ensuite, on pourra prêter ces dizaines de milliards d’euros à l’Espagne.

    On ne règle pas le problème de l’Espagne.

    On ne fait qu’empiler de nouvelles montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes déjà existantes.

  16. xavib dit :

    Obama s’attribue le contrôle de toutes les communications

    « Après la NDAA 2012, le président américain Barack Obama a mis son nom sur un décret vendredi, qui permet à la Maison Blanche de contrôler toutes les communications privées dans le pays au nom de la sécurité nationale.

    Le président Obama a publié son dernier ordre exécutif, ce vendredi 6 Juillet 2012; une déclaration de 2205 mots nommée “Délégation de la sécurité nationale et aux préparatifs d’urgence aux fonctions de communication”. Et bien que le président a choisi de ne pas commémorer cette signature en grande pompe, les pouvoirs qu’il s’attribue à lui-même ainsi qu’au gouvernement fédéral comptent parmi les plus importants de tous les ordres exécutifs. »

    Voir ici : http://lejournaldusiecle.com/2012/07/10/obama-sattribue-le-controle-de-tous-les-systemes-de-communication/

  17. gold price dit :

    Très voisine de la précédente, cette objection est tout aussi fausse. Là aussi, un vrai problème concernant un autre débat est utilisé pour étouffer celui-ci. Quand bien même l’EDR servirait à construire des villas privées aux potentats locaux et seraient l’occasion de nombreuses malversations, les chances de les empêcher de vivre sur le dos de leurs administrés sont plus fortes si ces administrés sont assurés de leurs subsistance et ont l’obligation de les employer comme preuve concrète de l’existence d’une communauté civique que s’ils sont des chômeurs ou des travailleurs précaires aux abois. Berlusconi ou Sarkozy sont survenus dans des systèmes niant le statut d’émetteur de la monnaie du Trésor, et on pu mené la corruption qu’ils souhaitaient. En vérité, croire que lorsqu’un mal survient, c’est le bien détourné pour l’occasion qui doit se justifier plutôt que le mal lui-même, c’est avoir une attitude profondément nihiliste, où rien de bien ne peut vraiment arriver, où le mal est la norme indépassable et le bien une illusion qu’il suscite parfois à l’occasion de ses convulsions.

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