La démocratie islandaise plus forte que les banquiers

Une tribune que j’ai rédigée pour Atlantico : La démocratie islandaise plus forte que les banquiers, ou comment le politique reprend le pouvoir sur l’économique.

Session publique de la Constituante islandaise en juin 2011

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, Finances publiques, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour La démocratie islandaise plus forte que les banquiers

  1. BA dit :

    Lundi 23 juillet 2012 :

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,337 %.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,498 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a indiqué lundi qu’il ne voyait aucune raison d’organiser d’urgence un nouveau sommet sur la crise de la zone euro, en dépit de nouvelles craintes des marchés sur la capacité de l’Espagne à maîtriser son déficit public.

    « Je ne crois pas qu’il serait approprié d’organiser un sommet en urgence ou une réunion au niveau européen », a déclaré Mario Monti cité par l’agence Interfax à l’issue d’entretiens avec le président russe, Vladimir Poutine, à Sotchi, dans le sud de la Russie.

    « Plusieurs réunions d’urgence ont été convoquées dans un passé récent et, lors du dernier sommet des dirigeants de la zone euro les 28 et 29 juin, des mesures efficaces ont été prises pour faire face à des situations difficiles », a ajouté M. Monti, selon des propos rapportés par Interfax.

    http://www.romandie.com/news/n/_Un_nouveau_sommet_de_l_UE_pas_necessaire_dans_l_immediat_49230720122017.asp

    J’éclate de rire !

    « lors du dernier sommet des dirigeants de la zone euro les 28 et 29 juin, des mesures efficaces ont été prises pour faire face à des situations difficiles »

    Mario Monti nous fera toujours rigoler !

  2. BA dit :

    Pour pouvoir sauver la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, sera doté d’un capital de 700 milliards d’euros.

    Je recopie Wikipedia :

    « Le MES sera doté d’un capital autorisé fixé à 700 milliards d’euros dont 80 milliards à verser par tranche de 20% sur cinq ans. »

    Quels sont les cinq pays qui donneront le plus d’argent au capital du MES ?

    1- L’Allemagne versera au capital du MES la somme de 190,024 milliards d’euros.

    2- La France versera au capital du MES la somme de 142,701 milliards d’euros.

    3- L’Italie versera au capital du MES la somme de 125,395 milliards d’euros.

    4- L’Espagne versera au capital du MES la somme de 83,325 milliards d’euros.

    5- Les Pays-Bas verseront au capital du MES la somme de 40,019 milliards d’euros.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canisme_europ%C3%A9en_de_stabilit%C3%A9#Contributions

    En clair :

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.

  3. BA dit :

    Mardi 24 juillet 2012 :

    Madrid paie toujours plus cher pour emprunter, les marchés fébriles.

    L’Espagne a emprunté mardi 3,05 milliards d’euros à court terme, devant concéder une fois de plus des taux d’intérêt en hausse dans un climat de tension extrême des marchés, qui mettent en doute la solvabilité du pays, fragilisé par ses régions et par ses banques.

    Le Trésor espagnol a rempli son objectif, qui était de lever 2 à 3 milliards d’euros, mais les taux ont monté, passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois, et de 3,237% à 3,691% pour ceux à six mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s’étaient déjà envolés.

    Cette opération survient alors que le pays reste fortement chahuté sur les marchés : mardi matin, tandis que la Bourse cédait 2,19%, le taux des obligations espagnoles à dix ans restait au niveau très élevé de 7,567%, un nouveau record depuis la création de la zone euro en 1999.

    La prime de risque, qui mesure le surcoût que doit payer l’Espagne pour emprunter, par rapport à l’Allemagne, était elle à 619 points (6,19 points de pourcentage).

    « L’approbation vendredi par l’Eurogroupe d’une aide financière d’un maximum de 100 milliards d’euros pour les banques espagnoles a été éclipsée par la demande d’aide de la région de Valence, rapidement suivie de celle de Murcie, et par la publication du chiffre de croissance du 2e trimestre (-0,4%), une estimation de la Banque d’Espagne généralement confirmée par les chiffres officiels », souligne dans une note Cyril Regnat, analyste chez Natixis.

    « La situation des régions, qui paraissait sous contrôle en début d’année, s’est donc dégradée et sur les 17 régions espagnoles, près de 6 demanderaient l’aide de l’Etat », ajoute-t-il.

    http://www.romandie.com/news/n/_Madrid_paie_toujours_plus_cher_pour_emprunter_les_marches_febriles48240720121123.asp

  4. Jean LENOIR dit :

    Eh bien voilà, à force d’être à hue et à dia, le bon peuple s’est rebiffé.
    Ce soir il y a plus que des frémissements en Allemagne où payer pour tout le monde réveille des vieux démons et les réactions épidermiques de la population.
    Angela Merkel va en avoir des frissons car, de chercheur elle est devenue bête politique. Or elle va très vite s’apercevoir que son peuple va bientôt la honnir sous le joug des événements.
    L’histoire allemande montre qu’un peuple peut se mettre à une botte alternative …quite à en perdre ensuite son âme et sombrer dans la honte.

    Attention donc, danger partout, comme la marée au galop efface les bancs de sable où les imprudents sont cernés de toute part.

    Jean LENOIR

  5. slam dit :

    La Tribune ouvre une brêche dans le politiquement correct sur l’euro !

    Bon, ils expriment encore des réserves mais quand même il y a une remise en cause du dogme:

    « L’Islande peut-elle être un modèle? Difficilement. La taille du pays rend la transposition de cette expérience difficile. Mais elle montre que la voie européenne qui consiste à se préoccuper d’abord des intérêts des créanciers et des banques n’est pas sans alternative. De même, elle prouve qu’il peut y avoir des expériences de dévaluations réussies, alors que l’on prétend que toute sortie de l’euro provoquerait la ruine des pays concernés. »

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/20121004trib000722991/quatre-ans-apres-l-islande-nargue-l-europe.html

  6. Jean LENOIR dit :

    La Tribune est en train de reconnaître que la cause de l’euro est condamnée…
    Il est temps de regagner les lecteurs !

    A chacun son tour d’être cynique.

    Jean LENOIR

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