L’euro des élites, coûte que coûte… (B. Bertez)

« Le fait important, pour nous, est la détermination des responsables européens à sauver l’euro. Nous les croyons quand ils le disent, car nous savons qu’ils sont capables de le faire, coûte que coûte. Plus exactement, peu importe ce que cela vous coûte ! Nous sommes en guerre et, à la guerre, les chefs se battent jusqu’au dernier de leurs soldats.

Dans cet article, nous n’examinons pas l’hypothèse d’un cheminement diffèrent de la crise européenne, comme une sortie des pays du « core » dur de la Zone Euro. Laisser l’euro aux pestiférés, et en sortir, est la solution la plus avantageuse pour les pays du Nord et même ceux du Sud, malheureusement, le désirable n’est pas le plus probable.

Il y a quelque temps que nous n’avons pas évoqué les marchés financiers. La raison en est simple : nous considérons qu’il n’y a plus véritablement de marchés. Nous avons dépassé le stade du pilotage et de la manipulation et nous sommes en plein dans le dirigisme. Le dirigisme cynique. Nous ne sommes pas seuls à penser ainsi, puisque les volumes de transactions sont très faibles, ridiculement faibles, quelles que soient les bases de comparaison retenues. Cela signifie que les gens, comme nous, pensent qu’il n’y a plus de marché et qu’ils n’ont plus rien à y faire. Il n’y a plus rien à confronter, les prix sont dictés.

Ce rétrécissement des échanges fait l’affaire des gouvernants et régulateurs. Les bourses sont plus faciles à tenir quand les volumes sont réduits. Il suffit de quelques interventions à la marge sur les marchés directeurs qui déclenchent les corrélations, comme les marchés de crédit, les CDS, les spreads, etc., pour imprimer l’allure que l’on recherche.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que ce qui se joue en ce moment au travers toutes les problématiques, c’est purement et simplement le sort des banques et de la finance. Que l’on parle de QE, d’achats de bonds souverains, de contrôle des bandes de fluctuation des taux d’intérêt en Europe, de monétisation, etc., tout, tout cela est fait au profit des banques et pour leur éviter la déconfiture. Ou plus exactement pour éviter que la déconfiture réelle, acquise, actuelle, ne se donne à voir au grand jour. Déjà sur les dépréciations de leurs achats de bons souverains au cours des 15 derniers mois, les banques ont perdu l’essentiel de leur capital. Dans ces conditions, on comprend que le secteur bancaire apporte son concours à la tenue des marchés et évite de jouer contre eux. Il contribue positivement et évite que la fameuse recherche de prix libres puisse se réaliser. Quand on vit sur un mensonge, on n’a pas intérêt à ce que le mensonge soit découvert, n’est-ce pas.

Les autorités ont profité de la période estivale pour entretenir à la fois l’espoir et l’incertitude.

L’espoir d’abord que les largesses monétaires seraient au rendez-vous.

Aux Etats-Unis en particulier, chaque fois que le doute est venu, on a envoyé une fuite, un message pour dire que l’on était là et que les vendeurs n’avaient qu’à bien se tenir, le put est toujours en vigueur. Et cela a marché, on a restauré les deux sens sur les marchés, on a tenu les opérateurs en laisse. Ce n’est pas qu’ils doutent de l’issue finale, non, mais ils craignent, à juste titre, le flux des déclarations et des fausses confidences, les coups d’escarpolette, les mentis et démentis. On ne peut ni anticiper la dégradation de la conjoncture économique, ni le fait accompli du QE, on reste donc l’arme au pied. C’est ce que recherchaient les Pouvoirs.

En Europe, c’est un peu ce qu’a fait Draghi. Il a fait des déclarations spectaculaires, très publicisées, allant dans le sens d’une prise de pouvoir, d’un coup d’Etat qui lui permettrait de monétiser la dette des souverains pestiférés et des banques en général. Le jeu a été subtil, bien mené avec les Allemands. Un jour, notre Draghi appuyait sur l’accélérateur sur la route de la monétisation, un jour les Allemands freinaient, poussaient les célèbres cris d’orfraie, affirmant que jamais ils ne se laisseraient violer. Résultat, les marchés ont tenu, les taux des pestiférés ont rétrogradé, on a obtenu, à peu de frais, une pause, une accalmie. Une accalmie qui nous place en position d’attente de la Cour Constitutionnelle allemande prévue pour la première quinzaine de septembre. Ensuite, on attendra le sommet européen d’octobre. On a pu aussi, grâce à ces alternances de chaud et de froid, d’accélération et de freinage, passer le cap de la Grèce. Draghi finance en sous mains, en catimini. Pour faire bonne mesure, la Troïka a retardé la remise d’un rapport qui est terminé depuis longtemps et dont tout le monde, parmi les initiés, connait les conclusions.

Les esprits curieux s’inquièteraient et se demanderaient : comment diable tout ceci est-il possible, comment ces gens conservent-ils la moindre crédibilité, comment les marchés tombent-ils dans le panneau ? La réponse est simple, il n’y a plus d’esprit critique, il n’y a que de la connivence. Les gouvernements, les banquiers centraux, les banques, les économistes, les médias mangent à la même soupe, les partis politiques européens sont tous sur la même ligne. Il faut continuer, il faut maintenir l’euro. A partir de là, tout est permis. C’est plus que de la raison d’Etat, c’est un impératif tombé du ciel, pire que l’impératif kantien, lequel autorise tout, blanchit toutes les noirceurs. Face aux noirceurs, l’euro lave plus blanc. Tout est permis.

C’est comme en temps de guerre, ceux qui savent et qui vont envoyer les autres se faire descendre s’octroient tous les droits au prétexte de soi-disant intérêts supérieurs dont ils seraient les garants.

De la même manière que maintenant, dans les conflits, le jeu de massacre est concentré sur les civils, le jeu de massacre financier est concentré sur les citoyens lambda, la chair à canon de la bataille financière. La piétaille de l’épargne.

Tout est fait pour imposer la voie de cheminement, nous ne disons pas la voie de sortie, de la crise, qui convient aux kleptocrates et à leurs multiples alliés. Et il faut le dire, nous sommes admiratifs, tant cela est fait habilement. On gère tout ce qui est de l’ordre des perceptions, des émotions, des apparences, des signes, à la perfection. Le seul problème, tout petit problème, c’est qu’au niveau du réel on ne fait rien. Rien qu’aggraver la situation et préparer des surlendemains qui déchanteront, d’autant plus qu’il y aura eu une fausse ivresse entretemps.

Le cheminement est de plus en plus clair pour qui sait reconstituer en toute indépendance d’esprit les morceaux du puzzle ou plutôt, sait voir les petits cailloux blancs.

Voici quelques pistes :

– L’austérité comme concept de base pour lutter contre la crise, c’est fini.

– Les pare feux pour protéger, éviter les contagions, c’est fini.

– Les ESM, EFSF nus, les solidarités fiscales c’est fini.

– Le mythe de l’intégration politique et donc fiscale, c’est fini.

– Le mythe d’un «core» qui soutiendrait l’ensemble, c’est fini, exit l’Espagne et l’Italie.

– Le tabou du non-financement des govies par la Banque Centrale, c’est fini.

En revanche ce qui émerge c’est :

– Le risque de dislocation, le risque de break-up, comme on dit.

– Le risque de dénomination, de conversion, le risque de change.

– Le risque d’explosion sociale, de troubles, voire de révolution.

Le tout accompagné de déclarations solennelles qui excluent totalement la disparition de l’euro. Le fameux « coûte que coûte ».

Quand on met l’ensemble bout à bout, qu’on rapproche de l’autre élément passé sous silence, à savoir la dégradation rapide de l’activité économique en Europe et singulièrement en Allemagne, qu’on rapproche de l’affaiblissement accéléré de la conjoncture partout dans le monde, alors, on a la conviction qu’autre chose, un mauvais coup, se prépare.

Pour ceux qui suivent la presse allemande, les indices sont là également, les conservateurs multiplient les interviews, les déclarations, les articles, les livres même, pour s’opposer à l’irrésistible ascension de Draghi. Encore ces derniers jours, Weidmann est monté au créneau, il a frappé fort, très fort pour quelqu’un qui est habitué au parler façon « robinet d’eau tiède » des banquiers centraux.

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La Banque centrale allemande, la Bundesbank, ne rate jamais une occasion de critiquer l’option de rachats d’obligations publiques par la BCE, assimilable à un “financement des Etats par la planche à billets”, selon les mots de son président Jens Weidmann dans un entretien au Spiegel paru lundi. « Dans les démocraties, ce sont les parlements et pas les Banques centrales qui décident d’un tel partage des risques”. Allant plus loin, M. Weidmann a même assimilé le “financement par les banques centrales” à une “drogue” qui peut rendre “accro”.

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Weidmann a bien compris qu’en sous-main Merkel soutenait Draghi et que même Schäuble, malgré ses sorties trompeuses, allait dans le même sens. Le gouvernement allemand se laisse violer, tous ses efforts se concentrent sur la question d’obtenir des contreparties.

Weidmann met en avant plusieurs points fondamentaux contre la monétisation :

– L’achat de bons souverains viole les règles du traité.

– Les achats indirects sont un moyen de tourner le traité.

– Cette politique équivaut à un financement des gouvernements par la planche à billets.

– La BCE viole les règles de la démocratie en appauvrissant les contribuables citoyens.

– Le financement monétaire est une drogue qui rend «addict», dépendant, on ne peut s’arrêter.

Il faut noter qu’après ces déclarations de Weidmann, Merkel est intervenue pour… soutenir Draghi. Elle a dit : Weidmann est dans son rôle en attirant l’attention sur les risques, mais Draghi n’a rien fait de mal, il reste fidèle à son mandat. Quant à Schäuble, il a insisté sur «la nécessaire consolidation du secteur bancaire européen» et la nécessité de renouer avec une croissance vigoureuse en Europe et en zone euro.

Pour nous, tout est évident, on prépare ce qui, il y a quelques années, aurait paru impensable, la monétisation, le financement monétaire des gouvernements européens et de leurs banques. Nous ajoutons de leurs banques car tout va dans ce sens. Ce qui se passe avec l’Espagne est un test grandeur nature. On a compris que l’on pouvait faire d’une pierre deux coups par la monétisation, recapitaliser les banques et, en même temps, renflouer les Etats.

Il nous paraît probable que l’on ira au-delà des achats de bons souverains et que l’on mettra en place des tourniquets et subterfuges pour recapitaliser, par la monétisation, le secteur bancaire. Ce n’est pas un hasard si, depuis quelque temps, cette idée d’un contrôle européen du secteur bancaire fait son chemin, elle est complémentaire de la recapitalisation directe ou indirecte par la monnaie. Regardez les cours des valeurs du secteur bancaire depuis quelque temps. Ils parlent d’eux-mêmes.

En résumé, notre conviction est que l’on a touché les limites des fausses solutions antérieures, elles sont insuffisantes, elles provoquent divisions et affrontement, elles étouffent les économies, exacerbent les risques sociaux. Assez, assez, il faut passer à autre chose de plus radical.

Place à l’inflation de la monnaie.

La crise des souverains, la crise bancaire, crise de surendettement généralisé, est une crise du crédit.

Les obligations des Etats, des banques, n’inspirent plus confiance, il faut les remplacer par autre chose, il faut engager la crédibilité d’une autre institution qui va émettre, elle aussi, du crédit, de la monnaie de crédit, et cette institution, c’est la BCE.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne l’ont fait, et ils se portent moins mal que l’Europe.

Ils sont en avance dans la monétisation, l’Europe a du retard. L’Europe va donc devoir combler son retard, vite et en un temps réduit. Elle va devoir forcer la marche. La toxicité des dettes contenues dans le secteur bancaire, les fuites de dépôts bancaires, les gouffres de finances publiques, tout contribue a ce que l’on frappe vite et fort. L’Europe a besoin d’une monétisation de près de 3 trillions. Hé oui, cela va coûter cher les erreurs, mensonges et malhonnêtetés réunies.

N’écoutez pas les officiels, ils ne parlent que pour vous induire en erreur et avoir les mains libres pour monétiser en limitant les conséquences non voulues. Ils ne voudraient pas, par exemple, que vous vous précipitiez sur les assets pour jouer cette inflation programmée, non, ce jeu est réservé aux banques, qui participent aux discussions et à leurs complices. Tout en proclamant, «Moi monétiser ?, Jamais !» la BCE a pris une part significative sinon déterminante du refinancement des gouvernements en 2011. Alors on peut se demander qu’est ce que cela sera quand elle acceptera de dire publiquement, maintenant je monétise. Qu’est ce que cela sera quand elle le fera au grand jour.

Les indicateurs qui permettront de suivre la détérioration de la situation ne sont pas des indicateurs très grand public, comme les taux des emprunts à 10 ans des pestiférés, ce sont des données discrètes comme la masse des besoins de refinancement des Etats et des banques, les balances, les déséquilibres du système Target 2, le rythme des fuites des capitaux des déposants, les positions à terme sur les changes, etc. C’est à ce niveau que se joue la dégradation de la situation européenne et c’est là qu’il faut regarder.

La monétisation, ce n’est rien d’autre qu’une expansion du crédit frauduleux, couverte par les plus hautes autorités. Le stock de dettes des gouvernements et des banques est trop gros pour être amorti. L’Europe est pour partie en proie a une crise de liquidité, pour partie en proie a une crise de solvabilité et il y a une partie qui souffre des deux à la fois.

La BCE va gonfler son bilan, accumuler les créances pourries, créer des systèmes complexes pour recapitaliser les banques. Elle permettra à l’euro de survivre, mais ce sera sur le dos des peuples, avec un coût considérable.

Une fois passés les ajustements des positions de la spéculation, la devise européenne va prendre le chemin de la baisse, l’euro va dévaluer. C’est l’une des conséquences de l’opération. Selon toute probabilité les capitaux des kleptos, des Ultra Riches, les fonds étrangers vont aller voir ailleurs s’ils sont plus utiles et moins menacés. Il n’est pas impossible qu’un boom boursier s’enclenche, il pourra même bénéficier à tous les véhicules, actions, obligations, or, etc. Il est probable qu’une embellie, un sursaut de croissance économique s’enclenche, c’est dans l’ordre des choses. Donc ne vous étonnez pas de la hausse paradoxale des marchés, il y a des Gros, des très Gros, proches des Pouvoirs et des Banques Centrales qui pensent comme nous.

Tout cela n’est que probable, mais ce qui est sûr, c’est que l’euphorie sera de courte durée, car ce boom sera artificiel et on aura confondu l’imaginaire avec le réel. On ne résout pas un problème d’excès de dettes en augmentant la masse de dettes, fût-ce par le biais de l’émission de monnaie de crédit. La confiance, celle dont nous vous parlons souvent, a des limites. Des limites que personne ne connaît.

Après la fête viendra l’heure de la gueule de bois. Dans deux ans, peut-être trois. L’argent excédentaire dans le circuit mondial est considérable. On va en rajouter, en remettre et si cela marche, alors ce sera le déclic, le catalyseur. Tout ce qui est stocké, mis au parking par prudence va se déverser, inonder, submerger les économies et les marchés mondiaux. La vitesse de circulation va tenter de reprendre son allure normale après des années de baisse. Le problème au stade où nous en sommes ce n’est même plus l’excès de monnaie dans le circuit, mais la vitesse à laquelle la monnaie va circuler.

Une fois cet argent mis en mouvement, plus rien ne pourra l’arrêter. N’oubliez pas que les apprentis sorciers n’ont aucune expérience, aucune référence, aucune théorie pour traiter le problème, ils innovent. Et quand on a vu le résultat de leurs innovations depuis 30 ans, on a des raisons d’être effrayés. Le patron d’Unilever Europe vient de faire un constat de bon sens. «La pauvreté revient en Europe nous sommes en train de nous y adapter». Voilà le résultat de décennies d’erreurs, de mensonges, de dirigisme ».

Bruno Bertez, le 30 août 2012

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour L’euro des élites, coûte que coûte… (B. Bertez)

  1. Jean LENOIR dit :

    Olivier,

    Qu’est-ce qu’une élite ? Le pouvoir, l’argent, l’apparence. La réponse est souvent la collusion entre le pouvoir et l’argent, la mafia des sales gouvernances cyniques, malhonnêtes, irresponsables et criminelles.
    Ce n’est pas l’inflation que viendront créer des tombereaux de sales papiers à l’encre à peine séchée, mais l’hyperinflation, celle qui lamine aussi bien les riches que les pauvres.
    Le pouvoir, l’argent et l’apparence seront confrontés alors à l’appauvrissement extrême des agents, au renversement des dettes inscrites vers le néant et aux troubles et à la violence corrélée qu’ils auront contribué à créer.
    Lorsque le peuple meurt de faim, la société est morte. On ferait bien de se préoccuper des conséquences de la faim en se retournant vers une histoire pas si vieille : celle de la révolution française.

    Il faut actuellement plus de deux mois pour se faire rembourser un contrat d’assurance vie dans l’Association faisant référence en la matière… et encore ce n’est pas fini. Le signataire aura peut-être l’occasion de la dévoiler, si lettre avec AR à l’appui, les fonds ne sont pas là très vite.
    Il s’agit d’un petit capital certes souscrit le jour de la naissance de son plus jeune fils maintenant majeur, à une époque où cette somme comportait un sacrifice sur la consommation immédiate.

    Imaginons un seul instant que le plus grand nombre n’ait plus les moyens de tout simplement manger – ce qui était le cas à l’été 1789.

    Jean LENOIR

    • Geraldine dit :

      Jean Lenoir,

      Je crois bien que Bruno Bertez pense à l’hyperinflation quand il dit que plus rien ne pourra arrêter la monnaie une fois qu’elle sera revenue dans le circuit…

  2. Galuel dit :

    N’oubliez pas que les apprentis sorciers n’ont aucune expérience, aucune référence, aucune théorie pour traiter le problème, ils innovent

    Ce n’est pas tout à fait vrai. Bernanke avait annoncé la couleur très tôt, il a dit et répété qu’il ferait tout pour éviter le même scénario que celui de 1929. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Bernanke#Axes_de_recherche Il a juste omis de dire au bénéfice de qui et au détriment de qui, mais l’histoire ne retenant que les noms des vainqueurs expliquera donc que les choix étaient les bons !? …

    La Théorie Relative de la Monnaie elle, explique comment et pourquoi le fait que 1929 + une espérance de vie humaine = 1929 + 80 ans = 2009 est un phénomène cyclique de remplacement générationnel , et qu’à défaut d’avoir considéré les hommes qui sont nés, qui naissent et naîtront d’une génération à l’autre, comme libres et égaux en droits, à défaut d’avoir établie une monnaie LIBRE et donc symétrique dans le temps entre les hommes, les résultats sont inévitables.

  3. Alcide dit :

    Cette étude bien conduite illustre l’adage que si l’erreur est humaine , la persévérance est diabolique .
    Mais comme aussi remarqué c’est nous qui sommes invités à payer toutes leurs erreurs et manigances au prix fort.
    Alors qu’il existe une solution simple qui a le grand mérite d’être logique et juste suite a un constat évident :

    Toutes les dettes actuelles sont faites d’argent inventé par un inadmissible passe droit , une forfaiture de tous les gouvernements occidentaux dits de « gauche » comme de « droite  » .
    Nous devons répudier toutes les dettes tant publiques que privées , faire un jubilé général , un reset , euthanasier les banques et les banquiers.

    Car les dettes publiques sont dorénavant totalement impayables même au prix d’une mise en servitude de la population sur plusieurs génération et toutes les dettes privées le deviendront rapidement aussi dans le crash des économies réelles conséquence de l’austérité nécessaire dans le paradigme fou de payer l’arnaque de la dette publique.
    Comme nous pouvons le voir en Grèce et en Espagne , payer l’escroquerie de la dette tue la société civile.

    Nous devons faire un choix , les gouvernements vont s’entêter dans leur folie , monétiser pour sauver les banques en faillite intrinsèquement à leur système de création monétaire par les crédits devenus non remboursables et ce faisant réduire à néant l’épargne existante des bidochons qui se croient à l’abri derrière leurs différents plans d’épargne .

    Nous devons proposer le jubilé général , comme le fit Solon , comme le dit la Bible , nos aïeuls interdisaient l’usure et prescrivant le jubilé pour empêcher la mise en servitude par la dette.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Solon

    Un « tyran » comme kadhafi proposait les crédits d’état sans intérêts à toute la population, une banque centrale indépendante du système rothshildien , son peuple vivait bien.
    La première des choses qu’on fait les « libérateurs  » fut de créer une banque centrale intégrée au système BRI .
    Notre « démocratie  » est bien malade car inférieure en service rendu à celle d’un dictateur enturbanné.

  4. HR dit :

    Allez, tout espoir n’est pas perdu.

    A Cuba, en Corée du Nord, l’espoir d’une population entièrement réduite à la misère, avec une monnaie qui ne vaut même pas le prix du papier sur lequel elle est imprimée, pendant que ses dirigeants exercent une dictature de fer, notamment en gardant un monopole jaloux sur l’accès aux devises internationales, existe encore.

  5. Jean LENOIR dit :

    @Geraldine

    Dont acte. Mais pour reprendre HR, nous n’allons pas regarder, comme espoir ultime, vers les derniers de la classe. Et quand « aux devises internationales », nous verrons bien ce qu’elles vaudront l’hyperinflation venue.

    Jean LENOIR

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