Nigel Farage : « J’ai sous-estimé votre fanatisme, M. Barroso »

(Strasbourg, le 12 septembre 2012)

« Je pense que le meilleur espoir que nous ayons vient du Royaume-Uni, où la demande d’un référendum n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui, et où le premier ministre conservateur est en grande difficulté. Et je pense qu’aujourd’hui, M. Barroso, le peuple anglais vous entend demander que l’Union européenne devienne une puissance globale et que les Etats qui en font partie doivent obéir, doivent obéir à ce que vous leur dites, qu’ils soient des pays relativement riches du Nord ou des pays pauvres du Sud. Je pense que ces commentaires, cette dictature rampante et émergente de l’euro est quelque chose qui va révulser des millions d’Anglais. La seule bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que vous avez aidé à ce que la date de ce référendum soit encore un peu plus proche ».

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Nigel Farage : « J’ai sous-estimé votre fanatisme, M. Barroso »

  1. Libéralisme.Une trés bonne chose si mené avec bon sens et un minimum d’honnêteté.Par contre si ce libéralisme est considéré comme une méthode permettant à des gens peu scrupuleux de s’enrichir au détriment d’un état qui a abdiqué toutes ses attributions légitimes:c’est un « fiasco ». La noblesse industrielle s’est accaparée des dépouilles de ces états décadents:Energie,Autoroutes,Logistique,Médias ,Télephonie etc… Là ou le privé a pris le dessus c’est devenu un capharnaûm putridre et nauséabond.Le Syndicalisme ne voulait pas plier le dos devant l’Etat,il plie l’échine devant les frand groupes industriel et passe sous les « Fourches Caudines ».Triste résultat,triste constat.On doit parler aujourd’hui de la bêtise humaine comme principale responsable des problèmes nationaux et internationaux.probus

    • Il faudrait pousser un peu plus loin la réflexion : sommes-nous vraiment en régime libéral ? Il y a en effet une différence entre le libéralisme (qui ne signifie pas l’absence de règles et de responsabilité) et le financiarisme ; entre le capitalisme entrepreneurial et l’actuel « capitalisme de connivence » (cronyism) où la clé du succès est dans le copinage qui assure une rente, etc.
      La réalité est très complexe et ne relève pas simplement de la bêtise, elle résulte des multiples interactions et conflits d’intérêts entre le pouvoir politique, les groupes de pression (lobbies) et les acteurs de l’économie.

  2. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    Il ne fait pas bon de poser une question à Nigel Farage, surtout si on n’a pas les c….. nettes !

    Olivier, à vous lire la mafia est complexe. Je ne partage pas entièrement votre point de vue : la malhonnêteté criminelle de groupes n’a que pour but de se remplir les poches au détriment de ceux à qui on les vide. Le mérite et le travail ne sont plus rien : ils appartiennent à ceux qui tirent les ficelles à leur exclusif profit…
    Le libéralisme là-dedans ? Là totalement d’accord avec vous : il n’existe plus.
    Heureusement les peuples vont un à un se révolter et saper l’hégémonisme des profiteurs. Il me semble maintenant que nous ne courrons plus vers un conflit mondial, comme je l’ai cru pendant quatre ou cinq ans, mais vers l’affaissement progressif de ce que l’histoire s’étonnera qu’on ait pu les nommer « démocraties ».

    LE GROS PAN À CASSER POUR RÉUSSIR : LES BANQUES D’AFFAIRES. Elles vont se casser un jour ou l’autre car personne ne pourra plus rembourser ni payer ses impôts ; au surplus l’hyperinflation devrait être un formidable coup de pied dans la termitière.

    Jean LENOIR

    • Jean :

      – Complexe si l’on veut démêler tous les fils des réseaux de lobbying, copinage, manipulation, corruption, fraude, conflits d’intérêts, etc.

      – Simple dans son ressort : la cupidité, en effet.

  3. Achille Tendon dit :

    Et si vous voulez voir un peu plus net dans cette bouteille à encre qu’est devenu notre économie qui n’a presque plus rien de capitaliste, vous pouvez lire quelques commentaires qui vous permettront de vous faire une autre idée du « système » :

    http://tatanka.blog.tdg.ch/archive/2012/01/18/les-banques-meurtrieres-des-etats-nations1.html

    Bonne lecture.

  4. Jean LENOIR dit :

    @Achille Tendon

    Non un pays ne doit pas mourir pour ses banques : une évidence, sinon cela voudrait dire que la gent humaine serait suppliciée à l’autel des marchands du temple.
    La rue cassera les banques : c’est mon pronostic. Aux USA il y a longtemps que le citoyen américain a appris à ne pas payer ses dettes pour continuer à vivre.

    Nous en parlions à dîner avec un ami américain, comme par hasard….

    Jean LENOIR

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