Jean-Michel Steg revient sur le risque de panne bancaire

(source : News360x, 25 octobre 2012)

Mickaël Lelièvre m’a signalé cette mise au point de Jean-Michel Steg et de Nicolas Doze après le buzz déclenché par l’intervention du premier lors de l’émission du 12 octobre.

Deux observations :

1. Il fallait de leur part une réaction, sous peine de paraître donner raison aux supposés « complotistes » et autres « survivalistes »… Il n’y a pas de sujet tabou, nous dit Doze.

2. Dans son contenu, la réaction de Steg se borne à déplorer la « nervosité » actuelle des Français (il y a pourtant de quoi… surtout quand on annonce soi-même un bankrun !) et   à inviter l’Etat à « couper dans ses dépenses ». Sans un mot sur le rôle et la responsabilité des banques elles-mêmes et le risque qu’elles font courir au système financier ! Comme si l’austérité en cours était le moyen de nous épargner la faillite d’une grande banque…

Conclusion : Je ne pense pas que cela va suffire à calmer les inquiétudes, au contraire.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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23 commentaires pour Jean-Michel Steg revient sur le risque de panne bancaire

  1. Jean LENOIR dit :

    Oui, la crise c’est comme un typhon. Tant qu’il passe au large on regarde les actualités comme les ruminants les trains qui passent. (image tirée de l’actualité climatique des Philippines).

    L’arrêt des distributeurs de billet est le meilleur détonateur car il touchera tout le monde. Et alors… Zorro ne sera plus là (autre image connue)

    Jean LENOIR

  2. Opps59 dit :

    Franchement , est-ce bien intéressant ? dans tous les sens du terme … d’ailleurs est-on vraiment avancé après cette mise au point obscure ?

    – D’abord , même parmi les + virulents détracteurs du système , est-ce un argument ou une menace qui a été évoqué de façon récurrente ?
    – Est-ce que cela eu un début de commencement de réalité en Grèce ou en Espagne, pays dans une situation bien pire que la nôtre (même si on y avance à belles enjambées) : là-bas les distributeurs ont toujours craché des euro-billets !
    – Comment imaginer un seul instant que la BCE laisserait ce phénomène se produire ? Elle qui peut , comme toutes les banques, fabriquer de la monnaie , mais elle de façon illimitée , et qui pourrait , comme la fed, imprimer des liasses à n’en plus finir

    En fait cela montre bien la mauvaise compréhension de ce qu’est la monnaie actuellement … à mon humble avis d’ancien disciple émancipé de P.Jorion … (Rires…)

    Mais que ce risque , image d’Epinal héritée de 29 , soit instrumentalisée par les uns pour nous pousser dans la rigueur (malheureusement indispensable) la + rigoureuse (mais pas trop profond svp ) , soit par les autres pour nous annoncer une fin du monde rédemptionnelle dans laquelle ils peuvent loger leurs indignations et tous les Yakas accouchés sur la toile , ce risque , donc , n’est pas le risque réel, le vrai , le bon risque.
    On a même l’impression ces derniers finalement, croient, plus encore que les ultra-libéraux à une réalité profonde la monnaie en elle-même.
    C’est d’ailleurs amusant de voir commela pensée radicale de gauche recycle les arguments néo-libéraux « louyétu »

    • Edouard dit :

      OPPS59, vous dites : « Elle [BCE] qui peut , comme toutes les banques, fabriquer de la monnaie , mais elle de façon illimitée , et qui pourrait , comme la fed, imprimer des liasses à n’en plus finir  »
      Manifestement, vous n’avez pas de connaissance monétariste. Ce n’est pas de votre faute, mais des journalistes qui, même quand ils sont supposés être économistes, répandent des idioties éculées comme celle de la « planche à billet ».
      La réalité est toute simple : la France, d’ici 12 à 18 mois risque de connaître le même traitement que la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, etc.
      A savoir :
      – Emprunter sur les marchés devient impossible,
      – Donc la France fait appel au MES,
      – Donc l’Allemagne (l’Europe) focre la France à réduire ses dépenses publiques,
      – Donc : réduction de personnels publiques (ou assimilés), réduction des salaires, voire impossibilité de les verser.
      Là où c’est très grave, c’est que la France est le dernier domino avant l’ultime qu’est l’Allemagne.
      En clair, si la France en vient à cette situation, tous les investisseurs vont paniquer, y compris la BNS qui a acheté 50% de la dette française depuis 1 an.
      Sachant en plus que la Caisse des Dépôts est forcée par le Trésor Français à orienter une grande partie de l’épargne des français vers le financement de tous ces services publics (via Assurance Vie, Livret A, LDD, etc.), cela veut dire qu’il ny’ a plus de dernier ressort. L’épargen des français sera alors gelée par décret !
      Donc OUI il est fort possible que les guichets cessent moementanément de distribuer de l’argent. Et toujours par décret, le gouvernement peut décider qu’on ait le droit par exmple de disposer que de 100 ou 200 euros par mois de notre épargne.
      Le pire serait carrément une situation comme l’Argentine l’a vécue. Renseignez-vous.

      • Opps59 dit :

        Bon Edouard, j’ai effectivement les connaissances monétaristes que je me suis faites , et il y a probablement des lacunes.
        Je n’avais pas interprété les billets des distributeurs comme l’argent épargné , mais l’argent déposé. S’il s’agit de l’épargne , effectivement en cas de bordel prononcé, il n’est pas impossible que les retrait soient contingentés , pour un temps. Mais quand on en arrivera là , les mentalités auront déjà eu un aperçu de la panique et seront déjà préparées.
        Quant au cash pour acheter son pain , je crois que tout sera fait pour éviter un pareil scénario , qui à mon avis est de toute façon plus un problème technique qu’autre chose.
        Même insolvable , l’Europe distribuera des billets.

        Plus globalement , n’oubliez pas ceci : le système européen est très puissant et il n’y a guère d’alternative à court moyen terme. Même les marchés eux mêmes et toutes les composantes financières et spéculatives , personnes n’a intérêt à créer et entretenir la panique. L’explosion proviendra plus d’une élection démocratique , par expl la Grèce qui déciderait de sortir de l’Euro. Je me suis un peu renseigné 😉 .

  3. brunoarf dit :

    Opps59 écrit : « Comment imaginer un seul instant que la BCE laisserait ce phénomène se produire ? Elle qui peut , comme toutes les banques, fabriquer de la monnaie , mais elle de façon illimitée , et qui pourrait , comme la fed, imprimer des liasses à n’en plus finir »

    Non.

    La BCE ne peut pas « imprimer des liasses à n’en plus finir »

    Et Mario Draghi le sait.

    Imaginons.

    Imaginons ce qui se passerait si la France devenait un jour insolvable, et si les distributeurs de billets devenaient vides un jour en France. A ce moment précis, si la BCE décidait d’ « imprimer des liasses à n’en plus finir », elle montrerait par ce geste que l’euro n’est adossé ni à de l’or physique, ni à des impots payés par des contribuables.

    La BCE montrerait par ce geste que l’euro n’est pas soutenu par les deux ULTIMES PILIERS qui soutiennent la confiance envers une monnaie :
    – de l’or physique
    – des impots payés par des contribuables.

    La BCE montrerait par ce geste que l’euro n’est qu’un bout de papier avec écrit dessus “500 euros” ou “100 euros” : la BCE montrerait par ce geste que l’euro n’est qu’un bout de papier qui peut être créé à partir de rien, simplement quand le besoin s’en fait sentir, en appuyant simplement sur le bouton de l’imprimante.

    Les deux ULTIMES PILIERS n’existeraient plus pour soutenir la confiance envers l’euro.

    La conséquence serait une perte de confiance totale envers l’euro, une fuite des investisseurs internationaux devant l’euro, et un effondrement total de l’euro.

    • Ivan dit :

      « La BCE montrerait par ce geste que l’euro n’est qu’un bout de papier avec écrit dessus “500 euros” ou “100 euros” : la BCE montrerait par ce geste que l’euro n’est qu’un bout de papier qui peut être créé à partir de rien, simplement quand le besoin s’en fait sentir, en appuyant simplement sur le bouton de l’imprimante. »
      Et où avez-vous vu qu’il s’agissait d’autre chose ? L’Euro n’est « adossé » à rien du tout à part à la capacité des gouvernements à lever l’impôt pour payer leurs créanciers, et certainement pas à l’or ! Cela au vu des statuts actuels de la BCE. La solvabilité des états ne serait même plus une condition nécessaire si les statuts de la BCE évoluent pour autoriser cette à intervenir directement sur le marché obligataire (c’est à dire à racheter des obligations d’état) comme c’est le cas de la FED. Les USA sont insolvables depuis plus de 10 ans mais continuent à imprimer des dollars…

      • brunoarf dit :

        Ivan écrit :

        « L’Euro n’est « adossé » à rien du tout à part à la capacité des gouvernements à lever l’impôt pour payer leurs créanciers »

        Sur ce point précis, Ivan, nous sommes entièrement d’accord.

        Mais pas sur les autres points.

    • Opps59 dit :

      Cher Bruno (Cher parce qu’il y a tellement longtemps qu’on se croise!)

      Je suis loin d’être un spécialiste , mais enfin je vous garantie que le jour où les distributeurs ne cracherons plus de billets en Europe -et plus spécialement en France- , la BCE , toutes les institutions et tous les acteurs fermeront les yeux , et pire ou mieux que ça , se mettront à genoux devant Super Mario , pour qu’il imprime !!!

      Je pense de plus que vous vous trompez
      – Actuellement la confiance dans une monnaie n’est basé ni sur l’or , ni sur les impôts : ça ne fonctionne pas ainsi (ce qui ne signifie pas que l’or ne puisse pas , en temps de crise redevenir refuge et même monnaie d’une certaine façon)
      Chacun sait que le bout de papier avec 500€ n’est gagé sur aucun richesse déjà constituée , ni aucune relique barbare, mais qu’il fonctionne comme un pur ticket anticipant une richesse future.
      On ne va donc rien découvrir de plus ni de magique , et aucune vérité cachée ne sortira du puits.

      On n’est bien d’accord qu’une monétisation intense , même si elle soutient -avec un rendement extrêmement faible l’activité eco et le système lui-même, nous entraîne vers une zone de risque d’effondrement de la valeur de la monnaie .
      Mais il n’est pas impossible que la crise en elle-même, paralysant la demande et exacerbant la concurrence compétitivité , bloque l’inflation (cad l’effondrement de la monnaie) . On irait alors vers un scénario à la japonaise
      Bien à vous !

      • brunoarf dit :

        Concernant la zone euro :

        Billets en circulation :

        375,052 milliards d’euros le 11 janvier 2002.

        425,220 milliards d’euros le 9 janvier 2004.

        560,253 milliards d’euros le 6 janvier 2006.

        659,395 milliards d’euros le 11 janvier 2008.

        796,391 milliards d’euros le 8 janvier 2010.

        889,092 milliards d’euros le 19 octobre 2012.

        De janvier 2002 à octobre 2012, le nombre des billets en circulation en zone euro a été multiplié par 2,37 !

        http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2012/html/fs121023.fr.html

        Ouh la la, tous ces billets en euros qui tombent sur nos têtes !

        Regardez le ciel, il pleut des billets en euros !

        Il pleut des billets en euros de plus en plus nombreux !

        Il pleut des billets en euros de plus en plus nombreux, et qui ont de moins en moins de valeur !

        4 janvier 2002 : avec 1000 euros, je pouvais acheter 3,222 onces d’or.
        23 octobre 2012 : avec 1000 euros, je peux acheter 0,760 once d’or.

        De janvier 2002 à octobre 2012, la valeur de l’euro par rapport à l’or a été divisée par 4,23 !

        Je vous laisse imaginer ce que va devenir la « valeur » de l’euro quand la BCE va lancer ses rotatives à toute allure !

      • Edouard dit :

        « Chacun sait que le bout de papier avec 500€ n’est gagé sur aucun richesse déjà constituée , ni aucune relique barbare.
        ATTENTION : il ne faut pas négliger ce qui permet au système français de continuer de tourner, à savoir :
        – Encore quelques entreprises (de moins en moins certes),
        – De l’épargne,
        – De l’immobilier,
        – Des investisseurs qui achètent de la dette française.
        Si tout ou partie de ces éléments qui font la «  »richesse » » de la France disparaisse (avec notamment la confiance des investisseurs…), alors les valeurs vont chuter !
        A ce jour, les « bilans » de toutes les banques françaises confondue représentent 350% du PIB annuel de la France !
        Le réveil risque d’être sanglant pour les cigales !

      • prometeo dit :

        Exact Edouard…En France, le total des actifs détenus par les banques commerciales (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale…) s’élève pour avril 2012 à 8.500 milliards d’euros, soit plus de 4 fois le PIB de la France ! En moyenne, le montant des actifs détenus par les banques de la zone euro est 3,5 fois supérieur au PIB, avec un record pour le Luxembourg (actifs bancaires 25 fois supérieurs au PIB).

  4. poolside dit :

    Il ne faut pas trop le stegmatiser le pauvre homme de Blackstone.. il ne fait que nous prévenir gentiment, sans le dire vraiment, du risques d’être ruinés…

  5. njaisson dit :

    Que pèsent les dépôts bancaires dans le bilan des grandes banques françaises. Quelles sont les principales sources du « funding » des actifs bancaires? Comment se fait-il que le défaut des banques sur leurs dettes, faute de pouvoir refinancer leurs actifs ne se soit jamais produit, alors que certains nous annoncent toutes les semaines la catastrophes pour demain depuis quatre ans?

    • Edouard dit :

      « Que pèsent les dépôts bancaires dans le bilan des grandes banques françaises.  »
      > Pas lourd, en effet, vous avez raison !
      « Quelles sont les principales sources du « funding » des actifs bancaires? »
      > Surtout des dettes, ce à quoi vous faites allusion. Et pour quelles garanties ? Nos garanties (épargne, immo, entreprises de + en + mal engagées) risquent de chuter en valeur.

  6. Jean LENOIR dit :

    @njaisson bonjour,

    Je n’ai rien contre vous personnellement, mais je crois qu’on a mené le cynisme et la tricherie à des sommets. Savez-vous ce qu’il y a après les sommets ? surtout si la roche est hautement friable ?

    Si vous êtes banquier ou assimilé vous devez parfaitement le savoir.

    Jean LENOIR

    • Edouard dit :

      @ Jean Lenoir : vous dites « je crois qu’on a mené le cynisme et la tricherie à des sommets ».
      > Je ne suis pas banquier. Mais permettez-moi de jouer l’avocat du diable. EN vous faisant remarquer que tous les étages de la pyramide en France vivent au dessus de leurs moyens depuis des lustres. Demandez ce qu’ils en pensent au populations mise en servage (Chine, Afrique, notamment).
      L’avenir nous dira si le peuple de France déclenchera un choc compétitif en se réformant idéologiquement sur la valeur du travail… Ou si le peuple français tombera à nouveau dans ses tentations malsaines : violence, chasse aux sorcières.

  7. Maragret dit :

    I’m not sure where you’re getting your information, but good topic. I need to spend some time learning much more or understanding more. Thanks for wonderful information I was looking for this information for my mission.

  8. Edouard dit :

    Margaret, tu as fumé la moquette ?

  9. Edouard dit :

    La VRAIE question, le vrai DEBAT de société consiste à redéfinir les ALLOCATIONS tant de la société civile que publique. Les sorcières ne sont pas que les banques (même si en haut on se paye trop grassement à ne produire aucune V.A… Pire, on a souvent assisté à des démembrements de sociétés infondés et infâments…
    Là, nous avons un sujet pour Demeulenaere, Bertez, Lupus entre autres !
    A savoir : refonder au sein de la société civile le rapport à l’entreprise = reprendre le pouvoir qui est actuellement aux mains des élus publics et des banquiers, certes. (mauvaise allocation, une fois de +).

    • Opps59 dit :

      Je vous rappelle Edouard, que des débats , il y en a , ainsi que des rapports , des analyses, et des milliers de blog qui pondent leurs petits avis. Pas inutile pour autant , mais enfin , les choses avancent ou empirent selon des logiques sur lesquelles on a peu de prise.
      Les choses se feront sous la contrainte à présent, et selon les rapports de force de ce moment là.

  10. Jean LENOIR dit :

    @Edouard,

    Vis au dessus de ses moyens, celui qui n’est pas capable d’honorer ses dettes ou celui qui augmente la dette pour payer ses dettes.
    Qui vis au-dessus de ses moyens ? En tant que signataire, ne s’agissant pas de dettes contractées personnellement ou la responsabilité lui en incombant, le signataire ne se sent pas concerné.

    Jean LENOIR

  11. Opps59 dit :

    Je rejoins Jean Lenoir : ça veut dire quoi exactement « vivre au dessus de ses moyens » ?
    Individuellement ça se comprend facilement : quelqu’un d’autre vous finance et donc vous autorise à disposer à sa place de biens et services déjà constitués.
    Mais globalement , si vivre au dessus de ses moyens c’est demander au système bancaire de créer des liquidités supplémentaires , c’est que personne n’a particulièrement renoncé à quoi que ce soit : cela signifie donc que quelque part , la répartition des revenus n’est pas en phase avec … mais avec quoi au fait ? 😉

  12. Edouard dit :

    @ Jean Lenoir et Opps59 : la France, pour parler de notre cas à nous, ne vit désormais plus que sur des privilèges acquis par son passé d’ex puissance coloniale. Notre niveau de vie a été sur pondéré pendant des dizaines d’années par rapport à ce qu’il aurait dû être sans un rapport de force militaire à notre avantage, qui a permis d’acheter des matières premières à vil prix et de vendre à vil prix inversé des équipement à forte valeur ajoutée. Situation qui n’est plus. Or, l’inertie politique et économique fait que cela prend des dizaines d’années à se traduire sur la vie quotidienne des populations. Là, on entre dans le dur, ça y est ! La roue tourne… La France a des ressources formidables : infrastructures, brevets, ressources humaines de qualité, mais… la France a une haine d’elle même et a développé une fausse lutte des classes qui est en train de la tuer tel un cancer… @ suivre…

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