L’épargne, le capital, la dette, la taxation (Bruno Bertez)

« Le débat sur la taxation de l’épargne a été totalement escamoté. Personne n’a relevé, analysé, critiqué, l’argument selon lequel il faudrait taxer les revenus de l’épargne au même niveau que les revenus du travail. En 1981, la question s’était posée et aussi bien le CNPF d’alors que les think tanks avaient démontré à quel point l’assimilation des revenus du capital à ceux du travail était une idiotie intellectuelle. Ce qui nous frappe dans la situation présente, c’est la complicité fausse-droite/gauche sociale-démocrate. Sarkozy a montré la voie. Les socialistes au pouvoir n’ont qu’à continuer.

Assimiler les revenus du capital à ceux du travail afin de se donner argument pour taxer, sécréter des ressources, pour faire face à l’endettement de l’Etat, pouvoir continuer à creuser les déficits et donner satisfaction aux usuriers-banquiers est, non seulement une erreur intellectuelle, mais une injustice destructrice. Nous ne nous attarderons pas sur le côté injustice car sur ce plan-là, il faudrait se mobiliser et intervenir chaque jour.

L’épargne et son accumulation que l’on désigne sous le nom de capital ont une fonction économique identifiée, fondamentale et irremplaçable. Du moins irremplaçable jusqu’aux sinistres années du début 80, période au cours de laquelle la kleptocratie a pris le pouvoir, capté les gouvernements et mis en place les moyens de se passer de l’épargne et des épargnants.

Vous avez remarqué que la financiarisation n’est ni de droite, ni de gauche. Tous les gouvernements aiment la financiarisation et ont goûté leurs délices. Pourquoi ? Parce que la financiarisation permet de créer des capitaux à partir de rien, de repousser les limites de la rareté des ressources. Bref, la financiarisation est sœur ou fille des démocraties démago. La financiarisation permet de creuser les déficits, d’entretenir et d’enfler les Etats-providence, de créer de l’argent à partir de rien. A partir de rien, ce qui permet aux apprentis-sorciers de la finance de s’enrichir à la faveur de la gestion de ces mystères.

La financiarisation, c’est la mise en place d’un système au profit des happy-few. La mise en place d’un système élitiste, dans lequel les gouvernements de tous bords se retrouvent dépendants et complices de ceux qui les financent. Dépendants au point d’être les bras séculiers des usuriers afin d’imposer le remboursement des dettes, complices au point de les aider à détruire la classe des épargnants, laquelle classe s’identifie sociologiquement à la classe moyenne.

Avez-vous remarqué que les intellectuels, conseillers des princes, au moment de la mise en place de la financiarisation ont tous été recyclés dans l’establishment bancaire, voire quelquefois dans le saint des saints le plus privé.

Le capital non klepto est du travail accumulé, épargné qui a déjà été taxé au moins une fois, souvent deux et quelquefois trois.

C’est par un abus de langage que l’on trace une analogie entre les revenus du travail et ceux du capital, économiquement, les deux sont de nature différente et surtout, leur fonction économique est différente.

En particulier les revenus dits du capital constituent l’incitation à l’épargne d’abord et à l’investissement productif ensuite. Ceci dans un système bien fait, efficace, non pervers.

C’est l’intox idéologique des mal-pensants qui fabriquent cette équivalence entre les deux pour avoir des pseudos arguments pour spolier les gens avec l’accord des masses mystifiées. Les masses ne se rendent pas compte que c’est leur épargne, leur système de protection sociale et leurs retraites que l’on pille. Vous souvenez-vous de l’époque où, face au problème des retraites, on disait: constituez-vous une épargne volontaire, un capital ?

D’ici 4 ans environ, on s’apercevra que la vraie rareté est l’épargne, la vraie épargne.

On s’apercevra que la rareté absolue, c’est le capital et on fera, comme nous l’avons vu faire, le contraire de ce que l’on fait maintenant. On défiscalisera l’épargne, on incitera à épargner, on supprimera toutes les taxations que l’on appellera alors par revirement idéologique des doubles taxations.

Nous avons connu ce temps de la rareté absolue de l’épargne et des débats sur les moyens d’inciter à épargner et à favoriser son emploi productif.

Mais les idiots qui gouvernent et ceux qui les conseillent n’ont aucune culture historique, aucune capacité théorique pour se projeter dans cet avenir. Et le peuple et les médias gobent.

La financiarisation a consisté à remplacer les capitaux issus de l’épargne par les capitaux issus de la dette et du crédit. Les capitaux issus de l’épargne des classes moyennes par les capitaux tombés du ciel fabriqués par les banques.

La financiarisation a touché ses limites et cela va s’accélérer avec les faux remèdes, lesquels aggravent inéluctablement le mal.

Le fond de la financiarisation, c’est la fabrication de capital et de fonds propres par le crédit, les banques et la banque centrale. Le fond de la financiarisation, c’est de fabriquer de la fausse épargne pour pouvoir se passer des épargnants.

Le fond de la financiarisation, c’est de retirer le pouvoir aux classes moyennes pour le donner aux banques et à leurs complices dépensiers, les gouvernements.

Nous avons participé aux travaux sur la financiarisation du temps de Bérégovoy et nous pouvons vous dire que c’était bien cela qui, politiquement était en cause, se passer des épargnants, repousser les limites imposées par les exigences de l’épargne et donner le pouvoir à des complices, en réalité tireurs de marionnettes. C’est à dire les banquiers.

Ces imbéciles n’ont pas compris la différence radicale qui existe entre les vrais fonds propres d’un système et les fonds propres bidons produits par le crédit.

On détruit le capital, l’épargne et on remplace par des souscriptions Ponzi, au bout de là , on trouve toujours la même chose, à savoir de la dette et du leverage.

Or, la dette ne se détruit pas quand les fonds ont été gaspillés, mal utilisés, au contraire, elle prospère. Elle enfle. Elle devient usure.

Le meilleur exemple de ce processus est la pseudo recapitalisation des banques espagnoles, on y trouve de tout sauf des fonds propres ! C’est ce qui s’est passé au Japon, fausses recapitalisations où les uns souscrivaient à crédit aux augmentations de capital des autres et réciproquement, cela fait 30 ans que dure la crise japonaise !

Le capital est de nature radicalement différente de la dette. Le capital est biodégradable. Quand il ne gagne rien, il ne vaut rien, il se dévalorise : et c’est économiquement rééquilibrant.

La dette reste due, elle est fixe, elle s’accumule, au lieu d’être biodégradable, elle est auto croissante et plus cela va mal, plus la croissance de la dette est rapide car les taux montent et la progression de la dette accélère. Les déséquilibres au lieu de se réduire se capitalisent. C’est la raison pour laquelle, depuis le début de la crise, nous avons raison, nous utilisons une théorie de la dette et du capital totalement différente de celles des gouvernements et des banques.

Allez expliquer cela à un professionnel de la politique qui ne connait que les préaux d’école et la flagornerie.

Allez expliquer cela à ceux qui sont en train de commettre l’erreur de vouloir taxer les apporteurs de capital-risque comme des rentiers et de les taxer en conséquence.

Ce que l’on entend sur ce sujet ne passerait pas le cap de la première année de micro économie dans un pays asiatique soi-disant émergent.

Les banquiers qui tiennent non seulement les gouvernements par la barbichette de la dette, mais aussi la soi-disant science économique, ils sont les plus gros employeurs de pseudo économistes, se gardent bien de relever ce que nous expliquons, ils sont complices intéressés.

Nous prenons date sur la future rareté du vrai capital, sur le revirement des politiques fiscales destructrices et sur la fin en cours de la financiarisation. Entretemps, l’épargne et le capital produisant un ordre social, c’est cet ordre social qui aura été détruit ».

Bruno Bertez, le 23 octobre 2012

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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21 commentaires pour L’épargne, le capital, la dette, la taxation (Bruno Bertez)

  1. Ivan dit :

    M Bertez est à mi-chemin de la vérité : il fait une analyse en grande partie correcte du système monétaire de l’argent-dette, sans ensuite parvenir à en tirer les conclusions, peut-être par un effet de dissonance cognitive lié à ses conviction idéologiques libérales.
    Ainsi, on peut lire : « L’épargne et son accumulation que l’on désigne sous le nom de capital ont une fonction économique identifiée, fondamentale et irremplaçable. Du moins irremplaçable jusqu’aux sinistres années du début 80, période au cours de laquelle la kleptocratie a pris le pouvoir, capté les gouvernements et mis en place les moyens de se passer de l’épargne et des épargnants. »
    Ce qui est tout à fait juste, et qui impose une conclusion qu’il se refuse à faire : l’épargne est inutile au financement de l’économie.
    Il cherche ensuite à distinguer le « vrai capital », de la dette :
    « Le capital est de nature radicalement différente de la dette. Le capital est biodégradable. Quand il ne gagne rien, il ne vaut rien, il se dévalorise : et c’est économiquement rééquilibrant.
    La dette reste due, elle est fixe, elle s’accumule, au lieu d’être biodégradable, elle est auto croissante et plus cela va mal, plus la croissance de la dette est rapide car les taux montent et la progression de la dette accélère. Les déséquilibres au lieu de se réduire se capitalisent. »
    Là encore on ne voit pas la différence que tente de faire M Bertez entre dette et « vrai capital ». Si cette dernière « s’accumule » et est « auto-croissante », c’est le principe même du capital.
    Car au final, l’épargne est l’autre face de la dette. La créances des uns constituant l’épargne des autres. Du reste, cela est bien exprimé ici :
    « La financiarisation a consisté à remplacer les capitaux issus de l’épargne par les capitaux issus de la dette et du crédit. Les capitaux issus de l’épargne des classes moyennes par les capitaux tombés du ciel fabriqués par les banques. »
    Les capitaux qui ont remplacé l’épargne ne sont pas « tombés du ciel » mais proviennent de la compression du pouvoir d’achat et des salaires des classes moyennes. Au lieu d’épargner, ces dernières ont donc recours au crédit. Et la conclusion que devrait tirer M Bertez de tout ceci c’est que le niveau des dettes (des classes moyennes), et donc de l’épargne correspondante (des classes supérieures), est trop élevé pour notre économie de consommation. Le transfert de richesses du travail vers le capital (environ10 points de PIB depuis les années 80) doit donc être rééquilibré. La conclusion logique est donc inverse : il faut effectivement taxer d’avantage le capital.

    • njaisson dit :

      Là encore on ne voit pas la différence que tente de faire M Bertez entre dette et « vrai capital ». Si cette dernière « s’accumule » et est « auto-croissante », c’est le principe même du capital.
      Car au final, l’épargne est l’autre face de la dette. La créances des uns constituant l’épargne des autres.

      Vous confondez allègrement dette et capital qui sont deux concepts nettement distincts (que faites-vous du capital equity?) et la dette privée avec la dette publique. Le problème actuel vient davantage de la dette publique que de l’endettement des entreprises ou des ménages, à cause de la possibilité illimitée qui a été donnée aux banque de financer les déficits publics (le principal n’est jamais soldé puisqu’il est régulièrement réfinancé par de nouvelles émissions de dettes), qui peuvent par ailleurs être source de gains par le trading des produits financiers de dette entre les différents compartiments de dette sur le marché secondaire et sur les marchés dérivés) et des restrictions posées à l’endettement privée, provenant d’une part de l’obligation de mettre en réserve du capital réglementaire sur les prêts accordés et de la lutte contre l’inflation d’autre part (limitation de M1). Quand on parle de taxer le capital, il faut donc bien préciser de quel capital il s’agit; Si les taxes augmentent sur le capital equity (les fonds propres des ménages ou entreprises), on obère encore plus le pouvoir d’achat et on aggrave la récession. Si l’on oblige les banques à limiter la création monétaire sous la forme d’actifs financiers dans leur banking ou trading book, on coopère à la restriction de l’endettement de l’Etat, dans la mesure où les banques ne peuvent plus acheter des titres dette publique qu’elles émettent sur les marchés et ne peuvent plus générer des liquidités en échangeant les titres financiers contre de la monnaie de base, ce qui sert essentiellement à spéculer sur les marchés dérivés de la dette et non à générer des moyens de paiement pour les acteurs privés de l’économie.

    • Opps59 dit :

      Yvan dit « l’épargne est inutile au financement de l’économie. »
      En fait ça ne veut rien dire. Les investissements peuvent être financés par m’épargne ou par le crédit.
      On peut effectivement concevoir un système où l’investissement est assis plutôt sur le crédit : ça marche . Ca marche pas trop mal même tant que le système du crédit est sain, c’est dire qu’il est assis sur un processus selon lequel la destruction de la monnaie créée est ‘obligée’ selon un cycle qui n’entraîne pas un accroissement trop fort de la dette. C’est plutôt le modèle français depuis l’après guerre.
      C’est une conception qui plaît bien au anti-riches par principe : On n’a pas besoin d’eux , qu’ils partent !
      Le fait est que ce système a dérapé et que c’est bien la finance, après avoir été malmenée, qui a pris le pouvoir, avec le silence de tous ceux qui aiment cet argent facile.
      Le financement des investissements par l’épargne est certes plus lourd, plus lent, mais il est bridé, il est avaricieux, il est soumis à la logique détestable du gros retour sur investissement , et donc il ne s’opère pas aux hasard des humeurs et des idéologies , c’est parfois dommage d’ailleurs. mais il est quelque part sain.
      Bien sûr cet épargne ne peut exister que sur la base , quelque part d’une création de crédit bancaire , indispensable depuis que la monnaie n’est plus gagée sur un bien pré-existant. Mais l’important est la logique de ce système.

      Yvan dit « Car au final, l’épargne est l’autre face de la dette. La créances des uns constituant l’épargne des autres »
      Ca me paraît totalement faux : une dette peut exister en dehors de toute épargne.
      Je ne dis pas que la monnaie n’est pas par essence de la dette, mais que le grande Dette est autre chose . La Dette est une multiplication morbide non pas de fraction épargnée (qui n’est elle même qu’une partie de la masse monétaire) , de la masse monétaire. La Dette est un désordre indescriptible dans les comptes.

      Yvan dit « il faut effectivement taxer d’avantage le capital. » : aucun problème dans le principe (quoique ce soit pour des raisons différentes des siennes) . Mais est-ce tout simplement possible ? C’est en amont qu’il fallait agir car à présent les dégâts collatéraux rendent la choses bien risquée. …
      D’ailleurs c’est en contradiction avec le début du discours d’Yvan : si on n’a pas besoin des riches, ni de l’épargne , pourquoi taxer ? Chassons les et courrons faire du crédit !

  2. Ivan dit :

    Je ne confonds pas dette et capital, il s’agit des deux versants d’un seul processus de création monétaire. Le capital des uns s’investit massivement dans la dette des autres, privée comme publique. Ainsi le principal produit d’épargne, l’assurance vie, est constitué majoritairement d’obligations d’état, et donc de dette publique… Concernant la dette des ménages, elle est venue pallier une baisse du pouvoir d’achat produite par la compression salariale en faveur du capital financier mais elle a atteint aujourd’hui ses limites. Il serait donc logique, si l’on veut redonner le pouvoir d’achat nécessaire à la classe moyenne, de corriger ce déséquilibre. Sans cela les invocations de la croissance resterons des invocations, faute de clients solvables. Les politiques actuelles de compression budgétaire, ont un effet multiplicateur négatif comme le montre l’exemple de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce. L’augmentation de la dette publique, dans la période actuelle, vient pallier la baisse des capacités d’endettement des ménages. Reste les entreprises, qui seules conservent des capacités d’endettement suffisantes mais qui n’investissent pas, prises dans une logique de financiarisation excessive qui les pousse à générer toujours plus de cash au détriment de l’appareil productif.
    « Quand on parle de taxer le capital, il faut donc bien préciser de quel capital il s’agit; Si les taxes augmentent sur le capital equity (les fonds propres des ménages ou entreprises), on obère encore plus le pouvoir d’achat et on aggrave la récession. »
    Je pense que tout le monde a saisi qu’il s’agit des revenus des produits financiers, et non du capital financier des entreprises (ils sont d’ailleurs placés de manière à échapper à l’impôt par le jeu des filiales et des paradis fiscaux). Du reste le billet parle bien de « revenus de l’épargne ». De plus, les ménages ne possèdent pas de « fonds propre », mais de l’épargne, ce qui indique une destination différente…

  3. njaisson dit :

    L’augmentation de la dette publique, dans la période actuelle, vient pallier la baisse des capacités d’endettement des ménage
    Absurde. Comment peut-on comparer la capacité d’endettement des ménages (le revenu moyen en France se situe aux alentours de 1.200 euros par mois) avec celle de l’Etat? Il me semble que vous n’avez pas compris à quel point la libéralisation des marchés financiers et l’ingénierie financière a permis de démultiplier la capacité d’endettement de l’Etat (et des autres niveaux administratifs, comme les communes ou les régions), justement à cause du fait que les titres d’Etat servaient d’instruments de régulation de la masse monétaire en circulation à travers le rachat ou la vente de titres par la banque centrale par exemple et parce que les titres d’Etat servent massivement de collatéral pour financer les opérations de marchés (produits structurés, swaps, etc) qui forment le gros de la création monétaire et des flux de capitaux internationaux. Je dis donc bien que le problème principal vient de l’envolée faramineuse de l’endettement public et de son corollaire qui est celui de l’endettement des banques comme moyen de financement de leur création monétaire. Il est donc absurde de vouloir taxer le capital privé sous sa forme equity, qui inclue l’épargne, dans la mesure où les acteurs privés sont les principales victimes du désendettement des banques d’une part et de sa conséquence qui est la contraction de l’endettement public. Il faut au contraire libérer la productivité du capital equity par la diminution des taxes sur le capital investi, l’augmentation des revenus et l’abrogation du monopole de création monétaire des banques sous la forme de dettes. Parallèlement il faut changer le mode de création monétaire en cassant la spirale infernale de la dette qui nous condamne à vivre sous le diktat économique des banquiers qui imposent leur loi financière, non pas seulement à l’Etat mais à l’économie toute entière, en redonnant aux acteurs privés la maîtrise de la création des moyens de financement nécessaires au développement économique. Cela passe par la création de banques publiques créées à l’initiative d’acteurs privés pour financer leurs propres projets économiques et non alimenter les caisses de la banque par le détournement de l’épargne comme des revenus du capital privé vers les canaux bancaires, hors desquels la monnaie ne peut circuler du fait de l’entière maîtrise des flux de capitaux par les banques et l’Etat.

    • Ivan dit :

      « il faut changer le mode de création monétaire en cassant la spirale infernale de la dette qui nous condamne à vivre sous le diktat économique des banquiers qui imposent leur loi financière, non pas seulement à l’Etat mais à l’économie toute entière, en redonnant aux acteurs privés la maîtrise de la création des moyens de financement nécessaires au développement économique. Cela passe par la création de banques publiques créées à l’initiative d’acteurs privés pour financer leurs propres projets économiques […] »
      Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point. Cependant qu’est-ce que la création de « banques publiques créées l’initiative d’acteurs privés » ? N’y a t-il pas là une oxymore ? Il doit s’agir plus globalement de redonner à la monnaie son statut de bien commun en redonnant à l’état et à sa banque centrale sa prérogative régalienne de création monétaire.
      « L’augmentation de la dette publique, dans la période actuelle, vient pallier la baisse des capacités d’endettement des ménage
      Absurde. Comment peut-on comparer la capacité d’endettement des ménages (le revenu moyen en France se situe aux alentours de 1.200 euros par mois) avec celle de
      l’Etat? »
      Point absurde du tout. Le déficit budgétaire, et donc la dépense publique, dans la période actuelle, vient pallier mécaniquement la contraction de la consommation des ménages qui ont atteint le maximum de leurs capacités d’endettement. On à affaire à une crise de solvabilité de la classe moyenne surrendettée, particulièrement aux US, cela étant moins vrai en France car les banques ont une politique de crédit plus stricte.
      Bref, les ménages ne générant plus suffisamment de dette, et les entreprises n’investissant pas, le déficit public prend mécaniquement le relais. Vouloir le compresser, comme c’est le cas avec les politiques d’austérité en Grèce, Espagne, Portugal ou Italie, c’est privé l’économie de sa dernière source de création monétaire. Par le jeu de l’effet multiplicateur (entre 0.9 et 1,7) c’est aggraver la récession.
      http://russeurope.hypotheses.org/363
      Le système monétaire actuel étant basé sur un immense système de Ponzi (il faut de nouvelles dettes N2 supérieures aux N1, pour couvrir l’intérêt, et ainsi de suite), toute politique de réduction de la dette entraine automatiquement un assèchement de la création monétaire et une entrée en récession. On peut noter également que ce système d’argent dette basé sur l’intérêt, opère un continuel transfert de richesses par le biais de la dette publique, au bénéfice des détenteurs des titres de la dette, les épargnants, et particulièrement les 1% les plus aisés dont les revenus ont proportionnellement le plus augmenté ces 10 dernières années, particulièrement dans les économies les plus « libérales »…
      http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-france-5/
      http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-usa-3/

      • Opps59 dit :

        Yvan écrit : « Le système monétaire actuel étant basé sur un immense système de Ponzi (il faut de nouvelles dettes N2 supérieures aux N1, pour couvrir l’intérêt, et ainsi de suite) »
        C’est vrai que sur la toile traîne cette idée -qui serait comme un principe mathématique auquel on n’échapperait pas et qui , forcément condamnerait le système- ,qui peu à peu s’est diffusée. C’est faux.
        Pendant de longs siècle la monnaie reposait sur un système plein , et en particulier l’étalon-or. La quantité d’or et de métaux précieux était fini … et pourtant l’intérêt et l’usure existaient bien.
        Conclusion , l’intérêt peut exister sans « dettes N2 supérieures aux N1 pour couvrir l’intérêt » . L’intérêt provient alors d’un déplacement de bloc de richesse d’un agent à un autre.
        .
        Ceci dit , je ne dis pas que l’augmentation de la masse monétaire (le crédit à gogo) ne soit pas un palliatif à la dureté du principe des intérêts , et d’ailleurs un palliatif à la lute de chaque groupe social pour conserver son niveau de vie, et plus globalement une façon facile de croire résoudre toutes les tensions , en reportant à demain la question de savoir « qui paiera » .

      • Opps59 dit :

        Encore une idée fausse
        Yvan écrit « Il doit s’agir plus globalement de redonner à la monnaie son statut de bien commun en redonnant à l’état et à sa banque centrale sa prérogative régalienne de création monétaire »

        Là aussi idée viciée.
        En effet la prérogative régalienne de création monétaire n’a historiquement jamais existé, puisque la monnaie a pendant des millénaire reposé sur le système étalon-or-métaux-précieux.
        Les souverains n’ont jamais fait que ‘frapper’ la monnaie . La seule turpitude possible était de rogner et corrompre la monnaie en y mettait une proportion d’or moindre. C’est vrai qu’ils avaient le privilège de frapper , mais frapper n’est pas créer de la monnaie ex-nihilo de crédit . Pour frapper il fallait d’abord se procurer l’or nécessaire ! A certaine époque ils frappaient des métaux précieux qui leur étaient apportés par des particuliers.

        Bref parler de « redonner » à l’Etat , la maitrise de la création monétaire ex-nihilo ne veut rien dire puisqu’il ne l’a jamais eu vraiment (pensez aussi au nombre de souverains qui allait emprunter aux riches de l’époque pour mener leur guerre) , dans le sens moderne de création monétaire.

        Notez que je condamne l’argument , par forcément l’idée que l’Etat puisse avoir un rôle dans le processus de création de liquidité.

      • Ivan dit :

        « Yvan écrit : « Le système monétaire actuel étant basé sur un immense système de Ponzi (il faut de nouvelles dettes N2 supérieures aux N1, pour couvrir l’intérêt, et ainsi de suite) »
        C’est vrai que sur la toile traîne cette idée -qui serait comme un principe mathématique auquel on n’échapperait pas et qui , forcément condamnerait le système- ,qui peu à peu s’est diffusée. C’est faux. »
        Encore faudrait-il prouver le contraire. Le système monétaire
        basé sur l’étalon or n’offrait guère plus de garanties puisque ce sont les réserves
        fractionnaires qui déterminent le coefficient multiplicateur du crédit. Il présentait en outre le défaut structurel d’une inadéquation entre les possibilités de croissance de la masse monétaire et celle du pib (ce qui oblige à abaisser régulièrement le ratio, ce qui rend la garantie de l’or au final tout à fait dérisoire..). En dernier ressort c’est le ratio de fonds propres et des liquidités qui détermine le coefficient multiplicateur. D’où les accords de Bâle 3 (d’ailleurs largement inappliqués).

      • Ivan dit :

        « Encore une idée fausse
        Yvan écrit « Il doit s’agir plus globalement de redonner à la monnaie son statut de bien commun en redonnant à l’état et à sa banque centrale sa prérogative régalienne de création monétaire »
        En quoi s’agit-il d’une idée fausse ? La monnaie est effectivement un bien commun. Laisser la création monétaire à des entreprises privées, les banques, ne peut donc que conduire à des dérives « kleptocratiques » contraires à l’intérêt commun.
        « Là aussi idée viciée.
        En effet la prérogative régalienne de création monétaire n’a historiquement jamais existé, puisque la monnaie a pendant des millénaire reposé sur le système étalon-or-métaux-précieux. »
        « Les souverains n’ont jamais fait que ‘frapper’ la monnaie . La seule turpitude possible était de rogner et corrompre la monnaie en y mettait une proportion d’or moindre. C’est vrai qu’ils avaient le privilège de frapper , mais frapper n’est pas créer de la monnaie ex-nihilo de crédit . »
        Là vous pêchez par ignorance puis qu’avec le coefficient multiplicateur des réserves fractionnaires l’or ne permettait d’asseoir qu’une petite partie de la masse monétaire totale circulant principalement sous forme de papier monnaie dés le 19ème siècle (Sauf si l’on s’en tient au moyen-age, évidemment, mais nous parlons du système économique capitaliste issu de la réforme). Ce coefficient multiplicateur venait pallier la rareté structurelle des métaux de réserve qui n’auraient pas permis à une économie de
        type capitaliste de se développer.
        Je vous rappelle à ce sujet, la mésaventure survenue à John Law et au régent Philippe d’Orléans : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Law_de_Lauriston ou le désastre des assignats pendant la révolution qui conduira Napoléon à créer la Banque de France afin de les remplacer par le Franc Germinal. Un peu d’histoire montre donc qu’au contraire, la monnaie fut très tôt considérée comme un bien stratégique et une prérogative régalienne.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France
        Bien avant la révolution industrielle et l’essor du commerce mondial connu aussi sous le nom de première mondialisation, la monnaie papier fut utilisée pour les besoins du commerce, et dés la fin du moyen-age par le biais des lettres de change (voir même avant si l’on songe au système bancaire mis en place par les templiers pour les mouvements de fonds des pélerins). Le commerce mondial n’aurait ainsi pas pu se développer avec un système monétaire basé uniquement sur la rareté.

        Les souverains n’ont jamais fait que ‘frapper’ la monnaie .

      • Opps59 dit :

        Ivan, vous me dites
        « Encore faudrait-il prouver le contraire. Le système monétaire
        basé sur l’étalon or n’offrait guère plus de garanties puisque ce sont les réserves
        fractionnaires qui déterminent le coefficient multiplicateur du crédit »

        La preuve tient tout bêtement dans l’histoire elle même . Le système des réserves fractionnaire ne nait et de façon très ponctuelle , qu’au XVIe, dans l’Italie du Nord et dans la l’Europe du Nord (Flandre/Angleterre) de l’époque. A l’époque ce système n’est pas identifié de façon très claire , comme un coefficient multiplicateur . Il consiste à « prêter » plus que l’on a . C’est le concept de crédit ex-nihilo qui en fait se dégage de façon plus ou moins consciente.
        Ca se généralise au XIX, mais le point d’ancrage est toujours l’or. L’or n’assure plus que la réserve fractionnaire et agit comme régulateur des déséquilibre entre les Etats.

        Puis entre les accords de Gênes des années 20 et la rupture du dollar d’avec l’or en 1973, on passe définitivement à une autre logique.

        Ceci dit , je ne prononce pas sur l’efficacité de l’étalon-or.
        (Je note au passage une petite incohérence : soit l’or bridait la croissance , soit sa garantie était inefficace , mais pas les deux mon général )

        Vous m’accorderez donc au moins que jusqu’au XVe , la masse monétaire était finie et que l’intérêt existait déjà. Je n’en dit pas plus.

      • Opps59 dit :

        Quelques précision concernant votre seconde réponse.

        Je n’ai jamais dit que le système du crédit n’a pas pu provoquer un développement que le le système étalon-or bridait.
        Au contraire , pour moi le capitalisme nait lentement sur la base exclusive du système du crédit qui se substitut peu à peu au système de monnaie pleine. On est donc bien d’accord.

        La Banque d’Angleterre datant de début XVIII et celle de France de début XIX , et encore étaient elles bien assises sur des réserves fractionnaires en or, il est difficile de cautionner votre phrase
         » Un peu d’histoire montre donc qu’au contraire, la monnaie fut très tôt considérée comme un bien stratégique et une prérogative régalienne. »

        Le très tôt daterait donc du XVIII/XIXe … ça me paraît , à moi, récent … d’autant plus qu’ailleurs le système du crédit était balbutiant … Question de perspective probablement.

        Ceci étant réglé, je ne conteste pas le fait que les Etats ont longtemps frappé monnaie et qu’à cette occasion là , ils en profitaient pour « diluer » la monnaie , donc , malhonnêtement, à faire de la création monétaire, comme le font les BC actuelles en monétisant une dette qui ne sera jamais remboursée. Donc le pouvoir de tripoter la monnaie, effectivement existe depuis que la monnaie est métal précieux.

        Bref, je conclus simplement que la vision d’un Etat qui aurait été dépossédé de son pouvoir de création monétaire qu’il aurait eu de toute éternité est fausse.

        Je n’en dit pas plus et donc je ne dis pas que l’Etat n’a pas à prendre ou contrôler plus encore la croissance de la masse monétaire, mais pas sur la base d’un argument historique faux.

        C’est toujours mauvais d’assoir une opinion , légitime ou pas, sur un mensonge ou une sorte de vision tendancieuse
        Bonne vacances 😉

  4. njaisson dit :

    Non ce n’est pas un oxymore dans le sens où une banque publique, au sens de société par actions est une société ouverte au public comprenant les investisseurs privées. Mais ces banques peuvent être aussi créées par des entités publiques, comme les communes ou les régions, qui s’en serviraient pour investir leur rentrées fiscales au bénéfice de leurs administrés au lieu de d’avoir recours aux banques lorsqu’il s’agit de trouver une source de financement pour des projets locaux. Il n’est pas juste que seules les banques privées jouissent du privilège de création monétaire par effet d’endettement au bilan comme moyen de financement des crédits générés par les banques.

    Sinon il est faux de prétendre que le déficit public a pris le relais de la « contraction de la consommation des ménages », dans la mesure où cet endettement public est largement antérieur à la crise et pour cause, puisque le système économique actuel est fondé sur le financement de l’économie par l’offre monétaire provenant à la base de l’endettement public auprès des banques qui transforme cet endettement en crédit destiné au financement de l’économie. Par ailleurs une large partie de la consommation était tirée par les dépenses publiques en ce sens que l’Etat a fonctionnarisé pas loin du tiers de la population active qui est payée non pas les revenus fiscaux (marginaux rapportés au financement du budget de l’Etat) mais par la dette émise via l’Agence France Trésor en direction des investisseurs bancaires. Notre Etat vit depuis des décennies à crédit pour payer ses fonctionnaires que la base fiscale française n’aurait jamais suffi à supporter sans l’appui du financement bancaire internationalisé. L’avantage du système de financement par la dette dans l’Union monétaire est qu’il est mutualisé entre les Etats membres, ce qui permet de démultiplier la capacité d’endettement en collatéralisant la dette, non par des actifs nationaux, comme avant la monnaie unique, mais par des actifs globalisés européens, ce qui explique la fuite en avant dans le sens de l’intégration du Marché unique et de la fédéralisation budgétaire, comme contrepartie du maintien du financement des Etats européens surendettés.

    • Ivan dit :

      « Non ce n’est pas un oxymore dans le sens où une banque publique, au sens de société par actions est une société ouverte au public comprenant les investisseurs privées. Mais ces banques peuvent être aussi créées par des entités publiques, comme les communes ou les régions, qui s’en serviraient pour investir leur rentrées fiscales au bénéfice de leurs administrés au lieu de d’avoir recours aux banques lorsqu’il s’agit de trouver une source de financement pour des projets locaux. »
      C’est un peu confus. Pour mémoire, la définition d’une entreprise publique (banque ou autre) suppose que l’état ou l’administration publique soit détenteur de tout ou majorité des parts, dans le cas d’une société par actions, ou du capital financier.
      « Sinon il est faux de prétendre que le déficit public a pris le relais de la « contraction de la consommation des ménages », dans la mesure où cet endettement public est largement antérieur à la crise et pour cause, puisque le système économique actuel est fondé sur le financement de l’économie par l’offre monétaire provenant à la base de l’endettement public auprès des banques qui transforme cet endettement en crédit destiné au financement de l’économie. »
      Je suis heureux de vous voir admettre que l’endettement et l’investissement public assurent le financement de l’économie (ou du moins d’une grande partie). D’où la nécessité d’un recouvrement de la prérogative régalienne de création monétaire directe qui seule permettra de mettre fin à la captation d’une partie de la masse monétaire par la Kleptocratie. Car, pour reprendre le titre d’un essai sur ce sujet : la dette publique est une affaire rentable…
      L’endettement public, s’il est antérieur à la crise, c’est dégradé depuis l’entrée de la
      zone euro en récession. Pour exemple, l’Espagne avait des budgets excédentaires en 2005/2006/2007 ! La dette publique ne représentait que 36% du PIB, c’est à dire rien du tout. Il en va de même pour l’Irlande qui avait un solde budgétaire excédentaire de 2.9% en 2006. En France, la dette publique a doublé depuis 2007. Dans le cadre des politiques d’austérité actuelles, la dette publique ne peut cependant pas compenser à elle seule la chute de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises, et donc la baisse du volume des crédits… Et ce malgré
      les politiques d’assouplissement monétaire de la FED ou de la BCE qui abreuvent le système bancaire de liquidités.

  5. njaisson dit :

    La vidéo suivante remet certaines idées reçues en place en ce qui concerne la prétendue épargne des ménages pendant la période d’expansion 80’s/90’s qui aurait été compensée par les plans de relance monétaire pour maintenir l’activité économique et éviter de tomber dans la déflation. L’épargne était en fait détruite par le crédit bancaire qui alimentait la consommation des ménages et la création artificielle de monnaie par la banque centrale n’arrive pas à compenser la chute de la capacité de financement des ménages depuis la crise, du fait que la monnaie ainsi créée ne redescend pas jusqu’au consommateur sous la forme de monnaie M1 mais se trouve stérilisée par son réinvestissement dans les actifs bancaires échangés entre banques. L’activité économique, faute d’une demande suffisante, reste stagnante, tandis que l’inflation se maintient à un niveau modéré, à cause justement du manque de monnaie cash ou crédit pour financer la consommation.
    http://www.khanacademy.org/finance-economics/current-economics/v/inflation—deflation-3–obama-stimulus-plan

  6. Ivan dit :

    « la création artificielle de monnaie par la banque centrale n’arrive pas à compenser la chute de la capacité de financement des ménages depuis la crise, du fait que la monnaie ainsi créée ne redescend pas jusqu’au consommateur sous la forme de monnaie M1 mais se trouve stérilisée par son réinvestissement dans les actifs bancaires échangés entre banques. L’activité économique, faute d’une demande suffisante, reste stagnante, tandis que l’inflation se maintient à un niveau modéré, à cause justement du manque de monnaie cash ou crédit pour financer la consommation. »
    Je partage à 100% cette analyse.

    • Opps59 dit :

      « L’activité économique, faute d’une demande suffisante, reste stagnante,  »

      Incise : ça fait 30 ans que la demande est inflatée par une politique keynésienne … qui nous a amené à une dette colossale est paralysante.
      Mais effectivement pourquoi ne pas aller encore + loin , selon un système « sapeur-Camembert » ?

      Et pourquoi ne pas construire un système ou la demande serait éternellement entretenue par un hélicoptère de service public ?

      ps/ Je ne dis pas que sur ce système là les requins de la spéculation n’aient pas su construire un merveilleux système de dépendance d’une douce drogue et d’une belle illusion , dans lequel ils nous ont englués.

  7. Jean LENOIR dit :

    Eh bien, faisons simple et court.
    Si on taxe et retaxe le capital, on l’évapore – sauf à trouver des montages fiscaux ingénieux pour évaporer les taxes. Seulement lorsqu’on attend l’absurdie du tordu, les capitaux fuient pour financer l’économie ailleurs et non la dette.

    Jean LENOIR

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