Philippe Béchade : « Auprès de qui les Etats-Unis vont-ils se refinancer ? »

(BFM Business, 7 novembre 2012)

« Non seulement l’équation fiscale et de croissance ne sera pas résolue… mais auprès de qui les Etats-Unis vont-ils se refinancer ? J’ai le sentiment qu’aujourd’hui la Chine pose problème. La Chine a ses problèmes internes. De relance d’abord : on en attend beaucoup – qu’elle fasse ce qu’il faut pour maintenir en interne une croissance de 7,5%. Mais aussi la question des créances pourries que détiennent les banques chinoises. Et là Pékin n’a pas le choix, ils vont être obligés de renflouer, et surtout sans faire de vagues (…) Ils en ont les moyens, certes, parce qu’ils ont des réserves de change. Mais leurs réserves de change, c’est quoi ? Des T-bonds… »

Quant à l’Europe, les Américains n’en attendent plus rien, c’est de la « dead money » comme dit Philippe Béchade. Pire, avec une dévaluation du dollar,  ils peuvent ruiner en quelques heures n’importe quel « choc de compétitivité » d’un pays européen…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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8 commentaires pour Philippe Béchade : « Auprès de qui les Etats-Unis vont-ils se refinancer ? »

  1. Ping : NOVEMBRE 2012 | FINANCE PART 01 | Pearltrees

  2. forrest dit :

    La Chine va poser problème aux Américains pour le refinancement de leur dette, oui, certes.
    Mais pour la dette ils ont la Fed…
    C’est surtout à mon avis le fiscal cliff qui ne va pas être une mince affaire.

  3. Jean LENOIR dit :

    Ce qui va poser problème est l’accélération des quantitative easing en nombre et en volume. Ce qui va aussi poser problème (aux banques) c’est la qualification de la candidature au sénat d’Elizabeth Warren.
    Elle a quatre ans pour casser la dynamique vénéneuse des banques, si celles-ci parviennent à ne pas s’écrouler.

    Jean LENOIR

  4. brunoarf dit :

    Jeudi 8 novembre 2012 :

    La France et la Belgique se sont mis d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour renflouer une nouvelle fois la banque Dexia, en cours de démantèlement, en injectant 5,5 milliards d’euros, une somme répartie après d’âpres négociations entre les deux pays.

    Dexia avait déjà été frappée de plein fouet par la crise financière en 2008. Pour lui éviter la faillite, la Belgique, la France et le Luxembourg l’avaient renflouée à hauteur de 6,4 milliards d’euros et lui avaient déjà apporté des garanties publiques.

    http://www.boursorama.com/actualites/dexia-accord-entre-paris-et-bruxelles-pour-de-nouveau-renflouer-la-banque-a891d1caddd52ae07869f6c41e43c61c

    5,5 + 6,4 = 11,9.

    Pour le moment, je dis bien : « pour le moment », les contribuables français et belges ont payé 11,9 milliards d’euros pour renflouer la banque Dexia.

    Quand ça va bien, les banquiers gagnent beaucoup d’argent.

    Mais quand ça va mal, les contribuables paient des milliards d’euros pour sauver les banques, et les banquiers gagnent beaucoup d’argent.

    Privatisation des profits, socialisation des pertes.

  5. Opps dit :

    Toujours savoureux et patelin , le Béchade !

  6. njaisson dit :

    Il sont savoureux ceux-là: Ben non, les marchés ont monté le matin, pour s’effondrer, le doigt sur la gâchette, dès 14:30 suite aux mauvais résultats de l’indice IFO allemand. Enfin c’était l’explication avancée. Une chute de 350 points pour le Dow quand même…La vérité est que personne aujourd’hui ne mise une croissance qui apparaît pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une fabrication de papier à partir de résultats bidon. On est en Union soviétique version capitaliste, en attendant que l’avion ne pique du nez à force de se cabrer à la limite du défaut de portance.

  7. Mike Ross dit :

    Mais comment les Etats-Unis pourraient encore dévalué leur monnaie? Elle est au plus bas depuis perpette!

  8. Jean LENOIR dit :

    @ Mike

    Il n’y a pas de limite à la dévaluation. L’augmentation incontrôlée des agrégats des masses monétaires conduit à la dévaluation…

    Jean LENOIR

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