Depardieu s’en va ! (Bruno Bertez)

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« Gérard Depardieu n’est pas un intellectuel. Pas de raisonnement, pas de bla bla, il vote avec ses pieds. Déjà il y a quelques semaines, au cours d’un déplacement en Suisse il avait éreinté la France et les Français. Comme il le fait toujours, avec ses tripes. C’est un bon vivant, il sait que la vie est courte et comme il dit, il n’a pas envie d’être e…..dé jusqu’à la fin de ses jours.

Il travaille beaucoup, se donne de la peine, on peut être populaire sans génie, mais pas sans effort.

Son départ devrait être le prétexte, mieux, la justification d’un débat sérieux. Un débat que la fausse droite n’a pas voulu tenir quand les socialio-kleptos ont aggravé la fiscalité au point de la rendre confiscatoire. Normal quand la droite est au pouvoir, elle fait la même chose que la gauche, empêtrée qu’elle est dans son absence de principes, de références et préoccupée qu’elle est de glaner les voix des bobos et du Marais.

  • Le premier point sur lequel la droite aurait du porter le fer est le pourcentage considérable de la place de l’Etat en France.

A 56% de la dépense nationale, la France est étatisée. Le privé, serait-il capable de se reformer et d’améliorer sa compétitivité et son efficacité, qu’il n’ y a arriverait pas tant le reste, les 56% empêchent tout ajustement. Pour économiser 1 euro au niveau de la France entière, il faut que ce soit le privé qui en économise plus de 2 puisqu’il est seul à supporter le poids des ajustements. Nous avons déjà dit que le public ne connaissant pas le chômage, le taux de chômage réel du privé doit être multiplié par deux pour donner une idée du sacrifice imposé à ce secteur. Le public c’est les frais généraux du pays. Et on ne s’ajuste que sur les couts variables, directs, pas les indirects. Les communistes disent que l’emploi est la variable d’ajustement du système, ils oublient de dire que l’ajustement serait moins lourd si tout le monde en portait le fardeau. Nous aimons l’expression de Stoléru sur les planqués de l’arrière dans la guerre économique.

  • Le second est que le peuple est toujours d’accord pour augmenter les impôts sur les autres.

Faites un référendum et vous verrez que toute taxation sur les plus aisés est toujours plébiscitée, normal c’est l’autre qui paie. En matière fiscale, la démocratie/démagogie est mauvaise conseillère. Elle néglige les conséquences non visibles, reportées dans le temps.

Le prélèvement fiscal devrait être la responsabilité de Sages, lesquels auraient une vision dégagée des élections et se soucieraient des effets systémiques de la taxation, de ses effets sur l’investissement, sur le futur et bien sûr, sur la désincitation. Il faudrait aussi tenir compte du fait que trop d’impôt tue l’impôt en obérant la croissance et en réduisant l’assiette.

  • Le troisième est que le gouvernement n’est pas légitime lorsqu’il augmente les impôts avec la volonté affirmée de modifier la société, de niveler, de changer les règles du jeu.

Il n’est pas mandaté pour cela, car cela est du ressort du fondamental. Ce fut l’une des erreurs de Sarkozy de ne pas mettre le doigt sur les mesures de Hollande qui faisaient changer de société, de ne pas montrer que Hollande, par certains aspects, reprenait en soft les patins de Mitterrand. Le changement c’est maintenant, attrape nigaud pour la gauche extrême, produit en fait des mesures qui font changer de société. Au lieu de faire la publicité de l’imbécile limite du déficit à 3%, il eût mieux valu limiter le pouvoir des politiciens démagos sur le peuple et , c’est cela qui devrait être inscrit dans la Constitution. On est dans le fondamental, là, l’organique. Hélas la politique étant faite au profit des kleptos , de leurs complices et des minorités , on ne pouvait espérer qu’un gouvernement de droite se soucie des classes moyennes. Résultat, on a la destruction des bases économiques de la famille avec la confiscation des héritages, la confiscation de l’effort des créateurs d’entreprises, leur interdiction de créer des lignées, la confiscation des revenus des amuseurs publics et autres bouffons qui permettent encore de supporter le quotidien.

  • Le quatrième point est plus difficile, et on comprend presque qu’il soit hors de portée des politiques et des médias.

Il y a une contradiction absolue à détruire l’idée de Nation par l’immigration, la distribution, répartition des revenus des Français à ceux qui viennent profiter des largesses françaises et en même temps à clamer le Nationalisme, le Patriotisme fiscal. Les pauvres du monde entier et même les paresseux quelquefois, procèdent à l’arbitrage des avantages sociaux, des revenus tombés du ciel, et viennent en France. Comment imaginer que les Français ne se sentent pas légitimes à faire l’arbitrage fiscal ? On ne peut légitimement dire les frontières sont ouvertes dans le sens de l’entrée, mais elles sont fermées dans le sens de la sortie.

Nous l’avons déjà dit, la politique suivie est à courte vue, très courte vue. Pendant 30 ans on a pu se passer de l’épargne et du fonds d’investissement du pays parce que les banques ont créé du crédit qui est venu rendre inutile l’épargne. Maintenant que ce système se délite sous nos yeux, que la financiarisation vit ses dernières années, le besoin de reconstituer l’épargne et le fonds d’investissement va progressivement réapparaitre. Après avoir découragé, spolié, confisqué, viendra le temps de séduire, cajoler, sortir le tapis rouge. Personne n’y songe et on ose dire que gouverner c’est prévoir ! Ils ne sont même pas capables de prévoir les conséquences de leurs actes passés ! »

Bruno Bertez, le 11 décembre 2012

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Depardieu s’en va ! (Bruno Bertez)

  1. kaputt dit :

    Bon vent Gérard !!!
    et reviens nous vite……..

  2. Ivan dit :

    Et dire qu’il va continuer à profiter du statut d’intermittent du spectacle tout en cumulant ses avantages d’exhilé fiscal… Car non, Gérard ne part pas pour de bon, il va continuer à profiter du système cinématographique français, de l’exception culturelle et des subventions à la création, tout en planquant le magot en Belgique.
    Il est à l’image de nos élites, sans honte ni pudeur, puisqu’elles jouissent d’une totale impunité…

  3. salondefrance dit :

    Ce blog est trop beau pour être vrai!

  4. Jean LENOIR dit :

    A moins d’avoir un profil de suicidaire économique, il est humain d’en explorer toutes les possibilités d’échapper au suicide assisté de la société (française) et de se désolidariser des citoyens mouton qui ne bêlent même pas.
    La morale judéo-chrétienne absolvant le vol alimentaire, puisqu’ôter le pain de la bouche d’autrui est une forme de crime, il sera bien tard pour s’étonner lorsque le temps des pillages et de la destruction des supermarchés arrivera – peu de gens acceptant de se coucher en attendant qu’arrive la fin.
    La classe financière et politique a conduit l’humanité avec déraison et cupidité pendant près d’un demi-siècle.

    Lorsque la conscience se dégage de cette situation, comment voulez-vous accepter d’être immolé à l’autel des erreurs. Le départ de Gérard Depardieu, mais pas celui de ses vignes, n’a pas à être stipendié. C’est un acte normal de survie d’un être conscient des choses.

    Jean LENOIR

  5. brunoarf dit :

    Mardi 11 décembre 2012 :

    Comment la Grèce efface 20 milliards de dette comme par magie.

    Afin de rendre soutenable la charge de sa dette, la Grèce a racheté un gros paquet de ses propres obligations aux investisseurs privés qui les détenaient. Et comme elle n’avait pas d’argent pour le faire, c’est l’Europe qui a avancé la somme. Explications :

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-grece-efface-20-milliards-de-dette-comme-par-magie_364559.html

    Dialogue entre les contribuables européens et la Grèce :

    Les contribuables européens : – Bonjour, la Grèce. Tu vas bien ?

    La Grèce : – Tout va bien. La magie continue.

    Les contribuables européens : – Quelle magie ?

    La Grèce : – Ben, il faut que je rembourse mes 300,807 milliards d’euros de dette. Mais comme je suis incapable de rembourser, c’est vous qui allez payer. C’est ça, la magie.

    Les contribuables européens : – Mais … mais … mais nous aussi, nous sommes surendettés.

    La Grèce : – Oui, mais moi, je suis ultra-hyper-mega-endettée. Tandis que vous, vous êtes seulement surendettés. Donc il reste de la marge.

    Les contribuables européens : – Et nous, quand nous serons devenus ultra-hyper-mega-endettés, qu’est-ce qui va nous arriver ?

    La Grèce : – Rien : il ne peut rien vous arriver. L’euro vous protège.

    Les contribuables européens : – Ah oui, c’est vrai. L’euro nous protège. Et l’euro nous enrichit.

    La Grèce : – L’euro nous enrichit tous. C’est ça, la magie de Noël. Joyeux Noël, les contribuables européens.

    Les contribuables européens : – L’euro nous protège. L’euro nous enrichit tous. Joyeux Noël, la Grèce.

  6. Jean LENOIR dit :

    @Brunoarf LOL Très plausible. Ne serait la désespérance du sujet, ce serait même franchement marrant.

    Jean LENOIR

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