Philippe Béchade : « Ce n’est pas l’euro, c’est le modèle social européen qui éclate ! »

(BFM Business, 19 décembre 2012)

« Pour maintenir la zone euro une et entière, comme on ne peut pas s’ajuster par la devise, on va s’ajuster par les salaires, qui chutent de façon abyssale en Espagne et qui commencent à chuter également en Italie, on s’ajuste par la baisse des retraites, on s’ajuste par la baisse des prestations chômage… En fait, l’euro se maintient mais le pouvoir d’achat des Européens s’effondre. Est-ce que c’est ça le résultat auquel on veut parvenir ? » Hé oui ! On « déflate » les peuples pour mieux « inflater » (ou ré- inflater) l’euro, les banques et les marchés…

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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3 commentaires pour Philippe Béchade : « Ce n’est pas l’euro, c’est le modèle social européen qui éclate ! »

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  2. brunoarf dit :

    Vendredi 21 décembre 2012 :

    Union Européenne : 1.600 milliards d’euros d’aides d’Etat versées aux banques de 2008 à 2011.

    Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_UE_1600_milliards_d_euros_d_aides_d_Etat_versees_aux_banques_de_2008_a_2011_12211220121339.asp

    La phrase importante, c’est celle-ci :

    « fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros. »

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver, et en plus les Etats accordent aux banques des aides qui sont illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, chaque Etat européen réussit à trouver l’argent nécessaire pour sauver ses propres banques privées.

    MAIS POUR LA GRECE ?

    Pour la Grèce, non, on ne peut rien faire, non, on n’a plus d’argent, non, on ne peut pas la sauver, non, ce n’est pas pareil, non.

    Si la Grèce avait été une banque privée, la Grèce aurait été sauvée depuis belle lurette.

  3. Jean LENOIR dit :

    Clair, net et précis. A présenter aux étudiants des business schools comme un modèle de pensée non fécondée par la doctriconnerie…

    Jean LENOIR

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